29/04/2009

La Finlande choisit le Pilatus PC-12 NG

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L’Ilmavoimat  (Armée de l'Air finlandaise)  vient  de signer  avec  Pilatus Flugzeugwerke AG un contrat pour l'achat de six PC -12 NG ! Je vous parlais dans un billet précèdent des bons résultats de l’entreprise de Stans pour 2008, voici encore une bonne nouvelle de chez Pilatus !

 

 

Un contrat de 22,5 millions d’euros :

 

Le contrat d'un montant total de 22.5 millions d'euros vendredi dernier, en présence du Haut commandant de l'Armée de l'Air finlandaise, le général major Jarmo Lindberg et Jim Roche, vice-président de la Pilatus Business Unit Government Aviation, à Tikkakoski.

 

 

Une nouveauté pour Pilatus :

 

C’est en effet,  la première fois qu’une  Force aérienne se dote du PC-12  en version transport léger et logistique.  Suite à une phase intensive d’évaluation qui s’est déroulée à Igaluit au Canada et à Stans en Suisse, le PC-12 NG a été préféré à ses concurrents étrangers.

 

Pour Pilatus le choix de l’aviation finlandaise démontre le large spectre d’utilisation et de la variété des rôles que peut couvrir le PC-12 NG, et répond aux exigences élevées d’un client militaire. L’avion répond notamment à des coûts très bas qui sont en parfaite adéquation avec le resserrement des budgets des Forces armées.

 

Actuellement, chaque jour ce sont pas moins de 860 PC-12  qui volent sur les cinq continents et ceci avec des conditions climatiques fort différentes !

 

L’Armée de l’air finlandaise prendra livraison de ses premiers PC-12 NG durant le dernier trimestre 2010, ils remplaceront progressivement les Piper PA-31-350 Chieftain et assureront le transport de passagers et de fret léger.

 

 

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Photos 1 : Pilatus PC-12, @ Michael O Bern. 2 Piper PA 31-350 actuel de l’aviation finlandaise. @ Jan Jorgensen.

 

 

22/04/2009

Les Suédois séduits par le PC-21 !

 

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La Flygvapnet  (Force aérienne suédoise) cherche à remplacer pour son école de pilotes militaires ses vieux et obsolètes SAAB-105, le Pilatus PC-21 intéresse très sérieusement la Suède !

 

 

Contrat d’un milliard de francs suisse :

 

La Suède prévoit l’achat de 50 avions école de dernière génération soit un contrat d’environ 1 milliard de nos francs ! Si, Pilatus remporte le marché, il s’agirait là d’un énorme contrat pour le dernier né des avions d’entraînement, le PC-21 et le troisième client pour cet avion. Des contacts entre le constructeur de Stans et l’aviation suédoise durent depuis déjà un certain temps et la visite du Commandant de la Flygvapnet ces derniers jours, a confirmé l’intérêt !

 

 

Gripen contre PC-21 ?

 

La presse suisse alémanique suppose une action de séduction pour la vente du Gripen en Suisse, réaliste ? Non !  Bien que la décision Suédoise pour l’achat d’un nouvel avion d’entraînement se fera avant la décision Helvétique, ces deux ventes n’ont rien en commun, du moins pour l’instant. L’avenir par contre pourrait entrouvrir, dans le cas de l’achat du Gripen par la Suisse, d’une coopération très approfondie entre les deux Forces aérienne.  En effet, le PC-21 permet la transition directe sur n’importe quel jet de combat (F/A-18, Gripen, Rafale, par exemple) de ce fait des échanges et une collaboration dès le début des formations avancées des élèves  pilotes sur PC-21 pour finalement se retrouver sur Gripen aurait une synergie très importante pour les deux pays !

 

Mais attention, la France projette également de remplacer ses Alpha-jet et ses Tucano 312 par un nouvel avion d’entraînement et pourrait également être séduite par le PC-21 suisse ! A suivre !

 

 

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Billets sur le PC-21 à lire ou relire :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/03/16/le-simulateur-du-pc-21.html

 

 http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/09/30/pilatus-pc-21-excellents-debuts.html

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/07/30/le-pilatus-pc-21-a-singapour.html

 

 http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/04/13/pilatus-pc-21-debut-de-carriere.html

 

 

Photos : 1 Pilatus PC-21 à Sion. @Pascal Kümmerling, 2 SAAB-105 de la Flygvapnet, @Jan Jorgensen.

 

 

 

 

 

 

20/04/2009

Nouvel avion de combat: Deuxième offre des constructeurs

 

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Le 17 avril 2009, les trois avionneurs EADS, Saab et Dassault ont remis dans les délais à armasuisse leur deuxième offre en vue du remplacement partiel de la flotte de F-5 Tiger.

Le 15 janvier 2009, armasuisse avait fait parvenir aux fabricants un appel d'offres remanié dans le cadre du projet de remplacement partiel de la flotte de Tiger.

Pour les deux derniers modules ( « coopération stratégique » et « portefeuille du programme industriel suisse » ), armasuisse a accordé aux fabricants un délai supplémentaire. Le module « coopération stratégique » ne figurait pas encore dans le premier appel d'offres envoyé aux fabricants en janvier 2008. Quant au module « portefeuille du programme industriel suisse », il contient des exigences plus sévères que dans le premier appel d'offres au sujet de la qualité des propositions. Pour ces raisons, les fabricants ont besoin de plus de temps pour élaborer leur offre pour ces deux modules. Le délai fixé pour la remise des deux derniers modules par les avionneurs est le 29 mai 2009.

Suite des activités
Le choix du type de l'appareil qui succédera au F-5 Tiger est prévu pour le début 2010. Le Conseil fédéral veut procéder auparavant à l'adoption du Rapport sur la politique de sécurité, vraisemblablement en décembre 2009. Le calendrier d'élaboration du rapport d'évaluation est adapté en conséquence ; il sera donc terminé d'ici à décembre 2009. Le temps supplémentaire à disposition sera utilisé pour l'analyse des offres et pour la poursuite des négociations avec les fabricants.

Mesures du bruit
Dans le cadre des essais en vol, en 2008, l'Empa a procédé à des mesures du bruit, sur mandat d'armasuisse. L'analyse des données est encore en cours. Le DDPS informera lorsque les résultats seront connus.

 

Quelques nouvelles précisions sur le contenu des premières offres :

 

 

 

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Le Gripen :

 

Selon K.A. Koerfer, le responsable du programme Gripen pour la Suisse, la version du Gripen proposée à notre pays est basée sur la cellule du model C/D mais sera équipée des nouveautés actuellement mises  au point sur le Gripen NG. Il s’agit notamment du nouveau radar (AESA) NORA III, l’avion disposera des nouveaux logiciels informatiques (Hardware & Software) dont la mise à jour sera garantie tous les trois ans. Gripen propose également le nouveau système de liaison électronique Link-16, dont la version actuelle a montré sa parfaite adaptation avec nos F/A-18, par ailleurs ce système étant entièrement Suédois aucun élément n’est dépendant des Etats-Unis. Le Gripen suisse disposera de la dernière génération de système de guerre électronique et pourra emporter à choix n’importe quels types d’armement selon la préférence Helvétique, de plus le cockpit disposera des dernières améliorations disponibles.  Les essais en Suisse ont par ailleurs démontré la parfaite intégration de l’avion dans les infrastructures militaires et la mise en œuvre par des soldats de milice.

 

Côté industriel, la Suisse pourra participer au développement futur du Gripen en tant que partenaire avec la fabrication d’éléments qui serviront  à la modernisation des Gripen déjà en services.

 

Question entraînement, les pilotes suisse auront accès au centre de formation suédois ainsi qu’au divers secteurs d’entraînements, il semblerait également que la Tchéquie offrirait sont espace aérien pour des entraînements !

 

Toujours selon K.A. Koerfer ce nouveau Gripen offert à notre pays deviendrait la vitrine de modernisation du Gripen pour les pays déjà utilisateurs et en serait un atout pour acquérir de nouveaux clients. Par ailleurs, l’avion correspond financièrement à la demande suisse.

 

 

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Le Rafale :

 

Chez Dassault, on se félicite des essais effectués en Suisse, et qui ont démontré que le Rafale avait répondu à 95% aux objectifs fixés lors des tests ! En proposant lors des tests la version du Rafale avec le radar actuel (PESA) et le second avec un RBE-2 AA1 (AESA) de présérie qui pourra équipé le Rafale suisse en cas d’achat, Dassault a démontré l’évolution de son radar et la maîtrise de ses composants (le mode air-sol ne dispose pas encore de toutes les fonctions). Les différents tests on également montrés le bon fonctionnement général ainsi que la possibilité d’utilisé l’OSF (Optronic Secteur Frontal) vers le sol ! Dassault propose donc un Rafale amélioré à notre pays avec outre le nouveau radar un nouvel OSF et la gamme complète de missiles MICA  IR & EM. Pour compenser le fait qu’il n’est pas possible de monter de l’armement autre que français, Dassault propose la fabrication des missiles MICA en Suisse et pas seulement la maintenance. L’accès et la modernisation des logiciels sont garantit.

 

Côté industriel, la Suisse pourra également participer au développement et à la fabrication du Rafale et un centre de maintenance sera construit dans notre pays.

 

La France offre un l’accès à l’ensemble de ses zones d’entraînements ainsi que l’emploi du centre de formation sur Rafale. La France offre un partenariat complet en terme de formation et de logistique.

 

 

 

 

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L’Eurofighter :

 

 

Chez EADS on se montre un peu moins bavard, l’accent est mis sur le développement du nouveau radar CEASAR (AESA) et les bonnes performances de la version actuelle du CAPTOR. EADS met en avant les capacités de décollage sans post-combustion de l’Eurofighter ainsi que son développement en continu. Les essais ayant démontré que l’avion était capable d’emporter une charge supérieure à ses concurrents et permettait un vaste choix d’équipements et d’armements. On garantit également chez EADS l’accès à l’ensemble des logiciels et à la modernisation de ceux-ci.

 

Côté industriel, la Suisse pourra participer à part entière au développement futur de l’avion et intégrer les groupes de travail à cet effet. L’industrie suisse travaillant déjà avec des entreprises issues d’EADS comme Airbus et Eurocopter, l’achat du Typhoon permettrait selon le constructeur de renforcer encore plus les liens existants.

 

Question entraînement, la Suisse aurait accès au centre de formation en Allemagne ainsi qu’aux diverses zones des pays utilisateurs du Typhoon. EADS met en avant que si la Suisse achète son avion c’est toute la zone centre Europe (Allemagne, Italie, Autriche) qui aura comme fer de le lance l’Eurofighter !

 

 

 

 

Analyse :

 

On le constate une fois de plus, nous avons ici une véritable bataille pour nous vendre ce nouvel avion, et notre pays peu ici jouer en position de force ! Rappelons qu’il ne s’agit pas simplement d’un achat d’avion de combat, mais bien d’un investissement à long terme sur un partenariat industriel et de sécurité !

 

On peu même parler de « mariage en or » si l’on pense que du point de vue de l’emplois la fabrication de l’avion occupera du personnel durant 10 années et que le développement futur et la modernisation pour la Suisse et ses partenaires sera de 40 ans ! Il y a là un développement industriel (Recherche & Développement, fabrication, maintenance, transfert de technologie) particulièrement intéressant pour notre pays avec à la clef à court terme près de 500 nouveaux emplois et  3000 emplois futurs dérivés.

 

Choisir le meilleur avion, mais également choisir l’offre qui garantit un avenir économique viable et rentable, avec en perspective un partenariat de formation et d’entraînement pour nos pilotes sans précèdent jusqu’ici ! On peut parler ici  d’un véritable challenge !

 

L’idée de reporter le choix de l’avion d’ici la fin de l’année, et peut-être pas avant le premier trimestre de 2010 par le nouveau chef du DDPS Ueli Maurer, est une action de prudence, car rien ne presse en réalité. Non pas, que nous n’ayons pas besoin des ces avions (tant pis pour la gauche et les écolos) mais parce que chacun des constructeurs va devoir donner et confirmer l’avancée des technologies proposées (et la fiabilité de celles-ci) et affiner les garanties de participation d’entrée dans le programme de l’avion.

 

D’un autre côté, la votation sur l’initiative du GSsA oblige un combat politique et l’arrivée en fin d’année du rapport de sécurité sera un élément déterminant !

 

Mais nous en reparlerons !

 

 

Billets antérieurs sur le sujet :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/01/16/nac-second-appel-d-offres.html

 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/12/07/nac-les-enjeux.html

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/11/18/nac-essais-de-l-eurofighter.html

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/11/06/arrivee-de-l-eurofighter.html

 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/10/30/rafale-fin-des-essais.html

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/10/20/nac-les-essais-du-rafale.html

 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/10/09/nac-les-rafales-sont-arrives.html

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/08/19/fin-des-essais-du-gripen.html

 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/08/05/essais-du-gripen-les-news.html

 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/07/24/arrivee-des-deux-jas-39-gripen.html

 

 

 

Photos :  1 dessin sur l’évaluation de Nicolas PUG (en accord avec Airpic.net). 2

JAS39 Gripen lors des tests à Emmen, @ Hermann Keist. 3 Rafale lors des tests à Emmen, @Hermann Keist. 4 Eurofighter à Emmen, @ Hermann Keist.

 

 

 

 

 

16/03/2009

Le simulateur du PC-21

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Avec l’entrée en service des nouveaux Pilatus PC-21 dans les Forces Aériennes Singapourienne et Suisse, Pilatus se devait de travailler à la réalisation d’un simulateur. Voici donc quelques informations en grande première !

 

 

 

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Flight Training Device (FTD) :


Le Pilatus FTD est un simulateur particulièrement complet, permettant à l'élève d'apprendre, de développer et de pratiquer les procédures normales et anormales tels les situations d'urgence d’un aéronef tel le PC-21 et de  ses procédures spécifiques. En outre, la FTD permet à l'étudiant d'acquérir les automatismes de vol  IFR, essentiel à la gestion du système de formation et de compétences nécessaires à la compréhension et l'exploitation moderne d’un aéronef. Et ceci grâce à une navigation interactive et de systèmes d'avionique de mission. Selon le type de système visuel et la base de données sélectionnée, la FDT peut également offrir de la formation pour les vols VFR, vol de nuit, vol en formation ainsi que les phases de vol à basse altitude. Il permet également la reconstitution complète d’une mission réalisée en vrai et le débriefing de celle-ci.


Le Pilatus FDT dispose  des dernières avancées matières de  technologies de simulation de l'utilisation du matériel et des logiciels COTS. Le FTD est pleinement représentatif de l'appareil sélectionné, et son architecture est basée sur un concept modulaire. Dans chaque module, toutes les  fonctions sont  attribuées à un espace dédié au matériel informatique. Avec cette approche, un module se compose d'une série d'ordinateurs travaillant en parallèle, chacun dédié à une ou plusieurs des tâches spécifiques. L'architecture modulaire permet une adaptation flexible du FDT, afin de mieux répondre aux besoins du client. En outre, il permet une mise à niveau et l'intégration des options d'avenir, comme un siège éjectable les systèmes  de simulations de poursuite qui intègre le PC-21.

 

 

 

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Le FTD est fondée sur les modules suivants:

Une section Cockpit.
Une station Instructeur.

Un système de  Visualisation optique.
Une modélisation à choix du pays et des ses infrastructures.

 

 


L'entretien est un autre enjeu clé pour le Pilatus FTD. Tous les efforts sont déployés pour faire en sorte qu'il y ait un accès facile et rapide à tous les composants, permettant une réduction sensible du temps nécessaire à l'entretien du système.
Le Pilatus FTD répond aux normes JAR-STD 2A / 3A et de la FAA AC 120-45A.

 Le Pilatus FTD assure la formation à tout moment, dans un environnement sûr et indépendant des conditions météorologiques ou la disponibilité des avions.

En raison de sa conception modulaire, le Pilatus FDT peut être mis à jour facilement afin de refléter les caractéristiques évolutives des besoins.

 

 

En Suisse il est prévu que le nouveau simulateur du PC-21 entre en service d’ici 2010 !

 

 

 

 

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A lire ou relire les Billets antérieurs sur le PC-21 :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/09/30/pilatus-pc-21-excellents-debuts.html

 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/09/18/le-pc-21-en-service.html

 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/07/30/le-pilatus-pc-21-a-singapour.html

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/04/13/pilatus-pc-21-debut-de-carriere.html

 

 

 

 

Photo 1 : PC-21 à Emmen. @ Pascal Kümmerling.

Photos 2, 3, 4 : Prototype du FDT PC-21. @ Pilatus aircraft.

 

16/01/2009

Nouvel avion de combat: second appel d’offres !

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Comme annoncé précédemment la remise du deuxième appel d’offres

 adapté, aux trois fabricants Dassault, EADS et Saab a été transmise.

 

Je vous l’annonçait en substance lors de mon dernier billet sur le sujet (Nouvel avion de combat : les enjeux), en ce milieu de janvier 09, armasuisse vient de finaliser la seconde demande d’offres et je vous propose ici de découvrir de quoi il en retourne :

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Communiqué officiel :

 Dans la version adaptée de l'appel d'offres, les fabricants sont invités à présenter une offre portant sur 22 appareils. De plus, armasuisse demande d'indiquer le nombre d'avions pouvant être fournis pour un budget de 2,2 milliards CHF.

L'appel d'offres adapté tient compte des résultats des essais en vol et au sol et de l'analyse de la première offre remise. Il s'agit notamment de fonctions et de performances qui ne remplissent pas les exigences militaires. Armasuisse veut donner aux fabricants la possibilité de proposer des améliorations à ce sujet. Des améliorations sont cependant visées dans d'autres domaines également.

L'importance accordée à la coopération militaire devra permettre de couvrir le pic de besoin de pilotes lors de l'introduction des nouveaux avions. Par ailleurs, il est demandé de pouvoir entraîner une escadrille de TTE en juin, juillet et août à partir d'une base du pays d'origine de l'appareil.

De nouvelles solutions sont également examinées pour la réduction au minimum des frais d'exploitation et pour garantir la compétence de l'industrie suisse dans la technologie aéronautique. Une coopération stratégique entre les avionneurs, armasuisse et l'industrie aéronautique suisse doit permettre à la Suisse de participer à la poursuite du développement du TTE. Des solutions sont aussi cherchées pour réduire les frais d'entretien.

 

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Offres et essais en vol et au sol


Le processus d'appel d'offres en deux phases a commencé en janvier 2008 avec le premier appel d'offres envoyé par armasuisse aux quatre avionneurs Boeing, Dassault, EADS et Saab. En avril 2008, Boeing a renoncé à présenter une offre. Les autres fabricants ont soumis leur offre en juillet 2008. Ces fabricants ont maintenant jusqu'à avril 2009 pour présenter une deuxième offre, adaptée.

Les essais en vol et au sol des trois candidats restant ont commencé en juillet 2008. A cet effet, deux biplaces des types « Rafale » ( Dassault ), « Eurofighter » ( EADS ) et « Gripen » ( Saab ) ont été stationnés sur l'aérodrome d'Emmen. Les essais se sont achevés au début décembre 2008.

Suite de la procédure


armasuisse rédigera d'ici la fin mai 2009, en étroite collaboration avec les Forces aériennes, le rapport d'évaluation qui marquera l'achèvement de l'analyse des résultats des essais et des offres adaptées. Le chef de l'armement proposera ensuite au chef du DDPS le candidat à retenir, d'entente avec le chef de l'armée. Calendrier des activités : le choix du type est prévu pour juillet 2009. Le Conseil fédéral proposera au Parlement l'acquisition de l'appareil retenu avec le programme d'armement 2010. Il est prévu que les Chambres fédérales débattront du remplacement du Tiger en 2010.

 

Précisions techniques :

 

Je vous livre ici un complément qui m’a été gracieusement  donné par quelques contactes bien informés (mais rien de TOP SECRET non plus !) :

Technologique :

En effet, les tests on révélés non seulement des points forts mais aussi quelques points faibles chez chacun des concurrents ! De ce fait, armasuisse désir obtenir des compléments d’information sur les possibilités d’améliorations. Entre autre, un des protagonistes a réservé quelques mauvaises surprises en ce qui concerne de nombreux « bug » informatique ! Les trois avions ont chacun des systèmes nouvellements montés qui souffrent  parfois de maladies de jeunesse qu'il faudra impérativement guérir! Et qui plus est, un des radars ASEA testé a une portée jugée trop courte (dans sa version actuelle)..!

 

Il faut savoir que, quelque soit l’avion choisit, il sera différent du model testé. Plusieurs systèmes auront évolués, notamment les radars ainsi que les systèmes de guerre électronique sans oublier les logiciels informatique qui auront progressés. La Suisse désire avoir des précisions sur le développement de ceux-ci et pouvoir les suivrent jusqu'à la livraison des avions.

Radar AESA, en effet, l’arrivée de cette nouvelle génération de radar offre divers possibilités futurs soit : non seulement la détection de cibles multiples et le suivit de celles-ci comme c’est le cas aujourd’hui, mais aussi le brouillage de l’ennemi et la communication électronique via l’antenne active. Hors, si les models de radar AESA en service ne permettent pas à ce jour ce genres de services, la seconde génération en cours de développement le pourra ! Dassault Aviation propose notamment la nouvelle antenne à balayage électronique actif, dite RBE2-AA qui sera opérationnel en 2012 (la Suisse serait le premier pays à bénéficier de cette technologie en cas du choix du RAFALE).  Du côté du Gripen, il serait également possible de bénéficier de cette technologie adaptée sur le nouveau radar NORA III, mais sera-t-elle disponible pour cet avion d’ici 2015 ?

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Partenariat :

On le voit des questions subsistent encore en ce qui concerne le partenariat de développement futur du nouvel avion. La suisse et sont industrie désirent pouvoir être associé à la modernisation futur de l’avion en tant que partenaire.

Par soucis d’économie et d’interopérabilité la formation et l’entraînement des pilotes devra pouvoir être optimisée en parfaite collaboration avec un  pays voisin utilisant le même avion en ce qui concerne non seulement les simulateurs mais l’utilisation de zones d’entraînement au vol à l’étranger (diminution du bruit pour la population).

 

Conclusions :

Comme je l’écrivais précédemment, il ne s’agit pas là d’acheter simplement un nouvel avion de combat, mais il s’agit bien de finaliser un partenariat économique et industriel qui satisfasse l’armée mais aussi les emplois et le transfert de technologie !

 

 

 

 

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Photos : blason Team Evaluation :Laurent Baudillon
Photos : 1,2,4 Tests en vol :Gripen vs F/A-18, Rafale vs F/A-18 et Typhon vs F/A-18 :@Swiss Air Swiss
photo 3 :radar antenne radar AESA RBE2-AA .@THALES.