28/05/2020

L’A400M certifié vol automatique à basse altitude et largage latéral !

airbus ds,a400m. a400m atals,transport tactique,largage parachutistes,blog défense,les noouvelles de l'aviation,aviation francophone

L’A400M progresse avec sa certification pour le vol automatique à basse altitude et le largage de parachutistes par les portes latérales.

Vol tactique à basse altitude :

Une campagne d'essais a eu lieu dans les Pyrénées et le centre de la France courant avril, en vue de la certification des vols jusqu'à 500 pieds, ainsi que des transitions du vol à basse altitude vers d'autres opérations.  La certification couvre les opérations dans des conditions météorologiques de vol à vue, où l'équipage a une visibilité. Une deuxième phase dans des conditions météorologiques de vol aux instruments, sans visibilité, devrait être certifiée au deuxième trimestre 2021.

Cette nouvelle certification doit permettre le vol à basse altitude automatique. Ce mode améliore le masquage du terrain et la capacité de survie de l'A400M, ce qui rend l'avion moins détectable dans les zones hostiles et moins vulnérable aux menaces lors de vols de croisières.  

Largage latéral :

L’autre compétence de l’A400M concerne le largage de parachutistes via les portes latérales.  Dans ce mode d’action, une sangle d’ouverture automatique, reliée à la soute de l’avion, permet de déployer le parachute sous l’effet de la gravité, une fois que le parachutiste a quitté l’avion.

Dans le domaine de l’aérolargage, l’A400M offre des capacités nettement supérieures aux avions de transport tactique de génération plus ancienne. Les prochains incréments permettront d’augmenter l’altitude de largage, le nombre de parachutistes et devraient autoriser, dès l’année prochaine, le largage simultané par les deux portes latérales.

L’A400M « Atlas» :

L’A400M est un avion de transport militaire polyvalent conçu par la division militaire d’Airbus (Airbus Military). Il est pour l'instant commandé à 174 exemplaires par huit pays différents, à savoir l’Allemagne, la France, l’Espagne, la Belgique le Luxembourg, et l’Angleterre, qui ont été rejoints par la suite par la Malaisie et la Turquie qui ont reconnu le potentiel de ce nouvel avion pour leurs propres besoins. La polyvalence est ce qui caractérise le mieux l’A400M, qui est conçu pour offrir des capacités à la fois tactiques et stratégiques. L’appareil peut transporter 37 tonnes de charge utile sur au moins 4700nm (8700 km) de distance. Sa soute est dimensionnée pour accueillir tous les chargements et véhicules répertoriés  dans le cahier des charges européen ESR (Europen Staff Requirement). Cependant, l’A400M ne peut servir pour l’instant que de plateforme de transport aérien, le ravitaillement en vol n’étant hormis celui des avions, pour l’instant pas validé pour les hélicoptères et pose plusieurs problèmes. L’A400M incarne le premier avion de transport militaire lourd véritablement nouveau depuis ces trente dernières années.

a400m_oa_5_article_pleine_colonne.jpg

Photos : 1 A400M en vol tactique 2 Largage par les portes latérales @ Airbus DS

 

 

Boeing redémarre la production du B737 MAX !

4028457616.jpeg

La nouvelle est importante, l’avionneur Boeing annonce la reprise de la production du B737 MAX. En parallèle à la relance de la chaîne d’assemblage, les travaux en vue de la nouvelle certification avancent avec des vols d’essai au quotidien.  

Boeing a repris la production du B737 MAX dans l’usine de Renton à Washington. Le programme B737 « MAX » a commencé à assembler des avions à un faible taux, car il met en œuvre plus d'une douzaine d'initiatives axées sur l'amélioration de la sécurité au travail et de la qualité des produits. 

"Nous avons entrepris un voyage continu pour faire évoluer notre système de production et le rendre encore plus fort", a déclaré Walt Odisho, vice-président et directeur général du programme « 737 ». «Ces initiatives sont la prochaine étape dans la création de l'environnement de construction optimal pour le B737 MAX.»

Lors de la suspension temporaire de la production qui a commencé en janvier, les mécaniciens et les ingénieurs ont collaboré pour affiner et standardiser les lots de travaux dans chaque poste de l'usine. Les nouveaux processus de mise en kit garantiront également que les employés ont tout ce dont ils ont besoin à portée de main pour construire l'avion.

"Les mesures que nous avons prises dans l'usine nous aideront à atteindre notre objectif de qualité à 100% pour nos clients tout en soutenant notre engagement continu envers la sécurité au travail", a déclaré Scott Stocker, vice-président de « 737 Manufacturing ».

Des vols au quotidien :

Dans l’optique d’un retour en vol avec commercial, Boeing travaille quotidiennement avec la FAA en vue de finaliser les nouvelles certifications. Chaque jour, le B737 MAX s’envole pour enrichir le domaine de vol et se rapprocher de l’incontournable sésame qui lui ouvrira à nouveau les portes des vols commerciaux. Selon le Directeur de l’aviation civile américaine, Steve Dickson, le « MAX » pourrait obtenir sa nouvelle certification dans les prochaines semaines.

Le second aspect concerne le remise en état de vol des nombreux « MAX » stockés et en attente de livraison. Un processus qui sera long, mais indispensable. Boeing travaille avec les transporteurs concernés à la planification en vue de la livraison par étape de ces appareils.

Optimisme pour la reprise :

L’avionneur Boeing confirme être en discussion avec ses clients chinois en vue de la reprise des livraisons du «MAX », mais également en ce qui concerne de nouvelles commandes. La reprise des vols commerciaux internes en Chine semble motiver plus que jamais une relance tout azimut du secteur.

Photo : B737 MAX @ Boeing

 

27/05/2020

Tupolev débute l’assemblage du futur bombardier russe !

Russia_begins_construction_of_the_first_PAK_DA_strategic_bomber.jpg

La Russie a commencé la construction de son premier bombardier furtif stratégique dans le cadre du programme Perspective Aviation Complex for Long-Range Aviation (PAK DA), également connu sous le nom de "Product 80" et "Courier".


La production des éléments de cellule sera assurée par l'une des usines de la United Aircraft Corporation (UAC), le développement de la documentation de conception opérationnelle est terminé, l'expédition des matériaux a commencé", la construction du cockpit de l'avion était en cours. L'assemblage final de l'ensemble de la machine devrait être achevé en 2021 a indiqué une source du ministère de la Défense russe.

En décembre 2019, le sous-ministre de la Défense Alexey Krivoruchko a déclaré au journal Krasnaya Zvezda que le projet de projet de l'avion avait été approuvé et que le bureau d'études Tupolev avait commencé à élaborer la documentation de conception opérationnelle, commencé à créer des pièces et des éléments du test PAK DA unités. En février 2020, Krivoruchko a annoncé que le premier moteur de l'avion commencerait ses essais au stand cette année.

Le programme PAK-DA :

Le programme de bombardier stratégique à longue distance (PAK-DA) est destiné à remplacer la gamme de bombardiers actuellement en service, soit les Tu-95MS16, Tu-22M3S6, et partiellement le Tu-160 «BlackJack» qui sera modernisé et dont, un petit nombre continuera sa mission durant encore trente années.

Selon les premières informations le PAK DA sera conçu en utilisant le schéma des ailes volantes. La machine comportera des technologies et des matériaux qui réduisent sa visibilité radar (technologie furtive). L'avion sera subsonique, et pourra transporter des missiles de croisière actuels et futurs, des bombes de précision et des armes hypersoniques, il sera équipé des plus récents équipements de communication et de brouillage.
Le programme serait financé à hauteur de 23 trillions de roubles dans le cadre du plan d’armement 2011-2020. L’appel d’offres pour le développement du PAK-DA a été lancé fin 2011 en vue de la réalisation d’un premier prototype d’ici 2021 et d’une entrée en service vers 2026.

thediplomat-2020-01-15-7.jpg

Photos : Image de synthèse possible du PAK DA @ Reuters

23/05/2020

L’A380 en sursis chez Emirates !

Emirates-916x514-620x348.jpg

L’airbus A380 ne sera bientôt plus qu’un vague souvenir dans le ciel. Annoncé en février 2019, l’avionneur européen avait annoncé la fin de la production de l’A380. De nombreuses compagnies aériennes ont débuté le retrait du « Super Jumbo » depuis quelques mois et ce retrait s’accentue avec la crise du COVID-19.

Arrêt chez Air France :

Cette semaine, Air France a effectué le dernier vol mercredi avec l’A380 et ceci avec deux ans et demi avant la date prévue. La reprise du trafic aérien se prépare, mais il sera très difficile dans les 12 prochains mois de remplir l’énorme avion qui souffrait déjà de sa capacité en temps normal.

a380af-900x535.jpg

Trop grand, trop de concurrence :

Airbus voulait refaire la « Succes Story » du B747, mais c’est raté, les conditions de concurrence ne sont plus les mêmes qu’à la fin des années soixante. L’A380 n’est en fait pas rentable et plus gourmand en kérosène et plus polluant que les dernières générations d’avions long-courriers. Sauf, une remotorisation aurait pu sauver l’avion, mais elle n’aurait pas pu compenser la souplesse des gros-bimoteurs face à la demande très concurrentiel des passagers.

L’A380, le pari raté :

L’A380 ne séduit pas les transporteurs et le  « super avion » ne pourra pas reproduire le fantastique succès de l’époque du B747. D’une part, l’avionneur européen a surestimé l’évolution du marché des avions très gros-porteurs et n’a pas anticipé le développement des nouveaux appareils biréacteurs. A l’époque du lancement du programme A380, son concurrent américain Boeing avait hésité à lancer un « Super 747 », mais finalement les analystes de Boeing avaient conclu, qu’il était préférable d’opter pour un gros bimoteurs, soit le B787.

Emirates Airlines retarde l’inévitable :

Pourtant, il sera possible de voler et de le voir filer encore dans le ciel, le majestueux A380 grâce à Emirates Ailines. Selon l’annonce faite par la compagnie, l’A380 va continuer de voler au sein de la compagnie.  Avec un total de 115 A380 Emirate, est le porte-drapeau du « Super Jumbo ». Si certains seront stockés à long terme » d’autres vont revoler. Pour Emirates, l’A380 garde sa place au sein du réseau international du transporteur à l'échelle qu'il avait auparavant.

Mais attention, l’avenir de l’A380 au sein d’Emirates Airlines n’est pas sans nuages, le 4 juin 2019, le transporteur mettait en place le remplacement de ce dernier avec un retrait progressif. Si les A380 en services sont encore jeunes, le dernier avion devant être livré en 2021 et l’âge moyen de la flotte de moins de dix ans, la compagnie retirera sa flotte de « Super Jumbo ». Les A380 seront remplacés par le Boeing B777-9 (115 en commande) la plus grande variante de la famille B777. Le remplacement de l’A380 doit permettre au transporteur de mieux s’adapter à la demande en disposant de plus de flexibilité en ce qui concerne les options de route disponibles.

Certes, l’A380 restera encore en service au sein de la compagnie, avec les derniers appareils livré. Mais le fleuron d’Airbus ne représentera bientôt plus qu’une flotte inférieure à 50 appareils en comparaison des 115 avions en service actuellement.

unnamed.jpg

Photos : 1 & 3 A380 Emirates Airlines @ EA 2 A380 Air France @ AF

 

 

 

 

20/05/2020

Demande d’offres pour la fourniture des moteurs du F-15EX !

2102628956.png

L'US Air Force (USAF) a lancé une demande d’offres de moteurs pour son programme de Boeing F-15EX « Advanced Eagle ». Initialement, il était prévu qu’un fournisseur unique, General Electric produirait le F110. Mais sous pression du GAO, l’USAF se doit de mettre en concurrence les fournisseurs potentiels.

Une chance pour Pratt & Whitney :

Le motoriste Pratt & Whitney (P&W) était initialement sur les rangs pour fournir le moteur F100, mais ce dernier n’était pas à l’époque pas certifié pour le modèle « EX », ce qui signifie que l'intégration et l'évaluation du moteur sur l’avion auraient ralenti les acquisitions.

Dans le cadre de sa nouvelle approche, l’USAF sollicite désormais des offres concurrentielles pour fournir 461 moteurs pour le F-15EX « Advanced Eagle », selon un appel à propositions mis en ligne le 15 mai. Les livraisons devront débuter en juin 2023 et prévoit que la production se poursuivra jusqu'en 2030. Désormais General Electric et Pratt & Whitney se retrouvent face à face pour produire le moteur du « EX ». 

Le projet F-15EX  "Advanced Eagle" :

Sous la désignation de projet F-15EX, la nouvelle variante du jet offre des commandes de vol plus modernes, un grand écran unique et un radar amélioré. L'avion emportera également beaucoup plus d’armes avec plus de deux douzaines de missiles air-air, soit une capacité inégalée au sein de l’USAF.

Parfaitement conscient de la situation actuelle, l’avionneur Boeing travaille sur une solution basée sur des améliorations de l’actuel F-15.  Pour Boeing, il s’agit de reprendre les travaux engagés sur le « Silent Eagle » mais avec une capacité d’emport d’armement élargie. Le concept de Boeing « F-15 2.040C » (F-15X). La version 2. 040C permettrait également, selon les études de Boeing, de doubler le nombre de missiles à par avions et donc combler une énorme faiblesse du F-35, sa capacité d’emport.

Boeing va doter le F-15X du d’une version améliorée du radar Raytheon APG-63 (V) 3 à balayage électronique actif, avec une nouvelle suite de guerre électronique dénommée EPAWSS «  Eagle Passive/Active Warning Survivability », et un capteur IRST et une liaison de données améliorée permettant  de travaillant en binôme avec le F-22 et le F-35.

Le F-15 ainsi modernisé, offrirait la possibilité de travailler directement avec le F-22 et le F-35 en appuis avec une forte capacité de tir grâce au transport de missiles accrut, mais il permettrait également de fonctionner de manière plus furtive avec l’armement monté dans les trappes. La particularité résident dans le fait, qu’il sera possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnel, emport de carburant et armes en externes.

Capacité d’emport phénoménale :

Avec la possibilité d’emporter jusqu’à 24 missiles air-air, le F-15X « Advanced » sera bien supérieur à ses concurrents, mais il pourra également emporter une gamme complète d’arme comme par exemple : le JSOW, le Harpoon, le missile antiradar  HARM. On parle également d’adapter progressivement des armes à énergie dirigée comme les lasers, une fois que ceux-ci seront disponibles. La grande taille de l’avion en facilitera l’intégration.  Dernier élément, le F-15X pourra travailler en binôme avec des drones pour les actions de frappes en profondeur.

F-15EX-Video.jpg

Photos : le F-15 EX Advaced Eagle @ Boeing