20/04/2009

Nouvel avion de combat: Deuxième offre des constructeurs

 

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Le 17 avril 2009, les trois avionneurs EADS, Saab et Dassault ont remis dans les délais à armasuisse leur deuxième offre en vue du remplacement partiel de la flotte de F-5 Tiger.

Le 15 janvier 2009, armasuisse avait fait parvenir aux fabricants un appel d'offres remanié dans le cadre du projet de remplacement partiel de la flotte de Tiger.

Pour les deux derniers modules ( « coopération stratégique » et « portefeuille du programme industriel suisse » ), armasuisse a accordé aux fabricants un délai supplémentaire. Le module « coopération stratégique » ne figurait pas encore dans le premier appel d'offres envoyé aux fabricants en janvier 2008. Quant au module « portefeuille du programme industriel suisse », il contient des exigences plus sévères que dans le premier appel d'offres au sujet de la qualité des propositions. Pour ces raisons, les fabricants ont besoin de plus de temps pour élaborer leur offre pour ces deux modules. Le délai fixé pour la remise des deux derniers modules par les avionneurs est le 29 mai 2009.

Suite des activités
Le choix du type de l'appareil qui succédera au F-5 Tiger est prévu pour le début 2010. Le Conseil fédéral veut procéder auparavant à l'adoption du Rapport sur la politique de sécurité, vraisemblablement en décembre 2009. Le calendrier d'élaboration du rapport d'évaluation est adapté en conséquence ; il sera donc terminé d'ici à décembre 2009. Le temps supplémentaire à disposition sera utilisé pour l'analyse des offres et pour la poursuite des négociations avec les fabricants.

Mesures du bruit
Dans le cadre des essais en vol, en 2008, l'Empa a procédé à des mesures du bruit, sur mandat d'armasuisse. L'analyse des données est encore en cours. Le DDPS informera lorsque les résultats seront connus.

 

Quelques nouvelles précisions sur le contenu des premières offres :

 

 

 

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Le Gripen :

 

Selon K.A. Koerfer, le responsable du programme Gripen pour la Suisse, la version du Gripen proposée à notre pays est basée sur la cellule du model C/D mais sera équipée des nouveautés actuellement mises  au point sur le Gripen NG. Il s’agit notamment du nouveau radar (AESA) NORA III, l’avion disposera des nouveaux logiciels informatiques (Hardware & Software) dont la mise à jour sera garantie tous les trois ans. Gripen propose également le nouveau système de liaison électronique Link-16, dont la version actuelle a montré sa parfaite adaptation avec nos F/A-18, par ailleurs ce système étant entièrement Suédois aucun élément n’est dépendant des Etats-Unis. Le Gripen suisse disposera de la dernière génération de système de guerre électronique et pourra emporter à choix n’importe quels types d’armement selon la préférence Helvétique, de plus le cockpit disposera des dernières améliorations disponibles.  Les essais en Suisse ont par ailleurs démontré la parfaite intégration de l’avion dans les infrastructures militaires et la mise en œuvre par des soldats de milice.

 

Côté industriel, la Suisse pourra participer au développement futur du Gripen en tant que partenaire avec la fabrication d’éléments qui serviront  à la modernisation des Gripen déjà en services.

 

Question entraînement, les pilotes suisse auront accès au centre de formation suédois ainsi qu’au divers secteurs d’entraînements, il semblerait également que la Tchéquie offrirait sont espace aérien pour des entraînements !

 

Toujours selon K.A. Koerfer ce nouveau Gripen offert à notre pays deviendrait la vitrine de modernisation du Gripen pour les pays déjà utilisateurs et en serait un atout pour acquérir de nouveaux clients. Par ailleurs, l’avion correspond financièrement à la demande suisse.

 

 

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Le Rafale :

 

Chez Dassault, on se félicite des essais effectués en Suisse, et qui ont démontré que le Rafale avait répondu à 95% aux objectifs fixés lors des tests ! En proposant lors des tests la version du Rafale avec le radar actuel (PESA) et le second avec un RBE-2 AA1 (AESA) de présérie qui pourra équipé le Rafale suisse en cas d’achat, Dassault a démontré l’évolution de son radar et la maîtrise de ses composants (le mode air-sol ne dispose pas encore de toutes les fonctions). Les différents tests on également montrés le bon fonctionnement général ainsi que la possibilité d’utilisé l’OSF (Optronic Secteur Frontal) vers le sol ! Dassault propose donc un Rafale amélioré à notre pays avec outre le nouveau radar un nouvel OSF et la gamme complète de missiles MICA  IR & EM. Pour compenser le fait qu’il n’est pas possible de monter de l’armement autre que français, Dassault propose la fabrication des missiles MICA en Suisse et pas seulement la maintenance. L’accès et la modernisation des logiciels sont garantit.

 

Côté industriel, la Suisse pourra également participer au développement et à la fabrication du Rafale et un centre de maintenance sera construit dans notre pays.

 

La France offre un l’accès à l’ensemble de ses zones d’entraînements ainsi que l’emploi du centre de formation sur Rafale. La France offre un partenariat complet en terme de formation et de logistique.

 

 

 

 

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L’Eurofighter :

 

 

Chez EADS on se montre un peu moins bavard, l’accent est mis sur le développement du nouveau radar CEASAR (AESA) et les bonnes performances de la version actuelle du CAPTOR. EADS met en avant les capacités de décollage sans post-combustion de l’Eurofighter ainsi que son développement en continu. Les essais ayant démontré que l’avion était capable d’emporter une charge supérieure à ses concurrents et permettait un vaste choix d’équipements et d’armements. On garantit également chez EADS l’accès à l’ensemble des logiciels et à la modernisation de ceux-ci.

 

Côté industriel, la Suisse pourra participer à part entière au développement futur de l’avion et intégrer les groupes de travail à cet effet. L’industrie suisse travaillant déjà avec des entreprises issues d’EADS comme Airbus et Eurocopter, l’achat du Typhoon permettrait selon le constructeur de renforcer encore plus les liens existants.

 

Question entraînement, la Suisse aurait accès au centre de formation en Allemagne ainsi qu’aux diverses zones des pays utilisateurs du Typhoon. EADS met en avant que si la Suisse achète son avion c’est toute la zone centre Europe (Allemagne, Italie, Autriche) qui aura comme fer de le lance l’Eurofighter !

 

 

 

 

Analyse :

 

On le constate une fois de plus, nous avons ici une véritable bataille pour nous vendre ce nouvel avion, et notre pays peu ici jouer en position de force ! Rappelons qu’il ne s’agit pas simplement d’un achat d’avion de combat, mais bien d’un investissement à long terme sur un partenariat industriel et de sécurité !

 

On peu même parler de « mariage en or » si l’on pense que du point de vue de l’emplois la fabrication de l’avion occupera du personnel durant 10 années et que le développement futur et la modernisation pour la Suisse et ses partenaires sera de 40 ans ! Il y a là un développement industriel (Recherche & Développement, fabrication, maintenance, transfert de technologie) particulièrement intéressant pour notre pays avec à la clef à court terme près de 500 nouveaux emplois et  3000 emplois futurs dérivés.

 

Choisir le meilleur avion, mais également choisir l’offre qui garantit un avenir économique viable et rentable, avec en perspective un partenariat de formation et d’entraînement pour nos pilotes sans précèdent jusqu’ici ! On peut parler ici  d’un véritable challenge !

 

L’idée de reporter le choix de l’avion d’ici la fin de l’année, et peut-être pas avant le premier trimestre de 2010 par le nouveau chef du DDPS Ueli Maurer, est une action de prudence, car rien ne presse en réalité. Non pas, que nous n’ayons pas besoin des ces avions (tant pis pour la gauche et les écolos) mais parce que chacun des constructeurs va devoir donner et confirmer l’avancée des technologies proposées (et la fiabilité de celles-ci) et affiner les garanties de participation d’entrée dans le programme de l’avion.

 

D’un autre côté, la votation sur l’initiative du GSsA oblige un combat politique et l’arrivée en fin d’année du rapport de sécurité sera un élément déterminant !

 

Mais nous en reparlerons !

 

 

Billets antérieurs sur le sujet :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/01/16/nac-second-appel-d-offres.html

 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/12/07/nac-les-enjeux.html

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/11/18/nac-essais-de-l-eurofighter.html

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/11/06/arrivee-de-l-eurofighter.html

 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/10/30/rafale-fin-des-essais.html

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/10/20/nac-les-essais-du-rafale.html

 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/10/09/nac-les-rafales-sont-arrives.html

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/08/19/fin-des-essais-du-gripen.html

 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/08/05/essais-du-gripen-les-news.html

 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/07/24/arrivee-des-deux-jas-39-gripen.html

 

 

 

Photos :  1 dessin sur l’évaluation de Nicolas PUG (en accord avec Airpic.net). 2

JAS39 Gripen lors des tests à Emmen, @ Hermann Keist. 3 Rafale lors des tests à Emmen, @Hermann Keist. 4 Eurofighter à Emmen, @ Hermann Keist.

 

 

 

 

 

16/03/2009

Le simulateur du PC-21

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Avec l’entrée en service des nouveaux Pilatus PC-21 dans les Forces Aériennes Singapourienne et Suisse, Pilatus se devait de travailler à la réalisation d’un simulateur. Voici donc quelques informations en grande première !

 

 

 

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Flight Training Device (FTD) :


Le Pilatus FTD est un simulateur particulièrement complet, permettant à l'élève d'apprendre, de développer et de pratiquer les procédures normales et anormales tels les situations d'urgence d’un aéronef tel le PC-21 et de  ses procédures spécifiques. En outre, la FTD permet à l'étudiant d'acquérir les automatismes de vol  IFR, essentiel à la gestion du système de formation et de compétences nécessaires à la compréhension et l'exploitation moderne d’un aéronef. Et ceci grâce à une navigation interactive et de systèmes d'avionique de mission. Selon le type de système visuel et la base de données sélectionnée, la FDT peut également offrir de la formation pour les vols VFR, vol de nuit, vol en formation ainsi que les phases de vol à basse altitude. Il permet également la reconstitution complète d’une mission réalisée en vrai et le débriefing de celle-ci.


Le Pilatus FDT dispose  des dernières avancées matières de  technologies de simulation de l'utilisation du matériel et des logiciels COTS. Le FTD est pleinement représentatif de l'appareil sélectionné, et son architecture est basée sur un concept modulaire. Dans chaque module, toutes les  fonctions sont  attribuées à un espace dédié au matériel informatique. Avec cette approche, un module se compose d'une série d'ordinateurs travaillant en parallèle, chacun dédié à une ou plusieurs des tâches spécifiques. L'architecture modulaire permet une adaptation flexible du FDT, afin de mieux répondre aux besoins du client. En outre, il permet une mise à niveau et l'intégration des options d'avenir, comme un siège éjectable les systèmes  de simulations de poursuite qui intègre le PC-21.

 

 

 

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Le FTD est fondée sur les modules suivants:

Une section Cockpit.
Une station Instructeur.

Un système de  Visualisation optique.
Une modélisation à choix du pays et des ses infrastructures.

 

 


L'entretien est un autre enjeu clé pour le Pilatus FTD. Tous les efforts sont déployés pour faire en sorte qu'il y ait un accès facile et rapide à tous les composants, permettant une réduction sensible du temps nécessaire à l'entretien du système.
Le Pilatus FTD répond aux normes JAR-STD 2A / 3A et de la FAA AC 120-45A.

 Le Pilatus FTD assure la formation à tout moment, dans un environnement sûr et indépendant des conditions météorologiques ou la disponibilité des avions.

En raison de sa conception modulaire, le Pilatus FDT peut être mis à jour facilement afin de refléter les caractéristiques évolutives des besoins.

 

 

En Suisse il est prévu que le nouveau simulateur du PC-21 entre en service d’ici 2010 !

 

 

 

 

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A lire ou relire les Billets antérieurs sur le PC-21 :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/09/30/pilatus-pc-21-excellents-debuts.html

 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/09/18/le-pc-21-en-service.html

 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/07/30/le-pilatus-pc-21-a-singapour.html

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/04/13/pilatus-pc-21-debut-de-carriere.html

 

 

 

 

Photo 1 : PC-21 à Emmen. @ Pascal Kümmerling.

Photos 2, 3, 4 : Prototype du FDT PC-21. @ Pilatus aircraft.

 

16/01/2009

Nouvel avion de combat: second appel d’offres !

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Comme annoncé précédemment la remise du deuxième appel d’offres

 adapté, aux trois fabricants Dassault, EADS et Saab a été transmise.

 

Je vous l’annonçait en substance lors de mon dernier billet sur le sujet (Nouvel avion de combat : les enjeux), en ce milieu de janvier 09, armasuisse vient de finaliser la seconde demande d’offres et je vous propose ici de découvrir de quoi il en retourne :

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Communiqué officiel :

 Dans la version adaptée de l'appel d'offres, les fabricants sont invités à présenter une offre portant sur 22 appareils. De plus, armasuisse demande d'indiquer le nombre d'avions pouvant être fournis pour un budget de 2,2 milliards CHF.

L'appel d'offres adapté tient compte des résultats des essais en vol et au sol et de l'analyse de la première offre remise. Il s'agit notamment de fonctions et de performances qui ne remplissent pas les exigences militaires. Armasuisse veut donner aux fabricants la possibilité de proposer des améliorations à ce sujet. Des améliorations sont cependant visées dans d'autres domaines également.

L'importance accordée à la coopération militaire devra permettre de couvrir le pic de besoin de pilotes lors de l'introduction des nouveaux avions. Par ailleurs, il est demandé de pouvoir entraîner une escadrille de TTE en juin, juillet et août à partir d'une base du pays d'origine de l'appareil.

De nouvelles solutions sont également examinées pour la réduction au minimum des frais d'exploitation et pour garantir la compétence de l'industrie suisse dans la technologie aéronautique. Une coopération stratégique entre les avionneurs, armasuisse et l'industrie aéronautique suisse doit permettre à la Suisse de participer à la poursuite du développement du TTE. Des solutions sont aussi cherchées pour réduire les frais d'entretien.

 

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Offres et essais en vol et au sol


Le processus d'appel d'offres en deux phases a commencé en janvier 2008 avec le premier appel d'offres envoyé par armasuisse aux quatre avionneurs Boeing, Dassault, EADS et Saab. En avril 2008, Boeing a renoncé à présenter une offre. Les autres fabricants ont soumis leur offre en juillet 2008. Ces fabricants ont maintenant jusqu'à avril 2009 pour présenter une deuxième offre, adaptée.

Les essais en vol et au sol des trois candidats restant ont commencé en juillet 2008. A cet effet, deux biplaces des types « Rafale » ( Dassault ), « Eurofighter » ( EADS ) et « Gripen » ( Saab ) ont été stationnés sur l'aérodrome d'Emmen. Les essais se sont achevés au début décembre 2008.

Suite de la procédure


armasuisse rédigera d'ici la fin mai 2009, en étroite collaboration avec les Forces aériennes, le rapport d'évaluation qui marquera l'achèvement de l'analyse des résultats des essais et des offres adaptées. Le chef de l'armement proposera ensuite au chef du DDPS le candidat à retenir, d'entente avec le chef de l'armée. Calendrier des activités : le choix du type est prévu pour juillet 2009. Le Conseil fédéral proposera au Parlement l'acquisition de l'appareil retenu avec le programme d'armement 2010. Il est prévu que les Chambres fédérales débattront du remplacement du Tiger en 2010.

 

Précisions techniques :

 

Je vous livre ici un complément qui m’a été gracieusement  donné par quelques contactes bien informés (mais rien de TOP SECRET non plus !) :

Technologique :

En effet, les tests on révélés non seulement des points forts mais aussi quelques points faibles chez chacun des concurrents ! De ce fait, armasuisse désir obtenir des compléments d’information sur les possibilités d’améliorations. Entre autre, un des protagonistes a réservé quelques mauvaises surprises en ce qui concerne de nombreux « bug » informatique ! Les trois avions ont chacun des systèmes nouvellements montés qui souffrent  parfois de maladies de jeunesse qu'il faudra impérativement guérir! Et qui plus est, un des radars ASEA testé a une portée jugée trop courte (dans sa version actuelle)..!

 

Il faut savoir que, quelque soit l’avion choisit, il sera différent du model testé. Plusieurs systèmes auront évolués, notamment les radars ainsi que les systèmes de guerre électronique sans oublier les logiciels informatique qui auront progressés. La Suisse désire avoir des précisions sur le développement de ceux-ci et pouvoir les suivrent jusqu'à la livraison des avions.

Radar AESA, en effet, l’arrivée de cette nouvelle génération de radar offre divers possibilités futurs soit : non seulement la détection de cibles multiples et le suivit de celles-ci comme c’est le cas aujourd’hui, mais aussi le brouillage de l’ennemi et la communication électronique via l’antenne active. Hors, si les models de radar AESA en service ne permettent pas à ce jour ce genres de services, la seconde génération en cours de développement le pourra ! Dassault Aviation propose notamment la nouvelle antenne à balayage électronique actif, dite RBE2-AA qui sera opérationnel en 2012 (la Suisse serait le premier pays à bénéficier de cette technologie en cas du choix du RAFALE).  Du côté du Gripen, il serait également possible de bénéficier de cette technologie adaptée sur le nouveau radar NORA III, mais sera-t-elle disponible pour cet avion d’ici 2015 ?

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Partenariat :

On le voit des questions subsistent encore en ce qui concerne le partenariat de développement futur du nouvel avion. La suisse et sont industrie désirent pouvoir être associé à la modernisation futur de l’avion en tant que partenaire.

Par soucis d’économie et d’interopérabilité la formation et l’entraînement des pilotes devra pouvoir être optimisée en parfaite collaboration avec un  pays voisin utilisant le même avion en ce qui concerne non seulement les simulateurs mais l’utilisation de zones d’entraînement au vol à l’étranger (diminution du bruit pour la population).

 

Conclusions :

Comme je l’écrivais précédemment, il ne s’agit pas là d’acheter simplement un nouvel avion de combat, mais il s’agit bien de finaliser un partenariat économique et industriel qui satisfasse l’armée mais aussi les emplois et le transfert de technologie !

 

 

 

 

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Photos : blason Team Evaluation :Laurent Baudillon
Photos : 1,2,4 Tests en vol :Gripen vs F/A-18, Rafale vs F/A-18 et Typhon vs F/A-18 :@Swiss Air Swiss
photo 3 :radar antenne radar AESA RBE2-AA .@THALES.

13/01/2009

Les 45 ans de la Patrouille Suisse !

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Happy Birthday, Patrouille Suisse ! La Patrouille Suisse fête cette année son quarante

cinquème   anniversaire et sa dixième saison de vol avec des avions de type Tiger F-5E. Fondée le 22 août 1964, année de l’exposition nationale, la Patrouille Suisse était en gestation depuis 1959, date à laquelle jaillit l’idée de former une équipe de démonstration composée de pilotes professionnels. L’Escadre de surveillance fut chargée de procéder à l’entraînement d’une double patrouille, soit quatre avions, en prévision de démonstrations de vol. Les formations volaient alors sur les avions de combat britanniques Hawker Hunter Mk. 58.

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Historique :

 


Dans la perspective de l’exposition nationale EXPO 64 à Lausanne et des festivités programmées pour les 50 ans de l’aviation militaire suisse, des directives furent données pour intensifier les entraînements de la double patrouille de Hunter. Les exhibitions orchestrées dans tout le pays à l’occasion de ce jubilé ont fortement impressionné des centaines de milliers de spectateurs ainsi que la presse helvétique. C’est à cette période que, inspirée par la Patrouille de France, notre formation d’acrobatie aérienne adopta spontanément le nom de Patrouille Suisse. Le Département militaire fédéral de l’époque (DMF), convaincu par le succès remporté auprès du public par la Patrouille Suisse, décida de la nommer ainsi au titre de formation officielle de vol acrobatique.

En 1965, la Patrouille Suisse acheva pour la première fois une saison complète avec quatre démonstrations. Par la suite, elle s’efforcera de perfectionner constamment son programme et de peaufiner sa chorégraphie jusque dans les moindres détails.

En 1970, la Patrouille Suisse s’est agrandie en passant à cinq machines, ce qui a permis de rendre le programme encore plus attractif. Seule ombre au tableau, le strict respect de la neutralité limitait l’activité de la formation à la Suisse. Mais tout change en 1978, lorsque la Patrouille Suisse est invitée au 25e anniversaire de la Patrouille de France à Salon-de-Provence. Ce fut l’occasion pour elle de s’illustrer enfin à l’étranger en évoluant dorénavant avec six appareils.

Au cours des années suivantes, la Patrouille Suisse s’est produite souvent et avec succès en Suisse et à l’étranger, comme par exemple en France et en Italie.
En 1991, les Hunter participèrent aux célébrations du 700e anniversaire de la Confédération en tenue d’apparat, frappés d’une croix blanche sur fond rouge sous les ailes et du logo du 700e sur le fuselage, une nouveauté qui a beaucoup plu au public.

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Changement de monture :


Les pilotes de la Patrouille Suisse se produisirent une dernière fois sur Hunter en 1994. Après 30 ans de fidélité à cet appareil britannique, la formation entre dans une nouvelle dimension aéronautique avec un successeur plus rapide et plus maniable, le chasseur américain Tiger F-5 E. Les pilotes ont parfaitement su maîtriser la transition en 1995. Les avions, dorénavant intégralement revêtus d’une livrée rouge et blanche, continuent à soulever l’enthousiasme des foules en Suisse et à l’étranger. La première saison des F-5 s’est terminée en apothéose avec deux présentations à l’Axalp à l’occasion des démonstrations de tir. Ce faisant, la Patrouille Suisse a prouvé que les exhibitions aériennes sont également possibles en dehors des aérodromes.

 

 

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Meilleure visibilité :


Equipés d’un dispositif fumigène depuis 1996, les Tiger de la Patrouille Suisse se produisent régulièrement et avec brio en Suisse et à l’étranger. Cette innovation augmente d’une part l’effet spectaculaire de la présentation et d’autre part la sécurité des pilotes, car les panaches de fumée leur permettent de se voir beaucoup plus tôt lorsqu’ils volent à la rencontre les uns des autres.

Au cours de l’année d’EXPO.02, la Patrouille Suisse a pu séduire un public particulièrement large avec ses démonstrations dans le ciel des arteplages de Suisse romande. De nombreux spectateurs sont également attendus en septembre 2004 à Payerne, à l’occasion du meeting aérien Air 04 qui marquera la célébration des 40 ans de la patrouille de vol acrobatique suisse.

 

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Une particularité :

 

La Patrouille Suisse vole avec un avions de combat et non avec un avions école plus léger (Patrouille de France : Alpha jet, Freece Tricolori :Aermacchi MB339, Red Arrows : Hawk) tout comme la Turquie (F-5 ) l’US Air Force ( F-16) et les Blues Angel’s de la Navy (F/A-18). Cependant les pilotes suisses volent tous en escadrille sur F/A-18 Hornet et ne s’entraînent que 6 fois par an sur les F-5 !

 

 

Première apparition de l’année au Lauberhorn (lors de la descente de ski) :

 

Pré-entraînement le jeudi, 15.01.2009, 11.30 - 11.50 heures, atterrissage à 12.00 heures

Entraînement le vendredi, 16.01.2009, 12.50 - 13.10 heures, atterrissage à 13.30 heures

Démonstration le samedi, 17.01.2009, 11.40 - 12.00 heures, atterrissage 12.10 heures

 

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Photos :1,5,6 :Les pilotes 09. La PS en vol. @Swiss Air Force
Photos :2,3,4 La PS à Sion en 08 @Pascal  Kümmerling

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07/12/2008

Nouvel avion de combat : les enjeux !

 

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Nous voici arrivé au seuil de la phase terminale de l’évaluation des trois prétendants au remplacement partiel de la flotte de F-5. C’est l’occasion de faire le point sur chacun des avions concurrents et de comprendre les enjeux tant du point de vue des constructeurs que de la Suisse. Car il ne s’agit pas là d’une simple vente, mais bien d’une stratégie économique.

 Essais terminés et premières offres :

 

Les essais en vol et au sol sont donc terminés, en parallèle, chaque fabricant a remis une offre détaillée qui comprend : une liste de prix, des précisions sur l’ensembles des systèmes et sous systèmes de l’avion, des possibilités de développement à moyen et long terme. L’offre tient compte non seulement des compensations économiques (pas toujours tenues dans le passé sauf avec le F/A-18, +51%) mais, et c’est là l’important, les garanties de participations à l’évolution de l’appareil directement liées à l’industrie Suisse. Sans oublier les offres de formation et coopération technique et d’entraînement. La répartition du choix se faisant comme suit : les performances opérationnelles 60%, coopération industrielle 25%, servitude 15%. Concernant les radars de type AESA (antenne active), le nouvel avion devra en être équipé, donc, deux options s’offrent aujourd’hui : a)     le modèle choisit utilise un radar à antenne classique (mécanique) et devra être modernisé avec une antenne active nouvelle génération d’ici à 2020. b)     le modèle choisit  reçoit en dotation une antenne active qui comprendra les amélioration en cours actuellement.

 

Deuxième chances :

 Toutes ces offres sont évaluées et les données collectées serviront de base à un second appel d’offres, auprès des fabricants, qui aura lieu en janvier 2009, chacun des constructeurs devra alors rendre sa copie pour mi avril 2009. Il est prévu de procéder au choix définitif  du type d’avion en juillet 2009, sur la base de ces offres et du rapport d'évaluation qui aura été élaboré. On le voit bien, les constructeurs ont ici l’opportunité de pouvoir affiné leurs propositions, tant du point de vue du prix que de la technologie et  de la coopération industriel et militaire.  Car il ne s’agit pas seulement de vendre le meilleur avion, mais bien de fournir le meilleur partenariat possible ! Notre pays se trouve donc dans une excellente position pour négocier, et nous allons voir pourquoi, pour mettre la pression et obtenir l’offre qui satisfera au mieux nos exigences.

 

Un enjeu économique pour les fabricants européens :

Bien que notre pays ne soit pas un client énorme, on estime l’achat à une vingtaine d’avions, les constructeurs jouent ici les dernières possibilités de vendre leurs fleurons ! En effet, les Américains de Lookheed Martin ont prit un sérieux avantage  avec les F-16 modernisés (Pologne, Croatie, Maroc, Chili) et surtout avec le nouveau F-35 (Norvège, Danemark, Grèce, Turquie, Israël, Pays-Bas, Singapour et le Japon). D’un autre côté, les Russes proposent les nouvelles versions de Mig-35 et Sukhoi 30 au Moyen-Orient en Afrique du Nord et  Amérique latine sans oublier l’Asie ! La Chine vient également jouer les troubles fêtes sur ces mêmes marchés ! Bref, pour les trois constructeurs européens, les chances de percer sur des marchés se réduisent de mois en mois ! On comprend mieux dès lors l’importance de cette vente !

 

Clin d’œil au public :

 

Il est toujours bon d’être les favoris du public, pour ce faire chacun des concurrents a lancé à sa manière des opérations de séduction, avec la présentation pour la première fois au meeting de Payerne 04. Depuis,  les trois concurrents se sont essayé à diverses opérations tels que : distribution d’un pack Rafale (sac, casquette, autocollant, pins et DVD) au meeting de Bex07, démonstration d’un Gripen Tchèque et d’un Rafale au meeting de St Stefan 08, EADS ayant prit la peine de mettre en place une maquette de l’Eurofighter. Et dernier coup de maître, EADS a installé un simulateur au Musée suisse des Transports à Lucerne.

 

SAAB et le GRIPEN :

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Premier avion à être évalué, le Gripen C/D Suédois et considéré par certain comme le favori. En effet, Spécialement développé pour être mis en œuvre par des soldats de milices, totalement polyvalent et très compatible, et offrant le prix le plus bas (40 millions de dollars, prix de départ), le Gripen et certes bien placé, mais est-ce suffisant ?  Avec 281 machines vendues à ce jour (Suède, Hongrie, Rép. Tchèque, Afrique du Sud et Thaïlande) SAAB à réussi là de jolies ventes, mais voilà à peine dévoilé le Gripen NG que la Norvège (très intéressée) se tourne définitivement vers le F-35, reste alors le Brésil et l’Inde. Le ciel s’obscurcit pour SAAB, et il n’est même pas sûr que le NG voie finalement le jour, sa technologie devant être rétrocédée pour moderniser les versions précédentes. La Suède joue donc gros, et l’on comprend que celle-ci travaille depuis déjà  4 ans ses contacts avec les industriels suisses. SAAB pourrait donc bien profiter de proposer un Gripen +, soit une version C/D modernisée (radar AESA NORA III et systèmes ECM du NG).

 

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Le RAFALE de Dassault :

 

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Le second avion à avoir été testé, le Rafale et sans nul doute peut-être l’outsider de la compétition ! Avec un design impeccable (un prix de départ d’environs 56 millions de dollars) l’avion franco français cherche toujours acquéreur à l’étranger ! Les chaînes de montage tournent au ralentit chez Dassault et  une exportation et tout simplement devenu une question de survie pour ce programme et son développement futur ! La France joue gros et nous assistons depuis quelques mois à une montée en puissance du point de vue des contactes avec l’industrie et les possibilités de partenariat. Mais aussi avec une communication très soignée. Compatibilité de liaison électronique avec les F/A-18 et le système FLORAKO, partenariat franco suisse avec les exercices en commun et les échanges des écoles de pilotes, Dassault n’oublie rien et déclare : « la Suisse pourrait être le premier pays équipé avec la nouvelle version (nouvelle antenne) du radar AESA prévue pour le Rafale », pas même les possibilités d’entraînements en commun dans l’espace aérien français. Bref, les Français n’ont jamais autant choyé les Suisses, en rappelant les coopérations actuelles (réservoirs du Rafale produit à Emmen, collaboration au futur Drone NEURON et dans le cadre du Falcon) !

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EADS et l’Eurofighter :

 

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Troisième et dernier avions testé, l’Eurofighter et sans nul doute le plus lourd et le plus cher (70 millions de dollars) et ceci bien que quatre pays le produisent en commun (Angleterre, Allemagne, Italie et Espagne). Commandé à ce jour à 707 exemplaires dont 72 pour l’Arabie Saoudite et 15 pour l’Autriche (anciennement pour l’Allemagne) EADS se retrouvent certes avec un tableau de commande non négligeable, mais avec seulement 72 machines en plus en exportation, ce qui n’est en soit pas très brillant et surtout ne permet pas de baisser les coûts exorbitants dû au développement décentralisé. Le consortium européen se trouve là aussi en fâcheuse posture, car le développement à terme, mis à part une modernisation à mi vie pour les utilisateurs, et pour l’instant la seule option envisageable. Dernier dans la prise de contact avec l’industrie suisse et on le comprend, l’ensemble des systèmes étant déjà répartit entre les quatre fabricants, seul des sous éléments pourraient être cédés à un usinage en Suisse. Pourtant EADS essaie également d’attirer l’attention notamment sur d’autre programme auquel la Suisse pourrait participer.  Le 19 novembre dernier, des représentants d’EADS ont visité l’entreprise RUAG Aerospace à Emmen, car celle-ci deviendra le pôle de servitude d’entretien du futur avion de combat (quel que soit le choix).

 

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Conclusion :

Les trois fabricants ont-ils déjà abattus toutes leurs cartes dans cette bataille qui les opposent ? Pas sûr ! Gardent-ils chacun dans leur manche un dernier atout à faire valoir ce printemps ? C’est très possible, nous assistons là à une jolie partie de poker ouvert dont l’enjeu indus trio commercial peut s’avérer décisif, car notre pays offre l’opportunité de part son industrie de participer en tant que partenaire à part entière,  non seulement à la modernisation, mais au développement futur de l’avion choisit. De plus le sérieux de l’évaluation suisse sera certainement exploité à des fins publicitaires auprès des quelques clients potentiels restants.

 Notre pays, peu, ici non seulement faire une très bonne affaire du point de vue des emplois et du transfert de technologie, mais aussi renforcer son partenariat politique et de défense. Il sera donc intéressant, une fois le choix définitif officialisé, de comparer l’ensemble des données. N.B. les prix présenté ici ne sont qu’une estimation générale, ils peuvent variés du simple au double en fonction des options choisies et  de la bonne volonté de remise faite par le constructeur ! Les liens web des trois constructeurs spécialement pour la Suisse :

 

http://www.gripen.com/NR/rdonlyres/2EB0A5A1-C191-4FB9-9C55-B0D5E6A8FDB9/0/GRI9883_factsheetCH_Fra.pdf

http://www.rafale-schweiz.ch/

 http://www.eurofighter.ch/1024/fr/Homepage.html

 

 Photos : Logo : Laurent Baudillon.  Gripen, Rafale, Eurofighter : Milan Rohrer. Cockpit : Armasuisse.