27/06/2018

Inde, le Tejas s’avère trop cher !

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New Dehli, l'introduction du premier avion de combat léger indigène de type HAL Tejas Mk1A au sein l'Indian Air Force (IAF) s’avère bien plus élevé que prévu. Ce constat enfin révélé semble avoir motivé les besoins de relance d’un avion de combat mono-réacteur et même d’une refonte du programme MMRCA.

Selon les premières informations disponibles, les 83 avions de combat Tejas Mark1A délivrés par  HAL pour venir équiper l’IAF en décembre dernier, ont un coût estimé à 68 millions de dollars par jet soit un prix défavorable avec des combattants étrangers plus modernes.

Selon l’estimation du gouvernement le Sukhoi russe plus moderne, qu'il est assemblé en Inde à Nashik est estimé à 67 millions de dollars sans armement ni équipement connexe. Les Russes peuvent même fournir l’avion pour un montant de 60 millions de dollars sans armement ni équipement connexe . Le Gripen E suédois a été offert pour 66 millions sans armement ni équipement connexe et le F-16 pour 55 millions sans armement ni équipement connexe , et tous deux devaient être fabriqués en Inde.

Préoccupé par le prix d'un avion de chasse indigène, le gouvernement indien a voulu promouvoir dans le cadre du programme « Make in India », diverses solutions qui doivent devenir abordable pour le pays.

Une fois que le comité aura soumis son rapport, le ministère formera un comité de négociations commerciales (CNC) pour faire baisser le prix du Tejas de  HAL, pour autant que cela puisse être réalisable avec les nombreux retards de mise au point de l’avion.  De fait, une signature pour un lot complet de Tejas n’est pas encore acquis.

Inquiétudes :

Selon des sources, le ministère de la Défense est également préoccupé par le retard dans la fourniture de l'ordre existant du premier lot de 40 avions de combat Tejas. Au cours des trois dernières années, seulement neuf avions de combat en mode de fonctionnement initial (IOC) ont été livrés contre une commande de 20. La commande de 20 Tejas en Final Operational Clearance (FOC) n'a même pas commencé, car le FOC n'a pas encore été atteint par l'avion. Le ministère a également accepté que la HAL fournisse huit avions d'entraînement sur 40, après que les 36 Tejas Mark1 aient été fournis.

On comprend un peu mieux les inquiétudes du programme Tejas et les besoins de l’IAF en constante augmentation. Il semble une fois de plus que l’urgence aura peut-être le dernier mot dans le choix d’une acquisition en grand nombre d’un nouvel avion de combat, reste à savoir lequel ou lesquels !

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Photos :Le HAL Tejas @ IAF

25/06/2018

Bahreïn commande le F-16 « Viper » !

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Lockheed Martin a signé un contrat initial d'une valeur de 1,2 milliard de dollars pour lancer la production du F-16 « Viper » Block 70 sur une nouvelle ligne d'assemblage final à Greenville, en Caroline du Sud, pour la Royal Bahraini Air Force.

Rappel :

Le contrat portant sur 16 exemplaires de la dernière version du F-16 fait suite à la décision de Bahreïn de moderniser sa flotte d’avions de combat avec la modernisation des F-16 existant et l’achat d’un lot supplémentaires au standard le plus récent. Cette décision va également permettre à l’avionneur américain de maintenir en production le F-16 et de pouvoir le proposer à de nouveaux clients potentiels.

"Cette vente met en évidence la demande importante et croissante que nous voyons pour les nouveaux F-16 de production dans le monde", a déclaré Susan Outzs, vice-présidente du programme F-16 de Lockheed-Martin.

La signature du contrat intervient neuf mois après que l'administration Trump ait levé la politique de blocage de son prédécesseur jusqu'à ce que le gouvernement bahreïnite se penche sur les problèmes relatifs aux droits de l'homme.

Le F-16 au sein de la Royal Bahraini Air Force : 

Le nouveau lot de 16 F-16 Block70 viendra s'ajouter à la flotte d'avions de combat existante de Bahreïn, qui comprend 17 F-16C  & 4 F-16D ainsi que Northrop  8 F-5E et 4 F-5F « Tiger II ».

La première étape du plan de modernisation concerne la mise à jour de la flotte de F-16 C7D. Au total se sont 20 F-16C/D qui sont concernés par la modernisation suivante, l’ajout d’un radar AESA SABR de Northrop-Grumman. L’Emirat va doter ses F-16 de missile AIM-120D «AMRAAM», de l‘AIM-9X «Sidewinder» ainsi que de la nacelle de désignation laser «SNIPER», afin de mettre en oeuvre des bombes à guidage de précision. L’avionique sera également modernisée et l’ajout d’une liaison16 (Link16).

Le Lockheed-Martin F-16 « Viper » Block 70 :

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La configuration du Bloc 70 de Lockheed comprend plusieurs mises à niveau clés.Le Lockheed-Martin F-16 « Viper » Block70 est le dernier et le plus avancé de la famille des « Fighting Falcon ». La configuration F-16V comprend de nombreuses améliorations destinées à maintenir le F-16 à la pointe des avions de combat. Selon Lockheed-Martin, cette nouvelle version va fournir des capacités de combat de pointe tout en restant une solution évolutive et abordable pour le client.

Le F-16V dispose d’un nouveau radar à antenne électronique Electronically Scanned Array (AESA) Northrop-Grumman APG-83 « Radar Scalable Agile Beam ». L'APG-83 fournit aux pilotes une vision inégalée en matière de détail de la zone de cibles et d’affichages cartographiques numérique couplé à un système IRST. L’avionique est également améliorée avec un écran géant couleurs 6x8 central (CPD) à haute résolution, un nouveau bus de données à haute vitesse. Les capacités opérationnelles sont améliorées grâce à un nouveau système de liaisons de données Link-16 « Theater Data Link », l’adjonction de la dernière version de la nacelle de désignation « Sniper », d’un nouveau système de navigation et de précision par GPS. L’avion est également doté du système automatique Ground Collision Avoidance (Auto GCAS). En matière d’armement, le F-16V permet d’emporter l’ensemble des armes disponibles et futures en de l’US Air Force.

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Photos : 1  & 3  Prototype du F-16 Block70  2 Cockpit grand écran @ Lockheed-Martin

 

 

24/06/2018

Livraison du premier KC-46A en octobre !

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 Boeing a conclu un accord avec l'US Air Force pour livrer son premier avion ravitailleur de nouvelle génération KC-46A « Pegasus » en octobre prochain. Le constructeur aéronautique basé à Chicago a été engagé pour livrer le premier lot de 18 KC-46 en août 2017, mais a manqué cette date limite après avoir eu des problèmes de production. L'USAF a déclaré qu'elle s'attend maintenant à ce que les 18 premiers avions soient livrés d'ici avril 2019.

Cet accord ouvre la voie à la livraison du premier nouveau ravitailleur à l'USAF 16,5 ans après que le Sénat américain ait proposé pour la première fois un plan de remplacement du Boeing KC-135 « Stratotanker », datant des années 1950.

Le premier KC-46 sera livré à la base aérienne de McConnell au Kansas. Ensuite, les avions seront livrés à Altus AFB à Oklahoma et à Pease AFB au New Hampshire. Boeing a déclaré qu'il a maintenant 43 avions en phase de production, dont 34 avions qui sont maintenant dans les dernières étapes de la construction.

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L'USAF et Boeing discutent encore de la façon de résoudre les défaillances restantes de catégorie 1 sur le KC-46, comme les problèmes d'éblouissement causés par la lumière du soleil et les problèmes de conception qui provoquent le débranchement du boyau de ravitaillement dans certaines situations.

Le KC-46A «New Generation Tanker»:

Le KC-46A Pegasus «New Gen Tanker» est un gros porteur multi-mission, basé sur la cellule du B767 commercial. Pour ce faire, l’avion reprend les dernières innovations en matières d’écrans multifonctions en test actuellement sur le B787 «Dreamliner». Un nouveau système de ravitaillement permettra une augmentation du rythme de transfert de carburant, de plus, les charges et les opérations en sont simplifiées. Selon Boeing les risques d’industrialisations sont faibles, car l’avion s’appuie sur des moyens existants. Le «New Gen Tanker» se caractérise par une conception du contrôle de vol qui place l‘équipage aux commandes de l’ensemble de l’appareil, au lieu de permettre aux logiciels de limiter la manœuvrabilité au combat. Le «New Gen Tanker» met à la disposition des pilotes de l’USAF un poste de pilotage numérique avancé équipé des affichages électroniques du Boeing B787 «Dreamliner». Le «New Gen Tanker» dispose d’une technologie de ravitaillement en vol éprouvée et d’une perche KC-10 « NewGen » modernisée avec des capacités de ravitaillement étendues, un débit accru pour le transfert du carburant et un système à commandes de vol électrique (Fly by Wire).

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Photos :KC-46A Pegasus @ Boeing

22/06/2018

Premier F-35 turc délivré sous haute tension !

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Une cérémonie de remise d’un nouvel appareil est toujours un événement inoubliable, une fête. Mais la remise, hier, du premier Lockheed-Martin F-35A « Lighting II » Joint Strike Fighter (JSF)  à la Turquie s’est faite dans une ambiance morose et sous haute tension.

Techniquement la présentation du premier F-35A destiné à la Turquie est réalisée, l’avion rejoindra prochainement le centre de formation conjoint de la base aérienne de Luke AFB en Arizona où les premiers pilotes turcs vont commencer à s'entraîner avec l'avion. Ce premier appareil devrait ensuite voler en direction de sa future base d’attachement en Turquie d’ici 12 mois. Enfin, si tout va bien !

Durant toute la cérémonie, le projet de loi des législateurs américains a pesé sur l’ambiance et pour cause. Le projet de loi de Chris Van Hollen du Maryland, dans le cadre de l'année fiscale 2019 (2019), prévoit des interdictions de dépenser des fonds de l'exercice 2019 ainsi que des exercices antérieurs pour transférer ou faciliter le transfert des F-35 à la Turquie. C'est-à-dire, jusqu'à ce que le secrétaire d'État certifie que la Turquie n'achète pas et n'acceptera pas les livraisons du système sol-air russe S-400.

Le projet de loi fera l'objet d'un examen par le Sénat. Il va plus loin que le projet de loi sur l'autorisation de défense voté par le Sénat le 18 juin dernier, qui limite le financement du transfert des F-35 à la Turquie jusqu'à ce que le secrétaire à la Défense publie un rapport sur le retrait du programme F-35.

Les Législateurs du Capitole Hill menacent d'empêcher la Turquie d'obtenir sa flotte promise de 100 avions de combat F-35 sur les violations des droits de l'homme d'Ankara et l'achat planifié d'un système de défense aérienne russe controversé.

Fortes tensions qui perdurent :

Les relations entre les États-Unis et la Turquie sont devenues très tendues ces dernières années. Les alliés de l'OTAN se sont affrontés ces derniers mois sur l'expansion turque de sa campagne en Syrie et le soutien américain à la milice des Unités de protection du peuple kurde, ainsi que la détention d'un pasteur américain et l'approfondissement des liens avec la Russie. La communauté internationale a également largement condamné la purge des fonctionnaires militaires et des fonctionnaires par le président turc Recep Tayyip Erdogan après une tentative de coup d'Etat en 2016.

Crainte de divulgation de secrets :

Il faut également rappeler que de son côté l'Agence de coopération pour la défense de la Défense américaine à annoncé que la grande majorité des dirigeants turcs de l’époque avec qui les discussions sur l’achat du F-35 ont eu lieus sont actuellement en prison. De fait, aux Etats-Unis on commence à craindre sérieusement que le gouvernement actuel ne compromette pas les technologies du F-35 en les vendant à d’autres pays ou en les utilisant pour concevoir le futur avion de combat turc.

Problème juridique :

Pour autant, le Congrès n'a pas le pouvoir de bloquer unilatéralement la participation d'Ankara au programme des F-35, car les ventes aux pays partenaires sont faites par le biais du consortium F-35, et non du gouvernement américain. Le Congrès n'est pas informé des ventes individuelles ou des transferts aux pays partenaires, contrairement au processus de vente militaire normal à l'étranger, selon une source du Congrès.

Si le Congrès peut finalement légiférer contre la vente, le libellé final du projet de loi, ce sera «une question pour les avocats».

Les risques :

En cas de blocage de la vente de F-35, les conséquences seront importantes. En effet, Ankara est un partenaire essentiel du programme F-35, plusieurs composants clés de la motorisation sont fabriqués par des compagnies turques, tandis que le principal centre européen de réparation et de révision du moteur Pratt & Whitney du F-35 se trouve à Eskisehir, au nord-ouest de la Turquie. Le département de la Défense estime qu'il faudra deux ans pour trouver et qualifier de nouveaux fournisseurs pour remplacer toutes les entreprises turques qui sont expulsées du programme. Autre conséquence, pour l’Otan cette fois, le pays pourrait bien refuser l’usage des installations de la base aérienne d'Incirlik, dans le sud de la Turquie, qui est un lieu de lancement essentiel pour les opérations au Moyen-Orient, notamment la campagne contre l'État islamique, et abrite un stock américain de bombes nucléaires B61, pilier de la dissuasion nucléaire américaine en Europe.

On le voit, le dossier des F-35 turcs est épineux et devrait rebondir plus d’une fois dans ces prochains mois.

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Photos : Cérémonie de livraison du F-35 à la Turquie@ Lockheed-Martin

 

 

 

 

19/06/2018

Le Sénat américain bloque la livraison de F-35 à la Turquie !

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Je vous en parlais le 15 juin dernier, la mobilisation du Sénat américain à fonctionner un vote qui bloque temporairement la livraison des F-35 à la Turquie.                       

Le projet de Loi d’autorisation de la Défense nationale (NDAA) contenant l’amendement vise à interdire les ventes de F-35 à la Turquie doit encore être adopté par la Chambre et ne devrait pas devenir loi avant la fin de l’été.

 De fait, la vente de F-35 à la Turquie est momentanément bloquée à moins que Trump certifie que la Turquie ne menace pas l'OTAN, l'achat de matériel de défense de la Russie ou la détention de citoyens américains. L'amendement affirmait que l'achat du système S-400 en provenance de Russie augmentait les tensions et les risques pour l'alliance de l'OTAN. Il exige également la libération du pasteur américain Andrew Brunson, qui fait face à des accusations de terrorisme en Turquie.

Avant de pouvoir être légiféré, le projet de loi doit être concilié avec celui déjà adopté par la Chambre des représentants. Cette mesure de compromis doit ensuite être adoptée par les deux chambres et signée par Trump. 

Réaction en Turquie :

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu déclaré que la Turquie se tournerait vers d’autres marchés si les USA ne lui permettaient pas d’acheter les avions de combat F-35 auprès de l’avionneur  Lockheed-Martin.

Ankara a juré de riposter face à toute tentative de restriction en matière d’exportation de matériel militaire. Il semble que la visite du président russe Vladimir Poutine en avril dernier en Turquie a inclus des discussions de livraison en ce qui concerne le Sukhoi Su-57.

De son côté Lockheed-Martin s’attend toujours à remettre un F-35 à la Turquie, lors d’une cérémonie qui aura lieu à Fort Worth, au Texas, le 21 juin, mais l’avionneur ne sait pas, si l’avion pourra rejoindre la Turquie. Selon le calendrier, le premier avion aux couleurs de la Turquie doit rester aux USA durant 6 mois pour assurer la formation des pilotes turcs avant de s’envoler vers Ankara.

 

Photo :F-35 @ Lockheed-Martin