29/03/2018

Les SAM ne font pas peur aux F-15 saoudiens !

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Un chasseur multirôle F-15 de l'armée de l'air saoudienne (RSAF) a été "intercepté" par un missile sol-air (SAM) alors qu'il survolait le nord du Yémen le 21 mars dernier, mais a réussi à terminer sa mission, à déclaré le colonel Turki al-Maliki, porte-parole de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite.

L'agence de presse saoudienne a indiqué que le missile avait été lancé à partir de l'aéroport de Sadah à 15h48 heure locale (12h45 GMT), mais que le F-15 était capable de "traiter la source de feu et de retourner à la base". Il a ajouté que l'incident était une preuve supplémentaire que l'Iran fournissait des armes au groupe rebelle yéménite Ansar Allah (les Houthis) parce qu'il ne faisait pas partie de l'inventaire de la défense aérienne d'avant-guerre du Yémen.

Depuis, un autre F-15 saoudiens a également neutralisé un tir sol-air en provenance des Houtis et a pu continuer sa mission et revenir en toute sécurité sur sa base. Dans les deux cas les appareils en questions sont des F-15SA, soit la dernière version entrée en service au sein de RSAF.

Le R-27T :

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Le groupe Ansar Allah utilise le missile air-air R-27T tiré depuis un lanceur terrestre. Le R-27, aussi connu sous le nom de AA-10 Alamo en occident, il fait partie de la famille de missiles air-air à moyenne portée conçus pour équiper la dernière génération d'avions de combat de l'armée de l'air soviétique comme les MiG-23, MiG-29 et Su-27 déployés dans les années 1980. Leur but est d'engager une variété de cibles aériennes de jour comme de nuit dans toutes les conditions météorologiques et dans un environnements de brouillage électronique. Il dispose d'une architecture de conception modulaire pour accueillir une variété de têtes chercheuse et de systèmes de propulsion pour une portée étendue. Les variantes de missiles R-27 sont équipées d'une fusée à impact de proximité et d'une ogive de type tige de 39 kg. La famille des missiles R-27 a été assignée comme l’homologue soviétique de l'AIM-7 Sparrow américain, mais le R-27 jouit d'une plus grande portée et d'une plus grande souplesse. Le missile R-27 de base a atteint sa capacité opérationnelle initiale en 1982 avec l'armée de l'air soviétique. La norme de production R-27T, R-27T1, est un missile air-air à guidage infrarouge de moyenne portée conçu pour engager simultanément plusieurs cibles aériennes. Les cibles aéroportées du missile R-27T sont des avions très manœuvrables, des hélicoptères et des aéronefs à section radar réduite (RCS). En outre, la tête infrarouge fournit un mode furtif des modes d'engagement air-air avec absence d'émissions. Le R-27T1 est propulsé par un moteur à carburant solide à poussée fixe offrant une autonomie maximale de 65 kilomètres. Le R-27T a été fourni aux chasseurs Mig-29 et Su-27 au début des années 1980. 

Le F-15SA :

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Le F-15SA (Saudi Advanced) Eagle est la variante la plus moderne de la famille « F-15 ». Il emporte deux points d'emport supplémentaires (de 9 à 11). L'avionique est améliorée avec un cockpit «en verre» entièrement numérique, un viseur de casque couplé à un système de capacité de récupération de la désorientation. L’avion est doté d’un nouveau système de guerre électronique Warfare System d'alerte de missiles (DEWS/ CMWS) développé par BAE Systems Electronic.Un système de recherche et de poursuite infrarouge IRST est installé. L’avion a reçu le radar Raytheon APG-63 (V) 3 doté d’une antenne à balayage électronique actif (AESA) et des moteurs plus puissants General Electric F110-GE-129. Les F-15SA sont également doté du pod de reconnaissance et ciblage AN/AAQ-33 «Sniper» de Lockheed Martin. Simulateurs et armement complètent l’équipement.

Au total l’Arabie Saoudite va recevoir 84 nouveaux F-15SA et 68 appareils seront modernisés dans ce standard. Les F-15SA de RSAF seront exploités par la 55ème Unité de formation officielle (FTU) et le 6e Escadron (actuellement une unité de F-15S) sur la base aérienne King Khalid (KKAB) au sud-ouest de l'Arabie saoudite, par le 29e Escadron de la base aérienne du roi Faisal (KFAB) au nord-ouest du pays et par l'escadron 92 (actuellement une unité F-15S) et l'école d'armes de combat à la base aérienne du roi Abdulaziz (KAAB) sur la côte du Golfe près de Bahreïn.

Photos : 1 F-15SA @ RSAF 2 Missile R-27T 3 Cockpit du F-15SA @ RSAF

28/03/2018

Suisse : Les derniers F-5 E/F fêtent leur 40ème anniversaire !

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L'année 2018 est une date anniversaire avec la célébration du 40ème anniversaire des derniers avions de combat Northrop F-5 E/F Tiger II encore action au sein de la Force aérienne suisse.

L’arrivée :

En 1976 à l'issue d'essais approfondis, le Parlement se prononça pour l'acquisition d’un premier lot de 72 avions de combat Northrop F-5 « Tiger II », soit 66 de type F-5E (monoplaces) et 6 de type F-5F (biplaces). Puis en 1981 une seconde tranche fut acquise soit 32 F-5 E et 6 F-5 F. Les escadrilles 11 et 18 ont été les premières à effectuer la transition sur ce nouveau jet. Le 24 janvier 1978 atterrit à Payerne le premier Northrop F-5E « Tiger II » construit en Suisse. Les pilotes de l'escadrille aviation 18 transitent sur ce nouvel avion de combat. Diverses adaptations sont nécessaires pour recevoir le nouvel avion F-5.

À la suite de la mise hors service des Venom, et avec l'accroissement des missions d'appui au sol confiées aux Hunter, les moyens commencèrent à manquer pour les tâches de couverture aérienne. Le Northrop F-5E « Tiger II » devait alors venir compléter la flotte aérienne.

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La fin est proche :

Avec le message sur l’armée 2018, le Conseil fédéral demandait le 14 février 2018 la mise hors service de systèmes d’armes partiels ou complets, dont 27 des 53 avions de combat F-5 Tiger encore en possession de l’armée, qui doivent être vendus. Les 26 appareils restants continueront d’être engagés pour décharger les F/A-18 de tâches secondaires. Ils seront affectés principalement à l’entraînement (pour servir de cibles), à la surveillance de la radioactivité et à la Patrouille Suisse.

La Patrouille Suisse :

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Pour améliorer la visibilité du « Tiger » pour les spectateurs au sol, mais aussi pour les pilotes entre eux, 12 avions ont reçu leur livrée rouge et blanche actuelle, qui permet aussi de mieux les distinguer en combat aérien. Pour encore plus de visibilité, ces avions ont été équipés d‘un dispositif fumigène commandé par un bouton situé sur le manche à balai et enclenché au signal du leader. Un mélange de diesel et d‘huile est alors vaporisé dans les gaz d‘échappement du réacteur droit pour générer de la fumée. L‘effet dure environ 3 minutes en tout. Pour faire de la place pour le réservoir supplémentaire des fumigènes, on a démonté le canon droit des « Tiger » rouge et blanc.

 

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Rappel :


L'entreprise américaine Northrop a développé dans les années 1950 le F-5 comme avion de combat léger. Son premier vol dans sa version F-5A/B « Freedom Fighter » a eu lieu en 1959. Le F-5E/F « Tiger II » a été ensuite développé jusqu'à son vol inaugural en 1972 avant d'être produit en 1’400 exemplaires jusqu'en 1987. La fin prévue du service était l'année 2010. La logistique et l'entretien ont été planifiés en conséquence de cette durée de vie de 30 ans. Les avions ont été achetés pour être employés dans la défense sectorielle. Cette dénomination n'est plus utilisée aujourd'hui, mais la mission de la flotte des Tiger est restée : défendre l'espace aérien au dessus de la Suisse. Il subsiste aujourd'hui 54 F-5 en service dans l'armée de l'air suisse. Les Tiger suisses peuvent être équipés de missiles à tête chercheuse à infrarouge de type AIM-9P Sidewinder. Les monopélaces disposent de deux canons de calibre 20 millimètre, les versions à deux place d'un seul canon. En comparaison des avions de combat modernes, il manque aux Tiger des capacités, comme le vol de nuit, le vol en toute condition atmosphérique, la capacité d'acquérir des cibles volant au ras du sol, la possibilité d'être équipés de missiles guidés par radar, etc. Ce manque de capacités ne permette pas d'engager le « Tiger » en tant qu'avion de combat pour les seules missions de police aérienne et non pour la défense de l'espace aérien ou dans des opérations de défense au sens élargi. Les avions de combat modernes ont la capacité de combattre "beyond visual range", au delà du champ visuel du pilote. 

Ce que le Tiger ne peut pas faire :

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Le F-5 a été développé dans les années 1950, au temps de la guerre de Corée, la guerre aérienne se faisant alors de la même façon que pendant la deuxième guerre mondiale, mais avec des avions plus rapides. Elle était conduite généralement par beau temps sur des distances assez courtes. Le F-5 dispose d'un radar, mais son utilité ne dépasse pas la portée des armes disponibles, au plus loin correspondant à la distance d'engagement des missiles AIM-9P Sidewinder. Ceux-ci ne peuvent être engagés qu'à vue et sur une distance ne dépassant pas quelques kilomètres. Les pilotes d'avions de combat modernes peuvent verrouiller leur armement sur une cible reconnue au radar. Un pilote de « Tiger » peut ainsi se faire abattre sans avoir même vu son adversaire. De plus, il n'est pas possible d'effectuer des missions par mauvais temps ou de nuit avec la vieille avionique du F-5. L'avion peut certes voler dans ces conditions, mais ne peut en aucun pas mener un combat aérien. Ses capacités aérodynamiques, d'accélération et de vitesse sont des handicaps sévères pour le F-5. Le « Tiger » ne dispose pas de la possibilité d'être ravitaillé en vol, ni de la possibilité d'échanger des données avec d'autres aéronefs ou vers la centrale d'engagement au sol. L'utilisation du système d'armement n'est pas très complexe à maîtriser pour les pilotes. Le temps d'instruction en est ainsi limité, ce qui fait du « Tiger » le dernier avion de l'armée Suisse qui soit adapté à des pilotes de milice. 

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F-16 Belges, le document du scandale !

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La situation de complique pour le gouvernement belge, avec la publication d’un documemt de la RTBF qui confirme ce que tout le monde pensait : le concours était truqué d’avance. Jusqu’ici, il n’y avait pas de preuves formelles, mais de lourdes présomptions.

Un document issu du cabinet du ministre de la Défense Steven Vandeput fait dire que le choix pour les F-35 de Lockheed Martin en remplacement des F-16 est arrêté depuis longtemps. Le ministre affirme pour sa part qu'il s'agit "d'un seul des dizaines de documents circulant" dans le cadre de ce dossier sensible.

Le document en question date de mars 2015 et a été apporté par un vent favorable aux rédactions du Standaard et de la VRT. Le texte fait état d'un grand appétit pour "un avion de combat de cinquième génération", soit un appareil furtif. Seul le F-35 remplit cette condition.

Le texte pointe également "la capacité de dissuasion nucléaire" des chasseurs-bombardiers. "La Belgique, en tant que pays hôte du siège OTAN, souhaite rester un partenaire durable et fiable et veut participer à la capacité nucléaire de l'alliance", indique la fiche.

Selon le député Dirk Van der Maelen (sp.a), qui a pu consulter le document, toute la procédure de remplacement des F-16 n'est qu'une "arnaque". "Le choix des F-35 est arrêté depuis 2015. Le ministre Vandeput a toujours nié que la capacité nucléaire était un critère important dans le choix, mais cela ne correspond pas à la réalité", estime le ministre. Pour lui, le ministre et son cabinet avaient déjà décidé d'opter pour les F-35 avant le début des négociations et l'élaboration de la Vision Stratégique. Il demande que les audits actuellement menés soient étendus au cabinet du ministre.

Le ministre Vandeput affirme que le document qui a fuité fait partie de dizaines de documents qui ont circulé lors des sessions de brainstorming. "Il date d'avant les négociations sur la Vision Stratégique. Je ne pense même pas qu'il m'ait été présenté sous cette forme."

Photo : Le F-35 @ USAF

27/03/2018

Second lot de M-346 pour la Pologne !

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Leonardo et l'Inspection de l'armement du ministère polonais de la Défense nationale ont signé un contrat portant sur la fourniture de 4 M-346 Avanced Jet Trainers (AJT) supplémentaires qui rejoindront la flotte existante de huit avions de l'armée de l'air polonaise d'ici 2020. Le contrat comprend un paquet de soutien. Il contient également des options pour quatre avions supplémentaires.

Alessandro Profumo, Directeur Général de Leonardo, a déclaré: "Ce contrat renforce le partenariat étroit de Leonardo avec la Pologne, un pays où nos technologies et compétences sont déjà profondément enracinées, et qui reconnaît les capacités uniques de notre système d'entraînement intégré basé sur le M-346 ».

Pénalités réglées :

Dans cette commande, le prix des appareils a été révisé à la baisse, suite à la demande de pénalités du gouvernement polonais. Le ministère de la Défense polonais avait annoncé que les avions livrés étaient incapables de simuler certaines phases de combat. Les nouveaux avions disposeront des améliorations qui sont actuellement en phase d’intégration sur les avions déjà livrés.

Le M-346 : 

L'Aermacchi M-346 se présente comme un monoplan à aile delta construit essentiellement en alliage d’aluminium. L’empennage horizontal est entièrement mobile et l’appareil, biplace en tandem, repose sur un train d’atterrissage tricycle. Les deux réacteurs Honeywell/ITEC F124-GA-200 de 2'880 kgp sont produits sous licence par Fiat- Avio. Le M-346 dispose d’un groupe auxiliaire de démarrage (APU) MicroturboRubis. Le cockpit est pressurisé et climatisé sous une verrière articulée à droite, doté de sièges éjectables « zero-zero » Martin-BakerMk 16D. Il dispose également d’un système embarqué de génération d’oxygène (OBOGS) éliminant le besoin de bouteilles, d’écrans multi-fonctions et d’un affichage HUD (Head Up Display), d’un équipement digital Fly-by-Wire programmable en fonction du niveau de l’élève ou simulant différents types d’avions. Un équipement de navigation à longue distance est prévu, ainsi que 3 points sous chaque aile pour une capacité de 1’800 kg et des rails en bout d’aile pour missiles air-air. Un bidon largable peut être emporté sous chaque aile, un bidon de convoyage sous le fuselage et une perche de ravitaillement en vol est prévue en option.

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Photos : 1 M-346 polonais@ Marco Papa 2 cockpit @ PAF

 

 

26/03/2018

L’Eurofighter proposé à la Pologne !

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La Pologne prépare le lancement de son appel d'offres «Harpia» en vue de remplacer les derniers MIG-29 et Sukhoi Su-22. Dans cette optique Airbus DS à travers l'avionneur italien Leonardo lance sa promotion de l'Eurofighter « Typhoon II » T3.

"Nous offrons à la Pologne une coopération industrielle, des programmes de fabrication et des programmes de développement", a déclaré Andrea Nappi, vice-présidente de l'exportation Eurofighter chez Leonardo. Une sélection effectuée par Varsovie conduirait à la livraison d'avions assemblés sur le site de Caselle, près de Turin, précise-t-il, bien que le client puisse également choisir de prendre des Typhoon en Allemagne, en Espagne ou au Royaume-Uni.

Leonardo est "ouvert aux négociations avec la Pologne concernant l'intégration des armes utilisées par l'armée de l'air polonaise". Cela impliquerait que le consortium Eurofighter soit autorisé à opérer avec le missile de croisière air-sol AGM-158 JASSM de Lockheed-Martin, qui est également proposé avec le « Typhoon » pour le concours des chasseurs HX finlandais.

Les responsables de Leonardo soulignent que le contenu d'une offre "dépend de la décision du gouvernement polonais", mais que le consortium Eurofighter sera en mesure de répondre aux exigences de sa politique de "polonisation", via le transfert de technologie et le programme social de Varsovie. .

«Nous mettons l'accent sur la coopération et le développement, assurant simultanément l'autonomie du client, ainsi que le soutien et la formation dans le pays», explique Nappi. «Nous recherchons des entreprises polonaises, non seulement grandes, mais aussi petites et prêtes à coopérer. 

"La Pologne et l'armée de l'air polonaise sont des clients stratégiques pour nous, pour des raisons géopolitiques", note Giancarlo Mezzanatto, vice-président de l'unité de programme « Eurofighter » de Leonardo. Varsovie a déjà acheté des avions écoles à réaction avancés Aermacchi M-346.

 

Photo : Airbus DS Eurofihgter Typhopn II @ Leonardo