03/10/2019

Bell Textron présente le Bell 360 « Invictus » !

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Fort Worth au Texas, dans le cadre du programme FARA (Future hélicoptère d’attaque et de reconnaissance léger de l’armée de terre) le groupe Bell Textron Inc. a annoncé le lancement d'un nouvel hélicoptère baptisé, Bell 360 « Invictus ».

L’approche novatrice de Bell en matière de conception du Bell 360 « Invictus » associe des technologies éprouvées à faible risque et des processus avancés pour offrir une solution abordable, agile et létale destinée aux de champ de bataille moderne. Selon le fabricant, le Bell 360 « Invictus » respecte ou dépasse toutes les exigences énoncées dans le contrat du programme FARA.

La conception de la Bell 360 « Invictus »  met l’accent sur les performances exceptionnelles en utilisant des technologies éprouvées pour répondre aux exigences du FARA de l’Armée de terre à un coût abordable et dans les délais. Le système à rotor « Invictus » en est un exemple. Cette conception est basée sur le système de rotor du Bell 525 « Relentless », qui a été testé et éprouvé à des vitesses supérieures à 200 noeuds (KTAS). En intégrant des conceptions éprouvées et les meilleures technologies disponibles issues de programmes commerciaux et militaires. Par ailleurs, le concept avec un rotor principal unique dans une configuration à quatre pales, un fuselage doté d’un cockpit tandem à faible traînée es maîtrisé est permet une parfaite intégration dans des avions de transport. L'hélicoptère est sera doté d'un rotor de queue caréné incliné qui offre des avantage en ce qui concerne le vol à grande vitesse et en vol stationnaire. Le train d'atterrissage est également rentré pour éliminer la traînée. L’hélicoptère sera propulsé par le moteur du programme ITEP (Enhanced Turbine Engine Program) de l’US Army, développé et construit par General Electric.

Les fonctionnalités clés de L’Invictus :

Mini-Ailes pour une portance partagée afin de réduire la demande de portance du rotor en vol et permettant une forte maniabilité à grande vitesse.

Un bloc d'alimentation supplémentaire qui augmente les performances, lorsque les besoins en énergie sont élevés.

Un rotor principal articulé robuste avec une capacité de battement élevée permettant un vol à grande vitesse

Système de contrôle de vol Fly-by-Wire qui réduit la charge de travail du pilote et ouvre la voie au vol autonome.

Une vitesse de 180 nœuds.

Rayon de combat: de 135 nm (250 km) avec plus de 90 minutes de temps en station, l'aéronef devrait pouvoir voler hors de l'effet de sol à 4’000 pieds à 35 ° C.

Atteint l'effet de vol stationnaire 4K / 95F en vol stationnaire (HOGE).

Un canon de 20 mm, lanceur de munitions intégré en soute capable d'intégrer des missiles air-air et  de futures armes, ainsi que de l'inventaire actuel de munitions.

Dernière génération de capteurs pour permettre une meilleure connaissance de la situation. 

Approche des systèmes ouverts modulaires (MOSA) rendue possible par un backbone numérique de Collins Aerospace.

Conception robuste intégrant les processus de prise en charge du cycle de vie à un stade précoce afin d'assurer une disponibilité élevée d'OPTEMPO dans les opérations multi-domaines.

Le modèle de fabrication et les fils numériques compatibles avec la conception pour réduire les coûts et améliorée la fiabilité et la formation tout au long du cycle de vie de l'aéronef.

Pour Bell Textron, la conception de Bell 360 « Invictus » s’appuie sur une longue expérience et les dernières innovations commerciales de la société. Le nouvel appareil prend en compte les retours technologiques rencontrés dans le cadre des développements et de fabrication requises par le projet du  Future Vertical Lift (FVL) dans le cadre de la démonstration technologique conjointe multi-rôles (JMR TD) au cours des six dernières années.  Le premier prototype devrait voler en 2022.

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Photos : Image de synthèse du Bell 360 « Invictus »@ Bell Textron

 

02/10/2019

La Corée du Sud débute l'assemblage du prototype du KFX !

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Séoul, l’agence coréenne d’achat d’armes (DAPA), a achevé la semaine dernière, son examen critique de la conception du futur avion de combat coréen biréacteur et l’a approuvé vendredi dernier. La production d'un prototype va débuter avant la fin du mois d’octobre.

 Korea Aerospace Industries (KAI) prépare activement la conception du KFX (Korean Fighter Experimental). Dans les usines de KAI à Sacheon, dans le Gyeongsang du Sud, environ 1’250 chercheurs et ingénieurs travaillent d'arrache-pied au développement du KFX depuis 2001.

Le projet est actuellement devisé à environ 15 milliards de dollars. Selon le poste parole de l’avionneur 78% du projet, y compris les composants clés qui sont déjà prêts pour la production du prototype. En tant que projet national majeur, le développement du KFX est dirigé par l’Agence gouvernementale pour le développement de la défense (ADD) et l’avionneur KAI, mais environ 225 entreprises privées font également partie du processus, y compris tous les principaux sous-traitants de la défense du pays. Parmi les intervenants étrangers dans le projet figurent  la société Indonésien Aéronautique l’américain Lockheed Martin, qui ont fourniront une assistance technique.

A terme le KFX doit venir remplacer la flotte de chasseurs F-4 et F-5 de l’armée de l’air achetée dans les années 1960.  Au départ du programme, le KFX est classé comme un chasseur de la génération 4++ doté de capacités avioniques et de frappe améliorées. Mais, il va disposer de plusieurs caractéristiques de furtivité et des performances supérieures qui pourraient le rendre comparable avec un avion furtif de cinquième génération.

KAI a hésité à révéler avec précision le type de mécanisme de furtivité dont dispose le jet, mais sa section efficace radar (RCS) soit la principale mesure de furtivité sur les aéronefs militaires, ne mesure que 0,5 mètre carré (5,4 pieds carrés).

KAI a conçu le fuselage du KFX pour qu’il ressemble à un jet furtif semblable au F-22 de Lockheed Martin. La plupart des capteurs sont situés à l'intérieur de l'avion, tandis que les quatre missiles air-air installés sur le KFX sont à moitié enfouis dans la partie centrale du fuselage. Il reste ainsi de la place dans l'avion pour l'installation d'une soute d'armes interne, élément caractéristique des chasseurs furtifs.

Mais KAI ne veut pas sacrifier la maniabilité de l’avion, il sera capable d'effectuer des manœuvres serrées pour se comporter comme les meilleurs avions actuels. L’une des grandes difficultés de la Corée du Sud tient dans le développement d’un radar AESA pour le KFX. En effet, le pays n’a pas d’expérience dans ce domaine. Près de 800 millions de dollars ont été investis dans le développement du radar AESA jusqu'en 2026. Un prototype du radar sera testé en Israël d'ici le printemps prochain, suivi d'un autre vol d'essai en Corée à partir de novembre prochain. À partir de 2023, il sera installé sur le prototype KFX pour une dernière série de tests qui devront mener le projet à maturité.

Le poids cible pour la KFX était de 13 tonnes au début de la conception du projet en 2001, mais les concepteurs ont dû réduire de 500 kg supplémentaires pour tenir compte des ajouts futurs.

Dans les usines de KAI à Sacheon dans le Gyeongsang du Sud, environ 1’250 chercheurs et ingénieurs travaillent d'arrache-pied au développement du KFX.

KAI prévoit de dévoiler le premier prototype d’ici avril 2021 et, après un nombre suffisant de vols d’essais, le premier lot de huit avions à réaction devrait être livré à l’armée de l’air d’ici 2026. Des inquiétudes demeurent toutefois, à savoir que la durée de quatre ans réservés aux tests en vol peut être insuffisante.

Différence de vision : 

La volonté du Parlement coréen a toujours été dirigée vers une modernisation au sens large de l’armée et moins dépendante du programme américain du F-35. Le Parlement coréen a toujours défendu la faisabilité d’un programme indigène, alors que le Ministère de Défense optait pour le tout « F-35 » et une totale dépendance aux Etats-Unis.

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Photos : Le KAI KFX @ KAI

29/09/2019

Taïwan présente son jet formateur !

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En fin de semaine dernière, le président de Taiwan, Tsai Ing-wen, a dévoilé le prototype du nouvel avion école de formation avancée Advanced Jet Trainer (AJT) dans les locaux de la Société de développement industriel aérospatiale (AIDC) de Taichung.

Un dérivé du F-CH-1 « Ching Kuo » :

L’appareil qui a été dévoilé est désigné «A1» « Brave Eagle », il s’agit du premier des quatre prototypes qui seront produits pour les essais au sol et en vol. Le développement de cet appareil est issus d’un programme en collaboration entre l’Institut national de la science et de la technologie Chung-Shan (NCSIST), l’État, l’armée de l’air de la République de Chine (ROCAF) et l’avionneur l’AIDC. A terme l’avion devrait être nommé T-5 « Brave Eagle »

A première vue, l’avion est directement dérivé de l’avion de combat indigène F-CK-1 «Ching Kuo » en service au sein de Armée de l'Air taïwanaise. Le design du T-5 « Brave Eagle » est basé sur la version biplace du chasseur de défense autochtone F-CK-1 d’ AIDC, mais incorpore plus de 80% de nouveaux composants. Parmi les changements, l’avionneur précise avoir utilisé plus de matériaux composites pour réduire le poids, l’avion offre une plus grande capacité de carburant, un profil d’aile différent pour un vol à basse altitude plus lent et plus stable. Le canon de bord a été enlevé. L’avion est motorisés par deux réacteurs Honeywell / ITEC F124-200TW sans post-combustion. L’avion est doté de sièges éjectables Martin-Baker.

La société Pyras Technology a été chargée de fournir les antennes de communication et Tron Future  Tech le radar AESA à base de nitrure de gallium (GaN). Le NCSIST a dirigé l'élaboration du système de formation au sol (GBTS), qui comprend des dispositifs de formation au pilotage, des simulateurs de mission complets et des systèmes de planification de mission et de compte rendu.

Le contrat de développement du nouveau jet école a été signé pour la première fois entre le gouvernement et le NCSIST le 7 février 2017 pour un coût de 2,2 milliards de dollars américains. Le premier vol est prévu pour juin 2020 et sa production limitée débutera en novembre 2021. Le projet vise à terme à produire 66 avions sur une période de six ans, en remplacement des AIDC AT-3 et Northrop F-5E/F, qui sont utilisés en tant que formateurs avancés.

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Photos : le T-5 « A1 » dévoilé @ AIDC

 

27/09/2019

US Navy & USAF, le F-35 rate ses objectifs !

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Washington, le Département de la Défense des États-Unis (DoD), a annoncé le 24 septembre dernier que les différentes variantes du Lockheed-Martin F-35 « Lightning II » n’avaient pas atteint, les objectifs fixés de disponibilité au sein de l’US Navy et de l’US Air Force. Il faut se rappeler qu’en 2018, l’ancien secrétaire à la Défense, Jim Mattis,avait demandé que les avions de combat et d’attaque américains devaient dépasser un taux de capacité de 80% d’ici septembre 2019.

La situation au sein de l’US Navy :

Les Boeing F/A-18E/F « Super Hornet » et EA-18G « Growler » en service au sein de la marine américaine ont dépassé le taux de capacité de mission de 80%, conformément à la directive établie. Par contre, le Lockheed-Martin F-35C « Lightning II », n’atteindra pas l’objectif de 80% fixé par le Département de la Défense des États-Unis (DoD) et ceci malgré les promesses de l’avionneur.

Le secrétaire américain à la Défense, Mark Esper, a déclaré à la commission du Sénat américaine sur les forces armées lors de l'audience de confirmation tenue en juillet dernier, que cela résultait en partie de l'insuffisance des approvisionnements en pièces détachées et des nombreux problèmes qui subsistent encore dans l’avion..

De son côté, l’US Navy confirme avoir augmenté les taux de capacité des missions en empruntant les meilleures pratiques du secteur commercial, ce qui a abouti à une maintenance plus efficiente. Les résultats ne se sont pas faits attendre en ce qui concerne les « Super Hornet » & « Growler ». Mais il n’a pas été possible de faire de même avec le F-35.

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Du côté de l’USAF :

L’Air Force confirme une amélioration de la disponibilité de sa flotte d’avions de combat F-15, F-16 et pour attendre également un taux de capacité de mission de 80%. Par contre, le F-22 continue de souffrir d’un manque de capacité de maintenance, aggravé par les dommages causés à la Base aérienne de Tyndall par les effets de l’ouragan Michael en octobre 2018. En ce qui concerne les F-35, les mêmes problèmes sont dénoncés que ceux de la Marine.

Viseur de casque hors prix :

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Le Département de la Défense des États-Unis (DoD) a par ailleurs, demandé une modification du viseur de casque du F-35 à Lockheed-Martin. En effet, des améliorations apportées à ce système qui ne permettait pas de « voir » la nuit correctement et empêchait le pilote de bouger correctement doivent être mises en place.

Ces améliorations seront effectuées à Fort Worth, au Texas et devraient être achevés en décembre 2020. Le casque du F-35, fabriqué sur mesure pour chaque pilote, est connu depuis longtemps pour être un équipement coûteux et il a été révélé, il y a quelques temps, qu’il coûtait environ 400’000 dollars US. Au début de 2018, le prix avait grimpé à 600’000 dollars, selon un rapport de mars 2018 du Project On Government Supervight. À peine 18 mois plus tard, son coût a encore augmenté pour atteindre 737’800 dollars. Ce chiffre est calculé en divisant le prix du contrat par le nombre d’avions (478) dans les lots 12 à 14 du F-35.En conséquence, son coût a grimpé de 23% en un an seulement pour un équipement aussi sophistiqué qu’il soit. Selon une étude du DoD, l’ensemble des casques de F-35 devant être achetés coûtera au moins 1 milliard de dollars.

Le casque utilise six caméras encastrées dans le fuselage de l'avion pour donner aux pilotes une vue à 360 degrés de l'espace aérien environnant, leur permettant notamment de "regarder à travers" le sol de l'avion. De plus, il intègre des fonctionnalités avancées de vision nocturne. L'affichage tête haute se projette directement sur la visière, plaçant des informations telles que l'altitude, la vitesse et les cibles sous les yeux des pilotes.

Un projet de casque similaire destiné au F-15, F-16 de l’USAF et pour l’Advanced Super Hornet de la marine, montre qu’il est possible d’obtenir les mêmes capacités visuelles moitié moins chères.

Photos : 1 F-35@ USAF 2 Super Hornet@ Navy 3 Casque F-35 @ Rockwell Collins

 

26/09/2019

La Croatie a reçu les offres des avionneurs !

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La commission interministérielle croate pour l'acquisition d'avions de combat polyvalents a confirmé avoir reçu cinq lettres d'intérêt pour fournir au pays de nouveaux avions de combat  neufs et huit lettres d'intérêt pour des avions de seconde main.

Rappel :

Début août, la commission interministérielle créée par le gouvernement le 4 juillet a adressé à 26 candidats potentiels des demandes concernant l'acquisition d'appareils de combat polyvalents.

Depuis lors, la commission a examiné les propositions formulées par les soumissionnaires ayant manifesté leur intérêt pour ce projet.

Cette demande fait suite à la décision de Washington de janvier dernier en ce qui concerne son opposition au transfert de technologies sensibles concernant la vente de F-16 israéliens d’occasions à la Croatie.  Le pays a donc dû se résigner à relancer un nouveau concours.

La suite du projet :

Au cours de la procédure de sélection à venir, la commission vérifiera la validité de toutes les offres potentielles et verra si elles sont conformes aux exigences tactiques et techniques imposées par l'armée de l'air croate.

Les offres :

Selon diverses sources, les offres proviendraient de l'Italie, la France, la Suède, les États-Unis, la Norvège, le Danemark et Israël. Pour l’instant, le gouvernement croate n’a pas divulgué officiellement le nom des avionneurs ni des modèles proposés.

Mais aux vues des pays fournisseurs potentiels on peut aisément penser qu’Israël offre à nouveau ses avions d'occasion F-16 « Barak », la France semble proposer des Mirage 2000 d'occasions et/ou le Rafale. L'Italie propose l’Eurofighter d’occasion,  soit la version T1 que le pays cherche à revendre. Du côté américain Lockheed-Martin proposerait le F-16 « Viper » Block70/72 et le F-35A, tandis que la Suède offrirait le JAS-39 Gripen C/D et le E/F. De leurs côtés, la Norvège et le Danemark proposent leurs avions à réaction F-16 de seconde main.

Remplacer les MIG-21 :

En 2015 et dans l’attente d’une décision sur un nouvel avion de combat qui tarde à venir, la Croatie a reçu douze MiG-21L qui ont subi une remise à niveau en attendant mieux. L’avionique et les communications et l’augmentation de la sécurité du pilote sont au menu. Ukspecexport a installé son système de navigation GLONASS (GPS russe) qui permet la navigation autonome et le ciblage. Les appareils ont également reçu un système de communication crypté de nouvelle génération. L’avionique comprend un écran EFIS en remplacement des instruments de vol de base de type analogiques. Des améliorations ont été apportées en ce qui concerne le siège éjectable.

Pour autant, les vieux MiG-21L ne peuvent aujourd’hui assurer que le strict minimum en matière de police du ciel et seraient incapables de survivre à une attaque aérienne face à des avions modernes. 

Il s’agit de la troisième fois que le pays se lance dans une compétition en vue d’un nouvel avion et selon les responsables de l’aviation, il a y urgence cette fois-ci.  

Photo : MiG-21L croate@ FAC