28/10/2015

Northrop-Grumman remporte le contrat du futur bombardier !

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Washington, l’avionneur Northrop-Grumman remporte le contrat en vue de la conception du nouveau bombardier furtif, plus connu sous le nom de programme Long Range Strike-Bomber (LRS-B) et ceci face à Boeing et Lockheed-Martin.

Un énorme contrat :

Le montant de ce marché sans précédent depuis dix ans pour le Pentagone pourrait atteindre à terme 80 milliards de dollars, dont 14 uniquement pour le développement, l’US Air Force prévoit de commander une centaine de bombardiers furtifs. Le coût unitaire moyen des 100 bombardiers est estimé à près de 564 millions de dollars.

Le projet LRS-B :

Le programme LRS-B prévoit de mettre au point une nouvelle génération de bombardier stratégique furtif capable d’emporter des armes conventionnelles et nucléaires. Il doit venir compléter le nouveau dispositif de l’USAF qui comprend l’arrivée du F-35, des nouveaux ravitailleurs KC-46A et la modernisation des F-15. Le programme LRS-B a été officiellement lancé en 2012, mais les principaux constructeurs (Boeing, Lockheed-Martin, Northrop-Grumman) ont reçu la consigne de ne rien divulguer sur le sujet. On le comprend, le sujet est classifié «confidentiel».

Le projet LRS-B est considéré, comme si important pour la future stratégie militaire américaine dans le Pacifique occidental et le Moyen-Orient, que le programme se poursuivra en dépit d'une réduction de 487 milliards de dollars dans le budget du Pentagone, portant sur les 10 prochaines années.

 

Une décision qui sauve Northrop-Grumman :

Il y a quelques semaines, je vous parlais des coulisses et de l’enjeu de ce choix, en effet, le statut de l’avionneur et équipementier Northrop-Grumman, en tant que troisième source d’avions de combat pour l'armée américaine était condamné, si celui-ci ne remportait pas ce contrat, faute de pouvoir produire un aéronef pour équiper l’armée américaine. Alors, a-t-on voulu sauver Northrop-Grumman et garantir le maintien de trois avionneurs aux Etats-Unis ? La question semble déjà passionner les spécialistes ce matin aux USA!

A contrario, cette décision pose un problème à la division "avions de combat" de Boeing, qui pourrait se retrouver écartée de toute livraison à moyen terme. En effet, le "Super Hornet" arrive en fin de chaine de fabrication, les modernisations de F-15 ne représentent pas un avenir suffisant. Il ne reste plus que le futur programme d’avion école en collaboration avec le suédois Saab pour permettre à Boeing de maintenir une chaine de montage pour cette division.

 

Possible contestation du choix :

Boeing et Lockheed Martin ont exprimé leur déception et réclamé des éclaircissements sur les critères retenus pour l'attribution du contrat avant de prendre la moindre initiative en vue d’une possible contestation du choix.

 

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Photos : Projet du LRS-B selon Northrop-Grumman

21/10/2015

La Finlande lance la compétition pour remplacer ses Hornet !

 

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Helsinki, cette fois c’est officiel, la Finlande lance la compétition en vue de remplacer sa flotte de d’avions de combat Boeing F/A-18 C/D « Hornet ». Pour ce faire, le gouvernement prévoit une enveloppe de 7,6 milliards de dollar, qui doit encore être validée par le Parlement.

Le Ministre de la Défense Jussi Niinistö a autorisé l'armée de l'air à ce mardi à débuter, le processus de sélection pour le projet « HX ». Le cahier des charges comprend 64 pages (les coûts et la basse observabilité étant les mots clefs) et va être envoyé, avec une demande de renseignements aux différents avionneurs potentiels, d’ici le mois de février 2016. Les avionneurs ont jusqu’en février 2018 pour transmettre une première offre à la Finlande. Le choix devrait normalement être connu, selon le calendrier actuel, au début de l’année 2021, afin de permettre une entrée en service du premier appareil en 2026.

 

Les aéronefs en compétitions:

On retrouve une nouvelle fois les grands classiques du moment, avec le Lockheed-Martin F-35 «Lightning II», le Saab JAS-39 Gripen E MS21,  l’Eurofighter «Typhoon II» T3A/B Block20 et le Dassault Rafale F3-R, ainsi que le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet ».

 

Le Hornet en Finlande : 

C’est en 1992 que la Finlande décida d’acquérir 64 F/A-18 C/D «Hornet» pour remplacer les bons vieux MiG-21 et Saab J-35 «Draken». A l’époque, les Hornet finlandais ne sont pas complètement équipés, notamment en matière de guerre électronique et d’avionique, ce qui avait permis à l’époque de faire baisser le prix d’achat. Mais dès le début des années 2000, la Finlande décida d’équiper ses « Hornet » des systèmes manquants. Depuis les « Hornet » finlandais ont reçu les missiles air-air à moyenne portée de type AIM-120 AMRAAM avec un système de système de visée plus performant et de doter ceux-ci, du système de guerre électronique AN/ALQ-67.

Le groupe de travail du ministère de la Défense finlandais a recommandé que la flotte de F/A-18C/D puisse entrer en retraite durant la période 2025-2030. A signaler, que la Finlande considère que le coût d'un programme d'extension de vie des « Hornet » est à la fois risqué et prohibitif.

 

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Photos : Boeing F/A-18 C/D Hornet @ Finish Air Force

20/10/2015

Vol inaugural pour l’AS365K2 Super Pantera !

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Helicópteros do Brasil (Helibras) a réalisé le premier test en vol d'un Airbus Hélicoptères AS365K2 « Super Pantera » multi-rôle destiné à l’armée brésilienne. Il est le premier exemplaire a disposer d’une cellule d’AS365K « Panther » entièrement modernisée. Le nouvel hélicoptère sera remis à l’armée en novembre prochain.

Au total, se sont 34 exemplaires de l’actuel AS365K « Panther »  (désignée localement HM-1 Pantera) qui sont en cours de modernisation dans le cadre d'un contrat  d’une valeur de 89.6 millions de dollars. Ce contrat avait été signé en décembre 2009. La totalité des aéronefs doit être opérationnel en septembre 2021. La flotte mise à niveau, va équiper le 2ème, 3ème, et 4ème bataillons d'aviation, de l’armée brésilienne.

Pour mener à bien les travaux de modernisation, les mécaniciens d'Helibras ont été formé chez Airbus Hélicopters, ce qui leur a permis de faire des interventions majeures sur l’hélicoptère de la famille « Dauphin ». L’AS365K2 « Super Pantera » est doté d’un nouveau cockpit entièrement numérique doté d’un pilote automatique quatre axes. Une nouvelle motorisation avec le nouveau moteur Arriel 2C2CG, offre désormais avec 40% plus de puissance en plus, une plus grande vitesse (260km heures) et une plus grande autonomie qui atteint les 660km. L’aéronef peut également emporter une charge en augmentation de 400kg.

 

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Photos : 1 l’AS365K2 Super Pantera 2 Cockpit @ Helibras

 

19/10/2015

F-35: danger en cas d'éjection !

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La série noire des problèmes continue avec le Lockheed-Martin F-35, on apprend ce lundi que l'US Air Force exige une solution rapide concernant le siège éjectable Martin Baker US16E (MK16) qui équipe les F-35 « Lightning II ».

En effet, des tests récents ont mis à jour un "risque inacceptable de blessure au cou" pour les pilotes en cas de déploiement du parachute à basse vitesses et ceci après une éjection de la canopée.

La question semble très grave, car les pilotes ayant un poids compris entre 61,7 kg 111,1 kg peuvent être gravement blessés. Pires, ce problème semble s’aggraver un peu plus, lorsque le pilote est équipé du viseur de casque Rockwell-Collins. Le poids de celui-ci, ajoute trop de pression sur les cervicales du pilote, lors de l’éjection cette-fois-ci. Rappelons que l’éjection d’un pilote provoque une accélération de l’ordre de 20 à 23G.

Les responsables du « Joint Program Office F-35 »  affirment que ceux-ci travaillent sur trois correctifs : le premier, la possibilité pour les pilotes les plus légers de pouvoir retarder légèrement le déploiement du parachute, réduisant ainsi sa force d'ouverture. Les deuxième et troisième corrections consistent à réduire le poids du casque d’une part et de l’autre de modifier le panneau de support en tissu du parachute, afin d’empêcher la tête du pilote de basculer vers l’arrière, lorsque le parachute s’ouvre.

 

Commentaire :

Ce nouveau problème technique du F-35 qui fait suite aux nombreuses révélations concernant le F-35 et ses faiblesses aérodynamiques, ses nombreux retards qui ont engendré une augmentation des coûts n’est pas pour rassurer, rappel des faits : Un moteur sous puissant, qui ne permet pas à l’appareil de se désengager lors de combats rapprochés, un canon embarqué  qui peine à tirer, Lockheed-Martin n’a toujours pas réussi à intégrer les commandes de tir à ce jour, sans oublier une limitation des obus soit 180. Des capacités VTOL (atterrissage et décollage verticaux) particulièrement coûteuses et problématique pour le revêtement des navires. Un viseur de casque trop gros pour le cockpit et qui ne permet pas une visibilité vers l’arrière. Le plus gros et le plus complexe logiciel embarqué (plus de 20 millions de lignes de code) particulièrement compliqué et qui démultiplie les mises à jour fréquentes. La vulnérabilité des réservoirs de carburant. Avec, je vous le rappelle, un coût d’achat exorbitant tout comme la maintenance.

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Photos : 1 Lockheed-Martin F-35 2 Essais du siège éjectable @ USAF/Lockheed-Martin

 

 

18/10/2015

Inde, le ciel se dégage pour le Rafale !

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Le feuilleton concernant la vente d’avions Rafale à l’Inde semble avancer doucement, mais surement.L'Armée de l'Air indienne continue à ruminer des plans de rechange pour sa future flotte d'avions de combat, dont le vieillissement devient très problématique.

 

 Le combler le vide :

Pour l'Armée de l'Air indienne, il devient urgent de combler le vide qui se creuse chaque jour un peu plus avant l’arrivée du Tejas et du futur Sukhoi T-50. Pour cela, il est évident que seul l’avion français est en mesure de venir remplacer rapidement les bons vieux MiG-21 à bout de souffle. La commande de 36 avions Rafale de Dassault Aviation est donc très attendue chez les pilotes indiens. Ceux-ci, avaient d’ailleurs demandé, il y a quelques semaines une rallonge portant sur 44 appareils. Malheureusement, le gouvernement a répondu de manière négative, car celui-ci, ne dispose pas des fonds nécessaires.  En effet, le gouvernement indien commence à voir apparaître les limites de son budget militaire suite aux nombreux projets en cours. On peut également comprendre que mener de front trois acquisitions d’avions de combat (Rafale, Tejas, T-50) sans oublier les hélicoptères (CH-47F, Apache et le LCH) et l’ensemble des autres projets, amènent gentiment l’Inde à freiner son appétit.

 

Des retards qui inquiètent :

La problématique de l’Indian Air Force est d’autant plus grande que le Tejas continue d’accumuler les problèmes, notamment de trains de train d'atterrissage sur la version MKI et la le futur standard MkII n’arrivera pas en ligne avant deux ou trois ans. Du côté du Sukhoi T-50, les livraisons ne devraient pas intervenir avant 2019 au plus tôt.

 

Bientôt une signature ?

Jusqu’ici, les négociations butaient sur différents points, comme par exemple : des modifications techniques afin que les Rafale soient équipés de systèmes encore non validés sur l’avion, comme le viseur de casque et des nacelles de désignation laser étrangères. Du côté du gouvernement indien ont exige des « offsets » plus important que prévu. Mais la situation semble cette fois-ci être à l’avantage du Rafale, la pression des pilotes indiens s’est accentuée et devrait permettre de faire accélérer (enfin), le dossier pour une signature espérée d’ici quatre à cinq mois.

 

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Photos : 1 Dassault Rafale en Egypte @Dassault Aviation 2 Le bon vieux MIG-21 indien @ IAF