26/08/2017

L’Autriche veut des nouveaux hélicoptères !

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Vienne, le ministère de la Défense autrichien a lancé un programme d’acquisition de 12 hélicoptères multirole légers. Le contrat est estimé entre 30 à 50 millions d'euros. Les prétendants ont jusqu’au 26 septembre pour rendre une offre. Le nouvel hélicoptère doit remplacer les dernières Alouette III encore en service.

Les appareils en concurrences :

L’AW109 :

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L'Agusta A109 est un hélicoptère léger polyvalent civil et militaire italien. Depuis le rapprochement entre Agusta et Westland, il est baptisé AW109. C’est en 1965 que le constructeur italien Agusta lança une vaste étude pour déterminer les besoins du marché civil en matière d’hélicoptères. Cette étude déboucha sur le développement du A109, un hélicoptère de transport civil léger monomoteur autour d’une turbine Turboméca Astazou XII de 740 ch. Réalisant, que le marché était nettement plus favorable à une version bimoteur, l’appareil fut modifié en 1967 pour recevoir 2 turbines Allison 250-C14, devenant A.109A. 

L’AW109 est un appareil polyvalent qui offre un haut niveau de prestations pour les marchés gouvernementaux et militaires, combinant des performances optimales avec un bon rapport coût-efficacité. La souplesse de la puissance lui permet d'effectuer une grande variété de missions pour les forces militaires. Certifié pour un pilotage avec un seul pilote en mode IFR,  il peut effectuer des décollages en catégorie «A» à partir d’héliports élevés sans aucune réduction de charge utile, tout en respectant les réglementations européennes relatives aux hélicoptères de classe de performances 1. La charge du pilote est réduite par l'intermédiaire d'un cockpit numérique avec un affichage composé de six écrans EFIS.

Le Bell 429 :

 

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Le dernier né de chez Bell-Textron, le Bell 429 offre des performances de vol exceptionnelles avec un cockpit en verre totalement intégré. L’appareil est motorisé par deux turbines Pratt &Whitney PWC207D1. Il est le premier hélicoptère certifié par le processus MSG-3, ce qui entraîne des coûts de maintenance réduits pour les opérateurs. L'acheteur aura l'avantage d’une cabine spacieuse avec de grandes portes latérales de 60 pouces, ainsi que la capacité IFR certifié pour des opérations avec un seul pilote.

Le Bell 429 est un biturbine léger de dernière génération. Il rencontre un franc succès sur le marché du secours en raison de sa vaste cabine offrant une modularité et une ergonomie appréciée dans le milieu. Il est également équipé de portes coquilles à l'arrière de la cellule facilitant ainsi le chargement du brancard en configuration sanitaire ou des bagages en configuration VIP.

Sa cabine permet d'accueillir jusqu'à 6 passagers et 2 pilotes. Il est équipé d'un rotor principal à 4 pales et d'un rotor anti-couple également à 4 pales. Le Bell 429 est disponible en version standard, c'est-à-dire avec des patins ou en version WLG avec un train rentrant tricycle. La version "à roues" lui permet de gagner environ 5 nœuds en vitesse mais le mécanisme du train d’atterrissage réduit considérablement la charge utile de la machine.

Airbus exclus de la compétition :

Il semble que la division hélicoptères d’Airbus soit exclue de la compétition par Vienne. Du moins, si les règles de la concurrence de l’OMC obligent l’Autriche à prendre en compte l’offre d’Airbus Helicopters, les autrichiens vont semblent-il écarter le dossier et ceci en raison du litige en ce qui concerne l’achat des Eurofighter T1. Par ailleurs, le 22 août, le porte-parole politique du ministre de la Stefan Hirsch, a déclaré : "Il est normal que nous ne voulions pas de nouvelles relations d'affaires avec une entreprise avec qui nous avons un litige ... Et à notre avis, Airbus nous a trompé. " Une offre éventuel d'Airbus devrairt concerne l'EC635. 

 

Photos : 1 Alouette III @ Bundesheer 2 AW109@ Leonardo 3 Bell 429@ Bell Textron

 

 

25/08/2017

Des Chinook pour L’Arabie Saoudite !

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Boeing a reçu une commande du ministère américain de la Défense pour produire et livrer 8 hélicoptères lourd CH-47F « Chinook » pour les Forces terrestres Royales saoudiennes. Le montant de la transaction est estimées à 223 millions de dollars.

Un total de 48 « Chinook » :

Ces appareils font parties d’un premier lot de 48 « Chinook » négociés en mai dernier, lors de la visite du président D. Trump à Riyad.

Les nouveaux CH-47F disposent de caractéristiques améliorées en vue de la survie avec notamment un système directionnel de contre-mesures électronique à infrarouges, une meilleure protection balistique et un carénage résistant à l'écrasement. L’équipage dispose de sièges blindés. Le CH-47F possède une cellule et une avionique modernisée, ainsi qu'un poste de pilotage automatique numérique.

Photo : CH-47F « Chinook »@ Boeing

 

24/08/2017

Perche de ravitaillement pour les bombardiers H-6K !

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L’avionneur chinois Xian Aircraft Corporation travaille sur un prototype de son bombardier H-6K ravitaillable en vol. Les rumeurs sur un tel développement transpiraient depuis 2015, mais n’avaient jamais été confirmées à ce jour. Une première confirmation de ce projet est apparue il y a quelques jours via les sites web chinois avec une photographie (voir ci-dessous). Par ailleurs, pour la première fois un communiqué laconique de l’avionneur confirme la nouvelle.

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Le cliché de mauvaise qualité montre en effet, un bombardier H-6K doté d’une perche de ravitaillement en vol. En Chine, les différents spécialistes aéronautiques n’arrivent cependant pas à dater cette photographie et certains penchent sur le fait que l’avion pourrait voler depuis décembre 2016.

Combler un vide :

Cette énième amélioration du vieux bombardier semble permettre de combler un important vide au sein de la capacité de frappe lointaine de la Chine en attendant le futur bombardier stratégique furtif. Avec une capacité de ravitaillement en vol, le H-6K devrait pouvoir allonger son rayon d’action à près de 3’000km et de rallongé du même coup la capacité de frappe nucléaire des missiles KD-20 qui disposent d’une portée de 1’500km. Par ailleurs, le bombardier pourra dans un avenir proche augmenter également sa capacité de patrouille en mer et pourra frapper en profondeur un dispositif naval ennemi, bien avant que celui-ci ne puisse approcher des côtes chinoises.

Pour certains observateurs, il serait également possible de diminuer l’emport de carburant au décollage, permettant ainsi d’emporter un nouveau missile lourd qui pourrait effectuer des missions antisatellite (ASAT) par exemple.

Le Xian Aircraft Corporation (XAC) H-6K :

Le Xian H-6K est la variante la plus radicalement modifiée du bombardier H-6. En effet, les ingénieurs chinois ont remplacé son nez en verre d’origine, avec un grand nez solide qui abrite un grand radar et nouveau système de ciblage électro-optique. Le H-6K est également remotorisé avec des moteurs russes Soloviev D-30-KP2 de 12 tonnes de poussée. En matière d’avionique, l’avion dispose d’écrans multifonctions (MFD), de plus contrairement aux deux anciennes versions, le H-6K dispose de sièges éjectables pour ses trois ou quatre membres d'équipage. Le H-6K emporte six missiles KD-20 LACM sur les pylônes d’ailes, plus un ou plusieurs, dans sa soute à bombes. Il peut également transporter un large éventail de nouvelles munitions à guidage de précision de fabrication chinoise.

L’origine du Xian H-6 : 

Le Xian H-6 (Hōng-6) est une copie sous licence du bombardier soviétique Tupolev 16 construite pour l’aviation militaire chinoise. Le premier Tu-16 est livré à la chine en 1958. La compagnie Xian signe un contrat de construction sous licence du bombardier à la fin des années 50. Le premier Tu-16 chinois, désigné localement « H-6 » effectue son premier vol en 1959. Sur les 150 appareils construits dans les usines de Xian, on estime qu'environ 120 sont encore en service en Chine en 2008Les premiers bombardiers H-6 produits par Xian sont terminés en 1968. Les premières preuves d'entraînement au bombardement sont enregistrées par des satellites espions américains le 18 août 1973.

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Photos : 1 & 3 Xian H-6K @ Weimeng 2 H-6K avec perche de ravitaillement @ Xinhua

 

 

23/08/2017

Les KAI FA-50 philippins en service!

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Korean Aerospace Industries (KAI) a achevé la livraison des 12 avions de combat légers FA-50PH à l'armée de l'air des Philippines. Les deux derniers avions FA-50 sont arrivés à la base aérienne de Clark au Philippines, en mai dernier. Les appareils avaient quittés les installation de KAI à Sacheon, en Corée du Sud, équipé de trois réservoirs de carburant externes.

La première volée de pilotes philippins a terminé sa transition sur le nouvel avion et a débuté le service de vol opérationnel à fin juillet. La pleine capacité opérationnelle des équipages sera atteinte en 2019.

Le standard FA-50PH est la variante d'attaque légère du T-50 Supersonic école de KAI développé conjointement avec l’avionneur américain Lockheed-Martin. Les Philippines sont devenu le premier pays a exploiter cette variante de l’avion. Les FA-50PH philippins peuvent emporter éventail d'armes jusqu'à 3500 kg, dont des bombes non guidées MK-82, les missiles air-air AIM-9 « Sidewinder » et le missile air-sol AGM-65 « Maverick ».

Ces dernières semaines des FA-50PH ont été utilisés pour la première fois pour des missions de soutien aérien proches, avec des turbopropulseurs OV-10 « Bronco » contre des militants Islamistes sur la ville de Marawi.

KAI T-50 « Golden Eagle » :

Le T-50 est un appareil école non armé, alors que le modèle FA-50 dispose d’un radar de tir israélien Elta EL/M2032, mais fabriqué sous licence en Corée du Sud par Lignex. Le T-50 « Golden Eagle » et largement dérivé du Lockheed Martin F-16 Fighting Falcon et dispose de nombreuses similitudes, les ingénieurs de KAI se sont largement inspirés de la production sous licence des F-16 pour la ROKAF. La gamme T-50 dispose par contre d’une avionique entièrement coréenne, mais couplée à un certain nombre d’élément d’origine américaine comme le GPS fournit par Honeywell.

Le plafond pratique est de 14.600 mètres (48.000ft) et la cellule est prévue pour une de durée de 8000 heures de vol. Question motorisation les deux versions sont dotées d’un General Electric F404-102 à double flux-produit sous licence par Samsung Techwin. Le T-50 atteint la vitesse maximale de Mach 1,4.

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Photos : 1 FA-50PH Phil Air Force@ MCKYOZ 2 Image de synthèse du FA-50PA@ KAI

 

 

22/08/2017

Production en série Mi-28UB !

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L'hélicoptériste Mil Mi (Russian Helicopters) a confirmé a voir produit le premier hélicoptère de combat Mi-28UB « Havoc » et à débuté les essais pour la validation au combat. Le communiqué précise également que 8 appareils seront livrés au ministère russe de la Défense d'ici la fin de l'année.

Le Mi-28UB a été développé conformément aux exigences du ministère de la Défense de la Russie et est conçu pour la formation des pilotes sur la version Mi-28N. La nouvelle variante dispose d'une double commande de vol hydromécaniques, qui est exploitée à partir du cockpits en tandem. Dans le modèle original le tireur n'avait pas de contrôle dans le cockpit inférieur. D'autres améliorations incluent un habitacle plus spacieux qui abritera l’un instructeur de vol, de nouveaux sièges pour l'équipage. Dans le même temps, le Mi-28UB peut effectuer toutes les tâches de la version «N».

Le MIL Mi-28 est un hélicoptère d’attaque blindé. Il ne dispose pas de fonction secondaire de transport comme le Mi-28 et est surtout destiné à un rôle anti-char et de soutien à l’infanterie. Durant la guerre froide, l’URSS  désirait un appareil plus léger et maniable capable de compléter son Mi-24. En 1976, le gouvernement de l'époque mit en compétition deux constructeurs : Kamov et MIL. Les spécifications étaient les suivantes : capacités de transport pour 3 hommes en plus des deux pilotes, meilleures performances et vitesse maximale. Plusieurs designs furent envisagés au départ, comme par exemple le projet de double rotor. Finalement en 1977 un design classique mono-rotor fut retenu.

En 1981, un design fut retenu et une maquette construite. Le premier vol du prototype (num. 012) eu lieu le 10 novembre 1982, suivi par un second prototype (num. 022) construit en 1983. Bien qu'ayant terminé la première phase des tests de sélection, en octobre 1984 l'URSS choisit le plus avancé Kamov KA-50. Cependant le développement fut continué en parallèle par MIL.

En décembre 1987, la production à Rostov-on-Don fut acceptée et en janvier 1988 le prototype du Mi-28A (num. 032) prit son envol. Cette version fut adaptée afin d'accueillir des moteurs plus puissants et un rotor de queue en ciseau ou "X" au lieu de la version standard 3 pales. Ce Mi-28A fut présenté en juin 1989 au salon de l'air de Paris. Un second prototype de la version Mi-28A (num. 042) fut construit en 1991.

Cependant, en 1993, le programme fut mis en sommeil en raison de son manque de compétitivité face au KA-50, principalement dû à son incapacité à opérer par tout temps.

En 1995 le programme est ranimé grâce au Mi-28N ou Havoc-B. Cette version "N", pour Night (Nuit en anglais), a pour principales améliorations techniques :

  • Nouveau système d'avionique intégrée (IKBO-28).
  • Installation d'un système électronique intégré de combat et d'un radar micro-ondes (N-025 Almaz-280) monté sur le rotor principal.
  • Installation d'un système de visualisation infrarouge (Forward-Looking InfraRed ou FLIR) et caméra sous le nez.
  • Nouvelle transmission permettant de délivrer plus de puissance au rotor principal.
  • Nouvelles pales pour une meilleure efficacité.
  • Nouveau système de contrôle d'injection du carburant.

 

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Photos : 1 Prototype du Mi-28UB @ Fyodor Borisov 2 le Mi-28N @ Kabuki