10/10/2019

La famille V-22 a atteint les 500'000 heures de vol !

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La flotte de V-22 « Osprey » à rotors basculants construit par Bell Textron Inc et Boeing a dépassé le cap des 500’000 heures de vol. A ce jour, plus de 375 V-22 sont en service de l'US Air Force (CV-22) et de l’US Marine Corps (MV-22).

« Le V-22 offre une capacité inégalée pour les Marines des États-Unis et l'US Air Force Special Operations Command », a déclaré le Colonel Matthew Kelly de l’US Marine Corps.

Le V-22 « Osprey » est le seul aéronef en  production doté de rotors basculants au monde, et qui permet aux militaires de mener des missions diverses dans tous les environnements d'exploitation les plus difficiles. Plus récemment, l'aéronef a été déployé pour aider les efforts de secours aux Bahamas après l'ouragan Dorian.

Le Bell Boeing V-22 prend en charge la préparation par un effort de soutien logistique complet qui inclut la maintenance, la formation, des représentants sur place et l'analyse de données. Bell Boeing travaille également avec le bureau du programme V-22 sur plusieurs efforts pour améliorer la préparation des V-22.

Le V-22 «Osprey» :

Le V-22 « Osprey » est aéronef de transport multirôle utilisant la technologie du rotor basculant pour combiner  les performances en vol vertical d'un hélicoptère avec la vitesse et la portée d'un aéronef à voilure fixe. Avec ses nacelles et les rotors en position verticale, il peut décoller, atterrir et décoller comme un hélicoptère. Une fois en vol, ses nacelles basculent. Pour se comporter comme  un avion à turbopropulseur capable de haute vitesse et  de vol à haute altitude.

Le programme «Joint Advanced Vertical Lift Aircraft» est lancé en 1982 sous la direction de Bell Textron et Boeing. Le programme fut plusieurs fois menacé d’abandon pour des raisons budgétaires et le premier prototype commencera ses essais le 19 mai 1989, en vol stationnaire uniquement. Le premier vol horizontal ayant lieu le 14 septembre. En novembre 2000 le fonctionnement depuis un porte-avions est validé.

Il faudra cependant attendre 2005 pour le lancement de la production de présérie qui devra permettre la mise en service d’une escadrille «test».

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Photos : V-22 @ Boeing Bell Textron

08/10/2019

Dassault livre le premier Rafale à l’Inde !

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L’armée de l’air indienne a pris livraison de son premier avion Rafale ce mardi 8 octobre, lors d’une cérémonie sur le site de Dassault de Mérignac. Les appareils voleront pour la première fois dans le ciel indien à partir de mai 2020, indique le 5 octobre au patron de l’armée de l’air indien RKS Bhadauria. L’événement de Mérignac, en présence du ministre de la Défense indien Rajnath Singh, est hautement symbolique.

Rappel :

Le contrat Rafale, a été signé en septembre 2016 pour un montant de 7,9 milliards d’euros pour 36 appareil. L’Inde aura mis Paris et Dassault aviation au pied du mur pour obtenir une forte réduction du prix. Cette demande enterrait un précédent appel d'offres de 126 avions de combat pour lequel Dassault était en négociations exclusives avec l'Inde depuis 2012. Mais les tractations n'avaient jamais abouti. A noter que l’Inde semble avoir obtenu une baisse du prix tout en gardant un les standards négociés à l’époque pour 126 avions. En effet, les négociations de départ semblaient débuter à près de 10 milliards d’euros sans armement. 

Pas d’irrégularité :

Selon la Cour suprême l’absence de toute irrégularité dans le processus décisionnel concernant l’achat de 36 Rafale, le prix et la sélection, par Dassault Aviation, des partenaires indiens du programme de compensations industrielles (offset), dont la société Reliance Defence appartenant à M. Anil Ambani.

« L’accord est totalement conforme aux lois et règles indiennes, comme je l’ai déjà déclaré, et le premier élément de Falcon vient de sortir de notre usine de Nagpur pour être livré », a déclaré Eric Trappier, Président-Directeur général de Dassault Aviation.

Dassault Aviation s’engage à mettre pleinement en œuvre le programme « Make in India » du Premier ministre Modi. À ce titre, Dassault Aviation assurera de la production en Inde par le biais de la Joint Venture Dassault Reliance à Nagpur, ainsi qu’au travers d’un vaste réseau d’approvisionnement comprenant déjà une trentaine d’entreprises avec lesquelles Dassault Aviation a signé des contrats, et une soixantaine d’autres pour lesquelles des discussions sont en cours.

Dassault a répondu à la demande indienne :

Selon les termes du nouveau contrat, l'avionneur français s'est associé avec un partenaire indien, Reliance Group, dirigé par le magnat Anil Ambani. Cette société n'avait pourtant aucune expérience préalable dans l'aéronautique. Dassault a déjà investi plus de 100 millions d'euros dans sa co-entreprise avec Reliance à la suite du nouvel accord. En agissant ainsi l’avionneur français n’a fait que répondre favorablement à une demande indienne précisée d’emblée dans le cahier des charges. Le choix de la société Reliance est du à la volonté du gouvernement indien. 

Comme je l’expliquais dans un article du 9 août dernier, il n’y pas de problème avec le contrat « Rafale » en Inde, mais l’enjeu politique est tel, que celui-ci pouvait faire basculer le choix des urnes. Du côté de l’IAF, on s’est montré inquiet, car un nouveau retard aurait été une véritable catastrophe pour la modernisation de celle-ci. 

Le combler un vide :

Pour l'Armée de l'Air indienne, il devenait urgent de combler le vide qui se creusait chaque jour un peu plus avant l’arrivée du Tejas. Pour cela, il est évident que seul l’avion français était en mesure de venir remplacer rapidement les bons vieux MiG-21 à bout de souffle. La commande de 36 avions Rafale de Dassault Aviation est donc très attendue chez les pilotes indiens. Cependant la demande en nouveaux avions de combat pour l’IAF reste très importante, le marché est donc encore particlulièrement attractif pour les avionneurs et Dassault qui espère obtenir d’autres commandes.

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Photos : Cérémonie de remise chez Dassault@ Dassault

 

07/10/2019

L’USAF : retour à la « Century Series » !

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Vous n’avez pas connu l’époque des « Century Series » ? Eh, bien, nous allons vivre un ersatz de cette période, mais numérique. La référence à «Century Series» remonte aux années 50, lorsque les États-Unis ont mis au point une série de chasseurs, tels que le F-100, le F-102 « Convair » et le F-104 « Starfighter » dans un laps de temps relativement court tout en repoussant les limites de la technologie.

Changement de stratégie au sein de l’USAF :

Will Roper, le nouveau Directeur des acquisitions de l’US Air Force a créé un nouveau bureau pour aider au développement de technologies de chasse avancées. Ce nouveau bureau a été créé pour transformer le programme NGAD (Next Generation Air Dominance) en une initiative similaire à ce que fût la série « Century Series » en terme de création rapide d’avions. Cependant, la nouvelle version de la « Century » fera appel à l’architecture numérique, à l’architecture des systèmes ouverts modulaires et au développement de logiciels agiles pour concevoir des avions avancés plus rapidement et entrer en production avec un coût nettement inférieur. Cette nouvelle vision contraste fortement avec les programmes existants, qui peuvent durer des années tout en ne produisant qu'un seul avion.

La série Digital Century vise à améliorer la vitesse et la flexibilité avec lesquelles les avions peuvent être pilotés en utilisant des technologies de conception et de fabrication entièrement numériques et ne modifiera pas les technologies de combat poursuivies au NGAD.

Ce nouveau bureau exécutif du programme (PEO) sera dirigé par le colonel Dale White, qui a de l'expérience dans le développement et l'acquisition de plateformes de renseignement, de surveillance et de reconnaissance, avec d'autres rôles. Il a également participé au programme Northrop-Grumman B-21 « Raider ».

Pourquoi ce changement ?

Nous avons ici un véritable changement de concept qui renie tout simplement les 30 dernières années de gestion des programmes au sein de l’US Air Force. Il y a deux raisons principales dans cette nouvelle vision :

D’une part le concept actuel pose un problème de compétence en ce qui concerne la répartition du savoir faire entre les avionneurs américains. Lockheed-Martin se taille la part du lion avec le F-22 et le F-35, laissant ainsi Boeing et Northrop-Grumman sur la paille. Ces deux derniers pourraient à terme perdre des capacités de développement technologique. Une telle perte pourrait au final compromettre les chances de mise au concours futures.

De l’autre, le système actuel produit des avions trop chers. Le modèle actuel ne permet pas, par exemple de réagir face à la production de 3 à 4 avions de nouvelles générations en Chine. Hors, il faudra à l’avenir être capable de répondre rapidement à une nouvelle menace en créant un nouvel avion ou plus simplement un dérivé d’un aéronef existant qui réponde à celle-ci de manière spécifique.

La mort du programme F-35 ?

Cette nouvelle vision du concept de réponse aux menaces est totalement inverse de ce qui a été créé au sein du programme F-35. La nouvelle « Century » ne va pas aider le programme F-35 de Lockheed-Martin, bien au contraire. Elle devrait même le rendre obsolète et réduire considérablement les espoirs de produire 3'000 avions à terme. La « Digital Century » devrait également impacter à la baisse les envies d’exportations du F-35. Inutile de dire qu’à Washington, les pro-F-35 s’inquiètent de la nouvelle décision.

La nouvelle approche concrètement :

La nouvelle approche de la série « Digital Century » pourrait permettre  à l’US Air Force de disposer assez rapidement d’un nouvel avion furtif qui servirait de nœud central au NGAD, fonctionnant en réseau avec des capteurs, des drones et d'autres plates-formes. L’USAF utiliserait le prototypage pour accélérer l'utilisation de technologies clés dans l'espoir de les faire mûrir suffisamment tôt pour pouvoir être intégrées dans des aéronefs perfectionnés au début des années 2030. De fait, au lieu de produire un super avion, l’objectif serait de construire rapidement le meilleur chasseur que l’industrie puisse rassembler en quelques années, en intégrant toute la technologie émergente existante. Le service sélectionnerait, mettrait un petit nombre d’appareils sous contrat, puis relancerait une nouvelle ronde de concurrence entre les constructeurs de chasseurs, qui réviserait leurs conceptions de chasseurs et exploreraient de nouvelles avancées technologiques. Le résultat serait une famille d’aéronefs en réseau, certains plus interdépendants que d'autres, développés pour répondre à des besoins spécifiques et intégrant les meilleures technologies à bord d'une cellule unique. Un jet pourrait être optimisé autour d'une capacité révolutionnaire, comme un laser aéroporté. Un autre pourrait donner la priorité aux capteurs de pointe et ainsi de suite.

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Photos : Image de synthèse d’avions futuristes

 

 

Démonstrations à l’Axalp 2019 !

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Chaque année en automne, les Forces aériennes suisses organisent une démonstration des Forces aériennes suisses sur l’Axalp/Ebenfluh pour présenter l’expertise de leurs pilotes dans les Alpes suisses. Les spectateurs peuvent ainsi admirer un show aérien à couper le souffle sur la plus haute place de tir d’aviation d’Europe, à 2200 mètres d’altitude, devant le magnifique panorama des Alpes, une performance unique au monde.

Informations AXALP '19 - Démonstrations aériennes des Forces aériennes suisses :

Entrainement le 8 octobre.

Démonstrations les 9 et 10 octobre.

L’objectif des exercices de tir d’aviation sur l’Axalp est de montrer au public les capacités et les d’engagement des Forces aériennes suisses en milieu alpin.

Voici un aperçu du programme : 

  • Tir au canon en montagne (F/A-18)
  • Caractéristiques de vol du Cougar
  • Opération d’extinction d’incendie
  • Service de police aérienne
  • Engagement d‘éclaireurs parachutistes
  • Défilé pour les 40 ans du PC-7
  • Défilé des avions d’instruction de la défense aérienne
  • Caractéristiques de vol du F/A-18
  • Présentation du PC-21
  • Forces spéciales (CFS)
  • Patrouille Suisse

 

Les avions de types F/A-18 Hornet et PC-21 ainsi que les hélicoptères Super Puma, Cougar et EC635 participent aux démonstrations aériennes.

Le même programme est présenté tous les jours.

Renseignements sur :

 

https://www.vtg.admin.ch/fr/organisation/cdmt-op/fa/ba-mei/axalp.html#ui-collapse-676

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04/10/2019

Des P-3C « Orion » pour l’Argentine !

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L'Argentine a acheté quatre avions de patrouille maritime Lockheed P-3C « Orion » pour remplacer les modèles précédents, a annoncé le ministre de la Défense nationale. Les quatre avions avaient été achetés au gouvernement américain.

L’intention est de remplacer les six orions P-3B reçues par l’Argentine entre 1997 et 1999, dont aucun n’est opérationnel. Étant donné que les P-3B nécessitaient une rénovation structurelle majeure, il a été décidé que le meilleur plan d'action consistait à les remplacer par des appareils plus récents, récemment retirés par la US Navy (USN).
Les termes de l'accord stipulent que les quatre P-3C affectés au transfert en Argentine ne doivent pas avoir quitté le service actif américain pendant une période supérieure à deux ans avant leur livraison.En outre, le contrat comprend des dispositions relatives à la fourniture de pièces de rechange et d’autres équipements techniques.

L'intérêt pour les P-3C a commencé en 2016 lorsque le personnel de la marine argentine s'est rendu dans des installations américaines pour inspecter des cellules excédant les exigences américaines. Le 25 juin dernier, lors d'une visite en Argentine, l'amiral Craig Faller, commandant du US Southern Command, a déclaré que l'avion pourrait être mis à disposition et que des négociations ont été engagées pour la fourniture de quatre d'entre eux.

Lockheed-Martin P-3 « Orion » :

Le Lockheed P-3 Orion est un quadrimoteur à hélices. Le P-3 Orion est un dérivé militaire du projet d'avion civil Lockheed L-188 «Electra» qui a été abandonné.

En 1957, l’USN fait part de son besoin d'avoir un remplaçant à ses P2 «Neptune» vieillissant et encore doté de moteurs à pistons. Lockheed est sélectionné pour le développement de l'appareil.

Un premier prototype désigné YP3V-1 est construit. Il effectua son premier vol le 25 novembre 1959. Par rapport au modèle civil, dont il est issu, il est plus court de 2,24 m et est modifié pour accueillir une soute à bombes.

Ses essais effectués, il fut mis en production sous le nom de P-3A. 157 appareils de ce type furent construits. Il fut mis en service pour la première fois dans les forces armées des États-Unis en 1962.  Ils étaient équipés de propulseurs Allison T56-A-10W de 4 500 chevaux et du même système tactique que le P2V-7. À partir du 109e appareil, celui-ci fut remplacé par un système Deltic plus moderne tandis que les avions déjà en service furent rétrofités avec ce système.

Une seconde version vit le jour sous le nom de P-3B et fut construite à 145 exemplaires. Les différences avec le P-3A résidaient dans une nouvelle motorisation, des Allison T56-A-14, et la possibilité d'emporter des missiles AGM-12 Bullpup.

La version finale, P-3C, conserva la cellule et la motorisation de la précédente mais fut équipée d'un nouveau système de lutte anti-sous-marine et d'un Naval Tactical System. Le P-3C est doté du système de radar (LSRS) AN/APS-149 hautement performant de Raytheon.

Photo : P-3C Orion@ Lockheed