19/12/2019

Luftwaffe, les Eurofighter au complet !

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La Luftwaffe a réceptionné le dernier avion de combat de type Eurofighter dans le cadre de son programme d'enregistrement actuel (PoR), a confirmé Airbus DS hier.

Le dernier avion de la tranche 3A destiné à la Luftwaffe, n° 31.53, a quitté le 17 décembre le site de production d'Airbus à Manching dans le sud de l'Allemagne. Avec cette livraison, la Luftwaffe a reçu en service 143 Eurofighter, depuis la livraison du premier avion de la tranche 1 en 2003.

Avec cette étape importante, l'Allemagne est devenue le deuxième pays partenaire après le Royaume-Uni à conclure son Eurofighter PoR. La Royal Air Force (RAF) britannique a reçu son dernier avion de la tranche 3A du site de BAE Systems à Warton le 27 septembre, ce qui a mis fin à une production de 160 appareils pour la RAF qui a commencé en 2003.

À court terme, l'usine de Manching, près de Munich, se concentrera sur la livraison de pièces à assembler dans les autres sites de production nationaux en Italie, en Espagne et au Royaume-Uni. Un représentant d'Eurofighter a indiqué que la ligne restera occupée jusqu'au projet « Quadriga » qui verra la Luftwaffe remplacer 32 premiers avions de la tranche 1 jusqu'à 38 nouveaux appareils équipés d'un radar à balayage électronique (AESA). Un contrat à cet effet est attendu du gouvernement allemand sous peu.

Cette poursuite de la fabrication des composants et des travaux du projet « Quadriga » permettra à Manching de prendre toute décision concernant le remplacement de la Tornado par l'Allemagne et les exigences d'attaque électronique de l'OTAN (ce dernier est appelé le programme Luftgestützte Wirkung im Elektromagnetischen Spektrum [luWES]). En cas de succès et de sélection d'un fournisseur unique pour les deux Airbus DS pourrait être mandaté pour construire 97 autres avions de type Eurofighter dont la version ECR/SEAD pour la Luftwaffe en plus des 38 déjà réservés au projet « Quadriga ». 

Photo : Eurofighter de la Luftwaffe @ Luftwaffe/Ullrich Metternich

 

 

17/12/2019

La Force aérienne du Myanmar modernisée !

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La Force aérienne du Myanmar (MAF), vient de terminer sa plus grande mutation avec une modernisation en profondeur.  Lors d'une cérémonie tenue le 15 décembre dernier sur la base aérienne de Meiktila pour commémorer le 72e anniversaire de la fondation de l’Armée de l’air, le commandant en chef de l'armée du Myanmar (Tatmadaw), le général de division Min Aung Hlaing, a salué la mise en service de nouveaux appareils, tels que les JF-17 « Thunder », Yak-130 et Mi-35P.

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La Force aérienne du Myanmar (ex Birmanie) a reçu ses 10 premiers avions de combat JF-17M « Thunder » sur un total de 16 appareils commandés en 2015 sur un contrat d’une valeur de 560 millions de dollars. Le JF-17 « Thunder » vient épauler progressivement les MiG-29SM modernisés de l’armée de l’air. Une seconde commande n’est déjà pas exclue d’ici 2020 pour venir remplacer les F-7M, FT-7 et A-5IIKM chinois vieillissant. Le JF-17M « Thunder » Block II destiné au Myanmar a effectué ses vols de qualification en 2017, il s’agit de la même version utilisée par le Pakistan. Les JF-17M devraient être principalement affectés aux missions de l’appui aérien rapproché. Le Myanmar a été le premier pays à acheter le JF-17 pour remplacer sa force de combat vieillissante composée de 24 chasseurs J-7 vieillissants et de 16 avions d’attaque au sol A-5IIK.

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En parallèle à l’entrée ne service du JF-17, la MAF a commencé à réceptionner un nouvel avion école, le Yakovlev YAK-130. Le premier lot de trois avions d'entraînement avancé Yak-130 a été livré à la République de l'Union du Myanmar en 2016. Le contrat avait été conclu en 2015. En 2017, le pays a passé commande pour un lot supplémentaire d’avions d’entraînement avancé Yak-130 (nombre non divulgué). Les nouveaux appareils ont été livrés dès 2018.

En 2016 toujours, la MAF a signé un contrat avec Russian Helicopters pour la modernisation de 50 hélicoptères Mil Mi-25P au standard 35P. La principale différence entre les deux versions 24P/Mi-35P concerne la capacité d'attaque nocturne avec un système FLIR Zarevo, d'un nouveau système d'arme BREO-24 et d'une nouvelle avionique. Le Mi-35P peut être armé des missiles anti-char « Ataka » et de roquettes de 122mm S-13 et d'un canon bitube GSh-30K de 30mm.

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Le MAF dispose d’un effectif de 112 chasseurs, environ 80 avions d’entraînement, 25 avions de transport et environ 140 hélicoptères.

Photos : 1 & 2 JF-17 Thunder 3 YAK-130 4 Mi-35P @ MAF

16/12/2019

Protection aérienne accrue dans le ciel Genevois !

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Du 17 au 18 décembre 2019, des restrictions de vol supplémentaires au-dessus de Genève seront en vigueur. Il s'agit de mesures de sécurité temporaires à l'occasion du « Forum mondial sur les réfugiés », organisé au siège des Nations unies à Genève, sous l'égide du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. En outre, le service de police aérienne sera renforcé

Avions de combat et défense sol-air :

Le 6 décembre, sur demande des organes de sécurité de la Confédération et des autorités genevoises, Le Conseil fédéral a ordonné une restriction de l'espace aérien durant le déroulement du «Forum mondial sur les réfugiés» à la mi-décembre. La participation de nombreux chefs d'Etat, dont la Suisse doit assurer la sécurité en vertu du droit international public, rend cette mesure nécessaire. La police du ciel est ainsi renforcée avec des avions de combat Boeing F/A-18 C/D « Hornet » armés. Au sol, un certain nombre d’unités de feu sol-air dotées de canons à tirs rapides de 35mm couplés aux conduites de tir radarisées « Skyguard » sont engagés

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Puisque la protection de l'espace aérien relève des Forces aériennes, celles-ci ont été chargées de déterminer les conditions de survol de l'espace aérien au-dessus de Genève et ont mis en place les restrictions nécessaires. Ainsi, du 17 décembre à 8h00 jusqu'au 18 décembre à 20h00 au maximum, le trafic aérien sera réduit dans un rayon de 10 milles nautiques (environ 19km) autour de la Place des Nations à Genève. En principe, aucun mouvement aérien ne sera toléré dans cette zone. Le trafic aérien commercial à l'aéroport international de Genève n'est pas concerné par ces mesures supplémentaires. En outre, dans un rayon de 25 milles nautiques (environ 46km), tous les avions doivent allumer leur transpondeur. Les mêmes restrictions sont valables pour l'espace aérien français limitrophe.

Concernant le service de police aérienne transfrontalier, la Suisse travaille en étroite collaboration avec la France dans le cadre de l'accord sur la sécurité aérienne contre les menaces non militaires. Outre l'échange d'informations, cet accord permet aussi aux avions de combat de traverser la frontière lors d'engagements. Les mesures de l'Armée suisse complètent le dispositif de sécurité des autorités cantonales.

Photos : 1 Hornet en patrouille de nuit 2 Défense sol-air avec conduite de tir Skyguard & canons 35mm près de Genève @ DDPS

L'Irish Air Corps opte pour le C295 MPA! 

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L’Irish Air Corps a choisi le C295 d’Airbus DS.  Ce sont deux appareils qui sont en commande en version Maritime Patrol Aircraft (MPA). L'Air Corps a déclaré dans un communiqué que le nouvel avion "offrira des capacités renforcées à l'Irish Air Corps et aux Forces de défense irlandaises en matière de défense et de sécurité maritimes". Le coût du contrat, y compris les équipements et l'assistance, s'élève à environ 221 millions d'euros.

Le C295 MPA :

La conception du C295 MPA est basée sur la cellule de l'avion de transport militaire C295. Le train d'atterrissage est conçu pour permettre des opérations de décollage et d'atterrissage sur des aérodromes non préparés et courts. 

La rampe arrière de l'avion permet le transport de palettes standard de 88 x 108, de lancer des radeaux de recherche et de sauvetage, du matériel d'urgence et des parachutistes. Il est déployé dans les domaines du transport militaire, de la patrouille maritime, des missions de recherche et de sauvetage (SAR), de l'ASW, du renseignement sur les signaux (SIGINT), du renseignement sur l'imagerie (IMINT), des missions d'application de la loi et de lutte contre la pollution marine. Le C295 MPA est équipé d'un système d’avionique intégré avancé. La suite avionique comprend quatre écrans à cristaux liquides et des unités de contrôle associées. Un ensemble de capteurs géophysiques fournit des informations sur l'attitude, le cap et les données aériennes. D'autres sous-systèmes comprennent un AHRS (système de référence d'attitude et de cap), un ADS (système de données aériennes), un FMS (système de gestion de vol) et un système de commande de vol automatique. L'avion est équipé d'un système tactique entièrement intégré (FITS) pour le contrôle de la mission. Le système comprend une gamme de capteurs et de composants, notamment un radar de recherche, des capteurs électro-optiques infrarouges (EO/IR), des systèmes de guerre-électroniques (ESM), un système d'intelligence électronique (ELINT), COMINT, un détecteur d'anomalies magnétiques (MAD), un interrogateur IFF, un SATCOM, une liaison de données. D'autres sous-systèmes comprennent des systèmes acoustiques, un système d'identification automatique (ais) et des systèmes de détection de la pollution marine. L'avion est équipé d'un équipement d'autoprotection comprenant un blindage de cockpit, un récepteur d'avertissement radar (RWR), un système d'avertissement d'approche par missile (MAWS) et un récepteur d'avertissement laser (LWR).

Le C295 dispose de six points durs sous les ailes pour les systèmes d'armes. Les points durs peuvent contenir des torpilles, des missiles anti-surface, des mines et des charges de profondeur.

Le C295 MPA est propulsé par deux turbopropulseurs PW127 entraînant des hélices à six pales Hamilton Sundstrand Type 568F-5. Chaque hélice a un diamètre de 3,9 m. Le moteur fournit une puissance nominale au décollage de 2’645 shp. Le C295 peut voler à une vitesse maximale de 480 km/h. L'altitude en fonctionnement normal est de 7’620 m. La masse maximale au décollage est de 23 200 kg. L'avion a une endurance de plus de 11 heures et une autonomie maximale de 5 630 km.

Photo : C295 MPA @ Airbus DS

15/12/2019

12ème P-8A pour la RAAF ! 

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La Royal Australian Air Force (RAAF) a reçu son 12ème Boeing P-8A « Poseidon » de patrouille  maritime multimission (MMA), selon un communiqué du ministère de la Défense (DoD) à Canberra. L'avion est arrivé sur les installations de la base aérienne de la RAAF d'Édimbourg, complétant la flotte du Squadron 11.

Rappel :

L'Australie a acquis le P-8A pour remplacer les 19 avions de patrouille maritime Lockheed AP-3C « Orion » qui sont en service depuis les années 1960. Les 15 P-8A seront exploités en tandem avec sept systèmes d'aéronef sans pilote (UAS) Northrop Grumman MQ-4C « Triton », qui seront acquis une fois le développement achevé par le constructeur et l'US Navy (USN).

Les livraisons à l'Australie ont débuté en novembre 2016, date à laquelle les escadrilles 10 et 11 ont réceptionné les premiers du P-8A. Dans le cadre de ce processus, le RAAF a envoyé ses équipages s'entraîner aux côtés de l'USN et du personnel britannique de la Royal Air Force (RAF) au Centre de test intégré (ITC) de la Naval Air Station (NAS) de Jacksonville en Floride.

L'AP-3C  2Orion » a débuté son retrait progressif au sein de la RAAF, le dernier avion devant être retiré en 2023.

La ministre australienne de la Défense Linda Reynolds a été cité dans un communiqué que le P-8A que le P-8A améliore la sécurité maritime de l'Australie, soulignant que la plate-forme peut être ravitaillée en vol, permettant de patrouiller les territoires isolés de l'océan Austral en Australie.

La capacité de carburant interne de près de 34 tonnes permet également au P-8A de mener des missions de guerre anti-sous-marine à basse altitude à une distance de plus de 2’000 km de la base.

Le Boeing P-8A «Poseidon» : 

Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US-Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage. Cet avion équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec des drones.

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Photos : 1 P-8A de la RAAF 2 consoles à bord@ RAAF