20/06/2020

Air2030, les défis de la maintenance d’une flotte !

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Une séance d’information aux médias, portant sur la gestion des flottes à l’exemple du F/A-18, a eu lieu le vendredi 19 juin 2020 sur la Base aérienne d’Emmen. Cette manifestation a attiré de nombreux représentants des médias souhaitant s’informer directement sur place sur les défis actuels et à venir en rapport avec la flotte d’avions de combat de l’Armée suisse.

Garantir la sécurité :

Pour garantir la sécurité de la Suisse et de sa population, l’armée doit continuer de pouvoir assurer la surveillance de son espace aérien, le protéger et le défendre en cas d’attaque. En tant qu’État neutre, la Suisse veut dépendre le moins possible d’États ou organisations tiers. Cette indépendance, et donc aussi la neutralité, impliquent que la flotte d’avions de combat des Forces aériennes présente une certaine taille et une certaine disponibilité afin de pouvoir maintenir la protection de l’espace aérien sur le long terme, en toute situation et avec des moyens propres.

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Priorité à la sécurité :

Le domaine de l’aviation doit répondre à des exigences élevées en matière de sécurité. Avant de pouvoir s’envoler pour la première fois dans l’espace aérien suisse, un avion de combat est vérifié et certifié par armasuisse. Il s’agit ensuite de respecter les concepts de maintenance en vigueur dans le cadre des opérations quotidiennes afin d’atteindre une durée d’utilisation maximale des appareils. Cependant, des impondérables peuvent entraîner une baisse rapide de la disponibilité de la flotte. C’est ainsi que la découverte de fissures a amené le DDPS à ordonner certaines restrictions d’utilisation de la flotte de F/A-18 comme mesures de sécurité. Car en temps de paix, le DDPS obéit au principe de ne pas prendre de risques inutiles.

La flotte suisse de F/A-18 :

Les F/A-18, qui ont été introduits dans l’Armée suisse en 1997, sont toujours performants. À ce jour, divers projets ont été réalisés pour maintenir leur performance, avec l’introduction d’un système de transmission de données (Datalink), d’un nouveau système d’alerte radar, de nouveaux écrans de visualisation dans le cockpit ou d’un viseur de casque, par exemple. Mais le F/A-18 peut de moins en moins rivaliser avec les avions de combat modernes parce qu’il n’est pas équipé des radars ou systèmes d’autoprotection modernes et que son ordinateur de bord ne dispose pas de la capacité nécessaire. Le Parlement a approuvé en 2017 une prolongation jusqu’en 2030 de la durée d’utilisation du F/A‑18 afin d’éviter l’apparition de lacunes capacitaires dans notre défense aérienne d’ici à l’acquisition d’un nouvel avion de combat. Ce programme de maintien de la valeur opérationnelle des F/A-18 influe sur la gestion et la disponibilité de la flotte.

Des forces physiques extrêmes :

Accélération, vibrations, changements de températures : les avions de combat sont soumis à d’importants facteurs de charge et contraintes physiques. Le domaine de vol du F/A‑18 est clairement défini et respecté par les pilotes suisses. Les manœuvres inhérentes au combat aérien à vue mettent davantage les appareils à contribution que celles réalisées lors d’un engagement de police aérienne. Mais les pilotes doivent maîtriser tous types d’engagement et l’entraînement se fait selon le principe « train as you fight ». Afin de garantir une prolongation de la durée d’utilisation du F/A‑18 jusqu’en 2030, les Forces aériennes limitent le nombre de missions et de manœuvres impliquant des hauts facteurs de charge. Et certaines séquences d’entraînement se déroulent désormais sur simulateur.

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2030, date limite d’utilisation des F/A-18 :

L’année 2030 sonne comme la date limite d’utilisation des F/A-18 dans le monde. En effet, selon le rapport de l’US NAVY de 2017, l’avionneur Boeing ne fournira plus les mises à jour logiciels à partir de 2023, amenant progressivement les systèmes en direction d’une obsolescence. Par ailleurs, il ne sera pas possible de garantir aux utilisateurs de l’avion de disposer de pièces détachées à partir de 2032. C’est pour cela que les différents utilisateurs dans le monde travaillent, aujourd’hui au remplacement progressif des F/A-18.

Des travaux de maintenance intenses :

Les appareils F/A‑18 de l’Armée suisse nécessitent un entretien régulier, assuré au quotidien par des mécaniciens engagés sur les Bases aériennes de Payerne, d’Emmen et de Meiringen. Ces spécialistes vérifient les différents systèmes électroniques, électriques et hydrauliques, remplacent des filtres et lubrifient des composants en fonction des besoins. Outre les contrôles de routine avant et après un vol, les F/A‑18 sont également soumis à des examens planifiés après 50, 10, 200, 300 et 600 heures de vol. Les grands services d’entretien après 300 et 600 heures de vol requièrent un vaste démontage des appareils afin de pouvoir contrôler l’ensemble des systèmes, vérifier certains composants et analyser la structure de l’avion de combat. La maintenance prend beaucoup de temps et malgré le travail en équipes, une partie de la flotte se trouve toujours en cours d’entretien.

Du matériel de remplacement précieux :

La disponibilité des pièces de rechange fait l’objet d’une planification permanente, basée sur les propres expériences et les échanges d’expériences avec d’autres pays. Certains composants comme les gouvernes sont relativement faciles à remplacer si les pièces nécessaires sont disponibles en stock. D’autres éléments comme les sections maîtresses des ailes et du fuselage sont en revanche constitutives de la structure de l’avion et leur remplacement n’est généralement pas prévu par les avionneurs. Ce type d’intervention exige alors des ressources techniques et financières importantes et ne peut être effectué que par des spécialistes qualifiés. Ainsi, depuis l’acquisition des pièces jusqu’à l’achèvement des travaux, une telle intervention peut durer entre une et plusieurs années.

Le futur avion durera plus longtemps :

Les F/A-18 Hornet actuels ont une durée de vie cellule de 5'000 heures. En Suisse un programme de prolongation à 6'000 heures est actuellement engagé pour mener la flotte jusqu’en 2030. La transition vers le futur avion, doit se faire entre 2025 et 2030, afin d’assurer le lien entre la flotte actuelle et la nouvelle. Quel que soit le choix du nouvel avion de combat, celui-ci aura une vie cellule plus longue. La fourchette est définie comme suit : F-35 et Eurofighter = 8'000 heures, Rafale = 8'500 heures, Advanced Super Hornet = 10'000 heures. Par ailleurs, de nouveaux systèmes de diagnostique travaillant notamment avec de l’Intelligence Artificielle permettront de faciliter la maintenance.

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Textes : Eve Hug DDPS et complément P.Kümmerling

Photos: Alfredo Barcos DDPS

 

18/06/2020

Berlin, Feu vert pour le radar AESA des Eurofighter !

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On l’attendait, c’est fait ! Le Bundestag allemand a officiellement validé l’intégration du nouveau radar AESA (Active Electronic Scanning Array) pour l'ensemble de la flotte d’avions de combat  Airbus DS Eurofighter allemand. Il s’agit d’un signal positif pour l'Allemagne en tant que base technologique et pour le succès de l'Europe en matière de coopération dans le secteur de la défense.

Hensoldt responsable du projet :

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La société Hensoldt sera responsable de l'installation du radar AESA CAPTOR-E MK1 sur les Eurofighters de nouvelle construction pour l'armée de l'air allemande (90 selon les prévisions), ainsi que de sa modernisation de l'ensemble de la flotte, dans le cadre d'une mise à niveau dont Airbus sera le maître d'œuvre.

"Avec cette décision, l'Allemagne joue pour la première fois un rôle de pionnier dans le domaine des technologies clés pour l'Eurofighter", a déclaré Thomas Müller, PDG de Hensoldt. "Cela créera des emplois de haute technologie en Allemagne et donnera à la Bundeswehr l'équipement dont elle a besoin pour répondre aux nouvelles menaces. En outre, c'est un signal pour l'Europe que l'Allemagne investit dans une technologie qui est d'une importance cruciale pour la coopération européenne en matière de défense"

Le feuilleton du radar AESA :

Le statut du radar AESA de l’'Eurofighter a été longtemps dans le trouble, par manque de décision politique. Le problème étant lié au fait que le radar AESA CAPTOR-E ne sera pas commandé par les quatre pays partenaires. Le nouveau radar va venir équiper les Eurofighter à l’exportation comme le Qatar, mais n’était pas la priorité de pays membre du consortium Eurofighter. Hors, les choses ont bougé, l’Allemagne et l’Espagne ont ces derniers mois réaffirmés la volonté commune d’aller de l’avant avec le nouveau radar.

L’Angleterre se concentre sur le F-35 tout en préparant sa version du CAPTOR. qui pourrait être rejoint par l’Italie. Ces deux pays ne peuvent pour l’instant investir totalement dans le nouveau radar. Ce désaccord a provoqué une incertitude sur le développement de l’avion et une augmentation des coûts qui l’ont rendu moins attractif à l’exportation.

CAPTOR-E :

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Le radar à balayage électronique CAPTOR-E est le futur capteur principal de l'Eurofighter « Typhoon II » et dispose d'une gamme complète de modes air-air et air-surface. Le nez imposant de l'Eurofighter permet l'installation de la matrice optimisée et repositionnable du CAPTOR-E dont le champ de vision est environ 50% plus large que les systèmes traditionnels à plaques fixes. Ce large champ de vision offre des avantages significatifs dans les engagements air-air et air-surface et, compte tenu de la grande puissance et de l'ouverture disponibles, offre au pilote une couverture angulaire nettement améliorée par rapport aux systèmes à plaques fixes.

Le CAPTOR-E fournit les fonctionnalités clés suivantes :

  • Radar de surveillance etde guidage  multimode air / air et air / sol avec repositionneur WFoR
  • Portée air-air accrue - Détection et suivi plus rapides des cibles
  • Amélioration des performances de suivi
  • Entrelacé « simultané » Air / Air & Air / Ground
  • Guidage étendu des missiles - Disponibilité opérationnelle accrue
  • Coûts de cycle de vie réduits - Potentiel de croissance pour de futures améliorations

Pour autant, les tergiversations des pays engagés au sein de l'Eurofighter débouchent maintenant sur trois versions du radar CAPTOR-E : 

  • Le CAPTOR-E Mk0 soit la version de base de Leonardo destinée au Qatar et au Koweit. 
  • Le CAPTOR-E MK1 dont l'interface est développée par Hebsoldt pour l'Allemagne et l'Espagne. 
  • Le CAPTOR-E en développement par la filliale de Leonardo en Angleterre pour la RAF.

Si nombre d'éléments sont communs, les différences pourraient compliquer le choix des clients potentiels. 

 

Photos : 1 Eurofighter Allemands@ Luftwaffe 2 Radar AESA CAPTOR-E sur un Eurofighter @ Airbus DS

 

 

17/06/2020

Berlin cherche un nouvel avion de patrouille maritime !

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Le ministère allemand de la Défense prépare une étude de marché portant sur le remplacement des avions de patrouille maritime Lockheed P-3 « Orion ». Ces derniers actuellement sont en cours de modernisation, mais ce chantier est actuellement à l’arrêt en vue de l’acquisition d’un nouvel avion.

Préparé pour la commission parlementaire de défense, le document montre que le ministère a décidé d'arrêter la modernisation des avions de patrouille de la Bundeswehr (forces armées) après une étude de faisabilité économique.

Les candidats potentiels :

L'examen du marché retient trois types d’appareils : il s’agit du C-295 MPA d'Airbus DS, de l’ATR72 MPA de Rheinland Air Service/ ATR Aircraft et le Boeing P-8A « Poseidon ». 

Airbus C-295 MPA :

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La nouvelle génération de C-295 est l'appareil idéal pour les missions de défense et d’actions au profit de la société, telles que les actions humanitaires, les patrouilles maritimes, et des missions de surveillance de l'environnement, entre autres. Avec des systèmes simples, le C-295 de transport tactique fournit par sa taille et sa grande polyvalence une très bonne flexibilité de mise en oeuvre pour le personnel. En version MPA l’avion d'un système d’avionique intégrée avancé. La suite avionique comprend quatre écrans à cristaux liquides et des unités de contrôle associées. Un ensemble de capteurs géophysiques fournit des informations sur l'attitude, le cap et les données aériennes. D'autres sous-systèmes comprennent un AHRS (système de référence d'attitude et de cap), un ADS (système de données aériennes), un FMS (système de gestion de vol) et un système de commande de vol automatique. L'avion est équipé d'un système tactique entièrement intégré (FITS) pour le contrôle de la mission. Le système comprend une gamme de capteurs et de composants, notamment un radar de recherche, des capteurs électro-optiques / infrarouges (EO/ R), des mesures de support électronique (ESM) / un système d'intelligence électronique (ELINT), COMINT, un détecteur d'anomalies magnétiques (MAD), un interrogateur IFF, un SATCOM, une liaison de données et un Link-11. Le C-295 fait partie de la famille Airbus Military avions de transport légers et moyens, qui comprend également le plus petit C-212 et CN-235.

ATR72 MPA :

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ATR en collaboration avec Rheinland Air Service propose l’ATR72-500 MPA (RAS 72) « Sea Eagle ».  Le « Sea Eagle » est basé sur un avion de ligne régional ATR72 qui a été équipé par la division mission spéciale de la société allemande MRO RAS (Hall 2C, Stand C342) dans ses installations de Mönchengladbach. La suite de patrouille maritime de l’avion est intégrée par Aerodata, basée à Braunschweig, centrée sur le système de gestion de mission AeroMission de l’entreprise.

La suite d'équipements comprend un radar de recherche à balayage électronique AESA Leonardo Seaspray 7300, une tourelle électro-optique / infrarouge FLIR Systems Star Safire III, des mesures de support électronique Elettronica, des communications par satellite et un système de lancement / récepteur de bouées acoustiques. L'avion a un point dur de chaque côté du fuselage avant pour le transport de torpilles.

La variété de capteurs embarqués à la pointe de la technologie permet aux opérateurs et aux décideurs de détecter et d'identifier des cibles sensibles au-dessus ou en dessous de la surface de l'océan, tout en transmettant en temps réel toutes les informations capturées à bord au centre de commandement.

 Le P-8A «Poseidon» :

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Le P-8A « Poseidon » de Boeing est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A « Poseidon » est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une réduction des coûts importante, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage.

Cet avion équipé de liaison 11, liaison 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration les autres aéronefs. 

Boeing a dû faire plus de 50 modifications coûtant un milliard de dollars pour adapter simplement la cellule de base du B737 pour satisfaire aux exigences de certification plus exigeante de la marine américaine. Le coût du développement est estimé à 5,5 milliards de dollars américain, tandis que le coût total (développement + appareils) est lui estimé à 20 milliards de dollars.

Photos : 1 P-3 Orion allemand @ Bundeswehr 2 C-295MPA@ Airbus DS 3 ATR-72MPA@ ATR Aircraft 4 P-8A@ Boeing

15/06/2020

Le « Laser » Gunship pour 2022 !

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Prévue à l’origine pour débuter des essais en 2019, la future arme « Laser » embarquée ne pourra pas faire de démonstration avant 2022 selon le calendrier révisé du Commandement des opérations spéciales de l'US Air Force (AFSOC). Le programme a souffert de différents retards, dont un manque de financement de l’ordre de 58 millions de dollars US.

Le bout du tunnel :

Après des années de financement, le Commandement des opérations spéciales de l'Air Force est sur le point de pouvoir « enfin » tirer avec une arme laser de haute puissance à partir d'un avion de combat AC-130J « Ghostrider » au cours de l'exercice 2022.

Le laser à haute énergie de 60 kilowatts sera monté sur un Lockheed-Martin AC-130J « Ghostrider », déjà fortement armé. L'arme laser sera un élément complémentaire, car l’avion dispose déjà d'un canon à tir latéral de 30 mm, d'un canon de 105 mm, de missiles à guidage laser AGM-176A « Griffin », de GBU-39/ B montés sur les ailes et de GBU- Bombes 39B/ B de petit diamètre à guidage laser.

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Contrairement à ces armes cinétiques, le laser offensif à haute énergie serait capable de désactiver furtivement les systèmes ennemis. L’Air Force envisage en effet, de neutraliser des armes défensives et des capteurs avec ses armes laser silencieuses et invisibles avant même que l'ennemi ne sache qu'ils étaient attaqués. Il n'y a pas d'explosion, de sons ou d'éclairs pour alarmer les cibles. Un combattant ennemi ne se rendrait compte de ce qui s'était passé qu'une fois qu'il aurait tenté d'utiliser un système qui avait déjà été désactivé.

Un laser à haute énergie de 60 kW devrait permettre d’obtenir des effets létaux de haute précision sur des cibles avec peu ou pas de signature acoustique et de très faibles dommages collatéraux.

À cette intensité, un faisceau d'énergie dirigée peut faire frire les systèmes de commandement et de communication ennemis, désactiver les véhicules d'évacuation potentiels et rendre les installations ennemies sans électricité sans oublier d’aveugler les capteurs optiques.

La situation du programme :

Selon les documents budgétaires de l'exercice 21, le programme utilise des efforts de prototypage rapides pour développer des sous-systèmes laser, de contrôle du faisceau, de puissance et thermique, puis réunira les systèmes par le biais d'un intégrateur principal.

Lockheed Martin a obtenu un contrat pour le laser haute puissance en décembre 2018 et devrait être livré au début de 2021. La valeur totale de ce contrat devrait être de 19,3 millions de dollars. D'autres aspects du système laser sont en cours de développement au Naval Surface Warfare Center.

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Photos : le futur AC-130J « laser » @ USAF

13/06/2020

Vols de mesure de la radioactivité !

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Les vols de mesure de la radioactivité annuels de la Centrale nationale d’alarme (CENAL), rattachée à l’Office fédéral de la protection de la population (OFPP), auront lieu du 15 au 19 juin 2020. Un hélicoptère Super Puma survolera des couloirs parallèles à une hauteur d’environ 90 m au-dessus de la zone mesurée. De cette façon, la radioactivité au sol peut être mesurée rapidement et sur une vaste surface. Les nuisances sonores seront réduites dans la mesure du possible.

Cette année, ce seront la ville de Saint-Gall (17 juin), les côtes est et ouest du lac de Zurich (17 juin) ainsi que la partie nord-ouest du canton de Zurich (16 juin) qui seront survolées et mesurées. On effectuera en outre des vols de routine aux environs des centrales nucléaires de Beznau et de Leibstadt. Les vols de mesure seront étendus en direction du nord-ouest jusqu’à la frontière avec l’Allemagne (15 juin). Afin de comparer les différents instruments de l’organisation de prélèvement d’échantillons et de mesure, des mesures seront effectuées sur la place d’armes de Thoune et au-dessus du lac de Thoune (18 juin).

Depuis plusieurs années, la CENAL poursuit un programme de mesure de la radioactivité des villes suisses. En cas de doute suite à un événement, les valeurs récoltées fourniront une base permettant de détecter tout écart par rapport à la situation normale. Les vols au-dessus des centrales nucléaires sont réalisés à la demande de l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN).

Pour procéder aux mesures, un hélicoptère survolera les régions concernées en effectuant des lignes parallèles à 90 m d’altitude. Afin de réduire le plus possible les nuisances sonores pour la population, une pause sera observée entre 12 h 00 et 13 h 00 et les vols se termineront vers 17 h 00. En cas de mauvais temps, les vols seront déplacés à un autre jour de la semaine de mesure. Les éventuelles modifications du programme seront publiées sur le site www.naz.ch. Tous les résultats pourront être consultés sur le même site à partir du 19 juin 2020.

Mesure de la radioactivité normale :

Les mesures aéroradiométriques, effectuées depuis un aéronef, permettent de relever la radioactivité au sol rapidement et sur une vaste surface. Chaque été, la CENAL organise une semaine de vols afin de collecter des valeurs et de garantir la capacité d’intervention des équipes de mesure et des appareils. Le programme se concentre sur les mesures de la radioactivité des agglomérations urbaines. Les années précédentes, elles ont été réalisées au-dessus de Zurich, Bâle, Genève, Berne et d’autres villes. (Sources DDPS)

Photo : Hélicoptère Super Puma équipé pour effectuer les mesures de radioactivité @ DDPS