28/01/2019

Des S-70 « Black-Hawk » pour la Pologne !

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Le ministre polonais de la Défense, Mariusz Błaszczak, a confirmé  la commande de quatre hélicoptères Sikorsky S-70i « Black-Hawk » construits en Pologne dans les usines de PZL Mielec pour renforcer les capacités de ses forces spéciales. Le contrat a été signé en présence du Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki.

La production S-70i destiné aux forces spéciales polonaises maintiendra directement environ 1’700 emplois chez PZL Mielec et soutiendra environ 5’000 emplois supplémentaires dans la chaîne d’approvisionnement polonaise de la société.

Les spécifications exactes des aéronefs et les détails de l’équipement spécialisé installé sont couverts par la confidentialité et ne peuvent pas être divulgués.

Le Sikorsky S-70i « Black-Hawk » :

Le Sikorsky S-70i est un dérivé des versions MH-60 destiné à l’exportation. La nécessité d'une plate-forme d'un tout nouveau Black-Hawk. Le Hawk «M» a émergé durant les années 1990 avec l'obligation de mettre à jour l’avionique analogique des UH-60A et UH-60L avec un cockpit numérique intégré, des commandes de vol numériques doublées et des moteurs plus puissants et des améliorations structurelles. Conçu par Sikorsky est doté d’une interface de Lockheed Martin, le S-70i (MH-60) représente l’évolution des versions précédentes, grâce aux leçons apprises durant les différents déploiements et durant les nombreuses opérations de ces dernières années. Cette nouvelle version permet un engagement multi-missions en utilisant un équipage de trois personnes.

Outre, l’attaque de navires et de sous-marins, l’hélicoptère est susceptible de remplir l’ensemble des missions secondaires telles que : la recherche et le  sauvetage (SAR), le ravitaillement vertical.

L’hélicoptère S-70i présenté par Sikorsky PZL Mielec dispose de quatre pylônes sous les ailes qui peuvent engagés des missiles Lockheed-Martin AGM-114 « Hellfire » avec des paniers lance-roquettes Hydra 70. L’hélicoptère offre également l’option d’emport d’une mitrailleuse M134 de 12,7mm ou deux canon GAU-19.

Selon PZL Mielec, l'architecture du système permet au S-70i d'intégrer également d'autres armements selon l'inventaire des clients potentiels à l'exportation.

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Photos : 1 S-70I  2 S-70I armé @ PZL Milec

27/01/2019

Les livraisons de Boeing KC-46A vont augmenter !

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L'US Air Force a accepté le premier avion ravitailleur Boeing KC-46A « Pegasus ». L’avion va rejoindre la base aérienne de McConnell à Wichita, Kanzas, en vue des tests de fonctionnement initiaux avant l’entrée en service

Selon Mike Gibbons, vice-président et directeur du programme Boeing KC-46A. Boeing a 12 avions qui sont complètement terminés et attendent l’acceptation de la USAF. La société est sous contrat pour 179 aéronefs pour l’instant. Dans les mois qui suivent, l’avionneur Boeing devrait progressivement augmenter le nombre des livraisons

Des corrections à effectuer :

Il reste cependant encore quelques corrections. En effet, Boeing doit notamment améliorer le système de vision à distance. Le système AROS de Boeing est doté d’une vision 3D, mais celle-ci n’est pas encore idéale. L’avionneur doit impérativement y remédier. De plus, un correctif doit être fait en ce qui concerne le perche souple de ravitaillement.

Pendant ce temps, un second Boeing KC-46 « Pegasus » a décollé de Paine Field pour la base aérienne McConnell, où la 22e escadre de ravitaillement en vol sera la première unité dotée des nouveaux ravitailleurs. La base aérienne recevra deux autres KC-46A dans les semaines à venir. Ensuite, la base aérienne Altus de l'Oklahoma recevra quatre avions pour soutenir la formation des équipages.

Le KC-46A «New Generation Tanker»:

Le KC-46A Pegasus «New Gen Tanker» est un gros porteur multi-mission, basé sur la cellule du B767 commercial. Pour ce faire, l’avion reprend les dernières innovations en matières d’écrans multifonctions en test actuellement sur le B787 «Dreamliner». Un nouveau système de ravitaillement permettra une augmentation du rythme de transfert de carburant, de plus, les charges et les opérations en sont simplifiées. Selon Boeing les risques d’industrialisations sont faibles, car l’avion s’appuie sur des moyens existants. Le «New Gen Tanker» se caractérise par une conception du contrôle de vol qui place l‘équipage aux commandes de l’ensemble de l’appareil, au lieu de permettre aux logiciels de limiter la manœuvrabilité au combat. Le «New Gen Tanker» met à la disposition des pilotes de l’USAF un poste de pilotage numérique avancé équipé des affichages électroniques du Boeing B787 «Dreamliner». Le «New Gen Tanker» dispose d’une technologie de ravitaillement en vol éprouvée et d’une perche KC-10 « NewGen » modernisée avec des capacités de ravitaillement étendues, un débit accru pour le transfert du carburant et un système à commandes de vol électrique (Fly by Wire).

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Photos :KC-46A @ Boeing

25/01/2019

Cinq avionneurs ont répondu à demande suisse !

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Le Départment de la défense annonce ce vendredi que cinq candidats ont transmis à armasuisse leurs offres relatives aux prochains avions de combat. Les offres portent sur les avions suivants: Eurofighter d’Airbus DS, F/A-18 Super Hornet de Boeing, Rafale pour Dassault, F-35A de Lockheed-Martin et le Gripen E de Saab.

Coup d’envoi de la phase d’analyse et d’essais :

La soumission de ces premières offres marque le début de la phase d’analyse et d’essais. De février à mars 2019, les spécialistes d’armasuisse et des Forces aériennes procéderont aux essais des avions dans les simulateurs correspondants. Ces activités auront lieu chez les candidats et se dérouleront parallèlement aux audits de support produit. Au cours de ces audits, les forces aériennes des pays de fabrication présenteront l’exploitation et la maintenance des avions ainsi que le déroulement de la formation. Ils seront suivis par l’analyse des réponses au questionnaire que les fabricants devaient remplir dans leurs premières offres. Parallèlement, entre avril et juillet 2019, les avions de combat seront soumis à des essais en vol et au sol à Payerne.

Étapes suivantes du projet Prochain avion de combat :

Pour chaque candidat, armasuisse, en coopération avec l’État-major de l’armée, les Forces aériennes, la Base logistique de l’armée et la Base d’aide au commandement, rassemblera dans des rapports spécialisés les connaissances tirées de la phase d’analyse et d’essais. Ces rapports spécialisés constitueront la base de la comparaison systématique et complète entre les candidats qui sera réalisée au deuxième semestre 2020. Ils serviront aussi à déterminer pour chaque modèle d’avion la taille nécessaire de la flotte. 

Sur cette base, conformément au calendrier actuel, armasuisse élaborera un deuxième appel d’offres qui sera transmis aux candidats. À partir des connaissances acquises avec la deuxième offre, armasuisse comparera les candidats entre eux sur la base des rapports spécialisés et déterminera l’utilité globale pour chaque candidat. Le rapport d’évaluation mettant en parallèle l’utilité globale avec les coûts d’acquisition et d’utilisation pour une période de 30 ans sera alors élaboré. Le Conseil fédéral décidera du modèle retenu. (Source DDPS)

Quelques détails  de la procédure :

Pour garantir un travail impartial, armasuisse à mis en place un système compartimenté. Les détails sont strictement séparés des prix.  Ainsi, les groupes d’experts du département de la Défense qui évaluent les aspects techniques des aéronefs ne connaissent pas les coûts et ne peuvent être influencés. A l’inverse, le groupe d’évaluations des coûts ne connaîtra pas les aspects techniques. Cette manière de faire évitera toute collusion.

Lors de la remise de la première offre, chaque avionneur disposait d’un jour pour sa présentation. C’est seulement après que tous les candidats ont pu apporter leur dossier ,que ceux-ci sont ouverts pour débuter les études.

Chacune des équipes d’experts n’aura accès qu’a ce qui la concerne. Le groupe de maintenance ne disposera que de questions relative à ce domaine, comme celui de l’armement et ainsi de suite.

Des questions en nombres :

Les avionneurs ont du répondre à pas moins de près de 700 questions qui doivent refléter l’ensemble des domaines de l’avion qu'ils proposent, mais également de l’évolution des standards disponibles pour 2025. Mais chaque avionneur devra ensuite répondre aux questions additionnelles qui ne manqueront pas d’apparaître lors des essais.

Nous aurons donc l'occasion de décortiquer chaque phase à venir avec intérêt et ceci d'autant plus que pour la première fois, si tout se déroule comme prévu, le F-35 sera testé grandeur réelle avec ses concurrents. Du jamais vu !

Photo montage : Gérard Famerée

Le Su-57 évoluera-t-il avec l’Okhotnik ?

 

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Cette semaine a été riche en découverte avec l’apparition d’un avion de combat Sukhoi Su-57 frappé d’un dessin de drone furtif sur les dérives et quelques jours plus tard voir apparaître pour la première fois le prototype du drone d’attaque furtif « Okhotnik » de l’avionneur Sukhoi.

Tout d’abord revenons un peu le Sukhoi Su-57 frappé d’une image de drone. Celui-ci est en fait le troisième prototype (T-50-3) qui a volé pour la première fois en novembre 2011. Le voici doté d’une nouvelle livrée et sur les photos l’on peut remarquer quelques changement avec l’apparition d’une antenne derrière du cockpit, d’un nouveau capteur sous le fuselage et d’une autre antenne placée sous le cône de que entre les tuyères des réacteurs. Les moteurs sont dotés maintenant des nouveaux caches que l’on trouve sur les dernières versions. Par ailleurs, l’IRST est également modifié.

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Il semble bien que l’avionneur Sukhoi va procédé à des essais de compatibilité entre ce Su-57 et le drone Okhotnik. Cela semble par ailleurs être la confirmation que les russes ambitionnent eux aussi d’utiliser les drones furtifs en binôme avec leurs avions de combat.  

De tels essais devraient également permettre de valider de nouvelles tactiques d’engagement et de vérifier les capacités des aéronefs russes à détecter et engager un aéronef ayant des capacités furtives. De fait, la Russie n’est pas en reste en matière modernisation.

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Le Sukhoi Su-57 :

Susceptible de venir remplacer l’actuel Su-27, le nouvel avion dispose d’un nombre considérable de nouveauté avec notamment le mode « Supercroisière », l’adjonction de la fusion des données et une signature radar réduite. Le Su-57 est doté d’une centrale de navigation inertielle BINS-SP2M à gyrolasers qui permet de gérer automatiquement les informations de navigation  et ceci même si le réception GPS (Glonass) ne fonctionne plus. L’avion dispose de commandes de vol électriques et multiplexées avec un système mécanique en « back-up » permettant de ramener l’appareil à destination en cas de défaillance généralisée du système électrique. Un système de communication S111-N avec deux radios cryptées UHF/VHF, une liaison de données complète le tout.

Les moteurs actuels du Su-57 Izd117 ne sont pas définitifs et représente une variante fortement modernisée de l’AL-31F équipant le Su-27 Flanker.  Le futur moteur qui est encore aux essais, l’Izd 30 permettra le mode de la « Supercroisière » avec un rapport poids puissance supérieur avec la poussée vectorielle.

On notera que le Su-57 dispose d’une extension mobiles le LEVCON (Leading Edge Vortex Controllers)qui vient se positionner devant l’aile et permet de combiner l’effet des plans canards avec celui des extensions des bords d’attaques. Ce système permet à l’avion moins sujet à des pertes de portances lors d’angles d’attaques élévés.

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Le Sukhoi Su-57 dispose de cinq radars intégrés développés par NIIP Tikhomirov MIRES (MultifunctionIntegrated Radio-Electronic System) ce dernier est composé de deux ensembles de capteurs principaux: soit le radar AESA en bande X N036 dans le nez, deux radar AESA en bande X N036B placés à côté du cockpit en amont, deux radars AESA en bande L N036L placés sur les bords d’attaques. De fait, le Su-57 peut "voir"  sur une plage de 270° autour de l’appareil. Les performances précises des radars ne sont pas encore connues malgré tout les premiers chiffres parlent d’une capacité de détection montant jusqu’à 400 Km (donnée estimée) en air-air et en fonction de la taille de la cible avec la possibilité de détecter 62 cibles et d’en engager 16 simultanément en air-air tandis que le système peut assurer l’engagement de 4 cibles en air-sol simultanément.

En ce qui concerne la guerre-électronique, l’avion dispose du système de contremesures L402, soit un ensemble de nombreux capteurs qui assure une protection spécifique.

En ce qui concerne l’armement, l’avion emporte une vaste gamme de missiles air-air : K-74M2, K-77M et IZD80. Pour l’air-sol : le Kh-38M, Kh-58USK, Kh-59MK2 et KAB-250 sans oublier le BrahMos. Un canon GDh-301 de 30mm vient compléter l’équipement.

Le drone Okhotnik :

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Les premières images du drone de frappe lourd Sukhoi “Okhotnik” (Hunter), en cours de développement depuis 2011 sont apparues cette semaine. L’Okhotnik est assemblé à l’usine d’aviation de Chkalov, située à Novossibirsk. Selon Sukhoi, l’Okhotnik est conçu pour frapper des cibles au sol comme les défenses antiaériennes et les centres névralgiques de l’ennemi.

Pour l’instant, peu d’informations sont disponibles sur ce drone. Il devrait être autonome ou fonctionner en binôme avec un appareil piloté. Le drone serait doté d’un réacteur Klimov RD-33MK  sans postcombustion.

Photos : 1 Su-57 @ Foto-SAV. Su-57-3 @Michael Polyakov. 4 & 6 Okhotnik @ Businessincider. Cockpit Su.57 @ Air& cosmos

 

24/01/2019

La Pologne prépare la seconde modernisation des Mi-24 !

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La Pologne prépare activement la modernisation de sa flotte d'hélicoptères d'attaque Mil Mi-24 « Hind-E ». Pour réaliser cette mise à jour, Warsovie concocte un cahier des charges qui sera soumis à divers fournisseurs potentiels pour la réalisation. Une fois la phase d’analyse terminée, la Pologne enverra une demande d'informations qui détaillera les exigences précises de la mise à jour.

Le programme « Kruk » :

Sous la désignation « Kruk » (corbeau en français) le vice-ministre de la Défense, Wojciech Skurkiewicz, a indiqué que le pays poursuivrait une modernisation de la flotte de Mi-24 qui devrait entrer en service en 2022.

Les recommandations contenues dans la feuille de route mettent particulièrement l'accent sur l'acquisition de nouveaux d'hélicoptères d'attaques. Mais en attendant, il s’agit d’agir sur la flotte des Mi-24 existants. L’objectif primaire consiste à permettre aux hélicoptères actuels de type Mi-24 d’opérer dans une gamme de frappes antichar au-delà des 6 à 8 km. La modernisation concernera la tourelle avec la mitrailleuse de ZM Tarnów, l’ajout d’un nouveau missile antichar, de paniers de roquettes guidées,ont le système Thales TELSON 22. Une mise à jour de l’avionique, du système de guidage sera également nécessaire,tout comme la modernisation de la suite de guerre-électronique.

Le Mi-24 polonais :

Le Mil Mi-24 « Hind-E » polonais emporte des armes classiques, soit une mitrailleuse mobile de 12,7 mm, munie de plusieurs canons, de missiles antichars guidés et des mitrailleuses de calibre 7,62 mm montés dans les fenêtres du compartiment de transport, respectivement de 12,7 et 7,62 mm. Si nécessaire, l'hélicoptère peut également transporter des missiles air-air de différents types et des bombes tombant librement. Il peut transporter jusqu'à 8 soldats. Les premiers hélicoptères Mi-24 ont commencé leur service en Pologne en 1978 et sont actuellement équipés au sein du 49e régiment d'hélicoptères de Pruszcz Gdański et du 56e régiment d'hélicoptères de combat d'Inowrocław. En 2004-2008, les contingents Mi-24 ont été utilisés par le contingent militaire polonais en Irak et, de 2008 à ce jour, ils sont utilisés par le contingent en Afghanistan. Les hélicoptères Mi-24 « Hind-E » ont été modernisés une première fois avec :

  • L’adaptation de lunettes de vision nocturne PCO III GEN (tableau de bord, éclairage interne et externe).
  • Equipement d'atterrissage rapide en cas d'urgence.
  • Développement du système de radionavigation et d'atterrissage (VOR / TACAN / ILS).
  • Adaptation d'un système de navigation par satellite (GPS).
  • Enregistreur intégré avec accès rapide S2-3a et OAZ.
  • Installation d'un système de communication intégré utilisant quatre radios (dont une de secour) HF-VHF-UHF, pouvant fonctionner en mode COMSEC / TRANSEC.
  • Remplacement des moteurs TW3-117WMA-SBM1W.

 

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Photos : 1 Mi-24 polonais @ D. St-Sanvain Mi-24 @ Piotr Rams