05/12/2015

Entrée en service de l’Iliouchine Il-476 !

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Moscou, la force aérienne russe (Voyenno-Vozdushnye Sily Rossii / VVS) a pris livraison de son premier avion de transport IL-476 en ce début du mois de décembre. Cette livraisons fait suite à un contrat en signé en 2012 d’une valeur de 3,5 milliards d’euros, portant sur 39 appareils. L'avion, rejoint sa base de déploiement à Ivanovo-Severnyy à environ 200 km au nord-est de Moscou.

 

l’Iliouchine Il-476 (Il-76MD-90A) :

 

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L'avion de transport lourd Il-476 ((Il-76MD-90A) est une version profondément modernisée de l'Il-76 qui était produit à Tachkent (Ouzbékistan) à l'époque de l'URSS. Il rappelle son prédécesseur, 

l’IL-476 présente une voilure revue et corrigée ainsi qu’une structure simplifiée, mais sa construction a beaucoup changé et l'avion est maintenant doté de nouveaux systèmes de commande et de navigation. Le nouvel appareil a une autonomie de vol de 5.000 km avec une charge utile de 52 tonnes (contre 4.000 km et une charge utile de 47 tonnes pour son prédécesseur). Son poids au décollage a augmenté de 190 tonnes à 210 tonnes. L'avion requiert un équipage moins nombreux (six membres d'équipages contre sept pour l'Il-76 de base). Doté d’une nouvelle avionique avec des systèmes de navigation modernisés, il a reçu des moteurs de conception récente de type Aviadvigatel PS-90, déjà montés sur les Tupolev 204/214.

Un premier prototype de l’IL-476 est sorti en juillet 2012 de la chaîne d’assemblage de l’usine Aviastar-SP, située dans la région d’Oulianovsk. Le développement de cet appareil, lancé en 2006, repose sur le quadrimoteur IL-76 (code Otan : Candid), dont l’origine remonte aux années 1960 et qui a été vendu à de nombreuses forces appartenant notamment à la sphère d’influence soviétique, ainsi qu’à des compagnies aériennes.

Dans le cadre de sa modernisation, la Russie développe également un système aéroporté d'alerte et de contrôle (AWACS) variante devant être désignée l'A-100 (les AWACS actuelles base-76-Il, dont il existe 20 exemplaires actuellement en service avec le VVS, est désigné l'A-50 'Mainstay'.

 

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Photos : 1 & 3 l’il-476 2 cockpit @ Iliouchine

03/11/2015

Le point sur le crash KGL9268 de Metrojet !

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Une fois de plus, lors d’un drame comme celui-ci, nous devons compter sur les différentes et parfois hallucinantes théories qui apparaissent dans les journaux et sur les réseaux sociaux. L’enquête n’en est qu’à ses débuts, je vous propose par contre revoir les faits qui sont confirmés.

 

La situation avant le drame :

L'Airbus A321 du vol KGL9268 de la compagnie Metrojet, parti de Charm El-Cheikh à destination de Saint-Pétersbourg samedi matin,  avait atteint une altitude 10’210 mètres après 21 minutes de vol et volait à 748 km/h avant le drame.

L’avion a décollé à l’heure, l’équipage n’a signalé aucun problème lors de l’inspection de celui-ci, ni après les « check-list » de vérification des systèmes et de mise en route de l’avion. Les procédures standards ont été suivies.

Les équipements électroniques ACARS (Aircraft Communication Addressing and Reporting System) n’ont pas envoyé d’information concernant une éventuelle avarie de l’avion.

 

Antécédent de l’avion :

Selon, le directeur général adjoint de la compagnie pour la technique, Andrei Averyanov, l’appareil a subi un accident en 2001, la queue ayant touché la piste (tailstrike) lors d’un atterrissage. Des inspections sont régulièrement menées sur les appareils pour vérifier les fissures. L’A321 a subi une dernière opération de maintenance de routine à Moscou le 26 octobre dernier qui n’a révélé aucun problème.

 

Situation de la région du crash :

La région survolée par l’avion, soit lenord du Sinaï et connue pour les affrontements qui opposent les forces égyptiennes et des djihadistes de l’Etat islamique (EI ou Daësch) depuis deux ans.

 

Accident ou acte terroriste ?

L'avion a chuté à 8 649 mètres à une vitesse de 172 km/h. En d'autres termes, à ce moment précis l'Airbus ne volait plus mais tombait. L’avion s’est écrasé dans le Sinaï à environ 100 km d'el-Arich. Aucun survivant n'a été retrouvé parmi les débris. En examinant les lieux du crash au sol et depuis les airs, les experts égyptiens et russes venus participer à l'enquête ont établi que les débris de l'Airbus s'étaient éparpillés sur un vaste territoire en forme d'ellipse allongée de 8 km de long et de 4 km de larges.

L’organisation de l’Etat islamique a revendiqué avoir abattu l’avion russe et mis en ligne une vidéo de mauvais qualité.  Cependant, l’EI ne peut avoir abattu le KGL9268 avec un missile léger de type Manpads (Man-Portable air-defense systems) pour la simple raison que ceux-ci n’ont pas la portée nécessaire pour atteindre un aéronef volant à l’altitude de 10’210 mètres. De plus, l’EI ne dispose pas de systèmes longue-portée qui aurait pu permettre un tir comparable au drame du vol de la Malaysian Airlines MH117 au-dessus de l’Ukraine.

Par contre un acte de sabotage ou le dépôt d’un bombe, depuis l’aéroport de Charm El-Cheikh grâce à la mouvance des Frères musulmans qui soutien l’Etat islamique est parfaitement envisageable.

Un accident reste également possible, en effet, suite à l’accident de 2001 de type « tailstrike » un effet de déformation et de corrosion aurait pu se former sur la cloison arrière de pressurisation. Un tel cas a déjà, par le passé causé un crash similaire.

 

 

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Quoi qu’il en soit, à l’heure actuelle, nous ne pouvons-nous diriger vers des conclusions hâtives, il faut attendre la suite de l’enquête.

01/11/2015

Un nouveau lot de Sukhoi Su-34 « Fullback » !

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Moscou, la société Sukhoi confirme avoir remis un autre lot de deux Su-34 « Fullback » (n°de série 06-12 & 06-13) aux Forces aériennes et spatiales russes. Les avions ont décollés de l'aérodrome de  VPChkalov Novosibirsk Aircraft pour rejoindre le lieu de déploiement près de Lipetsk.

À l'heure actuelle l'usine Sukhoi  fonctionne avec une efficacité maximale. Le contrat d'Etat avec le  ministère de la Défense de la Fédération de Russie comprend des livraisons jusqu’en 2020.

 

Baptême du feu en Syrie :

Le 28 septembre dernier se sont six Sukhoi Su-34 « Fullback » qui ont rejoints l’aéroport de Lattaquié en Syrie pour compléter le dispositif russe d’appuis des forces de l’armée syrienne fidèle à Bachard El-Assad. Ces appareils proviennent de la base aérienne de Mozdok en Ossérie du Nord. Les Su-34 ont pour mission le bombardement lourd à moyenne distance avec 36 bombes de 250kg. La polyvalence du « Fullback » permet également la reconnaissance avec des capteurs infrarouges et une caméra panoramique AP-404. Il peut également emporter le puissant brouilleur de type L175V/KS418.

 

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Le Sukhoi Su-34 «Fullback» : 

 

Le Su-34 peut  attaquer des cibles terrestres, maritimes et aériennes, de jour comme de nuit et par tous les temps, en utilisant l’ensemble des types de munitions en service en Russie. En termes de capacités opérationnelles, il s'agit d'un appareil de génération 4+. Son système de sécurité active avec les nouveaux ordinateurs, fournit des capacités supplémentaires pour le pilote et le navigateur, pour effectuer des bombardements précis et à manœuvrer sous le feu ennemi. L’excellente aérodynamique de l’avion, les grands réservoirs de carburant de capacité interne, la nouvelle génération de moteurs plus économe en carburant, doté d’une commande numérique. Font que le Su-34 de bombardement tactique, se trouve très proche de la catégorie de bombardier stratégique de classe moyenne.

Le Su-34 dispose également d’un système de communication et le système d'échange d'informations de type liaison16 (Link16) lui permettant une interface avec des troupes terrestres et des navires de surface, ainsi qu’avec d’autres aéronefs.

 

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Photos : 1 & 3 Les nouveaux Su-34 lors de la livraison @ Sukhoi 2 Bombardement en Syrie @VVF

11/10/2015

Nouvelle livraison de Su-34 !

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Moscou, la société Sukhoi a confirmé avoir remis un autre lot de Su-34 « Fullback » au Ministère de la Défense de la Fédération de Russie. L'avion a décollé de l'aérodrome de la VPChkalov Novosibirsk Aircraft s’est dirigé en direction de son lieu de leur déploiement tenu confidentiel.

Cette nouvelle livraison confirme le bon fonctionnement de la chaine d’approvisionnement qui s’étant, selon les commandes actuelles jusqu’en 2020 et garantit une charge de travail stable pour l’avionneur Sukhoi. En parallèle à cette livraison, l’avionneur a fait état du très bon fonctionnement du Su-34 notamment avec les aéronefs engagés en Syrie. Ceux-ci se montrent particulièrement efficace pour traquer les forces rebelles au sol, tout en ne demandant qu’un entretien léger et ceci malgré les conditions particulières du théâtre d’opération syrien.

 

Le Sukhoi Su-34 «Fullback» : 

Le Su-34 peut  attaquer des cibles terrestres, maritimes et aériennes, de jour comme de nuit et par tous les temps, en utilisant l’ensemble des types de munitions en service en Russie. En termes de capacités opérationnelles, il s'agit d'un appareil de génération 4+. Son système de sécurité active avec les nouveaux ordinateurs, fournit des capacités supplémentaires pour le pilote et le navigateur, pour effectuer des bombardements précis et à manœuvrer sous le feu ennemi. L’excellente aérodynamique de l’avion, les grands réservoirs de carburant de capacité interne, la nouvelle génération de moteurs plus économe en carburant, doté d’une commande numérique. Font que le Su-34 de bombardement tactique, se trouve très proche de la catégorie de bombardier stratégique de classe moyenne.

Le Su-34 dispose également d’un système de communication et le système d'échange d'informations de type liaison16 (Link16) lui permettant une interface avec des troupes terrestres et des navires de surface, ainsi qu’avec d’autres aéronefs.

Question armement, le Su-34 met en oeuvre des missiles à longue portée air-surface et air-air ainsi que d'armes guidées multicanal. Il est équipé d'un système de contre-mesures de dernière génération. Rappelons que le cockpit est blindé. L'avion peut effectuer des missions à basse altitude de type « by-pass et fly-by». A noter, que les pilotes disposent d’un petit cabinet WC, pour les longues missions.

 L’avion a des capacités de lutte antinavire et dispose d’un rayon d'action de 4.000 km, sa vitesse maximale.

 

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Photos : 1 Su-34 Fullback @ Pavel Zhuravkov  2 Su-34 Fullback @ Dmitriy Pichugin

 

 

 

 

06/10/2015

La stratégie aérienne russe en Syrie !

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L’entrée en guerre de la Russie en Syrie a pour but de soutenir le Président Bachar El-Assad et son administration et ceci que cela plaise ou non à l’Occident. Dès l’entrée en activité de la force aérienne russe, les accusations ont fusés en ce qui concerne, les réelles intentions de la Russie vis-à-vis de  l’Etat Islamique (Daech).

 

Protection territoriale

Avec le recul, il est aujourd’hui possible de comprendre pourquoi les premières frappes russes ont touchés différents groupes rebelles. Les jours qui ont suivi l’arrivée des premiers aéronefs russes sur la base aérienne de Lattaquié, différentes factions ont lancé une série d’attaques à l’artillerie et à la roquette, directement sur le secteur nouvellement occupé par les russes. Cette première réponse russe avait pour but, de protéger et stabiliser le secteur de l’aéroport de Lattaquié.

 

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La stratégie russe :

La Russie montre depuis un certain temps, qu’elle a lancé de nombreux raides aériens contre l’EI et ceci en suivant une parfaite logique, qui consiste à étouffer l’ennemi en faisant en sorte que celui-ci, se retrouve à cours de munitions et dans l’incapacité de manœuvrer, de se coordonner et de communiquer.

En effet, la stratégie aérienne russe consiste à attaquer les centres de commandement de l’EI à Kasr Faraj, les dépôts de munition à Maadan Jadid, sans oublier les réseaux de transmission. Les voies de communication ne sont pas oubliées avec la région de Deir Ez Zor et subissent également un harcèlement constant. Dernièrement, le centre d’entrainement de Daret Ezza a été violemment touché. Et ce mardi le repaire des combattants du groupe Etat islamique EI a été la cible des avions russes dans la ville syrienne de Palmyre. D’autres raids ont eu lieu près D’Alep.

 

Importante reconnaissance :

Les opérations actuelles menées par l’aviation russe ne pourraient avoir lieu, si la Russie n’avait de mis en place en Syrie diverses phases de reconnaissance et de collecte et de traitement de l’information avec des appareils de reconnaissance, mais très probablement aussi avec des agents de terrain.

 

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L’objectif :

Les Russes appliquent une pression aérienne qui doit à terme priver les unités de l’EI de toute logistique, casser le moral des unités de front et accentuer les désertions. Ces actions semblent également démontrer que la Russie prépare terrain de la reconquête, des unités de l’armée syrienne et de ses alliés iraniens.

Reste que l’on ne peut affirmer aujourd’hui, si Moscou gagnera son pari. En effet, le risque d’enlisement est en soi très fort. Sauf, si les forces pro-Bachar El-Assad arrivent à bousculer l’EI et les groupes rebelles sans que Moscou n’ait besoin d’engager le combat au sol. Quoi qu’il en soit, Vladimir Poutine vient de prendre de vitesse Washington et Paris pour la seconde fois !

 

Les avions russes engagés :

La Force aérienne russe peut compter sur plusieurs type d’avions : Sukhoi Su-25 « Frogfoot », Sukhoi Su-24 « Fencer », Sukhoi Su-27, Sukhoi Su-30SM et des Sukhoi Su-34 « Fullback », sans oublier des hélicoptères d’attaques MI-24 et Ka-52.

 

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Photos : 1 Sukhoi Su-34 « Fullback » 2 & 3 Armurier russes 4 Sukhoi Su 24 « Fencer »@ Dmitri Vinogradov