12/03/2016

Les Forces aériennes russes en pleine modernisation !

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Moscou, dans le cadre du rapport des opérations et du constat des capacités des Forces aérospatiales russes, le sous-ministre de la Défense Iouri Borisov a présenté l’état du travail en cours en vue de la modernisation du matériel.

La pleine modernisation :

Le sous-ministre de la Défense Iouri Borisov a expliqué que durant l’année 2015 plus de 230 appareils ont rejoint la force aérienne. Ces appareils sont, soit entièrement neufs ou ont été modernisés, de plus, se sont 158 hélicoptères qui ont été livrés aux Forces aérospatiales russes l'an dernier. En parallèle les unités ont reçu 191 stations radar, quatre de bataillon de missiles sol-air S-400 et neuf lanceurs d'engins spatiaux. Au cours de l’année 2015, il y a eu sept lancements de fusées porteuses qui ont permis de placer huit satellites militaires en orbite. En comparaison, en 2014, les Forces aériennes russes ont reçu 142 nouveaux avions ou modernisés et 135 hélicoptères et 179 drones (UAV).

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70% de l’armée doit être moderne en 2020 :

L’objectif de l’armée russe, toutes forces comprises, devra comporter 70% de systèmes modernes en 2020. En ce qui concerne les Forces aérospatiales russes, elles opèrent une incontestable remontée en puissance. Avec l’arrivée en service ces dernières années des appareils de types Su-35, Su-34, Su-30SM, en attendant celle du T-50 PAK FA prévu en 2017, ces nouveaux aéronefs ont redonner un tonus indéniable aux escadrons de chasse. Les pilotes, qui bénéficient pour leur formation de l'entrée en service d'un nouveau jet école le Yak-130, retrouvent par ailleurs des taux horaires d'entraînement proches, voire supérieurs dans certains cas, à ceux de l'OTAN. Avec la modernisation d'une partie des MiG-31, Su-24, Su-27, les Forces aériennes russes se dirigent indéniablement à l'horizon 2020-2025 vers une capacité accrue et particulièrement moderne. Le repositionnement de près de 260 avions de combat en Crimée, en plus, de ceux déjà présents, le long de la frontière avec les pays nouvellement membres de l’Otan lui donne une capacité très supérieure à celle que peut lui opposer aujourd’hui l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord.

Deux points faibles :

A ce jour, il reste encore deux points faibles qui devront être comblés au sein des Forces aérospatiales russes, il s’agit d’une part de combler le manque d’avions ravitailleurs. L’autre point concerne les drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) et HALE (Haute Altitude Longue Endurance) dont elles sont dépourvues à ce jour. Mais ces deux points faibles vont être progressivement comblés d’ici 2020.

 

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Photos : 1 Su-34, T-50 et Su-35 2 Su-30 SM @Fyodor Borisov 3 Tu-160 @VVS

15/01/2016

Syrie, la Russie déploie des Ka-52 & Mi-8AMTS !

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La Russie complète son dispositif aérien en Syrie, avec l’arrivée de deux nouveaux types d’hélicoptères de type Kamov Ka-52 « Alligator » et Mil Mi-8MTS. Les hélicoptères sont basés sur les installations de Humaymin près de la ville syrienne de Lattaquié.

Le Kamov Ka-52 « Alligator » :

Le Kamov Ka-52 «Alligator» est un hélicoptère de combat de hautes performances avec une capacité jour et nuit, doté d’une capacité de survie élevée. Doté d’une conception de rotor coaxial, il offre un plafond de vol stationnaire de 4000m et la vitesse verticale de montée atteint 10m seconde à une altitude de 2.500 m. Equipé d’un cockpit blindé qui résiste aux projectiles de 12,7. Les deux pilotes disposent en outre d’un système d’éjection inédit qui éjecte en premier le rotor coaxial. puis déclenche l’éjection des deux sièges, du pilote et du mitrailleur.

Les systèmes de vol comprennent un système de navigation inertielle (INS), un pilote automatique et affichage tête haute (HUD). Les capteurs comprennent pod infrarouge (FLIR) et un radar de suivi de terrain. Le Ka-52 est équipé d'un récepteur d'alerte radar couplé à un système de guerre électronique. Le Ka-52 est propulsé par deux turbines Klimov117VMA, fournissant chacune 2.200 CV (1660 kW). Les moteurs sont placés de chaque côté du fuselage pour renforcer la capacité de survie au combat. L'hélicoptère a également une unité de puissance auxiliaire (APU) pour le fonctionnement autonome. L'hélicoptère disposant de petites ailes équipées chacune rails de suspension, ainsi, que les contre-mesures de bout en bout d'aile. L’Alligator peut emporter jusqu’à 12 missiles anti-char «Vikhr» d’une portée de 10 km.  Le Ka-52 est armé d'un canon  2A42 à tir rapide de 30mm, sans restriction d’azimut. 

Le MIL Mi-8AMTS avec système de guerre électronique:

Par ailleurs, une source de l’agence russe TASS confirme que les Mi-8AMTS sont doté du nouveau système de guerre-électronique L370 Vitebsk. Ce système de guerre-électronique de nouvelle génération est spécialement étudié pour lutter contre les systèmes de missiles portables à guidage infra-rouge (MANPAD).

Le MIL Mi-8AMTS est une version améliorée et blindée du célèbre Mi-8. Cette variante est construite par l'usine de Kazan. Ce standard du Mi-8 dispose d’une cabine blindée pour l’équipage de réservoirs de carburant supplémentaires et d’un radôme monté dans le nez.

L’hélicoptère dispose d’une tourelle électro-optique avec vision de nuit. Les pylônes peuvent transporter des missiles air-air «Igla», des missiles air-sol «Spiral», des mitrailleuses de  23 mm et des nacelles lance-roquettes B8V20A de 80 mm. Le Mi-8AMTS se caractéristique également par des moteurs améliorés qui offrent de meilleures performances dans des conditions chaudes et en altitude.

Le Mi-8AMTS est commercialisé internationalement sous la dénomination Mi-171 et a été vendu à la Croatie, la République tchèque, l'Equateur et le Pérou. La Russie a reçu ses premiers hélicoptères Mi-8AMTS en décembre 2010.

 

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Photos : 1 KamovKa-52 « Alligator » VKS 2 Mil Mi-8AMTS@ Sergy

06/01/2016

Russie, arrivée des MiG-29SMT !

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Moscou, la Force aérienne russe a réceptionné ses premiers exemplaires du MiG-29SMT «Fulcrum» multirôles. Ces appareils ont été commandés en avril 2014. Les aéronefs seront tous livrés d’ici la fin de l’année.

 

Dans l’attente du MiG-35 :

Les 16 avions de type MiG-29SMT ont été commandés pour les Forces aérospatiale russe (VKS) comme une mesure bouche-trou pour compenser les retards de mise au point du MiG-35S. Le lot se compose de 14 chasseurs MiG-29SMT et deux MiG-29UB formateurs. Les premiers MiG-29SMT sont arrivés sur la base aérienne d'Astrakhan-Privolzhskiy, ou se situe le centre de formation et d’application de combat du 116e escadron de la Force aérienne.

La Russie opère déjà 28 chasseurs MiG-29SMT, il s’agit des aéronefs qui ont été retournés par le client, soit l’Algérie. Ce dernier, les avaient rejetés en raison de problèmes de qualité. Contrairement à l'avion construit pour l'Algérie, la version russe du MiG-29-SMT est équipée d'une suite interne de guerre-électronique complète (EW).

 

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Le MiG-29SMT :

Le MiG-29SMT (MiG-29UPG en Inde) dispose du nouveau radar, le Phazotron-NIIR Zhuk-M2E de type AESA, capable de suivre dix cibles à 245km, couplé avec le nouvel IRST, le modèle : OLS-UEM. L’avionique est entièrement nouvelle avec un cockpit doté d’écrans couleurs. L’avion est également doté d’une perche de ravitaillement en vol rétractable et de réservoirs additionnels montés sur la colonne vertébrale de l’avion. Ceux-ci permettent de doubler le rayon d’action à 1500km.

 

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Photos : Le MiG-29SMT @ AviaMiG

03/01/2016

Evolution du marché des avions de combat !

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Le marché des avions de combat est en train de subir une profonde mutation, avec l’arrivée de nouveau prétendants comme la Chine et le retour en force de la Russie. Les Etats-Unis conservent une forte capacité de domination notamment sur l’Europe. Le vieux continent est quant à lui dans une situation complexe, avec trois excellentes offres, mais qui se heurtent à la pression des Etats-Unis.

L’avion de combat un outil cher

Indispensable à la supériorité aérienne, l’avion de combat est devenu de plus en plus cher et complexe du point de vue technologique. Cher à l’achat, l’avion de combat peut s’avérer également coûteux à la maintenance. Les réductions des programmes d’armement de ces dernières années ont obligé les forces aériennes à mettre en œuvre des programmes de mises à jours afin de garantir un maintien des flottes en service. Cependant, l’usure des aéronefs en a contraint certains à la mise en place de la « cannibalisation » d’avions pour permettre à d’autres de voler. Des situations peu enviables et au final, qui ne permettent pas de combler le manque d’aéronefs. Certaines armées de l’air se sont engagées à commander de nouveaux avions, mais en occultant l’achat de pièces détachées en suffisance, faute de moyens. C’est le cas de la France qui se retrouve avec une flotte d’avions Rafale très modernes, mais avec un taux de disponibilité particulièrement faible soit 30% pour l’aéronavale et 40 % pour l’Armée de l’air (en voie d'amélioration).

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Des flottes uniques

Les coûts des avions modernes sont notamment dû à l’hypertechnologie embarquée, qui rend l’avion de combat moderne multirôle. De fait, la tendance actuelle est de remplacer les anciennes flottes d’avions ayant un rôle limité par un appareil unique (sauf l’Inde et la Chine qui continuent sur la voie de flottes très diversifiées). Cette solution permet de rationaliser l’entretien et la formation des équipages.

Difficulté d’exportation

La solution la plus simple pour faire baisser le coût d’achat d’un avion de combat est de le vendre si possible en grand nombre. L’Europe dispose aujourd’hui de trois excellents avions, que sont le Rafale, le Gripen E et l’Eurofighter qui offrent un excellent coût/efficacité en fonction des besoins spécifiques du client. Ces trois appareils pourraient largement combler les besoins des pays européens et assurer du même coup une très bonne viabilité des trois avionneurs, mais il n’en est rien. La domination politique américaine qui pousse à l’achat du F-35, rend les choses compliquées pour nos avionneurs. Sur le marché international, ce sont les Etats-Unis et la Russie qui continuent de s’imposer. Cette dernière est même aujourd’hui capable de concurrencer directement les américains, sur de nombreux contrats avec l’arrivée de nouveaux standards qui concernent les avions de combat de la quatrième génération. Se sont en effet les générations 4+ et 4++, qui dominent le marché et ceci grâce à l’arrivée du radar à antenne à balayage électronique (AESA), de la fusion des données et d’une grande manoeuvrabilité. Les Etats-Unis proposent de leur côté, en plus de la 4e génération, le F-35 qui se situe au sein de ce que l’on appelle la 5e génération et qui englobe des capacités de furtivité.

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Les avionneurs européen offrent pourtant les mêmes capacités que leurs homologues russes et américains, hormis la 5e génération, mais dont les réelles capacités sont mises en doute, mais avec une influence politique moindre. De plus, le simple fait que certains pays européens ne daignent pas s’intéresser aux trois productions européennes, péjore d’autant plus la capacité à les vendre sur d’autres continents.

La situation actuelle

La plupart des exportations d’avions de combat de ces dernières années ont concerné l’Inde avec le Sukhoi 30MKII russe et des avions d’alerte lointaine P-8A «Poseïdon» américain. Le Proche-Orient a vu la réussite de Dassault dernièrement avec 24 Rafale en Egypte et 24 au Qatar dans le même temps les Etats-Unis vendaient des F-16 aux Emirats Arabes Unis. L’Asie est devenue un vaste marché où Taïwan, Singapour et la Corée du Sud restent profondément client des USA. La Suède a réussit une belle vente avec le Gripen C/D en Thaïlande. Alors que le Vietnam est client chez le russe Sukhoi. La Malaisie est actuellement très convoitée. Européens, russes, américains et chinois sont tous en concurrence. L’Indonésie vient de choisir le Sukhoi Su-35, renforçant un peu plus la capacité d’exportation de la Russie. Le partenariat sino-pakistanais a également réussi une première avec le JF-17 « Thunder » au Myanmar (ex-Birmanie) au début de l’été.

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La Chine justement est en passe de venir se joindre aux principaux avionneurs en tant que concurrent sérieux. La vente et la fabrication de chasseurs JF-17 « Thunder » au Pakistan en est un exemple, ainsi que la toute récente, vente de 24 Jian J-10 « Dragon Véloce » à l’Iran. Avec le lancement de deux programmes d’avions furtifs de cinquième génération, le J-20 et le J-30, la Chine va devenir d’ici dix ans un acteur très sérieux sur le marché des avions de combat.

L’un des marchés très convoités ses dernières années, concernait le Brésil et le renouvellement de sa flotte, pour une centaine d’avions de combat. La réussite du suédois Saab avec le Gripen E est très importante, car la nouvelle collaboration avec l’avionneur brésilien Embraer, (troisième après Airbus et Boeing) devrait permettre des développements futurs avec à la clef un prix très compétitif.

Ces 10 prochaines années

Les avionneurs européens se retrouvent avec des chances diverses de ventes pour les 10 prochaines années. Dassault a eu une année 2015 exceptionnelle, après l’Egypte et le Qatar a passé commande pour 24 appareils. L’avionneur français devrait pouvoir placer le Rafale sur deux ou trois marchés supplémentaires au Moyen-Orient et éventuellement en Asie. Quant à Airbus DS, qui est dans une situation difficile et ceci malgré l’arrivée du nouveau standard T3 de l’Eurofighter, certes multirôle, mais encore cher à l’achat et à la maintenance, on pense à un client au Moyen-Orient pour un prochain contrat. Saab devrait pouvoir placer le Gripen E sur différentes niches, parmi les utilisateurs actuels du standard C/D (Tchèquie, Afrique du Sud, Thaïlande) et voir des possibilités de ventes en Europe comme le Portugal, la Suisse, l’Autriche (remplacement des Eurofighter , trop chers à l’heure de vol) et la Bulgarie. Un nouveau client en Amérique latine et un ou deux clients possibles en Asie. Très engagés sur le développement des avions de 4e et 5e générations, les Etats-Unis et la Russie vont dominer le marché des avions de combat, se partageant, ainsi les clients des différents continents, ne permettant pas une véritable percée des aéronefs européens.

D’une manière plus marginale, le Japon avec Mitsubishi Aerospace et la Corée du Sud avec KAI (Korean Aerospace Industrie) devraient se lancer dans la mise au point d’un avion de combat, mais avec l’aide des Etats-Unis. L’Inde avec HAL et le « Tejas » ne répondront certainement pas aux exigences de l’exportation dans sa totalité. Il faudra attendre encore vingt ans avant d’entrevoir ce pays en tant qu’exportateur sérieux. Par contre, L’Inde se profile en tant que fournisseur et partenaire du programme russe Sukhoi T-50 PAK-FA, dont une version destinée à l’exportation devrait voir le jour d’ici 2023.

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L’avenir

D’ici 15 à 20 ans, l’Europe se retrouvera dans une situation encore plus compliquée qu’aujourd’hui. Dassault ne produira plus seul, d’avions de combat, Airbus DS devra certainement trouver un partenaire pour l’après « Eurofighter » et il en va de même pour Saab à moins d’un développement avec Embraer. Alors, à moins d’une entente des trois avionneurs européens, l’avenir de l’aéronautique militaire européenne pourrait être particulièrement sombre.

La domination des Etats-Unis de la Chine et de la Russie, va ainsi prendre un réel essors, durant cette période reléguant ainsi l’Europe loin derrière, si celle-ci ne réagit pas d’ici là. En effet, ces trois pays (la Chine y parviendra d’ici 10 ans) disposent d’une industrie aéronautique complète, susceptible de fabriquer et donc de répondre à l’ensemble des besoins d’une force aérienne. Ces trois pays, sont actuellement les seuls à se lancer, par exemple, dans le développement d’un super bombardier hypersonique.

 

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Les besoins sur 15 ans

Avec l’augmentation récentes des dépenses militaires à travers le monde et l’instabilité actuelle, on estime les besoins en matière d’avions de combat à près de 3’000 aéronefs d’ici 2030. Le sursaut de l’aviation militaire européenne, doit se préparer minutieusement et tenir compte des erreurs du programme A400M d’une part et du lourd système décisionnel, lié à la gestion de la production de l’Eurofighter, sans quoi celle-ci sera mise à mal.

 

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Photos : 1 Image d'artiste d'un avion de 6ème génération 2 le Rafale@ Dassault 3 le F-35 @ Lockheed-Martin 4 Eurofighter @ FAE 5 Gripen NG @ SAAB 6 Sukhoi T-50 @ Sukhoi 7 Chengdu J-20@ Chengdu

21/12/2015

Renforcement d’hélicoptères russes en Arménie !

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Moscou va renforcer sa dotation en hélicoptères de combat au sein de sa base militaire de Gyumri en Arménie. Les hélicoptères et les pilotes russes sont attendus sur la base, dès le premier trimestre de 2016.

Au total ce sont une quinzaine d’hélicoptères de type Mil Mi-35 « Hind » et Mil Mi-8MTS « Terminator » qui seront déployés en Arménie. Ces aéronefs vont venir renforcer le dispositif qui comprend des avions de combat de MiG-29 « Fulcrum ».

 

Le Mil Mi-35M

Le Mi-35M est version modernisée du Mi-35 au niveau de l’avionique, de la motorisation (turbines Klimov VK-2500 de 2’400 chevaux), des capteurs (GOES-342 géostabilisé par exemple) et de l’armement (missiles anti-char AT-6 « Spiral », AT-9 « Spiral-2 » et AT-12 « Ataka », missiles air-air SA-18 « Grouse », canon bitube GSh-23V de 23mm) avec notamment des éléments communs avec l’hélicoptère de combat Mi-28N, comme son rotor et sa transmission. Le poids à vide de l’appareil est réduit à 8,09 tonnes augmentant ses performances.

 

Le Mil Mi-8MTS « Terminator » :

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Le Mil Mi-8AMTS «Terminator» est une version améliorée et blindée du célèbre Mi-8. Cette variante est construite par l'usine de Kazan. Ce standard du Mi-8 dispose d’une cabine blindée pour l’équipage de réservoirs de carburant supplémentaires et d’un radôme monté dans le nez.

L’hélicoptère dispose d’une tourelle électro-optique avec vision de nuit. Les pylônes peuvent transporter des missiles air-air «Igla», des missiles air-sol «Spiral», des mitrailleuses de 23mm et des nacelles lance-roquettes B8V20A de 80mm. Le Mi-8AMTS «Terminator» se caractérise également, par des moteurs améliorés qui offrent de meilleures performances dans des conditions chaudes et en altitude.

 

Photos : 1 Mil Mi-35M-3 2 Mil Mi-8MTS @ Sergy