19/10/2015

F-35: danger en cas d'éjection !

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La série noire des problèmes continue avec le Lockheed-Martin F-35, on apprend ce lundi que l'US Air Force exige une solution rapide concernant le siège éjectable Martin Baker US16E (MK16) qui équipe les F-35 « Lightning II ».

En effet, des tests récents ont mis à jour un "risque inacceptable de blessure au cou" pour les pilotes en cas de déploiement du parachute à basse vitesses et ceci après une éjection de la canopée.

La question semble très grave, car les pilotes ayant un poids compris entre 61,7 kg 111,1 kg peuvent être gravement blessés. Pires, ce problème semble s’aggraver un peu plus, lorsque le pilote est équipé du viseur de casque Rockwell-Collins. Le poids de celui-ci, ajoute trop de pression sur les cervicales du pilote, lors de l’éjection cette-fois-ci. Rappelons que l’éjection d’un pilote provoque une accélération de l’ordre de 20 à 23G.

Les responsables du « Joint Program Office F-35 »  affirment que ceux-ci travaillent sur trois correctifs : le premier, la possibilité pour les pilotes les plus légers de pouvoir retarder légèrement le déploiement du parachute, réduisant ainsi sa force d'ouverture. Les deuxième et troisième corrections consistent à réduire le poids du casque d’une part et de l’autre de modifier le panneau de support en tissu du parachute, afin d’empêcher la tête du pilote de basculer vers l’arrière, lorsque le parachute s’ouvre.

 

Commentaire :

Ce nouveau problème technique du F-35 qui fait suite aux nombreuses révélations concernant le F-35 et ses faiblesses aérodynamiques, ses nombreux retards qui ont engendré une augmentation des coûts n’est pas pour rassurer, rappel des faits : Un moteur sous puissant, qui ne permet pas à l’appareil de se désengager lors de combats rapprochés, un canon embarqué  qui peine à tirer, Lockheed-Martin n’a toujours pas réussi à intégrer les commandes de tir à ce jour, sans oublier une limitation des obus soit 180. Des capacités VTOL (atterrissage et décollage verticaux) particulièrement coûteuses et problématique pour le revêtement des navires. Un viseur de casque trop gros pour le cockpit et qui ne permet pas une visibilité vers l’arrière. Le plus gros et le plus complexe logiciel embarqué (plus de 20 millions de lignes de code) particulièrement compliqué et qui démultiplie les mises à jour fréquentes. La vulnérabilité des réservoirs de carburant. Avec, je vous le rappelle, un coût d’achat exorbitant tout comme la maintenance.

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Photos : 1 Lockheed-Martin F-35 2 Essais du siège éjectable @ USAF/Lockheed-Martin

 

 

18/10/2015

Inde, le ciel se dégage pour le Rafale !

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Le feuilleton concernant la vente d’avions Rafale à l’Inde semble avancer doucement, mais surement.L'Armée de l'Air indienne continue à ruminer des plans de rechange pour sa future flotte d'avions de combat, dont le vieillissement devient très problématique.

 

 Le combler le vide :

Pour l'Armée de l'Air indienne, il devient urgent de combler le vide qui se creuse chaque jour un peu plus avant l’arrivée du Tejas et du futur Sukhoi T-50. Pour cela, il est évident que seul l’avion français est en mesure de venir remplacer rapidement les bons vieux MiG-21 à bout de souffle. La commande de 36 avions Rafale de Dassault Aviation est donc très attendue chez les pilotes indiens. Ceux-ci, avaient d’ailleurs demandé, il y a quelques semaines une rallonge portant sur 44 appareils. Malheureusement, le gouvernement a répondu de manière négative, car celui-ci, ne dispose pas des fonds nécessaires.  En effet, le gouvernement indien commence à voir apparaître les limites de son budget militaire suite aux nombreux projets en cours. On peut également comprendre que mener de front trois acquisitions d’avions de combat (Rafale, Tejas, T-50) sans oublier les hélicoptères (CH-47F, Apache et le LCH) et l’ensemble des autres projets, amènent gentiment l’Inde à freiner son appétit.

 

Des retards qui inquiètent :

La problématique de l’Indian Air Force est d’autant plus grande que le Tejas continue d’accumuler les problèmes, notamment de trains de train d'atterrissage sur la version MKI et la le futur standard MkII n’arrivera pas en ligne avant deux ou trois ans. Du côté du Sukhoi T-50, les livraisons ne devraient pas intervenir avant 2019 au plus tôt.

 

Bientôt une signature ?

Jusqu’ici, les négociations butaient sur différents points, comme par exemple : des modifications techniques afin que les Rafale soient équipés de systèmes encore non validés sur l’avion, comme le viseur de casque et des nacelles de désignation laser étrangères. Du côté du gouvernement indien ont exige des « offsets » plus important que prévu. Mais la situation semble cette fois-ci être à l’avantage du Rafale, la pression des pilotes indiens s’est accentuée et devrait permettre de faire accélérer (enfin), le dossier pour une signature espérée d’ici quatre à cinq mois.

 

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Photos : 1 Dassault Rafale en Egypte @Dassault Aviation 2 Le bon vieux MIG-21 indien @ IAF

 

Les B-52 recevront la bombe Massive Ordnance Penetrator!

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La flotte de Boeing B-52 devrait bientôt être dotée d’une nouvelle munition à forte pénétration. Boeing devrait selon toute vraisemblance recevoir prochainement un contrat pour sa nouvelle bombe non-nucléaire, la GBU-57 Massive Ordnance Penetrator (MOP).

La GBU-57 Massive Ordnance Penetratorest une bombe de13 600 kg anti-bunker guidée avec précision. Livrée à partir de 2011, elle est presque 6 fois plus lourde que les munitions anti-bunker de la génération précédente, comme la GBU-28 de 2 270 kg. La GBU-57 est actuellement en service sur les bombardiers furtifs de type B-2. Elle devrait prochainement être montée sur les B-52G de l’US Air Force.

L’objectif étant pour l’US Air Force de renforcer un peu plus sa capacité de frappe lourde, contre les sites nucléaires souterrains par exemple.

 

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Photo : Essais de tir d’une MOP depuis un B-52 @ USAF

 

 

17/10/2015

Israël, premier C-130H modernisé !

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L’Israeli Air Force (IAF) a reçu le premier C-130H « Hercules » modernisé la semaine dernière. L'avion a reçu un nouveau radar, une avionique numérique et a eu son caisson de voilure remplacé, pour lui permettre de prolonger sa durée de vie.

Le travail est effectué par l’entreprise israélienne Elbit Systems qui travaille en collaboration avec Israël Aerospace Industries (IAI) en vertu d'un contrat datant de décembre 2012.

En ce qui concerne l’avionique, les C-130H israéliens vont être progressivement dotés d’un nouveau système de type « Wide Area Augmentation System » (WAAS) de navigation basé sur le GPS, permettant un meilleur alignement de piste (LNAV) avec un guidage vertical (LPV) et une capacité d'approche et d'atterrissage de type  « hors-the-shelf ». Ces nouvelles capacités vont permettre d’augmenter la sécurité des équipages. Le cockpit est doté d’une nouvelle instrumentation de type numérique "verre" doté de six écrans multifonctions. Les  pilotes disposent d’un affichage tête haute, d’un nouveau système de communication numérique sécurisé. Les panneaux de commande de navigation sont compatibles avec la vision nocturne. Cette modernisation permettra à moyen terme d’uniformiser les configurations cockpit des C-130 au sein de l’air force.

 

Photo : Lockheed-Martin C-130H israélien @ IAF

 

11/10/2015

Nouvelle livraison de Su-34 !

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Moscou, la société Sukhoi a confirmé avoir remis un autre lot de Su-34 « Fullback » au Ministère de la Défense de la Fédération de Russie. L'avion a décollé de l'aérodrome de la VPChkalov Novosibirsk Aircraft s’est dirigé en direction de son lieu de leur déploiement tenu confidentiel.

Cette nouvelle livraison confirme le bon fonctionnement de la chaine d’approvisionnement qui s’étant, selon les commandes actuelles jusqu’en 2020 et garantit une charge de travail stable pour l’avionneur Sukhoi. En parallèle à cette livraison, l’avionneur a fait état du très bon fonctionnement du Su-34 notamment avec les aéronefs engagés en Syrie. Ceux-ci se montrent particulièrement efficace pour traquer les forces rebelles au sol, tout en ne demandant qu’un entretien léger et ceci malgré les conditions particulières du théâtre d’opération syrien.

 

Le Sukhoi Su-34 «Fullback» : 

Le Su-34 peut  attaquer des cibles terrestres, maritimes et aériennes, de jour comme de nuit et par tous les temps, en utilisant l’ensemble des types de munitions en service en Russie. En termes de capacités opérationnelles, il s'agit d'un appareil de génération 4+. Son système de sécurité active avec les nouveaux ordinateurs, fournit des capacités supplémentaires pour le pilote et le navigateur, pour effectuer des bombardements précis et à manœuvrer sous le feu ennemi. L’excellente aérodynamique de l’avion, les grands réservoirs de carburant de capacité interne, la nouvelle génération de moteurs plus économe en carburant, doté d’une commande numérique. Font que le Su-34 de bombardement tactique, se trouve très proche de la catégorie de bombardier stratégique de classe moyenne.

Le Su-34 dispose également d’un système de communication et le système d'échange d'informations de type liaison16 (Link16) lui permettant une interface avec des troupes terrestres et des navires de surface, ainsi qu’avec d’autres aéronefs.

Question armement, le Su-34 met en oeuvre des missiles à longue portée air-surface et air-air ainsi que d'armes guidées multicanal. Il est équipé d'un système de contre-mesures de dernière génération. Rappelons que le cockpit est blindé. L'avion peut effectuer des missions à basse altitude de type « by-pass et fly-by». A noter, que les pilotes disposent d’un petit cabinet WC, pour les longues missions.

 L’avion a des capacités de lutte antinavire et dispose d’un rayon d'action de 4.000 km, sa vitesse maximale.

 

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Photos : 1 Su-34 Fullback @ Pavel Zhuravkov  2 Su-34 Fullback @ Dmitriy Pichugin