09/01/2019

Pas de F-16 israéliens pour la Croatie !

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Washington s’est opposé au transfert de technologies sensibles concernant la vente de F-16 israéliens d’occasions à la Croatie. La Croatie, membre de l'OTAN, se préparait à acheter à Israël 12 chasseurs F-16 « Barak » de seconde main, pour 500 millions de dollars. Pour la Croatie, l'accord lui aurait permis d'obtenir un avion de combat assez moderne pour remplacer sa flotte vieillissante de MiG-21, un modèle soviétique entré en service en 1959.

Les discussions entre les deux pays ont débuté l'année dernière et les États-Unis se sont joints à celles-ci en juin, alors que Washington doit accepter toute vente à des tiers d'équipements fabriqués aux États-Unis. Les négociations se sont poursuivies jusqu’en décembre, lorsque le Département d’Etat est intervenu pour bloquer la vente, craignant qu’Israël ne prévoit de transférer des technologies qu’il n’était pas autorisé à transférer. Les Etats-Unis ont déclaré qu'Israël devait retirer des jets les améliorations apportées au fil des ans avant le transfert de l'avion.

En effet, Israël a modernisé ses F-16 avec des systèmes électroniques et radar sophistiqués d'origine autochtone comme le système Elta L-8240 entre autres. un élément essentiel de la décision de la Croatie d'acheter des F-16 à Israël plutôt qu'aux États-Unis.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, désireux de vendre des avions, a personnellement abordé la question avec le secrétaire d’État Mike Pompeo lors de sa réunion au Brésil plus tôt ce mois-ci, mais il n’a pas pu changer la position américaine, selon les médias israéliens.

Les Croates, pour leur part, craignent maintenant que l'annulation de l'accord de 500 millions de dollars ne réduise considérablement leurs dépenses de défense, qui représentent moins d'un milliard de dollars par an. Cela pourrait placer le pays dans le collimateur de l'administration Trump et de l'OTAN, qui ont tous deux réclamé une augmentation des dépenses de défense. Zagreb consacre actuellement environ 1,2% de son PIB à la défense, ce qui est bien en deçà de l'objectif de 2% fixé par l'OTAN.

Zagreb se tourne vers la Suède :

Zagreb semble maintenant revenir en direction de la Suède en ce qui concerne l’offre de l’avionneur Saab avec le JAS-39 C/D Gripen qui était proche de l’offre israélienne, un responsable croate a suggéré que ce pays pourrait être le favori.

En effet, le gouvernement suédois avait soumis une offre comprenant la vente de douze ou de huit Gripen C/D de la dernière génération. L'offre comprenait également un accord de support et d'entraînement pour les techniciens et les pilotes. Dans le but d'assurer que les Forces aériennes croates restent opérationnelles sans interruption lorsque leurs MiG-21 actuels seront mis hors service.  Saab proposait un ensemble de coopération industrielle. Sur la base des expériences et des ressources combinées de son important réseau industriel, Saab et la base de fournisseurs Gripen offrent à la Croatie un partenariat à travers un programme de défense et de coopération industrielle de nouvelle génération. Saab est prêt à s'engager dans une obligation de coopération industrielle évaluée à 100 pour cent de la valeur du contrat.

 

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Photos : 1 F-16 C Block 40 « Barak » @ Georges Caravatos JAS-39 Gripen C @ Flygvapnet

 

08/01/2019

Hornet d’occasions, la polémique enfle au Canada !

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Le gouvernement canadien a conclu un accord pour l'achat d’avions de combat Boeing F/A-18 « Hornet » d’occasions australiens. Le premier des 25 avions à réaction de seconde main devrait arriver ce printemps, a confirmé le ministère de la Défense nationale canadienne.

Le gouvernement Trudeau a annoncé en 2017 qu'il achèterait 18 F-18 australiens usagés à titre de mesure provisoire pour renforcer l'armée de l'air jusqu'à ce que toute la flotte canadienne de CF-18 soit remplacée, à compter du milieu des années 2020. Les sept autres jets australiens achetés seront utilisés pour les tests et les pièces de rechange.

Les représentants du MDN affirment que les deux premiers avions arriveront ce printemps. Le ministère a indiqué que les premiers arrivants pourraient être opérationnels d'ici l'été, tandis qu'un deuxième groupe d'avions pourrait arriver plus tard cette année.

Le coût total du projet d’acquisition (améliorations, salaires et plan d’urgence) sera plus proche de 500 millions de dollars. 

Dans l’attente du futur avion :

Le ministre de la Défense canadien, Harjit Sajjan, a annoncé son intention d’acheter les avions d’avion australiens et a lancé en parallèle un concours pour remplacer les CF-18 « Hornet » canadiens.  Sajjan a déclaré que les avions à réaction utilisés sont nécessaires pour combler le "fossé de capacité urgent" du Canada et que le Canada ne dispose pas d'assez d'avions pour respecter ses engagements vis-à-vis de l'OTAN et du Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (Norad) en même temps.

Une mauvaise solution : 

Cette solution de remplacement en attendant mieux n’est pourtant pas forcément une bonne idée. En effet, il faut se rappeler que l’US Navy va progressivement retirer ses « Hornet » à partir de 2023. De fait, Boeing ne livrera plus de mises à jour des logiciels à cette date. Un problème d’obsolescence va venir se poser rapidement pour ces avions en service. De plus, le potentiel cellule arrivant en fin de vie, il faudra à la Royal Canadian Air Force les utiliser avec une extrème économie, qui prendra d’autant plus raison, si le nouvel avion tarde à être choisi. Du côté de l’opposition c’est l’insatisfaction qui prédomine. En effet, l’argent investit aurait pu être mieux utlisés dans l’achat d’un nouvel avion. Pour de nombreux observateurs, les vieux « Hornet » australiens souffent déjà de nombreuses pannes et problèmes techniques, en cause le vieillissement des avions.

Pour certains, cette solution permet au gouvernement Trudeau de jouer la montre avec l'achat du futur avion et surtout évite de reparler du contrat F-35. 

Photo :Hornet australiens @RAAF

06/01/2019

Air2030, la grande farce du Parti Socialiste !

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Le Parti Socialiste veut donner de la voix en ce qui concerne le projet Air2030. Pour lui, le modèle proposé par le DDPS est trop cher et ne correspond pas à une armée moderne. Pour cela, le PS propose son propre modèle et nous allons voir, que celui-ci est en soi une vaste fumisterie. Il semble donc bien que PS qui trouvait que la police du ciel était inutile, il y a peu, a retourné sa veste histoire de plaire en vue des prochaines élections Fédérales.

La proposition socialiste :

Pour le PS les avions proposés dans le cadre du projet Air2030 sont trop chers et surtout dépassés ! De fait, les socialistes proposent d’évaluer les avions suivants : le M-346 de l’italien Leonardo, l’Aerovodochody L-159 et le sud-coréen KAI T-50. Ces avions coûtent entre 10 et 20 millions d'euros chacun. À titre de comparaison: les jets que la Suisse souhaite acheter (Rafale, Eurofighter, Gripen, F-35, Super Hornet) coûtent 100 millions et plus chacun selon, le PS. On notera que le PS cherche également à faire patienter jusqu’à l’arrivée des futurs avions comme le Scaf et le Tempest. Le nombre de jets légers devant être achetés "dépend également du type acheté", explique le responsable de la sécurité du PS Zurich, Priska Seiler Graf. "L'ordre de grandeur est une douzaine visant à assurer la sécurité de l'espace aérien dans la force aérienne en attendant le départ à la retraite des F/A-18.

En ce qui concerne le système sol-air, le PS préconise un achat limité à 1,2 milliards de nos francs. Pour ce faire, le SP s’appuie sur une défense aérienne au sol bien plus grande que celle prévue par Parmelin. "Deux cloches de protection" doivent être installées: une pour 1,1 milliard d'euros et distribuée dans tout le pays, à courte et moyenne portée. En outre, une artillerie antimissile guidée d’une portée de 200 kilomètres et pour environ 1,2 milliard de dollars. Au total, le concept de SP coûterait 4 milliards.

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Rappel des besoins pour Air2030 :

L’ensemble de la flotte doit être mesure de réaliser les prestations suivantes : 

  • fournir les prestations journalières de police aérienne, 24 heures sur 24, et imposer les restrictions d’utilisation de l’espace aérien suisse.
  • lors de tensions accrues, intervenir dans un délai de quelques minutes (QRA) dans l’ensemble de l’espace aérien suisse avec des avions de combat en cas de violation de l’espace aérien par des avions civils non coopératifs, des avions militaires de transport, des drones et des avions de combat pénétrant dans l’espace aérien.
  • en situation de défense, en combinaison avec la défense sol-air, empêcher un adversaire, pendant une durée limitée, d’obtenir la supériorité aérienne et, dans le même temps, appuyer l’armée avec du feu opératif au-delà de la portée de notre propre artillerie et avec de la reconnaissance aérienne.

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Données servant de base de calcul pour le dimensionnement de la flotte : la taille de la flotte doit permettre :

  • en situation normale, d’assurer le service journalier de police aérienne ainsi que l’instruction et l’entraînement.
  • lors de tensions accrues, de maintenir une présence permanente dans les airs d'au moins quatre avions pendant au moins quatre semaines.
  • en cas d'attaque armée, d'engager, parallèlement à l’accomplissement des tâches de défenseaériennedes avions de combat pour la reconnaissance aérienne et pour frapper des objectifs au sol. 

Exigences relatives à l’acquisition du prochain avion de combat et d’un nouveau système de défense sol-air. Le paquet logistique doit être dimensionné au minimum pour : 

  • assurer en permanence le service de vol lorsque les frontières sont ouvertes et que l’approvisionnement en pièces de rechange à partir de et vers l’étranger peut être garanti ; 
  • assurer la souveraineté sur l’espace aérien pendant approximativement six mois, de même que l’instruction et l’entraînement lorsque les frontières sont fermées et que l’approvisionnement en pièces de rechange à partir de et vers l’étranger ne peut pas être garanti. 

Les deux systèmes (avions/système sol-air) doivent pouvoir communiquer à travers la fusion des données et permettre de contrer les aéronefs modernes, drones divers, appareils furtifs, missiles balistiques.

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La défense sol-air de grande portée doit être en mesure, seule ou en combinaison avec les avions de combat, de protéger des secteurs et, ce faisant, de combattre en premier lieu des objectifs dans l’espace aérien moyen ou supérieur. La surface à couvrir doit être de 15’000 km système doit disposer d’une grande portée, c’est-à-dire atteindre une altitude d’engagement de plus de 12’000 m (verticalement) et une portée supérieure à 50 km (horizontalement). 

L’affabulation socialiste :

Au vue des exigences du cahier des charges qui est en parfaite adéquation avec les nouvelles menaces, le modèle socialiste est une énorme farce. Pourquoi ?

Les aéronefs proposés par le PS sont issus d’avions formateurs et ne sont pas des intercepteurs multirôle. De plus, ces appareils en version combat  (light attack) sont spécialisés pour l’attaque au sol légère et dans certains cas l’interception à courte distance. Par ailleurs, ces appareils ne disposent pas de radars modernes AESA avec une portée suffisante. Pires, ces avions écoles ne possèdent pas la postcombustion et encore moins le nouveau mode « supercroisière ». Le manque de puissance électronique et de capteurs ne permet pas une une redondance adaptée en mode « Electronic Warfare » 

Incapable d’effectuer la police du ciel !

Les avions proposés par le PS sont incapables de faire la police du ciel en temps de paix, car trop lent, ils ne peuvent rejoindre un avion civil à haute altitude. Le KAI T-50 le pourrait, mais de manière limitée, car sont radar ancien, serait insuffisant dans des conditions climatiques hivernales par exemple.

Exemples concrèts :

Pour Leonardo le concepteur du M-346 LCA (Light Combat attack) l’avion ne peut effectuer la police du ciel que face à aéronefs lents comme des hélicoptères et des avions de tourismes.

Aux Philippines le FA-50, soit la version armée du T-50 de KAI n’est utilisée que pour la lutte antiguerrilas islamistes. Pour la police du ciel, Manille prévoit d’acquérir, des Gripen ou des F-16. 

En résumé :

Les avions proposés par le modèle socialiste sont incapables d’assurer :

Le police du ciel en temps de paix face à des avions civils à réaction.

Incapable de défendre l’espace aérien en temps de crise et de guerre, ils seraient détectés et abattus avant même que le pilote ne puisse voir l’ennemi.

Incapable d’assurer une sécurité aérienne en binôme avec le système sol-air, par manque de puissance électronique.

Ne peuvent assurer une protection en matière de cyberguerre en terme liaison.

Un vol en binôme avec des drones.

Les PS détourne la théorie McCain :

Selon le PS, feu le Sénateur McCain a posé la théorie qu’il faut  un "mélange intelligent" dans la Force aérienne: d'un côté, de gros avions de combat coûteux et de l’autre d’avions légers et peu coûteux.

Ce que le PS ne dit pas, vient du fait que McCain parlait de l’Armée américaine. Hors la Suisse n’a pas le budget militaire des USA et ne participent pas à des « opérations extérieurs ». La comparaison s’arrête là. Quant aux avions légers, le Sénateur McCain faisait allusion aux appareils de type turbopropulseurs spécialisés dans la lutte antiguérillas. Quel intérêt pour notre pays ? Aucun !

En ce qui concerne le système sol-air :

Le PS propose d’acquérir pour 1,2 milliards de nos francs un système sol-air proposé par le DDPS. Sauf que le PS semble ne pas connaître les prix. En effet, pour acheter un système minimal qui comprend 4 lanceurs de missiles et deux centrales radars, il faut compter entre 1,8 et 3 milliards  en fonction du système choisi. Même en choisissant le moins onéreux la facture sera sensiblement plus élevée que celle proposée par les socialistes 

Exemple : La Suède a choisi le plus cher,  soit le Raytheon Patriot PAC-3, soit une facture en Chf de 2,8 milliards.

Le Air2030 ne prend pas encore en compte la défense sol-air courte portée, soit le remplacement des missiles Stinger et radar «PSTAR ». Et pour cause ce remplacement est prévu à partir de 2025 pas avant. Mais les socialistes proposent 1,1 milliards pour ce remplacement, sauf que les systèmes de remplacement ne pourront être testés avant 2023, car ils ne sont pas encore disponibles sur le marché.

Le PS prétend offrir une plus grande protection aérienne sol-air que celle proposée par le DDPS. Mais c’est faux. D’une part, par le manque de moyens financiers et de l’autre un décalage technique par rapport aux systèmes de courte portée encore indisponibles. Le PS néglige également la topographie spécifique de la Suisse qui de part ses montagnes et collines réduisent les capacités de détection en profondeur des radars au sol des systèmes de DSA. Sans oublier que la DSA est une arme de guerre, elle ne peu remplacer la flexibilité d’un avion de combat multirôle.

Le « low cost » inefficace, donc trop cher :

Au total, le concept de parti Socialiste coûterait 4 milliards selon ses dires. Ce modèle « low cost » s’avère inapplicable, inefficace, car ne remplissant pas les exigences même minimales du cahier des charges. Pires, ce modèle serait voué à un échec en terme de fonctionnement et rimerait avec une perte financière.  

La leçon :

La proposition socialiste est doublement dangereuse, d’une part elle pourrait séduire des citoyennes et citoyens qui n’ont pas de connaissance suffisantes dans le domaine aérien, ni en ce qui concerne la culture militaire. Un double danger en vue du futur vote sur l’achat d’avion. De l’autre, il s’agit pour le PS de faire croire que celui-ci est un acteur fiable dans le domaine de la sécurité et ceci en vue des votations fédérales de 2019. Il n’en est rien, le PS a toujours comme but de supprimer l’armée, ce modèle est un trompe l’œil. Par contre, il renforce la conviction que le projet Air2030 est bon et doit être poursuivi sans délai, car celui-ci permet une réelle protection de l'espace aérien tout temps et répond aux besoins de la guerre hybride.

 

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Photos : 1 Hornet & F-5 @ Marc Wenger 2L-39NG, M-346FT, FA-50 du PS3Les avions proposés par le DDPS Rafale, Gripen E, Super Hornet, Eurofighter, F-35

 

 

 

Essais en vol du ravitailleur IL-78M-90A !

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Le nouvel avion ravitailleur en vol Ilyushin Il-78M-90A amélioré de United Aircraft (UAC) a commencé ses essais en vol avec une première sortie effectuée depuis le site de production d'Aviastar SP à Oulanovsk à la fin de l’année dernière.

Les principaux changements apportés au modèle mis à jour comprennent une nouvelle aile à capacité de carburant accrue et des moteurs Perm PS-90A-76, comme la version -90A du transport Il-76. En plus d'améliorer l'efficacité énergétique, ils permettront également de réduire la distance de décollage du nouvel avion, malgré l'augmentation de la masse maximale au décollage.

Ravitailleur polyvalent :

Outre ses performances améliorées notamment en ce qui concerne la capacité de ravitaillement en vol, UAC note que le nouveau modèle peut être reconfiguré pour être utilisé comme moyen de transport, en retirant ses réservoirs de carburant supplémentaires embarqués. Le -90A est également doté de nouveaux systèmes de navigation qui lui permettront d’être exploités dans l’espace aérien international conformément aux exigences du secteur civil.

Après l'achèvement de la phase de test en vol en cours, l'Il-78M-90A sera transféré pour des essais étatiques à partir de l'aérodrome de Joukovski, près de Moscou.

Moscou a précédemment annoncé son intention d'acquérir 31 ravitailleurs de la nouvelle génération.

L’Il-476/ Il-76MD-90A/ Il-78M-90A :

L'avion de transport lourd Il-476 (IL-76MD-90A) est une version profondément modernisée de l'Il-76 qui était produit à Tachkent (Ouzbékistan) à l'époque de l'URSS. l’Il-476 présente une voilure revue et corrigée ainsi qu’une structure simplifiée, mais sa construction a beaucoup changé et l'avion est maintenant doté de nouveaux systèmes de commande et de navigation. Le nouvel appareil a une autonomie de vol de 5.000 km avec une charge utile de 52 tonnes (contre 4.000 km et une charge utile de 47 tonnes pour son prédécesseur). Son poids au décollage a augmenté de 190 tonnes à 210 tonnes. L'avion requiert un équipage moins nombreux (six membres d'équipages contre sept pour l'Il-76 de base). Doté d’une nouvelle avionique avec des systèmes de navigation modernisés, il a reçu des moteurs de conception récente de type Aviadvigatel PS-90A-76, déjà montés sur les Tupolev 204/214.

Un premier prototype de l’Il-476 est sorti en juillet 2012 de la chaîne d’assemblage de l’usine Aviastar-SP, située dans la région d’Oulianovsk. Le développement de cet appareil, lancé en 2006, repose sur le quadrimoteur IL-76 (code Otan : Candid), dont l’origine remonte aux années 1960 et qui a été vendu à de nombreuses forces appartenant notamment à la sphère d’influence soviétique, ainsi qu’à des compagnies aériennes.

Dans le cadre de sa modernisation, la Russie développe également un système aéroporté d'alerte et de contrôle (AWACS) variante devant être désignée l'A-100 (les AWACS actuelles base-76-Il, dont il existe 20 exemplaires actuellement en service avec le VVS, est désigné l'A-50 'Mainstay'.

L’Il-78m-90A est directement dérivé du de l’Il-76MD-90A.

La nouvelle famille : 

IL-76MD-90A : avion cargo.

A100 : dérivé de l’IL-76MD-90A d’alerte lointaine AWACS.

IL-78M-90A : version ravitailleur en vol multirôle.

 

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Photos :Prototype il-78M-90a @UAC

05/01/2019

NH90 & Chinook au menu de l’armée espagnole !

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L’Espagne lance un chantier en vue de la modernisation et le renforcement de sa flotte d’hélicoptères de transport tactique. Au menu l’achat d’un lot additionnel de NH90 et la modernisation des « Chinook » en service.

Doubler la flotte de NH90 :

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Grâce à un contrat d’un montant de 1,38 milliard d’euros avec Airbus Helicopters España, filiale du consortium NHIndustries, le ministère de la Défense, va acquérir 23 hélicoptères NH90 GSPA / MSPT doublant ainsi les effectifs en service.  Le contrat, attribué par la Direction générale des armements et du matériel (DGAM) du ministère de la Défense, a été annoncé le 2 janvier et fait suite à la décision du Conseil des ministres espagnol d’approuver l’achat en novembre 2018.

«GSPA» est l’appellation de l’hélicoptère de transport tactique NH90 construit en Espagne, que la Force aéromobile de l’armée espagnole (FAMET) a commencé à prendre livraison en 2014 dans le cadre d’une commande de 22 appareils. La livraison de cette première tranche d'hélicoptères devait être achevée d'ici 2021 et se poursuit. Le nouveau contrat couvrira 16 variantes GSPA supplémentaires, toutes susceptibles d’être assemblées sur le site d’Airbus Helicopters à Albacete. Cette installation est également responsable de la fabrication des sections de fuselage avant pour tous les avions NH90. La GSPA de 11 tonnes effectue des missions telles que le transport de 20 soldats maximum, des missions de recherche et sauvetage (SAR), le rétablissement du personnel et l'évacuation médicale avec un maximum de 12 civières. Il est équipé pour les opérations de jour et de nuit.

Dans le cadre de cette deuxième tranche, l’Espagne va également acquérir sept nouvelles variantes navales «MSPT» du NH90. Cela permettra de répondre au besoin urgent de commencer à remplacer les Sikorsky SH-3D « Sea King » de la marine espagnole, ainsi que de rationaliser le nombre de types d’hélicoptères exploités par les forces armées. L’Espagne exploitera à terme une flotte totale de 45 NH90, soit le nombre initialement contracté par le pays en 2006 avant sa réduction à 22 hélicoptères pour des raisons budgétaires.

Modernisation des Chinook :

La seconde partie concerne la modernisation de la flotte d’hélicoptères lourds Boeing CH-47D « Chinook », soit un total de 17 machines. Boeing a reçu un contrat en vue de la transformation au standard « F »  avec ajout de fonctionnalités telles que le système de contrôle automatique de vol numérique, système d'architecture avionique commun et la manutention des marchandises de pointe pour aligner la flotte de ce pays avec celles des autres nations.  Le standard « F » dispose de caractéristiques améliorées en vue de la survie avec notamment un système directionnel de contre-mesures électronique à infrarouges, une meilleure protection balistique et un carénage résistant à l'écrasement. L’équipage dispose de sièges blindés. Le CH-47F possède une cellule et une avionique modernisée ainsi qu'un poste de pilotage automatique numérique.

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Photos : NH90 & CH-47D espagnols @ DGAM