02/03/2019

Sikorsky prépare le premier vol du HH-60 "Whisky" !

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Sikorsky Aircraft Corporation travaille à la finalisation de son nouvel hélicoptère de combat (CRH) HH-60W de l'armée de l'air américaine (USAF). Il s’agit d’une variante du UH-60M "Black-Hawk », éprouvé au combat.  Le nouvel hélicoptère 60« Whiskey » remplacera les hélicoptères de recherche et de sauvetage (CSAR) de transport moyen, le HH-60G « Pave Hawk » entré en service avec l'US Air Force en 1982.

Le futur HH-60W pourra être déployé pour l'évacuation de pilotes ou d’unités au sol (CASEVAC), l'évacuation médicale (MEDEVAC), les missions d'évacuation des non-combattants, les opérations civiles de recherche et de sauvetage, les humanitaires cas de catastrophe et d’insertion ou de retrait des forces de combat.

Détails du programme CRH :

L'US Air Force a annoncé le remplacement de ses hélicoptères vieillissants HH-60G par un nouveau CRH en 2010. Une demande de proposition (RFP) a été émise pour le programme CRH en octobre 2012. Sikorsky s'est associé au principal fournisseur de sous-systèmes, Lockheed-Martin, pour proposer un UH-60M dérivé comme nouvel hélicoptère de sauvetage de combat de l'armée de l'air américaine.

Le contrat comprend également des options pour la production de 112 hélicoptères HH-60W.  La revue de conception préliminaire (PDR) du HH-60 a été achevée en mai 2016, tandis que la revue CDR s'est achevée en septembre 2017.

L'US Air Force a prévu de commencer le premier vol d'essai du HH-60W CRH en 2019 pour mettre en service un hélicoptère opérationnel en 2021, la production en plein régime étant prévue d'ici 2023.


Conception et caractéristiques de l'hélicoptère HH-60W :

La conception du HH-60W est basée sur l'hélicoptère UH-60M de nouvelle génération. Le giravion intègre une cellule résistante aux chocs et aux dommages. Il conserve composite, accord large, pales du rotor principal et les structures résistantes à la corrosion de son prédécesseur.

L'hélicoptère offre une capacité de carburant interne supérieure à celle de l'hélicoptère HH-60G. Il offre une plus grande autonomie tout en offrant un grand espace intérieur dans la cabine. Il peut accueillir deux pilotes, deux ambassadeurs paramédicaux et deux ambulanciers pour patients médicaux ou blessés. Les deux côtés du fuselage peuvent être montés avec les mitrailleuses de calibre 50 et 7.62mm.

L'hélicoptère sera équipé du système de planification de la mission de Lockheed-Martin, d'aides défensives, de liaisons de données, d'ordonnateurs de mission et de capteurs de conditions météorologiques défavorables.

Cockpit et avionique :

Le cockpit avec écrans multifonction de pointe pourra accueillir deux pilotes côte à côte. Il sera équipé de l'avionique et des équipements de mission de pointe de Rockwell Collins, notamment d'un vol de mission et de mission en poste de pilotage, de radios de navigation et du système de communication avancé ARC- 210 V/UHF. L'ARC-210 offre des communications vocales sécurisées et une interopérabilité civile. Le système prend en charge les futurs réseaux ad hoc et la communication par satellite (SATCOM) de la prochaine génération, pour une transmission voix et données ininterrompue. 

Les écrans multifonctions installés dans le poste de pilotage seront conformes aux normes récentes du système de vision nocturne (NVIS). Les dispositifs multifonctions prennent en charge les angles de vision larges pour une visualisation optimale dans le cockpit..

Moteur du HH-60W :

Le HH-60W sera doté de deux moteurs General Electric T700-GE-701D qui développeront chacun une puissance maximale continue de 1’716 shp (1 279 kW) et offriront des performances supérieures par mauvais temps.

Protection électronique : 

Le HH-60 « Whisky » sera doté du nouveau récepteur d’alerte radar AN/APR-52 (RWR). Il est conçu pour traiter un grand nombre de signaux simultanément pour identifier plus rapidement et plus précisément les menaces contre l'équipage. Le RWR AN/APR-52 offre une forte probabilité de détection pour les menaces modernes et émergentes dans des environnements de signaux très denses.

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Photos : 1 Image de synthèse du HH-60W 2 Production des prototypes @ Sikorsky/ Lockheed-Martin

 

 

01/03/2019

Modernisation des Sukhoi Su-30SM !

 

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Irkouskt, le chantier de modernisation du Sukhoi Su-30SM a débuté. Les premiers Su-30SM sont actuellement en phase de mise à jour au sein d’Irkut Aircraft Corporation et le Bureau de conception de Sukhoi pour le compte du ministère de la Défense russe.  Cette mise à niveau doit permettre de renforcer les capacités de combat de l’avion  et le standardisé avec son frère le Su-35.

Les objectifs de la mise à jour concerne la détection et d’identification des cibles aériennes et dotera l’avion de nouvelles armes de précision pour frapper des cibles aériennes, terrestres et navales à plusieurs centaines de kilomètres. La capacité de la motorisation sera également au menu. Un premier lot de Su-30SM modernisés (nombre non précisé) doit avoir terminé ses essais à la fin de cette année.

Les Sukhoi Su-30SM vont notamment recevoir les moteurs AL-41F-1S qui équipent déjà le Su-35. Le nouveau moteur devrait offrir une poussée supplémentaire estimée à 4’200 lb par moteur, mais il augmenterait également la capacité de production d'énergie électrique du Su-30SM grâce au nouvel APU, ouvrant ainsi la possibilité de futures mises à niveau de l’avionique et l’adaptation possible d’un nouveau radar. En effet, l’actuel radar Bars-R N-011M PESA du Su-30SM pourrait être mis à niveau pour correspondre aux niveaux de puissance du radar Irbris du Su-35, avec une puissance maximale de 20 kW. Alors que le BAR et l’Irbis ont des antennes de taille similaire, environ 900 mm (35 pouces) de diamètre, la puissance émettrice passe de 1,5 kW en moyenne à 5, la puissance maximale de 4,5 à 20 et l’éclairage cible de 1 à 2. Les chiffres des Bars-R se situent entre les deux. Le Su-30SM peut avoir un radar dont les performances correspondent à celles du Su-35. Une puissance radar plus élevée permettrait d’utiliser des missiles à plus longue portée. Au lieu des missiles guidés actifs à moyenne portée RVV-AE utilisés dans les avions d’exportation, la force aérienne et spatiale russe (VKS) utilise le RVV-SD plus évolué, une nouvelle évolution du R-77 de base. Mais, il n’est pas impossible que cette alimentation électrique de réserve permettre à terme d’accueillir un jour un futur radar russe AESA (Active Scanning Electronic Scanning Panel) de nouvelle génération commun aux Su-30SM et Su-35.

Des commandes prévues :

Le ministère russe de la Défense prévoit de commander un premier lot de 36 nouveaux chasseurs Su-30SM améliorés. Selon le ministère russe de la Défense, les fonds nécessaires au développement des Su-30SM améliorés figuraient déjà dans le budget de 2017.

Sukhoi Su-30SM :

Les SU-30SM se différencient des Su-30MKI indiens par leurs équipements entièrement russes, leur système d'identification "ami/ennemi" et par d’autres éléments. Pour développer cette version, Sukhoi profita de son expérience avec le programme Su-35 en ce qui concerne par exemple l’avionique. Tout comme la version MKI, le SM dispose de plans canard et de tuyères à poussées vectorielle couplées aux moteurs Saturn Lyulka AL-31FP.

L’appareil dispose d’un radar à antenne à balayage électronique (PESA) de type BAR-R N-011M couplé à un IRTS OLS-30 et le système Optico-Laser-teplotelevizionnaya. L’antenne en bande X permet de suivre 30 cibles aériennes en mode piste, pendant l’exploration et d’engager 6 cibles simultanément en mode attaque. L’avionique est également de dernière génération avec écrans multifonctions (EFIS), système de positionnement par satellite GLONASS et un nouveau système de communication sécurisé S-108 NKVS-27. Par ailleurs l’avion dispose du système de mise en réseau KS-2 / R-098 (Tipovyi Kompleks Svyazi) de données de vol Intra-Flight chiffré (IFDL) qui permet la mise en réseau de jusqu'à 16 chasseurs Sukhoi. Le système de guerre électronique est basé sur le Khibiny-MV-10V, L-175B et L-175M. Le « Khibiny » russe est un système avancé de guerre électronique (EW) monté sur avion, il est capable de brouiller les systèmes d'armes radar à la pointe de la technologie. L’armement est multiple pour permettre l’engagement air-air et air-sol mais également air-surface. L’option de dissuasion nucléaire est également possible avec capacité de frappe d’interdiction et la suppression des défenses antiaériennes.

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Photos : 1 Su-30SM @Weimberg 2 Su-30SM @Dmitry Pichugin

 

28/02/2019

air2030: dates des essais en vol et au sol !

 

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Berne, le DDPS a communiqué aujourd’hui les informations relatives à la poursuite des tests en vue du choix du nouvel avion de combat. Les essais en vol et au sol auxquels seront soumis les cinq avions de combat candidats auront lieu d’avril à juin à Payerne. Les avions seront testés quant à leurs capacités, par ordre alphabétique, sur l’aérodrome militaire.

Pour chaque candidat, huit missions au total seront exécutées avec un ou deux avions de combat sur quatre journées de vol. Ces essais permettront de vérifier les capacités des avions et les données fournies dans les offres soumises. Au préalable, les soumissionnaires ont la possibilité de découvrir les procédés propres à l’espace aérien suisse au cours d’un vol supplémentaire. Un vol aura lieu de nuit. Pour ce faire, les heures de décollage devront être adaptées à la saison, sachant que tous les vols seront terminés avant minuit. Aucun vol d’essai n’aura lieu les jours fériés.

Les candidats seront testés par ordre alphabétique, selon le nom des constructeurs :

Airbus, EU, Eurofighter: semaines 15 et 16

Boeing, USA, F/A-18 Super Hornet: semaines 17 et 18

Dassault, FRA, Rafale: semaines 20 et 21

Lockheed Martin, USA, F-35A: semaines 23 et 24

Saab, SWE, Gripen E: semaines 25 et 26

Pour les Spotters :

Il est prévu un après-midi par avion candidat afin de donner aux spotters et autres citoyens intéressés la possibilité d’approcher l’avion respectif. Pour avoir accès à la zone militaire de Payerne, les spotters doivent s’inscrire séparément pour chaque modèle d’avion. Le premier formulaire d’inscription pour le premier évènement pour les spotters sera mis en ligne par armasuisse le 2 avril 2019 sur le site Internet du DDPS dans le dossier Web www.vbs.ch/air2030. Le nombre de participants est limité.

 

Photo : Les candidats @ Gérard Famérée

 

21/02/2019

Trump bloque la livraison des F-35 turcs !

 

 

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Le président américain Donald Trump a signé un projet de loi sur les dépenses qui bloque le transfert des avions de combat Lockheed-Martin F-35 en direction de la Turquie.

La livraison des avions F-35 à la Turquie sera bloquée jusqu'à ce que le secrétaire d'État américain et le secrétaire à la Défense soumettent une mise à jour du rapport concernant l'achat par la Turquie du système de défense antimissile S-400 russe. Ce rapport doit être rendu d’ici au mois de novembre.

Dans un rapport précédent au Congrès, le Pentagone a déclaré que l'achat par la Turquie des systèmes de missiles russes S-400 pourrait entraîner l'expulsion potentielle d'Ankara du programme F-35 et affecter l'acquisition d'autres armes, notamment l’hélicoptère lourd Boeing CH-47F « Chinook ». 

Cette décision fait suite à la confirmation faite lundi dernier par le président turc Recep Tayyip Erdogan de l’achat du système sol-air, en précisant qu’il n’y aurait pas de renvois de celui-ci au vendeur. La Turquie s'attend à ce que la livraison des missiles S-400 commence cette année.

Le Feuilleton des F-35 turcs :

Le premier F-35 destiné à la Turquie a été livré sous haute tension le 22 juin 2018 dans une ambiance morose. L’avion est actuellement basé à Luke AFB en Arizona où les premiers pilotes turcs vont commencer à s'entraîner avec l'avion. Ce premier appareil devrait ensuite voler en direction de sa future base d’attachement en Turquie d’ici 12 mois. Mais rien n’est jouer pour l’instant. 

Fortes tensions qui perdurent : 

Les relations entre les États-Unis et la Turquie sont devenues très tendues ces dernières années. Les alliés de l'OTAN se sont affrontés ces derniers mois sur l'expansion turque de sa campagne en Syrie et le soutien américain à la milice des Unités de protection du peuple kurde, ainsi que la détention d'un pasteur américain et l'approfondissement des liens avec la Russie. La communauté internationale a également largement condamné la purge des fonctionnaires militaires et des fonctionnaires par le président turc Recep Tayyip Erdogan après une tentative de coup d'Etat en 2016.

Crainte de divulgation de secrets : 

Il faut également rappeler que de son côté l'Agence de coopération pour la défense de la Défense américaine à annoncé que la grande majorité des dirigeants turcs de l’époque avec qui les discussions sur l’achat du F-35 ont eu lieus sont actuellement en prison. De fait, aux Etats-Unis on commence à craindre sérieusement que le gouvernement actuel ne compromette pas les technologies du F-35 en les vendant à d’autres pays ou en les utilisant pour concevoir le futur avion de combat turc.

Les risques : 

En cas de blocage de la vente de F-35, les conséquences seront importantes. En effet, Ankara est un partenaire essentiel du programme F-35, plusieurs composants clés de la motorisation sont fabriqués par des compagnies turques, tandis que le principal centre européen de réparation et de révision du moteur Pratt & Whitney du F-35 se trouve à Eskisehir, au nord-ouest de la Turquie. Le département de la Défense estime qu'il faudra deux ans pour trouver et qualifier de nouveaux fournisseurs pour remplacer toutes les entreprises turques qui sont expulsées du programme. Autre conséquence, pour l’Otan cette fois, le pays pourrait bien refuser l’usage des installations de la base aérienne d'Incirlik, dans le sud de la Turquie, qui est un lieu de lancement essentiel pour les opérations au Moyen-Orient, notamment la campagne contre l'État islamique, et abrite un stock américain de bombes nucléaires B61, pilier de la dissuasion nucléaire américaine en Europe.

20/02/2019

Lockheed-Martin crée la surprise avec le F-21 !

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Salon aéronautique Aero India 2019, l’avionneur américain Lockheed-Martin vient de créer la surprise avec la présentation du F-21 pour répondre aux besoins de l’Indian Air Force (IAF). L’offre est spécifique dans le cadre de la demande indienne (RFI) en vue d’acquérir 110 nouveaux avions de combat pour une  valeur supérieure à 15 milliards de dollars.

Effet marketing ou réelle nouveauté ?

Surnommé F-21 et introduit par les slogans "Make in India" et "India’s Pathway to F-35", l’avion serait construit localement en partenariat avec Tata Advanced Systems (Inde). Selon le communiqué de Lockheed-Martin. De prime abord, le F-21 n’est en fait qu’une adaptation du F-16 Block70/75 « Viper ». Mais celui-ci serait également spécialement configuré pour répondre aux besoins spécifiques de l'armée de l'air indienne. 

L’offre de l’avionneur américain comprend une cellule de F-16 Block70/75 dotée du radar AESA (Active Electronically Scanned Array) Northrop Grumman APG-83 qui permet une détection allongée haute résolution. Des cartes radar à synthèse d'ouverture (SAR) pour les opérations en mode frappe par air de précision, air-sol et air-sol entrelacées et entrelacées afin d'améliorer la connaissance de la situation, l'efficacité opérationnelle, le système de repérage AN/APX-126 Advanced IFF (CFT), un sous-système d’avionique COTS, un bus de données à haut débit et à grande vitesse, ainsi que d'autres fonctionnalités de base telles qu'une liaison de données de théâtre Link-16, une nacelle de ciblage avancée « Sniper », un système de navigation GPS de précision et le système anticollision automatique au sol (GCAS automatique). L’avion est doté des réservoirs de carburant additionnels. L'avion est doté d'une perche de ravitaillement pour permettre d'utiliser les ravitailleurs en service au sein de l'IAF.

 

Le partenariat de Lockheed Martin avec l’Inde, proposé au-travers du F-21, fournira à l’armée de l’air indienne des capacités évoluées et évolutives, des possibilités industrielles inégalées et une coopération accrue entre l’Inde et les États-Unis sur les technologies de pointe.

Lockheed-Martin affirme également que le F-21 disposera de composants issus des F-22 et F-35 de 5e génération et partagera une chaîne d’approvisionnement commune pour divers composants. Environ la moitié des chaînes d'approvisionnement des F-21 et F-16 sont communes aux F-22 et F-35.

Au final, il semble donc bien que le « F-21 » ne soit en fait qu’un début d’évolution du F-16 Block70/75 déjà annoncée il y a deux ans, avec le standard Block80.  Mais voilà, pour le service de vente de Lockheed-Martin pouvoir renommer l’avion « F-21 » permet de rafraîchir un peu plus l’image du « Fighting Falcon » et attirer du même coup l’attention.

 

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Photos : F-21  @Lockheed-Martin