27/12/2019

L’Algérie aurait signé pour des Sukhoi Su-57 « Felon » !

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Selon le site de défense Menadefense, l’Algérie aurait signé un contrat portant sur l’acquisition de 14 chasseurs furtifs Sukhoi Su-57 E « Felon » et deviendrait, ainsi le premier client à l’exportation du nouvel avion de combat russe.

Modernisation de la Force aérienne :

Les Forces aériennes algériennes auraient aussi signées deux autres contrats pour 14 bombardiers Su-34 « Fullback » et 14 Su-35 « Flanker-E ». Une option pour deux autres escadrons de 14 appareils pour chaque type d’avion a aussi été signée pour palier au retrait naturel d’appareils de la flotte de l’armée de l’air à l’avenir.

La décision algérienne semble avoir été prise suite à la visite d’une délégation au dernier salon aéronautique MAKS 19 près de Moscou. Il semble, par ailleurs que les tensions avec le Maroc, dont récente commande de 25 Lockheed-Martin F-16 Block72 « Viper » ont accéléré la commande. Reste à attendre la confirmation et d’en savoir plus en ce qui concerne les équipements de la version « E » d’exportation.

 Le Sukhoi Su-57 E « Felon » :

La version « Export » du Su-57 a été autorisée à la vente en avril dernier par le gouvernement russe. La société Rostec Defence est autorisée à promouvoir l’avion au Moyen-Orient et dans certaines régions de l'Asie-Pacifique et en Afrique.

Pas de pression américaine : 

Lors de la commercialisation de l'avion destiné à l'exportation, M. Kladov, Directeur de la coopération internationale et de la politique régionale de la société de portefeuille industrielle russe Rostec Defence, a déclaré qu’il était peu probable que les clients soient dissuadés par la loi américaine intitulée Countering's Adversaries Through Sanctions Act (CAATSA). Cette législation, introduite en août 2017, proposait des sanctions aux clients de la défense russe en réponse à l'ingérence présumée de Moscou dans l'élection présidentielle américaine de 2016 et à l'annexion de la Crimée.  

Le Sukhoi Su-57 "Felon" :

Susceptible de venir remplacer l’actuel Su-27, le nouvel avion dispose d’un nombre considérable de nouveauté, l’adjonction de la fusion des données et une signature radar réduite. Le Su-57 est doté d’une centrale de navigation inertielle BINS-SP2M à gyrolasers qui permet de gérer automatiquement les informations de navigation et ceci même si le réception GPS (Glonass) ne fonctionne plus. L’avion dispose de commandes de vol électriques et multiplexées avec un système mécanique en « back-up » permettant de ramener l’appareil à destination en cas de défaillance généralisée du système électrique. Un système de communication S111-N avec deux radios cryptées UHF/VHF, une liaison de données complète le tout.

Les moteurs actuels du Su-57 Izd117 ne sont pas définitifs et représente une variante fortement modernisée de l’AL-31F équipant le Su-27 Flanker.  Le futur moteur qui est encore aux essais, l’Izd 30 permettra le mode « Supercroisière » avec un rapport poids puissance supérieur avec la poussée vectorielle.

On notera que le Su-57 dispose d’une extension mobile le LEVCON (Leading Edge Vortex Controllers) qui vient se positionner devant l’aile et permet de combiner l’effet des plans canards avec celui des extensions des bords d’attaques. Ce système permet à l’avion moins sujet à des pertes de portances lors d’angles d’attaques élevés.

Le Sukhoi Su-57 dispose de cinq radars intégrés développés par NIIP Tikhomirov MIRES (Multifunction Integrated Radio-Electronic System) ce dernier est composé de deux ensembles de capteurs principaux : soit le radar AESA en bande X N036 dans le nez, deux radar AESA en bande X N036B placés à côté du cockpit en amont, deux radars AESA en bande L N036L placés sur les bords d’attaques. De fait, le Su-57 peut "voir" sur une plage de 270° autour de l’appareil. Les performances précises des radars ne sont pas encore connues malgré tous les premiers chiffres parlent d’une capacité de détection montant jusqu’à 400 Km (donnée estimée) en air-air et en fonction de la taille de la cible avec la possibilité de détecter 62 cibles et d’en engager 16 simultanément en air-air tandis que le système peut assurer l’engagement de 4 cibles en air-sol simultanément.

En ce qui concerne la guerre-électronique, l’avion dispose du système de contremesures L402, soit un ensemble de nombreux capteurs qui assure une protection spécifique.

En ce qui concerne l’armement, l’avion emporte une vaste gamme de missiles air-air : K-74M2, K-77M et IZD80. Pour l’air-sol : le Kh-38M, Kh-58USK, Kh-59MK2 et KAB-250 sans oublier le BrahMos. Un canon GDh-301 de 30mm vient compléter l’équipement.

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Photos : 1 Su-57 2 Cockpit @ Sukhoi

 

 

 

 

26/12/2019

Mise à jour et maintien des F-22 « Raptor » !

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Lockheed-Martin a obtenu un contrat de cinq ans d'une valeur de 7 milliards de dollars pour l'entretien des avions de combat furtifs F-22 « Raptor ». Lockheed-Martin a produit 195 exemplaires du F-22, le dernier chasseur furtif ayant quitté sa chaîne de production en 2012. L'USAF prévoit d'exploiter l'avion jusqu'en 2045 au moins.

Ce contrat est une option exercée par l'US Air Force (USAF) à partir de son accord de maintien en puissance avec Lockheed-Martin, a déclaré le ministère de la Défense. Ce contrat supplémentaire de cinq ans prolongera les travaux du contrat de service avec Lockheed-Martin jusqu'au 31 décembre 2032. En parallèle, des travaux vont être exécutés en vue de l’amélioration des F-22.

Lockheed-Martin va introduire le package de modernisation du logiciel 3.2B sur le F-22. Cette mise à niveau du programme comprend l'intégration de deux nouveaux missiles d'interception aérienne, l'AIM-9X et l'AIM-120D.

Une maintenance décentralisée :

Ce nouveau contrat d’entretien doit également permettre la mise en place d’une maintenance décentralisée. Pour le Pentagone, à l’avenir les travaux de maintenance doivent pouvoir s’effectuer sur une variété de bases opérationnelles, de centres de soutien et d'emplacements à l'étranger partout où le F-22 est déployé.

La flotte de F-22 est maintenue dans le cadre d'un contrat de logistique basé sur la performance. En règle générale, dans le cadre des contrats de logistique basés sur les performances, les fournisseurs se voient attribuer des frais fixes pour maintenir un certain niveau de performance, tel que la préparation à la mission, pour un avion, plutôt que de simplement fournir des pièces ou des services de réparation.

Dans le cadre du F-22, environ 50% de la maintenance est liée à la réparation des revêtements furtifs qui sont endommagés. A l’avenir plusieurs initiatives seront mises en place pour réduire la quantité de travaux de réparation de revêtement à faible observabilité nécessaires sur le F-22. Il est particulièrement important de réduire la main-d'œuvre des réparations de revêtement furtif alors que l'USAF tente d'exécuter sa stratégie de base « agile », une forme de guerre expéditionnaire qui envisage que ses avions volent rapidement vers différentes bases aériennes, afin de rendre difficile pour un ennemi de frapper les avions au sol. 

Photo : F-22 « Raptor » @ Sgt. Jensen Stidham/Air Force

 

23/12/2019

Vol inaugural pour le premier Eurofighter koweitien ! 

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Le 23 décembre 2019 au Centre d'essais en vol de la division Leonardo Aircraft à Turin-Caselle, le premier avion de production en série instrumenté (ISPA 6) destiné à la Kuwait Air Force a terminé avec succès son premier vol. L'avion est le premier à voler avec le radar innovant Captor E-Scan de type AESA avec Phase Enhancement P3Eb. Il s’agit d’une étape clé pour l'entrée en service de l’Eurofighter au sein de l'État du Koweït.

Cette norme est la variante la plus avancée de l'avion de chasse jamais réalisée, avec un ensemble de capacités qui s'appuie efficacement sur les programmes d'amélioration existants. Avec le radar Captor E-Scan et plusieurs nouveaux ajouts au système d'armes, cette variante placera la Kuwait Air Force en première ligne de la technologie de chasse lorsque l'avion entrera en service en 2020.

Rappel :

Un contrat pour la fourniture de 28 avions de chasse multi-rôles Eurofighter «Typhoon II » a été signé entre le ministère de la Défense de l'État du Koweït et Leonardo le 05 avril 2016 par l'intermédiaire de sa division aéronautique agissant en tant qu'organisation Eurofighter Prime Contractor. Le contrat est estimé à près de 4,8 milliards de dollars.

Le Koweit sera le premier pays à recevoir le standard "T3B" doté du radar à balayage électronique développé par Selex ES Group. Le Koweït devient ainsi le troisième pays du Golfe avec le « Typhoon II » après l'Arabie Saoudite et le Sultanant d’Oman. 

Avec cet accord Airbus DS finalise des engagements pour un total de 599 avions. Depuis l'entrée en service à la fin de 2003, un total de 444 avions ont été livrés à 6 Nations : l'Allemagne, le Royaume-Uni, Italie, Espagne, Autriche et l'Arabie saoudite. En décembre 2012, le Sultanat d’Oman a ordonné 12 Eurofighter.

L’Eurofighter destiné au Koweit :

L'ensemble de capacités pour le Koweït comprend l'intégration des missiles Storm Shadow et Brimstone et d'autres armes air-surface. De plus, il prévoit l’intégration de la nouvelle nacelle de désignateur laser avancé Lockheed Martin Sniper Advanced Targeting Pod qui élargira le portefeuille d’Eurofighter en matière de désignation laser.  De plus, le paquet comprend l’introduction du module d'entraînement au combat DRS-Cubic ACMI P5 et d'une aide à la navigation améliorée (VOR).

Airbus DS Eurofighter T3B :

Cette nouvelle version de l’Eurofighter contient plusieurs améliorations permettant à l’avion d’être pleinement multirôle en comparaison des versions et standards antérieurs. L’Eurofighter T3B Block15 dispose du capteur IRST de série, il permettra la mise en oeuvre du missile METEOR, ainsi que les missiles TAURUS et Storm Shadows. 

Par rapport aux versions «T2 et T3A » ce nouveau standard du « Typhoon » intègre les dernières innovations technologiques. Comme par exemple un réservoir de carburant qui permettra au « Typhoon » de rester en vol et en mission plus longtemps, ou encore le radar CAPTOR-E doté de l’antenne à balayage électronique de Selex-ES.

Pour permettre la mise en place du radar à antenne AESA définitif, l’avion a reçu une capacité de puissance électrique additionnelle, ainsi qu’une architecture de calcul offrant une vitesse supérieure. 

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Photos : Eurofighter T3B aux couleurs (synthèse) du Koweit @ Leonardo

 

22/12/2019

Avions de combat, le PS s’enfonce dans la désinformation !

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Dans un communiqué de presse datant du 20 décembre 2019, le PS lance sa campagne contre l’achat d’un nouvel avion de combat avec des arguments mensongers. L’occasion de revenir sur une action irresponsable d’un parti membre de notre gouvernement. Décryptage :  

Le communiqué du PS :

La Suisse n’a pas besoin d’avions de combat luxueux, dont la facture s’élève à 6 milliards de francs suisses. Le PS est convaincu que des avions de chasse surdimensionnés sont inutiles pour la majorité des tâches incombant à l’armée de l’air suisse, soit la formation de ses pilotes et les missions de police aérienne. S’équiper d’avions de combat légers permettrait donc de garantir la sécurité de l’espace aérien suisse, tout en protégeant les intérêts des contribuables. C’est pourquoi le PS, aux côtés d’autres organisations, lance un référendum contre ce fastueux achat, aussi inutile qu’excessif. Aucune alternative n’a été examinée par le Parlement et le Conseil fédéral, ce qui indique un refus inacceptable d’étudier toutes les pistes existantes. 

« La droite bourgeoise refuse de s’engager dans un débat critique, alors que d’innombrables questions sont encore ouvertes », déclare Roger Nordmann, président du Groupe socialiste aux Chambres fédérales. « Cela révèle une réelle faiblesse d’argumentation. La droite craint que sa politique opaque de subventions échoue dans les urnes, et tente maintenant d’appâter des entreprises avec la perspective de contrats lucratifs, afin d’obtenir un soutien financier pour leur campagne de votation. »

Dans aucun autre domaine politique que la défense, on n’ose parler de six milliards de francs sans avoir examiné sérieusementà quoi serait consacrée une telle somme. Sur toute la durée de service des avions de combat en question, les coûts sont encore multipliés pour atteindre le montant astronomique de 24 milliards de francs. Cette facture exorbitante n’a été abordée sérieusement ni par le Parlement ni par le Conseil fédéral. « Ce manque de transparence est dangereux », déclare Pierre-Alain Fridez, conseiller national (JU). « La droite désire accorder une subvention industrielle d’un milliard de francs à un fournisseur d’armes étranger, qui décidera ensuite comme bon lui semble de la gestion de cet argent pourtant public. Inévitablement, ce ne sera pas dans les meilleurs intérêts de la Suisse. »

En jaune, les nombreuses affirmations mensongères que je vous propose de reprendre ci-dessous :

Avions de combat « luxueux » :

Ce qualificatif est propre au PS puisqu’il n’existe pas d’avion de combat de « luxe » ni de « Low Cost ». Les avions à l’essais pour notre pays correspondent à la norme « multirôle » qui répond aux besoins établis par le cahier de charges du DDPS. Celui-ci, se base sur les menaces actuelles et futures confirmées par le récent rapport de Mme l’Ambassadrice Pälvi Pulli datant de mai 2019.

Les avions testés sont les mêmes que ceux à l’essais ou en cours d’intégration dans de nombreux pays comme : l’Allemagne, la Belgique, le Brésil, le Canada, le Danemark, la Finlande, France, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Bulgarie, Suède et bien d’autres…

L’avion du PS : un doublon inadapté et prohibitif :

Le PS propose d’acheter à la place le Leonardo M346FA « Light Attack ». D’une part, cet avion serait un doublon, étant donné que nos pilotes sont formés grâce aux Pilatus PC-21, moins cher à l’achat comme à l’heure de vol. De l’autre, en ce qui concerne la Police du ciel le M346FA n’est pas adapté, car il est spécialisé dans « l’attaque au sol de type antiguérillas ». Par ailleurs, cet avion n’est pas à la norme QRA15 (décollage en moins de 15 minutes) son plafond pratique de 12'000 mètres sans armement ne permet pas de rejoindre un avion de ligne à haute altitude. Trop lent, pas de postcombustion, il ne peut pas rejoindre non plus un jet rapidement. (Avec armement, le plafond pratique, la vitesse serait ainsi diminuée de 30%). Radar inadapté en montagne, car trop faible puissance d’émission (apparition de faux échos).

Choix judicieux et réfléchi :

Selon le PS, aucune alternative n’a été examinées ; ce qui est faux ! La prolongation des F-5 obsolètes ainsi que les actuels F/A-18, l’achat d’avions d’occasions ainsi que l’achat en commun avec un pays voisin, tout comme la sous-traitance de la Police du ciel par nos voisins, font partie de l’étude préliminaire au projet « air2030 ». Les conclusions sont sans appel, la Suisse a besoin d’un nouvel avion de combat multirôle pour assurer l’avenir des Forces aériennes et de sa souveraineté.

Consultations et débats, le PS est amnésique : 

Le PS affirme que la droite refuse de s’engager dans un débat critique, ce qui est encore faux ! Avant même le lancement du projet « air2030 », le Conseil Fédéral a mis en place une discussion préparatoire à laquelle tous les présidents de partis ont été invités à s’exprimer sur le sujet au sein des discussions de Wattewille. Du 23 mai au 22 septembre 2018, les cantons, les partis, les associations ainsi que d’autres organisations ou cercles intéressés ont pu s’exprimer dans le cadre de la consultation. Puis, lors de la constitution du groupe d’accompagnement pour l’évaluation du nouvel avion, le PS était représenté par Mme la conseillère aux Etats Géraldine Savary ! Depuis, tous les partis ont eu l’occasion de s’exprimer, notamment lors des derniers débats aux Chambres Fédérales.

Affaires compensatoires et transparence :

Le PS parle « de politique opaque de subventions » à propos des affaires compensatoires. Affirmation encore fausse, puisque le débat vient d’avoir lieu aux Chambres Fédérales sur le pourcentage, ainsi que sur le processus de mise en place des affaires compensatoires. Le PS était-il absent lors des débats ?

Mme Amherd, cheffe du DDPS se base d’ailleurs sur un second rapport effectué par M. Kurt Grüter pour justifier son choix qui vient d’être accepté par les deux Chambres, la transparence y a été évoquée. Le travail effectué jusqu’ici par SWISSMEM lors des rencontres B2B avec les avionneurs et l’industrie suisse a été salué de toute part.

Il n’y a pas de manque de transparence et il n’y aura pas de subvention industrielle attribuée au hasard comme le prétend le communiqué. Les contrats d’affaires compensatoires sont soumis à la loi du marché et les entreprises sont mises en concurrence. Le tout est surveillé à l’aide d’un registre public dans lequel toutes les affaires compensatoires seront répertoriées.

Les Offsets permettront un retour sur investissement en terme de compétences, de places de travail, d’apprentissages et donc de cotisations AVS, chômage et d’impôts.

Les chiffres erronés du PS :

Les 6 milliards destinés aux avions de combat font partie du budget ordinaire de l’armée. Cette somme comprendra les avions, les simulateurs, l’armement, les pièces détachées et la formation sur une période de 30 ans.

Le PS évoque une somme de 24 milliards de francs ? D’où sort ce chiffre ? Le PS est incapable de le justifier ! A plus forte raison, que les avions en compétitions auront un coût à l'heure pour la plupart inférieur aux Hornet actuellement en activité.

Combien coûterait (finance/politique) la sous-traitance de notre sécurité aérienne auprès de l’Otan (comme la Lituanie, l’Estonie et la Lettonie) en cas d’incapacité de nos Forces aériennes ?

Propagande et rapport douteux du PS :

Le PS n’ayant pas le courage de ses opinons, soit la suppression des Forces aériennes et de l’armée (inscription dans ses statuts), il tente de tromper les électrices et électeurs avec de fausses informations. Le PS est d’ailleurs allié avec le Groupe pour Suisse Sans Armée (GSsA) ainsi que les Verts qui se montrent moins hypocrites, malgré une prise de position irresponsable dans le cadre de la récolte de signatures pour le référendum contre l’achat d’avions.

La stratégie du PS est de faire croire que le Parti aurait une meilleure solution au projet « air2030 » et se base sur un pseudo rapport payé. Le rapport de la société ACAMAR est particulièrement douteux. D’une part, il explique que la Suisse peut être protégée entièrement avec des systèmes sol-air, ce qui est faux ! Seul un volume de 15’000 km² est possible. Il semble que ces « experts » ne connaissent pas notre pays ou pensent que les ondes radars traversent les montagnes ? Mais il y a pire ! Ces personnes ayant toutes été actives en tant que militaires américains sur le système PATRIOT, concluent leur rapport sur le fait que notre pays doit choisir ce système au détriment du SAMP/T européen ! Y a-t-il collusion entre ACAMAR et la proposition du PATRIOT pour notre pays ? Une chose est sûre, la déontologie de ces « pseudos » experts est mise à mal avec une telle conclusion et c’est le fond de l’argumentation du PS et de la gauche qui s’effondre irrémédiablement.

Notes : Le rapport « air2030 » ne fait état d’aucune réelle critique. Les éléments clefs ont bénéficié à la demande de la conseillère fédérale Viola Amherd de rapports complémentaires : à savoir un avis supplémentaire de Claude Nicollier sur le rapport d’experts Avenir de la défense aérienne, une évaluation des affaires compensatoires (offsets) rédigée par Kurt Grüter, ainsi qu’une analyse de la menace effectuée par Mme Pulli. A contrario le rapport ACAMAR du PS est sévèrement critiqué par des spécialistes comme : Méta-Défense, OPEX360, ainsi que de divers pilotes et ingénieurs spécialistes de défense non liés à notre pays et au projet « air2030 ».  Et voici que l'on apprend que la société ACAMAR n'existe pas vraiment :https://blogs.letemps.ch/alexis-pfefferle/2020/01/13/air2030-acamar-la-mysterieuse-societe-americaine-de-consulting-du-parti-socialiste-suisse/

20/12/2019

L’USAF reçoit et baptise le MH139 : Grey Wolf !

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L’US Air Force (USAF) a reçu et baptisé le 19 décembre son premier hélicoptère MH139 de sécurité et de soutien des bases de missiles balistiques intercontinentaux, sous le nom de « Grey Wolf» (loup gris).

Le MH-139A » Grey Wolf » est la version militaire de l'hélicoptère commercial bimoteur detaille moyenne Leonardo AW139. Construits à l’usine de Leonardo à Philadelphie, en Pennsylvanie, les composants militaires de l’hélicoptère sont ajoutés par le maître d’œuvre Boeing après le montage initial. L’hélicoptère sera utilisé par l’USAF pour protéger et soutenir les bases de missiles balistiques nucléaires intercontinentaux en service dans le Montana, le Dakota du Nord et le Wyoming. Il sera également utilisé pour la recherche civile et le sauvetage, le soutien aérien, les missions dans la région de la capitale nationale, l'école de survie et les vols de soutien aux tests, a déclaré l'USAF.

Le premier MH-139A « Grey Wolf » a également été reçu par l'USAF à Eglin le 19 décembre, lors d’une cérémonie.  Le service commencera bientôt avec les tests et l'évaluation avant mise en service. L'USAF devrait recevoir au total quatre des hélicoptères d'ici février 2020.

Rappel : 

L'USAF prévoit de remplacer sa flotte d'hélicoptères Bell UH-1N par 84 exemplaires du MH-139A « Grey Wolf », y compris les appareils de formation et l'équipement de soutien, le contrat complet pour les hélicoptères est estimé à 2,38 milliards de dollars. Leonardo en partenariat avec Boeing a remporté le contrat en septembre 2018. Selon le cahier des charges émis par l'armée de l'air, le nouvel l'hélicoptère de remplacement doit pouvoir transporter au moins neuf soldats équipés et ceci à une vitesse d'au moins 135kt. De plus, le nouvel hélicoptère doit pouvoir disposer d’un rayon d’action de 225 nm (416 km) avec une endurance de 3 heures.

Cette « victoire » européenne et la seconde après celle des UH-72A « Lakota » (H-145) d’Airbus qui remportent un véritable succès. A noter qu’une fois de plus, un choix européen est avalisé sous la présidence des Républicains.

L‘AW139/MH-139 :

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L’AW139 est devenu l'hélicoptère le plus vendu de sa catégorie pour une variété impressionnante de rôles commerciaux et gouvernementaux qui répondent aux exigences les plus exigeantes à travers le monde. Depuis sa certification en 2003, l'AW139 a été constamment amélioré pour atteindre des niveaux toujours croissants de performance, la sécurité, l’efficacité de la mission et la capacité de répondre aux dernières exigences très difficiles des clients actuels et futurs. Le seul hélicoptère de nouvelle génération dans sa catégorie de poids, l'AW139 établit de nouvelles normes de performances dans sa catégorie, avec la plus grande cabine de sa catégorie, une vitesse de croisière maximale de 165 noeuds (306 kilomètres par heure) et une portée maximale au-delà de 570nm (1060 km) avec carburant auxiliaire. Les AW139 sont dotés d’une motorisation de type Pratt & Whitney Canada PT6C-67C. Le poste de pilotage intégré et avancé et doté d’une avionique de dernière génération qui minimise la charge du pilote permettant à l'équipage de se concentrer sur les objectifs de mission. 500 appareils sont déjà en service dans des nombreux rôles y compris EMS/SAR/VIP/ transport corporate, application de la loi et de transport militaire. Près de 170 clients de plus de 50 pays ont commandé plus de 640 hélicoptères AW139 jusqu'ici.

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Photos : Le MH139 « Grey Wolf » @ Boeing/Leonardo