05/01/2019

NH90 & Chinook au menu de l’armée espagnole !

nh90,airbus helicopters,boeing,ch-47f,chinook,armée espagnole,hélicoptères de transport tactique,blog défense,nouveaux hélicoptères,défense,europe,romandie aviation,aviation militaire,aviation francophone

L’Espagne lance un chantier en vue de la modernisation et le renforcement de sa flotte d’hélicoptères de transport tactique. Au menu l’achat d’un lot additionnel de NH90 et la modernisation des « Chinook » en service.

Doubler la flotte de NH90 :

nh90,airbus helicopters,boeing,ch-47f,chinook,armée espagnole,hélicoptères de transport tactique,blog défense,nouveaux hélicoptères,défense,europe,romandie aviation,aviation militaire,aviation francophone

Grâce à un contrat d’un montant de 1,38 milliard d’euros avec Airbus Helicopters España, filiale du consortium NHIndustries, le ministère de la Défense, va acquérir 23 hélicoptères NH90 GSPA / MSPT doublant ainsi les effectifs en service.  Le contrat, attribué par la Direction générale des armements et du matériel (DGAM) du ministère de la Défense, a été annoncé le 2 janvier et fait suite à la décision du Conseil des ministres espagnol d’approuver l’achat en novembre 2018.

«GSPA» est l’appellation de l’hélicoptère de transport tactique NH90 construit en Espagne, que la Force aéromobile de l’armée espagnole (FAMET) a commencé à prendre livraison en 2014 dans le cadre d’une commande de 22 appareils. La livraison de cette première tranche d'hélicoptères devait être achevée d'ici 2021 et se poursuit. Le nouveau contrat couvrira 16 variantes GSPA supplémentaires, toutes susceptibles d’être assemblées sur le site d’Airbus Helicopters à Albacete. Cette installation est également responsable de la fabrication des sections de fuselage avant pour tous les avions NH90. La GSPA de 11 tonnes effectue des missions telles que le transport de 20 soldats maximum, des missions de recherche et sauvetage (SAR), le rétablissement du personnel et l'évacuation médicale avec un maximum de 12 civières. Il est équipé pour les opérations de jour et de nuit.

Dans le cadre de cette deuxième tranche, l’Espagne va également acquérir sept nouvelles variantes navales «MSPT» du NH90. Cela permettra de répondre au besoin urgent de commencer à remplacer les Sikorsky SH-3D « Sea King » de la marine espagnole, ainsi que de rationaliser le nombre de types d’hélicoptères exploités par les forces armées. L’Espagne exploitera à terme une flotte totale de 45 NH90, soit le nombre initialement contracté par le pays en 2006 avant sa réduction à 22 hélicoptères pour des raisons budgétaires.

Modernisation des Chinook :

La seconde partie concerne la modernisation de la flotte d’hélicoptères lourds Boeing CH-47D « Chinook », soit un total de 17 machines. Boeing a reçu un contrat en vue de la transformation au standard « F »  avec ajout de fonctionnalités telles que le système de contrôle automatique de vol numérique, système d'architecture avionique commun et la manutention des marchandises de pointe pour aligner la flotte de ce pays avec celles des autres nations.  Le standard « F » dispose de caractéristiques améliorées en vue de la survie avec notamment un système directionnel de contre-mesures électronique à infrarouges, une meilleure protection balistique et un carénage résistant à l'écrasement. L’équipage dispose de sièges blindés. Le CH-47F possède une cellule et une avionique modernisée ainsi qu'un poste de pilotage automatique numérique.

nh90,airbus helicopters,boeing,ch-47f,chinook,armée espagnole,hélicoptères de transport tactique,blog défense,nouveaux hélicoptères,défense,europe,romandie aviation,aviation militaire,aviation francophone

Photos : NH90 & CH-47D espagnols @ DGAM

 

 

 

 

 

 

Le second GlobalEye s'est envolé !

20190103-en-3168528-1.jpg

L’avionneur suédois Saab a célébré le nouvel an avec le premier vol du deuxième avion d'alerte avancée et aéroporté « GlobalEye ». Portant l’immatriculation suédoise SE-RMZ, l’appareil a décollé des installations de la société à Linköping le 3 janvier à 11 heures, pour effectuer un vol de deux heures et de 54 minutes piloté par deux pilotes d’essai et un ingénieur d’essai.


 «Le premier vol réussi d’aujourd’hui constitue une autre étape majeure pour « GlobalEye ». Nous avons reçu le contrat initial à la fin de 2015, achevé le vol inaugural avec le premier avion en mars 2018 et maintenant, nous avons le deuxième avion en vol un peu plus de neuf mois plus tard », a déclaré Anders Carp, responsable du secteur Surveillance de Saab.

Le GlobalEye AEW&C :

3547133561.jpg

Basé sur une cellule de jet d’affaires Global 6000, le « GlobalEye »Offre les plus récentes technologies, cet impressionnant biréacteur peut relier Paris à Tokyo sans escale avec huit passagers et de trois à quatre membres d’équipage (en mode jet privé). Il peut franchir 6’000 milles marins (11’100 km) à Mach 0,85 avec jusqu’à huit passagers. De son côté la Société de Défense et de la sécurité Saab a installé sa nouvelle version du système de radar Saab « Erieye ER »intégrant la technologie GaN (nitrure de gallium),. Le système « Swing Role Surveillance System » (SRSS) capable de détection simultanée et le suivi des cibles multiples dans les airs, sur terre et en mer.

Le système AEW&C « GlobalEye » dispose donc de la nouvelle version du radar « Erieye ER », le SRSS de type AESA qui offre une détection supérieure à 600 kilomètres. Les caractéristiques du système comprennent, la production d'onde adaptative (y compris la compression numérique, codées en phase d'impulsion), le traitement du signal et de poursuite de cible (TWS) tout au long de la couverture angulaire du système à l’aide de fréquences basses et moyennes. Le système permet une capacité de détection avant et en arrière du cap de l'avion.

En matière de détection maritime, le système est couplé avec le radar Leonardo 7500E AESA en bande I (8 à 12,5 GHz) ventral et d’une tourelle électro-optique. Le « GlobalEye » est capable de détecter des navires à environ 400 km et même des contacts plus petits, comme par exemple un jet ski et des bateaux gonflables (CPCR) et un périscope de sous-marin à très longue portée au-delà des 100 nautiques miles. L’ensemble du système est capable de fonctionner dans un environnement de guerre-électronique et de cyberguerre. L’identification de piste aérienne est facilitée par un IFF Mode 5 (ou norme nationale du client).

678160118.jpg

Photos : 1 Le second GlobalEye dstiné aux UAE 2 Le premier modèle @ Saab

 

 

02/01/2019

Nouvelle livraison de Su-30SM pour le Kazakhstan !

Su-30SM-Kazakhstan_AFP.jpg

La force de défense aérienne du Kazakhstan (KADF) a reçu un nouveau lot d'avions de combat multirôles de type Sukhoi Su-30SM «Flanker-H» en provenance de Russie, a annoncé le ministère de la Défense à Astana dans un communiqué datant de fin décembre. Une source de l'armée kazakhe a confirmé de son côté que la 604ème base aérienne de Taldykorgan, dans la région d'Almaty, avait réceptionné quatre avions supplémentaires portant à 12 le nombre total de Su-30SM reçues par la KADF.

Rappel :

C’est en 2014, que le Kazakhstan a signé un contrat d'une valeur d’environ 776,9 millions de dollars pour un premier lot de quatre Su-30SM, qui ont été livrés avant avril 2015.

En décembre 2015, un second contrat a été signé pour huit plates-formes additionnelles. Les deux premiers chasseurs sont arrivés au Kazakhstan en décembre 2016 et deux autres en décembre 2017.

Dans un accord-cadre signé en août 2017, Astana a annoncé son intention d'acheter 12 nouveaux Su-30SM à Moscou. Astana a passé une commande pour huit de ces avions lors du salon de la défense KADEX tenu en mai 2018. La livraison de ces huit plates-formes devrait être achevée en 2020.

Sukhoi Su-30SM  :

Les SU-30SM se différencient des Su-30MKI indiens par leurs équipements entièrement russes, leur système d'identification "ami/ennemi" et par d’autres éléments. Pour développer cette version, Sukhoi profita de son expérience avec le programme Su-35 en ce qui concerne par exemple l’avionique. Tout comme la version MKI, le SM dispose de plans canard et de tuyères à poussée vectorielle couplées aux moteurs Saturn Lyulka AL-31FP.

L’appareil dispose d’un radar à antenne à balayage électronique (AESA) de type BAR-R N-011M couplé à un IRTS OLS-30 et le système Optico-Laser-teplotelevizionnaya. L’antenne en bande X permet de suivre 30 cibles aériennes en mode piste, pendant l’exploration et d’engager 6 cibles simultanément en mode attaque. L’avionique est également de dernière génération avec écrans multifonctions (EFIS), système de positionnement par satellite GLONASS et un nouveau système de communication sécurisé S-108 NKVS-27. Par ailleurs l’avion dispose du système de mise en réseau KS-2 / R-098 (Tipovyi Kompleks Svyazi) de données de vol Intra-Flight chiffré (IFDL) qui permet la mise en réseau de jusqu'à 16 chasseurs Sukhoi. Le système de guerre électronique est basé sur le Khibiny-MV-10V, L-175B et L-175M. Le Khibiny russe est un système avancé de guerre électronique (EW) monté sur avion, il est capable de brouiller les systèmes d'armes radar à la pointe de la technologie.

L’armement est multiple pour permettre l’engagement air-air et air-sol mais également air-surface. L’option de dissuasion nucléaire est également possible avec capacité de frappe d’interdiction et la suppression des défenses antiaériennes.

678576589.jpg

Photos :Su-30SM Kazak @ KADF

11/04/2018

Assemblage du 100ème P-8A «Poseidon» !

23.jpg

Le 100ème Boeing P-8A « Poseidon » est entré dans en phase d’assemblage finale à Renton, Washington. Pour l’instant l’avionneur américain dispose de commandes permettant de maintenir la chaîne de production jusqu’en 2022.

Boeing confirme par ailleurs avoir livré 82 avions depuis le lancement du programme en 2011, et au total à 127 avions sont sous contrat avec l'US Navy, l'Australie, le Royaume-Uni, l'Inde et la Norvège. Avec les options en attente et les besoins de futurs clients potentiels, l’avionneur estime à près de 200 le nombre de P-8A qui pourront être produit à l’avenir. La Corée du Sud étant le prochain pays a devoir signer une commande.

 

3765352428.jpg

Boeing P-8A « Poseidon » :

Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US-Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une réduction des coûts importante, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin  de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps) et brouillage électronique.

Cet avion équipé des liaisons 11et 16 et de systèmes internet, qui doivent agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec la quarantaine de drones RQ-4N choisi dans le cadre du programme Broad Area Maritime Surveillance devant assurer une surveillance surface de longue durée et une variante du drone de combat Boeing ScanEagle, le MagEagle Compressed Carriage. 

Boeing a dû faire plus de 50 modifications pour un coût d’un milliard de dollars pour adapter simplement la cellule de base du B737 pour satisfaire aux exigences de certification, plus exigeante de la marine américaine. Le coût du développement est estimé à 5,5 milliards de dollars américain, tandis que le coût total (développement + appareils) est lui estimé à 20 milliards de dollars.

 

56.jpg

Photos : 1P-8A US Navy @ P.Muniz Zaragueta2 Poste de travail @ US Navy3 P-8A de la RAAF @ Royal S-King

27/09/2017

Du spatial et du spécial au Musée Clin d’Ailes !

unnamed.jpg

Cette année, Clin d’Ailes allie son week-end spécial avec la journée de l’espace dédiée aux jeunes, hôtes du musée le samedi 7 octobre.

Depuis 18 ans l’assemblée générale de l’ONU a proclamé la Semaine mondiale de l’espace (WSW) au début du mois d’octobre. Les dates rappellent celle du lancement, le 4 octobre 1957, du premier satellite artificiel, Spoutnik I, et de l’entrée en vigueur, le 10 octobre 1967, du traité sur les principes régissant les activités des états en matière d’exploration de l’espace extra- atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes. La Semaine mondiale de l’espace est l’événement spatial annuel le plus important dans le monde. Elle inspire de nombreux étudiants et écoliers qui formeront la main d’œuvre de demain.

A l’invitation des radioamateurs du Musée Clin d’Ailes HB4FR, cette année, ce sont des élèves primaires de Belfaux qui participent à la WSW 2017. Lors du «Payerne Space Day» ils proposeront au public le samedi 7 octobre les travaux qu’ils ont réalisés dans le cadre de cette semaine mondiale de l’espace. Ils aborderont notamment les quatre missions de l’astronaute Claude Nicollier, le télescope de Galilée à Hubble, avec diverses démonstrations et quiz.

Pour les journées spéciales du samedi 7 et du dimanche 8 octobre, les bénévoles du musée de l’aviation militaire de Payerne vous proposent deux après-midi fort animées dans cet écrin qui met en exergue l’histoire aéronautique du pays. L’équipe du Flight Simulator Center (FSC) proposera des initiations dans son installation de simulation que les visiteurs pourront tester. Des démonstrations seront proposées, comme des vols glaciers, sur porte-avions, en Morane, avec aussi une présentation des aérodromes modélisés, des tirs à l’Axalp, entre autres. On reste dans le virtuel, avec la possibilité pour les visiteurs de s’essayer au manche à balai sur la récente nouvelle installation de simulation du Virtual Air School (VAS) du Musée Clin d’Ailes, aux manettes d’un PC- 7, en compagnie de pilotes chevronnés.

Le dimanche après-midi, on retrouvera les fidèles radioamateurs de HB4FR avec une initiation au morse, avec une chasse au renard ludique pour les enfants. Les jeunes pourront aussi se faire photographier assis dans le cockpit d’un simulateur FA/18 en train de faire leurs premières expériences de vol. Ils auront aussi l’occasion d’apprendre à souder un petit avion ou un hélicoptère qu’ils pourront emporter. Une démonstration d’imprimante 3D sera aussi au menu.

Le simulateur du Mirage III sera remis en activité pour ces deux journées exceptionnelles. Une installation unique au monde. A noter que l’entreprise Skyguide, fournisseur des services suisses de la navigation aérienne sera présente au musée ce week-end-là.
Une cafétéria agrandie et la boutique permettront de compléter ces moments divertissants en compagnie de passionnés d’aviation.

Toutes ces animations sont gratuites. L’entrée du musée est payante.