04/04/2016

La Russie commande 30 Su-30SM !

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Moscou, le ministère russe de la Défense et le constructeur aéronautique Irkut ont signé un contrat portant sur l’achat de supplémentaire de 30 avions de combat Sukhoi Su-30SM. Les livraisons seront échelonnées à partir de 2018. Le premier contrat remonte à 2012 et portait sur un total de 60 appareils.

Le Sukhoi Su-30SM :

Les Su-30SM se différencient des Su-30MKI indiens par leurs équipements entièrement russes, leur système d'identification "ami/ennemi" (IFF) et par d’autres éléments. Pour développer cette version, Sukhoi profita de son expérience avec le programme Su-35 en ce qui concerne par exemple l’avionique. Tout comme la version MKI, le SM dispose de plans canard et de tuyères à poussée vectorielle couplées aux moteurs Saturn Lyulka AL-31Fl.

L’appareil dispose d’un radar à antenne à balayage électronique (AESA) de type Zhuk-AE du fabricant russe Phazotron. L’antenne en bande X permet de suivre 30 cibles aériennes en mode piste, pendant l’exploration et d’engager 6 cibles simultanément en mode attaque. L’avionique est également de dernière génération avec écrans multifonctions (EFIS), système de positionnement par satellite GLONASS et un nouveau système de communication sécurisée.

L’armement est multiple pour permettre l’engagement air-air et air-sol mais également air-surface. L’option de dissuasion nucléaire est également possible avec capacité de frappe d’interdiction et la suppression des défenses antiaériennes.

 

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Photos : 1 Sukhoi su-30SM @ Svido Stanislav 2 Su-30SM@ Pavel Zhuravkov

 

25/01/2016

Rafale en Inde, accord politique !

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New Dehli, les chances de conclurent « enfin » la vente de 36 avions de combat Rafale avancent, mais rien n’est encore sous toit ! Ce lundi, un pas important vient d’être franchis avec un accord politique entre les deux pays. La vente finale bute toujours sur le prix et les offsets.

Ce qui bloque le contrat :

L’accord politique de ce jour est important pour l’avionneur Dassault, mais le contrat tarde encore sur cet épineux dossier. Pour aboutir, il faut que les deux parties arrivent à se mettre d’accord sur le prix final et sur le dossier des offsets. L’Inde n’accepte toujours pas le prix actuel, soit 5,4 milliards d’euros pour 36 avions et demande à la France une baisse de prix de l’ordre de 10 % à 20 %. En parallèle, New Dehli, exige des offsets de l’ordre de 50% dont 30% directement réinvestit dans le pays.

Commentaire :

L’accord de ce jour est une bonne chose, mais ne doit pas faire oublier les points de discorde qui existent encore sur le fond du dossier, car sans un règlement de ceux-ci, il ne pourra pas y avoir de finalisation du contrat. Une chose se vérifie une nouvelle fois, les bonnes nouvelles concernant le programme Tejas mettent l’administration indienne en position de force pour la finalisation du contrat avec la France. Mais celle-ci, n’en fait-elle pas un peu trop ? En effet, le prix annoncé par la France en Inde est parfaitement raisonnable d’une part, il correspond par exemple à l’offre faite à l’époque à la Suisse (par appareil) et ceci sachant que les négociations ne portent plus sur 126 avions, mais sur un nombre réduit d'aéronefs. De plus, les difficultés de l’industrie indienne, rendent difficile le transfert de technologie, en ce qui concerne les offsets. La suite au prochain épisode !

 

Photo : Image de synthèse Rafale aux couleurs indiennes @ Dassault

 

11/01/2016

L’Algérie a soumis une demande pour des Sukhoi Su-34 !

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L'Algérie vient de faire un pas de géant, en vue de l’acquisition d’une flotte de bombardiers tactiques de type Sukhoi Su-34 (Su-32 version export). En effet, le pays vient de transmette une demande officielle à l'agence d'exportation d'Etat russe Rosoboronexport pour la fourniture de 12 appareils. La nouvelle vient d’être confirmée par Sergueï Smirnov, directeur de l'usine de Novosibirsk Aircraft Production Association (ONAP).

 

Le Sukhoi Su-34 «Fullback» : 

Le Sukhoi Su-34 peut  attaquer des cibles terrestres, maritimes et aériennes, de jour comme de nuit et par tous les temps, en utilisant l’ensemble des types de munitions en service en Russie. En termes de capacités opérationnelles, il s'agit d'un appareil de génération 4+. Son système de sécurité active avec les nouveaux ordinateurs, fournit des capacités supplémentaires pour le pilote et le navigateur, pour effectuer des bombardements précis et à manœuvrer sous le feu ennemi. L’excellente aérodynamique de l’avion, les grands réservoirs de carburant de capacité interne, la nouvelle génération de moteurs plus économe en carburant, doté d’une commande numérique. Font que le Su-34 de bombardement tactique, se trouve très proche de la catégorie de bombardier stratégique de classe moyenne.

Le Su-34 dispose également d’un système de communication et le système d'échange d'informations de type liaison16 (Link16) lui permettant une interface avec des troupes terrestres et des navires de surface, ainsi qu’avec d’autres aéronefs.

Question armement, le Su-34 met en oeuvre des missiles à longue portée air-surface et air-air ainsi que d'armes guidées multicanal. Il est équipé d'un système de contre-mesures de dernière génération. Rappelons que le cockpit est blindé. L'avion peut effectuer des missions à basse altitude de type « by-pass et fly-by». A noter, que les pilotes disposent d’un petit cabinet WC, pour les longues missions. L’avion a des capacités de lutte antinavire et dispose d’un rayon d'action de 4.000 km, sa vitesse maximale.

Commentaire:

Si cette vente venait à se concrétiser, l'Algérie deviendrait le premier pays à recevoir la version export de l'avion et disposerait ainsi, du plus puissant bombardier tactique de la région. 

 

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Photos : Sukhoi Su-34 « Fullback » @ G. Belyakov

 

 

08/01/2016

Sri Lanka & Nigéria accord de principe pour le JF-17 «Thunder» !

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Islamabad, le Pakistan a signé un accord de principe en vue de la vente possible d’avions de combat JF-17 « Thunder » pour le Sri Lanka et le Nigéria. Le Sri Lanka pourrait passé commande de 8 avions JF-17, tandis que le Nigéria opterait pour une petite commande concernant 3 aéronefs

 Si, les discussions en vue de la vente de l’avion sino-pakistanais, devaient déboucher sur la finalisation de ces deux contrats, l’équipe sino-pakistanaise obtiendrait ainsi, trois clients à l’exportation pour son avion de combat et renforcerait ainsi, l’intérêt pour d’autres clients.

 

A propos du JF-17 « Thunder » / FC-1 Xiaolong :

Le JF-17 «Thunder» (Pakistan) ou FC-1 «Xiaolong» (Chine) est une association sino-pakistanaise. Conçu en Chine par le constructeur d’Etat AVIC, il est cofinancé par le Pakistan et produit par  Pakistan Comlex (PAC). Chasseur mono-réacteur propulsé par une version chinoise du réacteur RD-93, dérivé du RD-33 russe, qui équipe le MiG-29. L’avion a effectué son premier vol en septembre 2003. Avion multirôle d’un faible coût, soit environ 20 millions de dollars, il est équipé d’une avionique moderne par rapport aux A-5C et F-7P (dérivés des MiG-19/21).

L’armement comprend deux canons GSh-23 (23mm), jusqu’à 3.700kg de charge utile. Doté d’armement occidental pour la version JF-17 comme des Sidewinder AIM-9P ou des PL-7/8/9 chinois. La version chinoise dispose d’une capacité de tir à grande distance avec le missile PL-12/SD-10.

 

Photo : JF-17 « Thunder » pakistanais @ Weimeng

05/01/2016

Le Rafale en courte finale en Inde !

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Je vous l’annonçais en octobre dernier, le feuilleton concernant la vente d’avions Rafale à l’Inde avance doucement, mais surement ! Le dénouement de ce long et presque interminable feuilleton devrait donc trouver une fin heureuse, dans quelques jours, avec la signature pour l’achat de 36 aéronefs.

 

Combler le vide :

Pour l'Armée de l'Air indienne, il devient urgent de combler le vide qui se creuse chaque jour un peu plus, avant l’arrivée du Tejas et du futur Sukhoi T-50. Pour cela, il est évident que seul l’avion français est en mesure de venir remplacer rapidement la flotte de vieux MiG-21 à bout de souffle. La commande de 36 avions Rafale de Dassault Aviation est donc très attendue chez les pilotes indiens. La problématique de l’Indian Air Force vient du fait des nombreux retards dans la mise au point du Tejas. Certes, l’avion est aujourd’hui sur la bonne voie (enfin !) il devrait même être présenté à fin janvier en grande première au Salon aéronautique de Bahrein. Mais celui-ci ne serait pas disponible avant deux ans. Du côté du Sukhoi T-50, les livraisons ne devraient pas intervenir avant 2019 au plus tôt et la signature définitive n’est pas attendue avant quatre à six mois.

Finalisation des discussions :

Le gouvernement indien a renvoyé le 31 décembre à la France, les documents nécessaires à la finalisation du contrat de plus de 5 milliards d'euros. Cette étape marque la fin des différents qui retardaient la conclusion du contrat, l’Inde semble donc avoir obtenu des compensations représentent au moins 50 % de la valeur du contrat, par le biais des transferts de technologie ou de formation des pilotes. Il semble également que les Rafale indiens seront équipés d’une nacelle de désignation laser étrangère (reste à déterminer le modèle) et d’un viseur de casque développé par l’Israélien Elbit Systems (A confirmer). Les livraisons des appareils devraient s'étaler sur trois ans.

 

Photo : Rafale avec les couleurs indiennes @ Dassault