13/04/2018

824 heures de vol pour le STAC en 2017 !

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En 2017, le STAC a comptabilisé 824 heures de vol, dont 623 au service du Conseil fédéral et le reste pour le compte des différents départements. En ce qui concerne les avions, sur un total de 617 heures de vol, 600 ont été réalisées avec les propres aéronefs du service et 17 heures avec des appareils loués. Sur ces 617 heures, la part consacrée au Conseil fédéral s’élève à 447 heures et celle des départements à 170. Quant aux hélicoptères, ils ont volé 207 heures, dont 176 pour le Conseil fédéral. Les activités du STAC se déroulent conformément à l’ordonnance du 24 juin 2009 concernant le service de transport aérien de la Confédération.

Vols sur mandat de la Confédération :

Le STAC est une formation militaire des Forces aériennes qui effectue des vols sur mandat du gouvernement, des départements, de l’Assemblée fédérale, de la Chancellerie fédérale, des tribunaux fédéraux et de l’Armée suisse. Pour garantir une disponibilité à court terme 365 jours par an, le STAC engage ses propres avions et hélicoptères et, le cas échéant, des avions de location si tous ses appareils sont occupés ou en service d’entretien, si ses capacités sont dépassées ou si l’autonomie de ses appareils est insuffisante pour parcourir la distance requise.

Standards de sécurité élevés, possibilités d’engagements dans des régions en crise, disponibilité à court terme et respect des délais fixes des délégations, à savoir des prestations dont la couverture n’est pas toujours garantie par les vols de ligne, sont autant d’avantages offerts par le STAC, sans oublier l’effet représentatif, la protection de l’information et la discrétion diplomatique. Ainsi, les prestations du STAC servent directement les intérêts de la Suisse, et les coûts d’un vol du STAC ne peuvent pas être comparés avec ceux d’un vol de ligne. Il faut également tenir compte du fait que les pilotes doivent effectuer un certain nombre d’heures de vol par année afin de garder leur licence. Les vols effectués dans le cadre du STAC permettent d’éviter les vols à vide. Des directives similaires s’appliquent également aux aéronefs.

Depuis le 1 janvier 2005 les activités du STAC dépendent des Forces aériennes et ceci depuis la réorganisation décidée par le Conseil Fédéral le 12.11.2004. Précédemment le STAC appartenait à l’OFAC, mais pour des raisons d’économies et de simplification des structures un nouvel organigramme a été planifié.

 

Les missions du STAC :

Le transport des VIP (Conseil Fédéral, secrétaire d’Etat et toutes délégations officielles) de   la Confédération en Suisse et à l’étranger.

Transport de passagers mandatés dans le cadre de mission telle que l’OSCE.

Transport de personnels dans le cadre de mission pour la Paix.

Acheminement de matériels pour la Confédération.

Opération de cartographie de la Suisse dans le cadre de Swisstopo.

Transport de militaires dans le cadre d’exercices à l’étranger (tests de tir RAPIER & STINGER).

Accompagnement du personnel lors de déplacement des Forces aériennes en démonstrations à l’étranger (Patrouille Suisse, F/A-18, Super Puma) ou en exercices ( Nightway, Tigermeet, Norka)

Simulations au profit des Forces aériennes.

Mise à disposition pour répondre à diverses urgences de transport (plan catastrophe).

 

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Photos : 1Dassault Falcon 9002Cessna  Citation Excel @ Swiss Air Force

12/04/2018

Encore des revers pour le F-35 !

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La saga des problèmes du F-35 continue de plus belle. D’une part les livraisons sont stoppées au Pentagone pour des raisons contractuelles et de l’autre, le nouveau standard F-3 livré à la RAAF devait être pleinement opérationnel, mais il n’en est rien.

Litige sur la corrosion :

Le ministère américain de la Défense a interrompu la livraison des avions F-35 de Lockheed-Martin Corp à la suite d'un litige quant à la responsabilité des coûts engendrés par un défaut de production.

Le constructeur a confirmé mercredi l'arrêt des livraisons pour une question contractuelle, sans donner davantage de détails. Lockheed Martin se dit néanmoins confiant quant à son objectif de livraison de 91 appareils pour 2018.

Cette situation est due suite à la découverte de corrosion sur les panneaux extérieurs en fibre de carbone de l'avion. Le DOD et Lockheed-Martin ont trouvé une solution au problème de la corrosion, mais seraient dans une impasse sur qui devrait payer pour réparer les F-35 déjà stationnés dans le monde.

La bonne nouvelle qui tombe à l’eau :

En début de semaine Lockheed-Martin a annoncé la livraison de trois avions F-35 à la RAAF équipés du logiciel Block 3F, soit une version plus performante que le logiciel 3I installé dans les deux premiers exemplaires livrés à la Royal Australian Air Force, explique la ministre australienne de la Défense, Marise Payne.

Pour bien comprendre le développement des standards du F-35, voici un raccourci :

  • Block 1A / 1B - Le block 1 comprend 78% des plus de 8,3 millions de lignes de code source nécessaires à la capacité de combat complète du F-35. Le block 1A était prêt pour la configuration de l'entraînement alors que le bloc 1B fournissait une sécurité initiale à plusieurs niveaux.
  • Block 2A - Le block 2A est actuellement distribué à la flotte de F-35. Il offre une formation améliorée, y compris la fonctionnalité pour la fusion hors-carte, les liaisons de données initiales, l'attaque électronique et le débriefing de mission. Avec le block 2A, près de 86% du code requis pour une capacité de combat complète volent.
  • Block 2B - Le block 2B fournit des capacités initiales de combat, y compris, mais sans s'y limiter, des liaisons de données étendues, la fusion multi-navires et les armes vivantes initiales. Les Marines américains ont déclaré CIO en juillet 2015 avec le Block 2B. Avec le block 2B, plus de 87% du code requis pour une capacité de combat complète volent.
  • Block 3i - Le block 3i fournit les mêmes capacités tactiques que le block 2B. La principale différence entre 2B et 3i est la mise en œuvre d'un nouveau matériel, en particulier le processeur intégré intégré mis à jour. La Force aérienne a déclaré le CIO avec le bloc 3i en août 2016. Avec le bloc 3i, 89% du code requis pour une capacité de combat complète.
  • Block 3F - Le block 3F fournit 100% des logiciels requis pour une capacité de combat complète, y compris, mais sans s'y limiter, l'imagerie par liaison de données, les armes complètes et l'entraînement intégré.

Sauf que le nouveau Block 3F ne permet pas information détaillées sur les menaces, et ne sera pas disponible à 100% avant cet automne au plus tôt et ceci bien que le bureau du programme ait achevé tous les tests de précision des bombes et des missiles prévus pour 2017, il continue d'analyser ces événements. Le Bureau des essais opérationnels et de l'évaluation du Secrétaire à la Défense, ou DOT & E, craint que si des lacunes sont constatées et perdurent, le JPO devra prendre plus de temps pour développer et tester les corrections.

Alors que le rapport estime que les tests des systèmes de mission nécessaires pour terminer le développement devaient être terminer en février 2018, "le programme n’est pas en mesure d'atténuer complètement les nombreuses lacunes ouvertes à la fin de SDD, entraînant des déficits dans les capacités du Block 3F.

Des questions se posent désormais en ce qui concerne la façon dont le JPO pourrait exécuter la prochaine phase du développement des F-35, anciennement connue sous le nom de «modernisation du Block 4».

Photo : F-35 RAAF @ Lockheed-Martin

 

11/04/2018

Assemblage du 100ème P-8A «Poseidon» !

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Le 100ème Boeing P-8A « Poseidon » est entré dans en phase d’assemblage finale à Renton, Washington. Pour l’instant l’avionneur américain dispose de commandes permettant de maintenir la chaîne de production jusqu’en 2022.

Boeing confirme par ailleurs avoir livré 82 avions depuis le lancement du programme en 2011, et au total à 127 avions sont sous contrat avec l'US Navy, l'Australie, le Royaume-Uni, l'Inde et la Norvège. Avec les options en attente et les besoins de futurs clients potentiels, l’avionneur estime à près de 200 le nombre de P-8A qui pourront être produit à l’avenir. La Corée du Sud étant le prochain pays a devoir signer une commande.

 

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Boeing P-8A « Poseidon » :

Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US-Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une réduction des coûts importante, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin  de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps) et brouillage électronique.

Cet avion équipé des liaisons 11et 16 et de systèmes internet, qui doivent agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec la quarantaine de drones RQ-4N choisi dans le cadre du programme Broad Area Maritime Surveillance devant assurer une surveillance surface de longue durée et une variante du drone de combat Boeing ScanEagle, le MagEagle Compressed Carriage. 

Boeing a dû faire plus de 50 modifications pour un coût d’un milliard de dollars pour adapter simplement la cellule de base du B737 pour satisfaire aux exigences de certification, plus exigeante de la marine américaine. Le coût du développement est estimé à 5,5 milliards de dollars américain, tandis que le coût total (développement + appareils) est lui estimé à 20 milliards de dollars.

 

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Photos : 1P-8A US Navy @ P.Muniz Zaragueta2 Poste de travail @ US Navy3 P-8A de la RAAF @ Royal S-King

Le V-280 « Valor » prêt pour les vols rapide !

 

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Le prototype du Bell V-280 « Valor » est sur la bonne voie pour faire basculer ses nacelles vers l'avant et voler en «mode avion» d'ici la fin du mois d'avril, selon un responsable de l'entreprise. Le prototype, qui a fait son premier vol en décembre, il a maintenant accumulé 19 heures de vol et 75 de fonctionnement sur le terrain.

Lors des essais en vol sur le site de Bell Textron à Amarillo au Texas, le V-280 a volé jusqu'à 80 kt. La prochaine étape consiste à tester le vol avec les hélices basculées en avant et de pousser la vitesse pour attendre les niveaux d’un avion.

Le programme Bell V-280 « Valor » fait partie de l'initiative de démonstrateur technologique interarmées polyvalent (JMR-TD). Le programme JMR-TD est le précurseur scientifique et technologique du programme « Future Vertical Lift » (FVL) du ministère de la Défense. Le programme V-280 rassemble les ressources techniques et les capacités industrielles de Bell Helicopter, Lockheed Martin, GE, Moog, IAI, TRU Simulation et formation, Astronics, Eaton, GKN Aerospace, Meggitt et Spirit AeroSystems.

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Le Bell V-280 « Valor » est censé fournir à l’armée des États-Unis les plus hauts niveaux de maturité et de préparation technique. L'aéronef est conçu pour offrir la meilleure valeur en termes d'approvisionnement, d'exploitation et de soutien, et de structure de force. Avec deux fois la vitesse et la portée des hélicoptères conventionnels.

Le Bell V-280 « Valor » dont le design a été présenté pour la première fois le 10 avril 2013, lors de l'Army Aviation Association of America Annual Professional Forum and Exposition à Forth Worth au Texas. Le V-280 est un aéronef multi-rôle susceptible de répondre au programme «Vertical Lift Program» du département de la Défense. L'armée américaine et le ministère de la Défense sont en effet, à la recherche d’un hélicoptère capable à l’avenir de voler à une vitesse de 230 nœuds, en lieu et place des 140 actuels.

Le concept du V-280 « Valor » est basé sur la gamme des « tilt-rotors » de troisième génération, fortement inspiré du V-22, mais légèrement plus petit. Une des grosses différences avec le V-22 est que les moteurs du V-280 seront fixes et ne pivotent pas avec le rotor, ce qui réduit la complexité et le nombre de pièces mobiles.

Le Bell V-280 « Valor » à rotors basculants doit offrir selon son concepteur, les plus hauts niveaux de maturité et de préparation technique. Le Bell V-280 aura la capacité d'effectuer une multitude de missions avec une vitesse inégalée avec une grande agilité.

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Photos :V-280 « Valor » aux essais @ Bell Textron

 

09/04/2018

Inde : on repart à zéro !

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L’Inde vient de relancer son projet d’avions de combat dans le but d’acquérir un total de 110 aéronefs. Ce nouvel épisode ressemble à un projet MMRCA II et enterre l’achat séparé d’avions monoréacteurs et de bimoteurs prévu dernièrement. Ce nouveau retournement de situation n’est que le troisième en une décennie.

Ouvert à tous :

L'IAF a diffusé une demande d'information (RFI) de 73 pages à six entreprises pour la fourniture de 110 chasseurs monoplaces et biplace sur une période maximale de 12 ans. Par ailleurs, la nouvelle demande est ouverte aux chasseurs fabriqués aux États-Unis, en Europe de l'Ouest et en Russie.

La RFI ne fixe aucune norme pour le nombre de moteurs pour le futur chasseur de l'IAF. Environ 82 des 110 chasseurs devraient être des avions à un seul siège et le reste devrait être des versions à deux places.

Un maximum d'environ 16 ou 17aéronefs pourront être produit à l'extérieur du pays, mais le reste doit être construit en Inde par des compagnies locales ou via l'agence de production indienne, indique le document.

Comme prévu, le transfert de technologie et «Made in India» doit être prévu dans les évaluations des offres de l'IAF. Les soumissionnaires doivent décrire dans leurs réponses comment ils utiliseront les entreprises indiennes en tant que fournisseurs de systèmes et de production d'avions.

Par ailleurs, "le fournisseur doit fournir à l'utilisateur la possibilité de mettre à niveau unilatéralement", "des armes ou des capteurs", indique le RFI.

La réponse primaire à la demande RFI de l’Inde doit être effectuée jusqu’au 3 juillet prochain.

On reprend les mêmes :

Les réponses attendues proviendront des avionneurs suivants : Boeing avec le  F/A-18E/F Block III « Advanced Super Hornet », Dassault avec le Rafale F3R (voir le F4), Airbus DS avec l’ Eurofighter « Typhoon » T3, Lockheed-Martin avec le F-16 « Viper » Block 70/75, United Aircraft Corp avec le RAC-MiG-35 et Saab avec le Gripen E.

De quoi surprendre :

L’Inde est un pays complexe et l’achat d’un avion de combat le démontre une fois de plus. La relance d’une compétition large pose plusieurs questions. D’une part pourquoi relancer un tel achat, alors que le Rafale de Dassault a été choisi et devrait pouvoir bénéficier de commandes additionnelles ? Le risque est énorme de voir l’Inde opter pour un appareil différent et rendre sa maintenance plus compliquée. De plus, les choses ne vont pas vite en Inde, le projet MMRCA de base a mis près de 10 ans pour finalement être annulé. Combien de temps durera ce nouvel épisode ? Et pour accoucher de quelle solution ? Pendant ce temps, l’IAF est en manque crucial d’avions. Assistons-nous à un nouveau temps mort pour permettre le développement final et tant attendu du Tejas ?