01/02/2021

Offres finales pour la Finlande !

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La Finlande a demandé aux cinq avionneurs participant à la compétition en vue du remplacement de la flotte d’avion de combat F/A-18 C/D « Hornet » de soumettre les meilleures offres finales avant le 30 avril.

Une décision sur le choix final sera effectuée pour la fin de l’année2021. La demande de meilleure offre finale et les offres contraignantes attendues des soumissionnaires constituent la phase finale de l'appel d'offres dans le programme de chasseurs HX a confirmé de son côté le Commandement logistique des forces de défense finlandaises. "Avec la demande de meilleure offre finale, chaque soumissionnaire est invité à rassembler les informations fournies dans les offres et négociations précédentes dans un ensemble final et contraignant".

Le parlement finlandais a déjà approuvé un financement en augmentation de 11,4 milliards de dollars au lieu des 10 milliards prévus initialement,  pour acquérir le remplaçant des F / A-18C/D actuels du pays, on parle de 60 à 64 appareils. Les options du programme HX de chaque soumissionnaire diffèrent en ce qui concerne les coûts de mise en service, les besoins de construction et l'intégration dans le système de défense », indique le commandement logistique. « C'est pourquoi chaque soumissionnaire se verra attribuer une limite de prix spécifique au soumissionnaire et, en outre, une option similaire sera incluse pour chaque soumissionnaire pour les achats ultérieurs et les modifications contractuelles.

Par conséquent, le prix plafond fixé pour chaque soumissionnaire est d'environ 11,4 milliards de dollars. Selon le programme finlandais, quatre critères sont utilisés pour juger les candidats : la capacité militaire ; Sécurité d'approvisionnement ; participation industrielle ; et les coûts.

Les implications des politiques de sécurité et de défense seront évaluées séparément en dehors du processus d'appel d'offres proprement dit. Les offres qui réussissent le processus d'évaluation après la date limite de soumission feront l'objet d'une évaluation finale de la capacité, « en tenant compte des packages proposés et des valeurs de capacité vérifiées sur la base des tests effectués dans le pays l’année dernières.». Une sélection de type sera transmise pour approbation par le gouvernement avant la fin de l'année, le nouveau modèle devant entrer en service à partir de 2025.

La Finlande prévoit d'acquérir jusqu'à 64 avions de combat pour remplacer sa flotte vieillissante de F/ A-18C/ D « Hornet ». Pour Helsinki, il n’est pas question de baisser la garde, il est primordial de maintenir une dotation suffisante d’avions pour garantir la sécurité dans la région. Le gouvernement devrait finaliser sa décision sur le choix de l'avion de combat à fin 2021.

Le calendrier du projet, sous la supervision du Commandement logistique du FDF, prévoit que l’armée de l’air finlandaise prendra livraison de nouveaux avions au cours de la période 2025 à 2030.

Les avions de combat internationaux en lice pour le contrat de 12 milliards de dollars comprennent le Boeing F/A-18 Super Hornet BlockIII, le Dassault Rafale F4, l'Eurofighter Typhoon T4, le Lockheed Martin F-35-F4 et le Saab Gripen E MS21.

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Photos : le projets HX @ FAF

 

20/01/2021

L’Europe autorise également le retour en vol du B737 MAX !

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Les unes après les autres, les autorités de régulations donnent leur feu vert à un retour en vol du B737 MAX. En Europe l’AESA va valider la re-certification de l’avion pour la semaine prochaine. Par contre, tout comme Transport Canada, l’agence européenne soumettra l’avion à un examen plus approfondi. 

Une meilleure indépendance : 

Pour Patrick Ky, directeur exécutif de l’EASA, « la relation entre le régulateur européen et son homologue américain, la Federal Aviation Administration, avait changé pour de bon après les révélations d'une surveillance laxiste dans le développement du dernier avion monocouloir de Boeing ». Le dramatique double accidents des B737 MAX aura au moins permis de relancer des processus plus indépendants en matière de certification d’avion. Une situation qui n’aurait jamais du se produire.

De fait, l’EASA évalue désormais indépendamment les éléments critiques pour la sécurité des aéronefs et des composants américains. Ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser de faire. 

Une idée qui a mal tourné : 

Rappelons ici qu’initialement, les régulateurs sont indépendants en matière d’examens en vue des certifications d’avions. Mais, il y a quelques années et suite à des protocoles similaires, un système mondialement reconnu de certification des aéronefs a été mis en place. Cette manière de faire a permis aux constructeurs d'auto-certifier certains éléments de leurs programmes sous l'œil des régulateurs de sécurité locaux, offrant un gain de temps considérable en lieu et place d’une multiplication des essais. Tout cela devait se faire dans un esprit de confiance et de sérieux. 

Fortes critiques : 

La FAA a essuyé de vives critiquent au pays et à l'étranger pour sa faible surveillance de Boeing lors du développement du B737 Max, qui a été immobilisé pendant près de deux ans après deux accidents dans lesquels 346 personnes sont mortes. Mais les autres régulateurs, dont l’EASA ont dû également se remettre en question.  

Du changement dans l’air : 

Ces changements, de la part, des régulateurs vont avoir une implication pour les avionneurs. En effet, il sera plus compliqué de faire certifier un nouvel avion ou certaines améliorations destinées à des avions anciens. Pour autant, les régulateurs vont continuer de travailler en commun, car il est impossible de travailler de manière complétement isolée. Celà veut dire qu'à l'avenir des comparaisons de données seront exécutées, mais plus d'acceptation sans contrôles respectifs.

Ce qui change en Europe pour le « MAX » :

Dans un premier temps, l'AESA permettra à l'équipage d'éteindre le vibreur de manche (tout comme Transport Canada) et de l'empêcher de vibrer, si le système de vol embarqué l'a activé par erreur. Ceci afin d’éviter une déconcentration des pilotes. De plus, des capuchons colorés seront montés sur les disjoncteurs du vibreur pour les rendre plus facilement reconnaissables.

Dans ce qui devrait être une restriction temporaire, l'AESA exigera que le pilote automatique de l'avion ne soit pas utilisé pour certains types d'atterrissages de haute précision connus sous le nom d'approche RNP-AR (Required Navigation Performance Authorization Required). La formation obligatoire des pilotes est, en substance, la même pour les deux autorités. L'AESA note que cela peut prendre un certain temps en raison de la disponibilité limitée des simulateurs, mais que les travaux pourraient commencer tout de suite, sans attendre l'annonce finale de la re-certification. Il y a aussi une différence dans la portée des mandats des deux autorités. La FAA ne traite que d'un seul espace aérien souverain, son homologue européen en plusieurs. L'AESA note également que certains de ses États membres ont émis leurs propres restrictions en complément, pour que le MAX puisse opérer dans leur espace aérien et que celles-ci devront être levées pour que l'avion puisse voler librement à travers le continent.

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Photos : 1 B737 MAX TUI Europe@ TUI 2 B737MAX d'enter air, pologne @ Boeing

 

19/01/2021

Transport Canada autorise les vols avec le B737 MAX !

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Le régulateur canadien, Transport Canada autorise à nouveau les vols commerciaux avec le Boeing B737MAX à partir de mercredi prochain. Transports Canada a annoncé ce lundi, qu'il a terminé son examen de près de deux ans de l'aéronef et a émis une « consigne de navigabilité » détaillant une série de changements qui doivent être apportés avant que le « MAX » puisse retourner dans l'espace aérien canadien.

Le ministère a déclaré qu'il achèverait la dernière étape du processus de libération de l'avion mercredi en levant un avis aux aviateurs (NOTAM) interdisant les vols commerciaux du B737 MAX au Canada. Jeudi, le transporteur « Low Cost » WestJet devrait devenir la première compagnie aérienne canadienne à voler à nouveau sur le MAX, avec un vol entre Calgary et Toronto. WestJet prévoit offrir trois vols aller-retour par semaine sur cette route au cours du prochain mois, tout en envisageant d'ajouter d'autres routes.  

De son côté, Air Canada, qui a plus de pilotes et d'aéronefs à préparer, prévoit remettre sa flotte sa flotte de B737 MAX en service au 1er février prochain. La petite compagnie Sunwing n'a pas annoncé quand elle prévoit remettre ses « MAX » en service commercial.  

Les directives de Transport Canada :

Les autorités canadiennes ont détaillé les modifications requises pour que les exploitants remettent en service des Boeing leurs B737 MAX : Boeing se doit de corriger le logiciel défectueux du système d'augmentation des caractéristiques de manœuvre, ainsi que des ajustements à certains câbles et l'inclusion d’une alertes d'angle d'attaque « en désaccord ». Ces alertes de « désaccord »ne figureront pas sur le système d'affichage tête haute jusqu'à ce qu'une révision du logiciel soit introduite plus tard cette année et Transports Canada ajoute une procédure opérationnelle au manuel de vol du « MAX » pour aviser les équipages lors d'événements de vitesse non fiable. Sa directive exige que les pilotes soient en mesure de désactiver le vibreur de manche gênant et la mise en place de capuchons de disjoncteurs colorés pour aider à identifier ceux qui sont pertinents. Transport Canada précise également avoir consacré plus de 15’000 heures à l’examen du Boeing B737 MAX, en ayant travaillé en étroite collaboration avec différentes agences mondiales telles que l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) ainsi que les acteurs canadiens du secteur.

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 Photos : 1 WestJet reprendra ses vols cette semaine @ WestJet  2 Air Canada attendra février @ Mark Harkin

 

15/01/2021

Vol inaugural pour le H160 d’ANH !

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Le H160 d'All Nippon Helicopter (ANH) a effectué son vol inaugural. D’une durée de 95 minutes depuis les installations de l'aéroport Marseille Provence. Ce vol inaugural réussi ouvre la voie à l'entrée en service de l'hélicoptère au Japon.

ANH déploie une flotte d'hélicoptères comprenant six AS365 et cinq H135s pour la collecte des nouvelles électroniques pour les chaînes de télévision à travers le Japon. Ce H160 remplacera l'un de ses AS365. Le marché japonais de la collecte d'informations électroniques* et de transport d'équipes de télévision (télévisuelles). ANH travaille également dans le domaine du transport de VIP, soit un marché mature avec 87 hélicoptères dédiés aujourd'hui à de telles missions. Près de 70% de ces hélicoptères sont fabriqués par Airbus, avec les plates-formes H125, AS365, H135 et H155 couramment utilisées par les opérateurs. Avec l'introduction imminente du H160, qui est équipé de caractéristiques de sécurité supplémentaires provenant de l'assistance au pilote accumulée de l'Helionix, cet hélicoptère apportera un levier supplémentaire à l'opérateur.

Le H160 :

Conçu comme un hélicoptère polyvalent capable d'exécuter un large éventail de missions telles que le transport offshore, les services médicaux d'urgence, l'aviation privée et d'affaires et les services publics, le H160 intègre les dernières innovations technologiques d'Airbus Helicopters. Celles-ci incluent des fonctionnalités de sécurité révolutionnaires avec l'assistance au pilote accumulée par Helionix et des fonctionnalités automatisées ainsi qu'une protection de l'enveloppe de vol. L'hélicoptère offre également aux passagers un confort supérieur grâce aux pales insonorisantes Blue Edge et à une superbe visibilité extérieure qui profite aux passagers et aux pilotes.

Le H160 n'a pas été conçu uniquement pour les passagers et les pilotes. Les opérateurs apprécieront sa compétitivité grâce à son efficacité énergétique accrue et son écosystème de maintenance simplifié centré sur le client: l'accessibilité des équipements a été facilitée par l'architecture optimisée de l'hélicoptère, le plan de maintenance a été minutieusement vérifié lors des campagnes Operator Zero, et il est livré avec une interface intuitive Documentation de maintenance 3D.

Le H160 bimoteur de moyen-tonnage est capable d’effectuer les missions les plus variées, du transport de passagers aux évacuations sanitaires, en passant par la desserte des plateformes pétrolières. Un segment de marché qui représente plus de 30 % des ventes d’hélicoptères civils. Le H160 est un condensé de technologies, avec notamment le nouveau moteur Arrano de Turbomeca qui offre un gain de consommation de carburant de 10% à 15% comparé aux hélicoptères actuels.  Le H160 dispose d’un fuselage 100% composite plus léger. Les ingénieurs d’Airbus ont opté pour un rotor de queue décentré et un stabilisateur biplan.

Avec 68 brevets, le H160 intègre les dernières innovations technologiques d'Airbus Helicopters visant à offrir aux passagers un confort supérieur grâce aux lames Blue Edge réductrices de bruit et à une superbe visibilité extérieure pour les passagers et les pilotes, sans oublier les fonctionnalités de sécurité supplémentaires qu'offre Helionix protection de l'enveloppe et réduction de la charge de travail du pilote. Le nouveau modèle industriel d'Airbus Helicopters, basé sur la spécialisation du site et un processus d'assemblage de composants prêt à l'emploi, qui réduit le temps de mise sur le marché du H160 à 24 semaines, offrant ainsi plus de flexibilité aux clients. Cela permettra aux clients de confirmer leur configuration de mission à un stade ultérieur en fonction des besoins du marché.

Le H160 a obtenu son certificat de type par l'Agence de la sécurité aérienne de l'Union européenne (EASA) en juillet 2020, la certification du Bureau de l'aviation civile japonaise (JCAB) étant attendue début 2021. Lors de la livraison de l'hélicoptère, l'installation et la personnalisation des équipements spécialisés seront effectuées dans les installations d'Airbus Helicopters à Kobe, avant sa mise en service.

*Collecte d'informations électroniques, sous-entendu le suivi des réseaux sociaux en vue de capter un évènement spontané ou non pour le rejoindre et l'intégrer à l'information du moment. 

Photo : le premier H160 aux couleurs d’ANH @ Airbus Helicopters

09/01/2021

Airbus limite les dégâts !

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L’avionneur européen a réussi à limiter les dégâts durant la crise du COVID. Ce dernier a livré 566 avions commerciaux, soit 34% de moins qu'en 2019, conformément au plan d'adaptation et a obtenu 383 nouvelles commandes d'avions, dont 268 commandes nettes, soit une baisse de 65%.

Les nouvelles commandes prennent en compte 115 annulations, alors que les compagnies aériennes ont réduit leurs ambitions en raison de l'incertitude quant à la durée des restrictions de voyage internationales.

Adaptation à la crise :

Afin de surmonter les restrictions de voyages internationaux, les équipes d'Airbus ont développé une solution innovante de e-livraisons (livraisons électroniques) qui a concerné plus de 25 % des livraisons de 2020. Ce dispositif a permis à nos clients de prendre réception de leurs avions tout en minimisant la nécessité pour leurs équipes de voyager.

La société a réduit la production de ses usines de 40% au printemps dernier, et le directeur d’Airbus Guillaume Faury a déclaré en octobre qu'aucune augmentation n'était attendue avant le troisième trimestre de 2021.

L'A220 a remporté 64 nouvelles commandes, ce qui le confirme comme le premier avion de sa catégorie. La famille A320 a remporté 296 nouvelles commandes, incluant 37 A321XLR. Sur le segment des gros-porteurs, Airbus a remporté 23 nouvelles commandes, dont deux A330 et 21 A350. Après 115 annulations, à fin 2020 le carnet de commandes d'Airbus s'élevait à 7’184 appareils.

Le directeur général d’Airbus, Guillaume Faury, est prudemment optimiste sur les perspectives pour 2021, affirmant que le plan actuel du constructeur est une « stabilité » au premier semestre et une « montée en puissance de la production » au second. Airbus publiera ses résultats financiers pour l'ensemble de l'année 2020 le 18 février 2021.

Photo : L’A220 (ex Bombardier CSéries ) a su tirer son épingle du jeu en 2020@ Clément Alloing