22/07/2019

Essais en vol du HH-60W avec l’USAF !

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Sikorsky en collaboration avec l’US Air Force a effectué le premier vol de service d’un hélicoptère de HH-60W « Whisky » le 11 juillet dernier au centre de contrôle du développement de Sikorsky à West Palm Beach, en Floride. Le personnel de l'escadron de l'armée de l'air est intégré à Sikorsky pour l'aider à tester l'hélicoptère. Les pilotes d’essai du constructeur pilotent l’appareil depuis mai dernier. Le vol d'essai avec un pilote de l'US Air Force avait pour objectif de collecter les données de performance de vol en palier nécessaires pour faire passer le programme à la phase de production et de déploiement du processus d'acquisition, indique l'US Air Force. «Les tests de performances nécessitent un contrôle extrêmement précis de l'aéronef et notre pilote d'essai a maintenu des tolérances de plus ou moins un nœud de vitesse, 20 pieds d'altitude et une vitesse verticale inférieure à 100 ft / min (.51 m / s), volant à la main», a déclaré le lieutenant-colonel. Wayne Dirkes du 413 Escadron.

Six hélicoptères sont dédiés au programme d'essais de développement. L’US Air Force veut que les HH-60W soient produits et déployés dès que possible, car ses 96 hélicoptères de sauvetage HH-60G « Pave Hawk » ont ​​dépassé leur durée de vie utile prévue  6’000 heures de vol, selon un rapport du Government Accountability Office publié en août 2018 (GAO). A l'époque, ces hélicoptères avaient enregistré en moyenne 7’100 heures de vol. Cependant, le programme a subi des retards qui ont retardé le premier vol du HH-60W d’environ huit mois. L'un des problèmes était la pile à combustible du HH-60W, qui présentait plusieurs défauts de conception et de fabrication, notamment le dépassement du poids autorisé et le non-respect des normes militaires en matière de température normale, de température à froid et de performances d'auto-obturation, selon un rapport du directeur des tests opérationnels et de l'évaluation publié en janvier 2019. Le programme de l'US Air Force prévoit 113 appareils  pour remplacer ses hélicoptères vieillissants « Pave Hawk » HH-60G

Conception et caractéristiques de l'hélicoptère HH-60W :

La conception du HH-60W est basée sur l'hélicoptère UH-60M de nouvelle génération. Le giravion intègre une cellule résistante aux chocs et aux dommages. Il conserve composite, accord large, pales du rotor principal et les structures résistantes à la corrosion de son prédécesseur.

L'hélicoptère offre une capacité de carburant interne supérieure à celle de l'hélicoptère HH-60G. Il offre une plus grande autonomie tout en offrant un grand espace intérieur dans la cabine. Il peut accueillir deux pilotes, deux ambassadeurs paramédicaux et deux ambulanciers pour patients médicaux ou blessés. Les deux côtés du fuselage peuvent être montés avec les mitrailleuses de calibre 50 et 7.62mm.

L'hélicoptère sera équipé du système de planification de la mission de Lockheed-Martin, d'aides défensives, de liaisons de données, d'ordonnateurs de mission et de capteurs de conditions météorologiques défavorables.

Cockpit et avionique :

Le cockpit avec écrans multifonction de pointe pourra accueillir deux pilotes côte à côte. Il sera équipé de l'avionique et des équipements de mission de pointe de Rockwell Collins, notamment d'un vol de mission et de mission en poste de pilotage, de radios de navigation et du système de communication avancé ARC- 210 V/UHF. L'ARC-210 offre des communications vocales sécurisées et une interopérabilité civile. Le système prend en charge les futurs réseaux ad hoc et la communication par satellite (SATCOM) de la prochaine génération, pour une transmission voix et données ininterrompue. 

Les écrans multifonctions installés dans le poste de pilotage seront conformes aux normes récentes du système de vision nocturne (NVIS). Les dispositifs multifonctions prennent en charge les angles de vision larges pour une visualisation optimale dans le cockpit..

Moteur du HH-60W :

Le HH-60W sera doté de deux moteurs General Electric T700-GE-701D qui développeront chacun une puissance maximale continue de 1’716 shp (1 279 kW) et offriront des performances supérieures par mauvais temps.

Protection électronique : 

Le HH-60 « Whisky » sera doté du nouveau récepteur d’alerte radar AN/APR-52 (RWR). Il est conçu pour traiter un grand nombre de signaux simultanément pour identifier plus rapidement et plus précisément les menaces contre l'équipage. Le RWR AN/APR-52 offre une forte probabilité de détection pour les menaces modernes et émergentes dans des environnements de signaux très denses.

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Photos :HH-60W @ Sikorsky

 

 

18/07/2019

Premiers contrats pour le Firebird !

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Northrop Grumman a reçu ses premières commandes de la part d'agences gouvernementales américaines. Les noms de ces agences ne sont pas divulgués pour l’instant.

Le Firebird est conçu pour combiner les avantages du vol habité avec la possibilité de se déployer facilement et d’opérer dans des espaces aériens contrôlés, avec un coût inférieur et une endurance plus longue qu’un avion traditionnel.  L’avion peut être livré avec deux pilotes ou en mode drone, selon les besoins du client.

Les principales applications de la plateforme MALE (Endurance Longue Endurance à moyenne altitude) sont les opérations de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR), qui constituent une alternative aux grandes plateformes telles que les drones Triton ou Predator. La société a refusé d’indiquer un prix, mais celui-ci est inférieur à celui d’un drone sans pilote Reaper (UAV).


Le Northrop Grumman Firebirdest un avion de reconnaissance et de surveillance conçu par Scaled Composit. Le premier vol a eu lieu le 9 mai 2011. L’un des derniers appareils à avoir été supervisé Burt Rutan. Le Firebird est conçu pour voler jusqu’à 40 heures à une vitesse maximale de 370 km/h à une altitude de 30 000 pieds (9 100 m) avec une capacité de charge utile de 560 kg, Il est propulsé par un à piston Lycoming TEO-540. L’avion peut emporter de l’armement. 

Le Firebird est conçu pour emporter jusqu’à quatre nacelles de reconnaissance. L’aéronef peut visualiser simultanément des images infrarouges, collecter des vidéos à haute définition en temps réel, scanner une zone grâce à un radar et effectuer des opérations de renseignement électronique.

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Photos :Le Firebird @ Northrop Grumman

17/07/2019

Turquie : la vente de F-35 stoppée !

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Dans un communiqué de la Maison Blanche, le président Trump a annoncé que les Etats-Unis annuleraient la vente de plus de 100 avions de combat  Lockheed Martin F-35A « Lightning II » destinés à  la Turquie en raison de l'acquisition d'un système de défense antimissile russe Almaz-Antei S-400 « Triumph ».

«Ce n’est pas une situation juste», a déclaré Trump aux journalistes alors qu’il entamait une réunion du Cabinet. Décalant clairement sa réticence à interdire la vente d'aéronefs, Trump a réaffirmé que la Turquie, alliée de l'OTAN, était contrainte de satisfaire ses besoins en matière de défense en achetant le système russe S-400 car l'administration Obama ne le vendrait pas au système américain Patriot.

Washington a également menacé d'imposer des sanctions à l'encontre de l'achat de la Turquie. Ankara a répondu que toute sanction serait appliquée en nature.

La livraison des composants du S-400 ont commencé la semaine dernière et se poursuivent. Le ministère turc de la Défense a annoncé qu'un douzième avion russe avec des pièces anti-aériennes avait atterri mardi à l'aérodrome de Murted, près d'Ankara. Après de longs efforts pour acheter un système de défense aérienne des États-Unis sans succès, Ankara a signé un contrat en 2017 pour l’achat des S-400 de Russie.

Depuis lors, les USA ont tenté de proposer une nouvelle offre pour le missile Patriot, mais qui a été refusée par Ankara. On notera également que la Turquie s’était approchée de l’Europe en ce qui concerne le système Eurosam SAMP/T qui aurait dû être développé dans un standard spécifique pour la Turquie.

Nouveaux équipementiers pour le F-35 : 

La Turquie produit entre 6 et 7% des pièces du F-35, au total se sont 8 entreprises turques qui produisent des composants de l’avion ou de son réacteur F-135. Avec la fin de la vente du F-35, La production doit être transférée à d’autres fournisseurs. Ce changement affectera entre 50 et 70 avions, sur une période de deux ans maximum de deux selon le Pentagone. Mais celui qui aura le plus à perdre est l’industrie turque qui se voit privée d’accès à une technologie indispensable pour le développement du futur avion de combat indigène. On parle ici d e12 ans de retard. Pour compenser, la Turquie devra se tourner vers un nouveau fournisseur, russe ou chinois. 

La Turquie hors de l’Otan ?

La question est maintenant ouverte, l’arrivée de S-400 et peut-être même une participation au système S-500 avec l’achat probable d’un avion russe ou chinois, la Turquie a-t-elle encore sa place au sein de l’Otan ? Si le contentieux entre Ankara et les Etats-Unis a pris ses racines en 2003 lorsque l’agression anglo-américaine de l’Irak de Saddam Hussein et le vide ainsi créé avec l’implosion de l’Etat baathiste ont permis aux Kurdes revanchards d’instaurer un Etat de facto indépendant aux portes de la Turquie voisine. Plus récemment, en Syrie, les Etats-Unis sont allés encore plus loin dans leur alliance militaire avec les Kurdes séparatistes de Syrie (YPG/FDS). Sans oublier que de son côté la Turquie à fâché tout le monde avec son soutien aux rebelles islamistes sunnites syriens liés à Al-Qaïda et même à Daech.

Pour autant il n’existe pas de règlement interne au sein de l’Otan en ce qui concerne les achats d’équipement militaire. La Turquie n’est en soi pas en faute. De leurs côtés, les Etats-Unis menace de lancer des sanctions contre la Turquie via la CAATSA, une loi de 2017 par laquelle Washington a déjà sanctionné l'Iran, la Russie et la Corée du Nord.

Ce qui pourrait donc bien faire basculer la Turquie hors de l’Otan concernerait l’acquisition futur de nouveaux systèmes d’armes en provenance de pays extérieurs à l’Alliance Atlantique. De son côté, la Russie doit bien rire, cette action a réussi à diviser les membres de l’Otan, tout en empêchant un encerclement de celle-ci par L’Otan et ses alliés.

Photo : F-35 turc @ Lockheed martin

16/07/2019

Raytheon fournira le nouveau radar du B-52 !

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L’US Air Force (USAF) va améliorer le radar de sa flotte de bombardiers Boeing B-52 « Stratofortress » avec l’adjonction d’un nouveau radar de type AESA (Active Scanning Scanner Array). C’est la société Raytheon qui a été préférée a Northrop-Grumman.

Rappel :

Au début de cette année je vous annonçais que les deux équipementiers étaient en course pour fournir le futur radar du « bon vieux » B-52.

Boeing a annoncé avoir choisi Raytheon pour la conception, le développement, la production et la maintenance des radars, qui s’appuieront sur la famille de radars APG-79 / APG-82 de la société utilisée par la flotte F-15E de l’US Air Force. La production initiale à faible débit devrait débuter en 2024 et le radar devrait être utilisé sur la flotte de bombardiers au-delà de 2050.

Le nouveau radar doit permettre d’améliorer la fiabilité de la navigation du B-52 pour les missions de frappe nucléaire et conventionnelle. Le radar AESA est plus fiable que les radars actuels à balayage mécanique des bombardiers, car il ne comporte aucune pièce mobile et utilise un meilleur logiciel d’exploitation. Les radars AESA des B-52 disposeront également de meilleures zones de cartographie et de détection, ainsi que d’une augmentation du nombre de cibles pouvant être simultanément engagées. Des distances de détection plus grandes pourraient aider l’équipage du bombardier à lancer des missiles de croisière, tels que le missile air-sol interarmées, à distance de sécurité.

Les éléments permettront notamment :

Un ciblage précis de précision autonome dans tous les environnements,

BIG SAR grande carte haute résolution,

Haute qualité, génération de coordonnées,

Plus grande détection de cible et plage de suivi,

Recherche plus rapide et acquisition de cible,

Détection de cible plus petite,

Suivi multi-cibles,

Protection électronique robuste (A / A et A / G),

ID de combat amélioré,

Opérations en mode entrelacé pour une meilleure connaissance de la situation,

Modes maritimes,

3-5 fois plus de fiabilité et disponibilité,

Pour pouvoir rester en service actif, les B-52 n’ont cessé de subir de nombreuses modifications, cellule, avionique, équipements électronique et de survie. La dernière modernisation en date concerne la mise en réseau du système avec l’adjonction du système CONECT, installé sur les B-52, qui permet une liaison numérique avec l’ensemble des éléments de l’US Air Force, des centres de commandement et de contrôle, ainsi qu’avec les diverses forces terrestres. Ce système intégré et entièrement codé et protéger contre les éventuelles tentatives de pénétration électronique.

Ces nombreuses modifications et modernisation doivent permettre à USAF et Boeing de garder le B-52 en service jusqu’en 2050.

Photo :B-52 @ USAF

15/07/2019

Premier vol pour le P-8A destiné à la RAF !

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Le premier Boeing P-8A « Poseidon » destiné à la RAF a effectué son vol inaugural. L’Angleterre disposera d’un total de neuf avions de patrouille maritime. Le vol du Poseidon MRA Mk1 (P-8A) s’est déroulé avec succès aux mains des pilotes d’essai de Boeing.

Après ce premier vol d'essai, l'avion passera d'avions commerciaux de Boeing à Boeing Defence, Space and Security pour y être équipé des systèmes militaires spécifiques. L’avion doit être livré à la Royal Air Force, initialement à la base aéronavale de Jacksonville, en Floride, le 2 octobre prochain.

Les premiers équipages anglais ont débuté leur formation en janvier dernier sur la base aéronavale de Jacksonville en Floride. Le corps initial de 38 membres, issus de la RAF Lossiemouth, est composé d’équipages et d’ingénieurs et sera formé sur l’escadron d’entraînement de la marine américaine, le Patrol Squadron 30 (VP-30). Le personnel de la RAF sera formé aux États-Unis au cours des trois prochaines années, avant la transition de la RAF, afin de former tout son personnel  sur le P-8A « Poséidon » au Royaume-Uni à Lossiemouth. Le temps de formation est d’environ 6 mois.
perfectionnés, à la pointe de la technologie, anti-sous-marins et anti-surface. Le premier Boeing MRA Mk «  Poseidon » entrera en service dans la RAF en octobre 2019, initialement à la Naval Air Station de Jacksonville, et arrivera en Écosse au printemps 2020.

 Le P-8A «Poseidon» :

Le P-8A « Poseidon » est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A « Poseidon » est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une réduction des coûts importante, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin  de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage.

Cet avion équipé de liaison 11, liaison 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration les autre aéronefs. 

Boeing a dû faire plus de 50 modifications coûtant un milliard de dollars pour adapter simplement la cellule de base du B737 pour satisfaire aux exigences de certification plus exigeante de la marine américaine. Le coût du développement est estimé à 5,5 milliards de dollars américain, tandis que le coût total (développement + appareils) est lui estimé à 20 milliards de dollars.

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Photos :envol du premier Poseidon MRE Mk1 de la RAF @ Boeing