05/10/2018

L’AGM-88E validé sur Tornado ECR !

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L'Aeronautica Militare Italiana (AMI, forces aériennes italiennes) a terminé les tests opérationnels du missile guidé anti-radar Raytheon AGM-88E AARGM (Advanced Anti-Radiation Guided Missile)

sur son avion de combat et de reconnaissance Tornado ECR. Les essais en vol ont été effectués au centre de guerre navale américaine de China Lake, en Californie, et ont abouti à deux frappes directes sur des cibles de défense aérienne. Ces tests réussis, la livraison d'AARGM aux unités opérationnelles va pouvoir se faire.

L’AGM-88E AARGM:

Le système AARGM est basé sur le missile original AGM-88 HARM développé par Texas Instruments et désormais produit par Raytheon. La version d'AARGM de l'AGM-88E est une mise à jour qui peut être appliquée aux armes existantes. En plus de disposer d'une antenne radar optimisée pour cibler les radars émetteurs, l'AARGM dispose d'un processeur de signal numérique et GPS. La principale différence, cependant, est que cela ajoute un chercheur de radar à ondes millimétriques pour un guidage terminal précis. Le nouveau système de guidage permet de cibler le missile sur des cibles non radar, lui permettant ainsi d’offrir une capacité tactiquement significative contre des cibles opportunistes sensibles au facteur temps. Pour ce faire le missile est doté un autodirecteur multimode pour contrer la capacité d'arrêt du radar ennemi. Le missile a une longueur de 417 cm, un diamètre de 25,4 cm et une envergure de 112 cm. Le poids du missile est de 361 kg. Il peut intercepter des cibles dans la plage de 60nm ou plus tout en volant à une vitesse de Mach 2+.

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Déjà opérationnel aux USA :

L ‘AGM-88 E est déjà opérationnel depuis 2012 et la pleine production a débuté cette année. L’arme est entrée en service au sein de l’US Navy et le Marine Corps sur le F/A-18C/D « Hornet » et le F/ A-18E/F « Super Hornet », ainsi que sur le EA-18G « Growler ». Le missile est également qualifié sur le F-35. Le Tornado ECR devient le quatrième appareil à pouvoir utiliser l’engin.

L’Italie a lancé un contrat d’acquisition de 171 millions de dollars avec le Naval Air Systems Command pour la production à plein tarif du Lot 7 de l’AGM-88E. Ce lot couvre la conversion de 32 AGM-88B fournis par le gouvernement américain dans la configuration AARGM.

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 Photos : 1 & 3 Tornado ECR italien @ AMI/Duncan Monk 2l’AGM-88 E @ Raytheon

 

 

Le S-97 « Raider » a atteint les 200 nœuds !

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Sikorsky a révélé que son prototype d'hélicoptère S-97 « Raider » avait atteint plus de 200 nœuds (370 km/h) lors des tests effectués par le centre de développement de West Palm Beach. Cet exploit a été accompli par le second de deux prototypes, qui a repris les activités de test du «  Raider » en juin après que le premier aéronef eut subi un accident lors de l’atterrissage en août 2017.

Le programme en vol du S-97 « Raider » dépasse les attentes prévues par l’hélicoptériste Sikorsky et démontre sa vitesse, sa maniabilité et son agilité révolutionnaires. La technologie X2 représente un ensemble de technologies nécessaires au combat à venir, permettant au futur combattant de s’engager dans un conflit de haute intensité à tout moment, n’importe où.


Le «Raider» est basé sur la technologie du X-2 développé par Sikorsky à la fin des années 2000. Le démonstrateur X-2 est une plate-forme de 5’000 livres, alors que le «Raider» est d'environ 11’000  livres et permettra d’emporter jusqu’à six soldats en mode assaut. En mode reconnaissance, cet espace pourrait être utilisé pour l'équipement supplémentaire ou des munitions avec 2 pilotes et réservoirs de carburant auxiliaire. Outre, sa vitesse maximale presque deux fois supérieure, à 250 nœuds, le S-97 sera plus manœuvrable et aura une signature acoustique plus faible qu’un hélicoptère standard.

Le principe des rotors contrarotatifs coaxiaux à hélices propulsives offrent des vitesses de croisière allant jusqu'à 250 kt (253 mph), plus du double de la vitesse des hélicoptères classiques, selon Sikorsky. Le S-97 est propulsé par un moteur General Electric YT706, une variante du CT7. 

Pour Sikorsky, ces attributs permettront au S-97 d’égaler ou dépasser les exigences de l’US Army pour son prochain hélicoptère léger polyvalent, car celui-ci, sera en plus, très performant dans les opérations à haute altitude qui posent problème aux hélicoptères légers actuels.

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Photos : le S-97 « Raider » @ Sikorsky

 

 

 

 

 

 

04/10/2018

Boeing offre le E-7 « Wedgetail » aux anglais !

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Le ministère britannique de la Défense (MOD) est en pourparlers avec l’avionneur Boeing en vue de l’acquisition du système d’alerte précoce et de contrôle aéroporté de type E-7 « Wedgetail ».

Après une analyse du marché et des discussions avec des fournisseurs d'autres systèmes, le ministère de la Défense britannique a conclu que le E-7 « Wedgetail » était l'avion le plus économique disponible et qu'il pourrait potentiellement être utilisé en collaboration avec l'Australie, alliée et membre du groupe «Five Eyes».

"Le Wedgetail est l'acteur le plus remarquable dans notre quête d'un nouvel avion de surveillance des espaces de combat et a déjà fait ses preuves en Irak et en Syrie avec la Royal Australian Air Force", a déclaré le secrétaire à la Défense, Gavin Williamson. «Notre avenir avec l'Australie nous verra déjà opérer le même avion de patrouille maritime, des navires de guerre de type 26 de classe mondiale et des avions à réaction supersoniques F-35. Le « Wedgetail » pourrait rejoindre ce formidable arsenal et nous aider à travailler ensemble pour faire face aux menaces globales auxquelles nous sommes confrontés. "

S'il était sélectionné par les anglais, l'avion remplacerait l’actuel Boeing E-3D « Sentry », entré en service dans la Royal Air Force en 1992. Le nombre d'avions que le MOD envisageait d'acheter et à quel prix n'a pas été révélé, mais quatre ou six avions pourraient être achetés. On estime le prix d’un E-7 à près de 1 milliard de dollars.

Le ministère de la défense précise que les discussions avec Boeing permettront ensuite de se faire une idée complète de l’avion. La décision finale ne sera prise qu’avec un processus d’approbation formel qui examinerait les exigences de la RAF et le prix de l’avion.

Des craintes et un choix :

Au mois de juillet, le Comité parlementaire de la Défense du Royaume-Uni, composé de représentants de plusieurs partis britanniques, a fait part de leurs préoccupations quant à l’intention, selon la rumeur du moment, de proposer un contrat pour le E-7 « Wedgetail » sans mise en concurrence ouverte, soulignant qu’il existait des plates-formes alternatives. Un autre candidat possible pourrait être le système « GlobalEye » de Saab, basé sur le biréacteur d’affaires Bombardier Global 6000 et en cours de développement pour le client de lancement, soit les Émirats arabes unis.

Pour autant le « Wedgetail » semble le favori pour le contrat anglais, et ceci pour deux raisons : D’une part le E-7 est déjà en service dans trois pays (Australie, Corée du Sud et Turquie) et de l’autre l’avion permettrait une bonne communité avec l’allié australien.

Le B737 «Wedgetail» AEW &C :

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Basé sur le Boeing 737-700  «Next-Generation» commercial, l'AEW&C E-7A « Wedgetail » est conçu pour fournir la surveillance de l’espace aérien et la gestion de celui-ci  grâce à son  radar à balayage électronique radar qui retransmet à  l’équipage de la mission l’ensemble des cibles aériennes et maritimes en temps réel. L'équipage de mission peut diriger les forces offensives et défensives tout en maintenant une surveillance continue de la zone opérationnelle.

Le radar MESA peut détecter jusqu’à 1’000 objets volants dans le même temps. Lorsque le degré de surveillance est en mode 360°, il peut détecter les avions ennemis dans un rayon de 370 km, et lorsqu’il concentre le faisceau dans une direction, il peut détecter des cibles à des distances allant jusqu'à 500 km. En d'autres termes, si l'avion vole près de la frontière. Avec les différents modes, le radar peut même détecter des cibles en mer. L'équipage de la mission peut diriger les forces offensives et défensives tout en maintenant une surveillance continue de la zone opérationnelle.

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Photos :Le E-7 Wedgetail de la RAAF @ RAAF

 

 

03/10/2018

L’île Maurice arme ses Do228MPA !

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La paisible île Maurice vient de prendre une décision qui en surprendra plus d’un, son escadron d'avions maritimes (MAS) au service de la Garde côtière mauricienne a acheté des unités de mitrailleuses de 7,62 mm pour son avion de patrouille maritime HAL Do-228.

Le plus récent des trois Do-228 (MP-CG-4) a été spécialement conçu pour le MAS par HAL et est entré en service en 2016. Il est équipé d'un radar de surveillance israélien Elta EL/M-2022A. Deux autres Do228 (CG-1 et CG-3) ont été mis en service en 1990 et 2004 vont également être doté d’un armement de bord. Les Gardes Côtes mauriciens prévoient d’acheter un quatrième Do228MPA également doté d’armes de bord.

La recrudescence de mouvements islamistes en provenances de Syrie et l’augmentation de la piraterie et du trafic de stupéfiant dans la région obligent les paisibles mauriciens à réagir et à se munir d’une capacité de nuisance. L’équipement militaire des Dornier Do228 semble n’être qu’un début de réarmement dans la région.

Le Dornier Do228 :

Le Dornier Do228 est un biturbopropulseur construit par l’avionneur allemand Dornierde 1981 à 1998 dans l’usine de Oberpfaffenhofen. Dès 1986 une licence est accordée à l’avionneur indien HAL. Sur les 270 appareils réalisés, environ 190 sont encore en service dans le monde entier (en 2007). Il est surnommé "le camion du ciel" pour ses performances fulgurantes sur terrains courts voire inexistants.Le Do 228 est propulsé par deux turbopropulseurs Garrett AiResearch TPE 331-5 (racheté entre-temps par Honeywell) fournissant une puissance unitaire de décollage de 525 kW. À partir de la version Do 228-212, des moteurs plus puissants TPE 331-5-252D et TPE 331-10 fournissant une puissance unitaire de décollage de 579 kW furent disponibles.

En 2008 la société suisse RUAG Aviation a annoncé qu'il reprenait la production du Do 228 de nouvelle génération (NG) après la commande de six appareil par une compagnie asiatique. L'entreprise compte ensuite produire entre huit et dix appareil par an. Les ailes et le fuselage sont produits par HAL et l'assemblage final se fera dans l'ancienne usine Fairchild-Dornier à Pfaffenhofen en Allemagne.

Photo :Do228 de la Garde Côte mauricienne @ Mickael Payet

02/10/2018

L’Australie lance le remplacement du Tigre !

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Canberra, cette fois c’est fait, l’Australie a publié une demande d'informations sur les "hélicoptères de reconnaissance" afin de soutenir les opérations spéciales. Le projet vise le remplacement de la flotte actuelle d’hélicoptères Airbus Tigre ARH de reconnaissance armée.

Un long différent :

Bien que récent, la flotte australienne d’hélicoptères Tigre ne satisfait pas aux exigences des militaires australiens. En février 2016, l’armée australienne parlait déjà de remplacer les Tigre ARH, si leurs performances ne répondaient pas aux exigences de combat et de maintenance. Pour l’Australie, la maintenance s’avère complexe, longue et difficilement inapplicable en combat réel, de plus l’hélicoptère ne satisfait pas aux exigences du combat actuellement. Le rapport annuel de la défense de l'Australie avait montré, que les hélicoptères Tigre avaient volé 3’000 heures dans une période de 12 mois, soit bien en dessous des 6.000 heures recherchés. L'armée dénonce notamment que la motorisation des Turbomeca MTR de l'hélicoptère, ont un coût plus élevé que prévu. L’Australie se plaint de la difficulté pour obtenir des pièces détachées et que plusieurs incidents impliquant de la fumée dans le cockpit ont été relevés.

Améliorations insuffisantes :

Canberra remet en cause, le programme d’améliorations mis en place avec les utilisateurs que sont : la France, l’Allemagne et l’Espagne. Pour les australiens ce programme ne va pas assez loin et ne permettra pas de répondre de manière satisfaisante aux besoins actuellement identifiés.

Le remplacement :

Publiée le 25 septembre dernier, la demande du département de la Défense sollicite des informations sur les hélicoptères en service "optimisés pour les environnements urbains denses" et pouvant être déployés par les transports stratégiques depuis l’avion de transport Boeing C-17.L’hélicoptère devrait être équipé d’équipements et de systèmes d’armes simples, éprouvés, de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR)", a déclaré le DoD. Par ailleurs, le nouvel aéronef devra pouvoir soutenir les opérations des forces spéciales, comme demandé dans le livre blanc de la défense australienne. Le futur hélicoptère pourra également être monomoteur. Le modèle choisi devra être livrable dès 2023.

Les concurrents :

Avec une telle demande de la part des australiens, plusieurs machines sont susceptibles de répondre à la demande, il s’agit pour les monomoteurs du Boeing AH-6 « Little Bird », de l’Airbus H125M. En ce qui concerne les hélicoptères bimoteurs, on retrouve Boeing avec son AH-64E « Apache », Bell avec l'AH-1Z. De son côté, il semble qu’Airbus tente de vouloir revenir en course avec les nouvelles mises à niveau disponibles pour le Tigre.

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Photos : 1 Tigre Australian Army @ Lance Broad 2l’AH-64 Apache @ Boeing