18/12/2019

Bombardier livre le premier Challenger 350 au biocarburant !

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Bombardier a annoncé que Latitude 33 Aviation, une société spécialisée dans la gestion d’avions d’affaires, installée en Californie, a pris livraison du premier avion d’un client de Bombardier à être propulsé par carburant d’aviation durable. Latitude 33 Aviation gérera et offrira au nolisement l’avion d’affaires Challenger 350 à Seattle (Washington), au nom du propriétaire de l’avion.

« Nous sommes enchantés que le client et Latitude 33 Aviation se joignent à nous pour démontrer que le carburant d’aviation durable peut devenir une solution de remplacement généralisé au carburant d’aviation classique pour les avions de l’aviation générale », a déclaré Peter Likoray, vice-président principal des Ventes mondiales et du Marketing de Bombardier Avions d’affaires. « Nous faisons la promotion active de l’utilisation courante du carburant d’aviation durable dans l’exploitation des avions d’affaires et la confiance de Latitude 33 Aviation en tant que premier client à décoller de notre centre de livraison dans un avion propulsé par ce type de carburant constitue un point tournant dans l’engagement de longue date de toute l’industrie à réduire les émissions de CO2. »

Suivant la réception de la première livraison de carburant d’aviation durable dans l’histoire canadienne, le premier avion livré à un client avec du carburant d’aviation durable est l’avion d’affaires Challenger 350. En plus d’avoir franchi la marque des 300 livraisons plus rapidement que tout autre avion dans la catégorie des avions intermédiaires et à large fuselage,

Le Challenger 350 :

Affichant un design élégant, une finition haut de gamme, et une ergonomie améliorée en cabine et dans le poste de pilotage, le Challenger 350 procure aux passagers un degré supérieur de confort et de tranquillité d’esprit en sachant que chaque décollage assurera un vol en douceur jusqu’à l’atterrissage.

Engagée fermement à fournir ce qu’il y a de mieux à ses clients du monde entier, Bombardier a récemment annoncé une série d’améliorations pour le Challenger 350, soulignant encore une fois sa position de chef de file dans le segment des superintermédiaires. Les nouvelles améliorations comprennent un affichage tête haute compact et un système de vision améliorée, la meilleure technologie d’insonorisation en cabine de sa catégorie et une esthétique raffinée du poste de pilotage. Une trousse d’amélioration de la performance permet également à l’avion de voler jusqu’à 1 500 milles marins plus loin au départ de courtes pistes, ce qui vient compléter ses certifications d’approche à angle prononcée octroyées par des organismes de réglementation du monde entier, comme l’EASA, la FAA et TC. Avec cette série d’améliorations, ce qui se fait de mieux continue de s’améliorer alors que l’avion Challenger 350 reste à l’avant-scène du segment des superintermédiaires et continue d’être le choix de prédilection des services d’opérations aériennes avisés, ainsi que des sociétés du Fortune 500.

Latitude 33 Aviation :

Latitude 33 Aviation gère l’une des flottes d’avions légers, intermédiaires et superintermédiaires les plus récentes et les plus importantes en Amérique du Nord. Fondée en 2006 à San Diego et dirigée par deux pilotes ambitieux qui cherchent à redéfinir l’expérience de l’aviation privée, Latitude 33 Aviation est une société de nolisement d’avions privés, de gestion d’avions d’affaires et de vente et d’acquisition d’avions de premier ordre qui sert un large éventail de voyageurs et de destinations dans le monde entier. À l’heure actuelle, la société gère plus de 30 avions d’affaires privés appartenant à des clients basés dans les aéroports de San Diego, d’Orange et de Los Angeles, dont ceux Carlsbad, Van Nuys, Hawthorne, Santa Ana, Long Beach et Fresno, en Californie; ainsi qu’à Colorado Springs (Colorado), Scottsdale (Arizona), Houston (Texas), Redmond (Oregon), Seattle (Washington) et Nashville (Tennessee). Latitude 33 Aviation fait partie de la tranche supérieure de cinq pour cent des exploitants américains de nolisement d’avions privés à avoir obtenu la cote de sécurité rigoureuse ARGUS Platine.

Photo : Challenger 350 au biocarburant destiné à Latitude 33@ Bombardier

 

21/11/2019

easyJet s’engage davantage pour le climat !

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Le transporteur «  low cost » easyJet  s’est engagé à 100% des émissions carbone de ses vols. De plus, la compagnie a signé un engagement avec l’avionneur européen Airbus en vue d’une initiative en matière de recherche et développement (R&D) d’un futur avion hybride électrique. Cette nouvelle action complète l’initiative engagée en 2018 avec Wright Electric, dans le but de travailler sur un moteur électrique pouvant convenir à un aéronef de neuf places.

Continuer à réduire les émissions de CO2 :

L’innovation et l’avant-gardisme ont toujours été au cœur de la stratégie de la compagnie aérienne. Et ceci malgré les accusations portées sur le mode de vol de la compagnie. Depuis 2000, easyJet a réduit ses émissions de CO2 par passager et par kilomètre de plus de 32%.

Afin d’augmenter son action en vue d’une aviation commerciale toujours plus respectueuse de l’environnement, easyJet propose désormais des « vols zéro carbone » sur l’ensemble de son réseau. La compagnie compense ses émissions à travers des programmes accrédités Gold Standard et VCS (Verified Carbon Standard), soit deux normes particulièrement strictes. En contrepartie, des actions vont être engagées sur la reforestation, les énergies renouvelables et les programmes communautaires.

 Cependant, la Direction d’easyJet précise que la compensation des émissions de carbone n’est qu’une mesure provisoire en attendant que de nouvelles technologies soient mises au point. L’objectif étant de pouvoir à terme, offrir des vols ayant un impact quasi-nul sur l’environnement  à mesure que de nouvelles technologies émergent.

Engagement avec Airbus :

Pour permettre l’émergence de nouvelles technologies, easyJet a signé avec son fournisseur d’aéronefs Airbus, un protocole d’accord en vue de la recherche conjointe et le développement d’un  avion hybride électrique. Pour ce faire, trois projets distincts vont être lancés :

Le premier doit permettre de définir les impacts et exigences nécessaires à l’introduction à grande échelle d’avions durables de nouvelle génération (avions hybrides).

Le second vise a stimulé l’innovation dans le cadre directe de la réduction des émissions de carbones et la neutralisation de celles-ci.

L’utilisation de carburants durables pour l’aviation (SAF - sustainable aviation fuels) dès qu’ils seront disponibles en suffisance et commercialement viables.

En parallèle, easyJet travaille à l’introduction de nouvelles technologies à court terme, comme le roulage sur piste sur charge électrique, l’utilisation d’unités auxiliaires d’alimentation électrique ainsi que la réduction des émissions carbone provenant des activités au sol, grâce par exemple à l’utilisation d’énergies renouvelables.

Réduction de carbone, les faits :

Depuis 2000, easyJet a réduit de plus d’un tiers (33,67%) les émissions carbones pour chaque kilomètre parcouru par passager. Autres initiatives : l’introduction de chariots, tapis et sièges plus légers, le roulage sur piste avec un seul moteur et le retrait des manuels en papier des avions. En 2015, easyJet s’est fixé un objectif renforcé de réduction de ses émissions carbone par passager/kilomètre à savoir, atteindre une réduction de 10% des émissions carbone par passager/kilomètre d’ici 2022 par rapport à 2016. Johan Lundgren, PDG d’easyJet, a déclaré avoir « besoin que les gouvernements soutiennent les efforts pour la décarbonation de l’aviation en réformant la fiscalité appliquée à notre industrie, en encourageant les initiatives positives, en finançant la recherche et le développement de nouvelles technologies et enfin en s’assurant que les pionniers ne soient pas pénalisés ».

Guillaume Faury, PDG d’Airbus, ajoute de son côté : « La performance environnementale est une priorité absolue d’Airbus et nous sommes fiers d’avoir easyJet comme partenaire pour notre recherche sur les avions hybrides et électriques. Airbus s’engage à atteindre les objectifs de décarbonation de l’aviation. En concentrant nos efforts de recherche sur les technologies de propulsion hybride et électrique, nous jouons un rôle de premier plan, aux côtés de nos clients, dans le développement de technologies propres et sûres pour l’avenir durable de notre industrie ».

Photo : Projet d’avion hybrides avec Airbus @ Airbus

20/11/2019

Boeing présente le B777 « ecoDemonstrator » !

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Les initiatives destinées à rendre l’industrie aéronautique toujours plus écologique se multiplient, en voici un nouvel exemple. Boeing et Fraport, l'exploitant de l'aéroport de Francfort, ont donné cette semaine le coup d'envoi de l'exposition européenne Boeing « ecoDemonstrator » organisée sur le site de l'aéroport de Francfort, où seront présentées plusieurs technologies innovantes qui contribuent aux avancées de l'industrie aéronautique. Plus d'un millier d'invités, parmi lesquels des représentants de l'industrie aéronautique, des étudiants et des employés, se sont inscrits pour assister à cette exposition technologique d'une durée de deux jours, ainsi que pour explorer les projets technologiques menés à bord de l'avion d'essais Boeing « ecoDemonstrator 2019 ». Cette année, un Boeing B777 est utilisé comme banc d'essais volant pour évaluer 50 projets, un record depuis le lancement de cette initiative.

Le projet « ecoDemonstrator » de Boeing :

Le programme « ecoDemonstrator » de Boeing a été lancé pour la première fois en 2010. Les objectifs sont : l’amélioration de la sécurité, accroître l’efficience et minimiser l’empreinte environnementale de l’aviation commerciale. Ces technologies sont axées sur le renforcement de la sécurité, la réduction de la consommation de carburant, des émissions et du bruit, utiliser des matériaux plus respectueux de l'environnement (matériaux recyclés) et l'amélioration des équipements de la cabine pour rendre le vol plus agréable pour les passagers.

À ce jour, plus de 100 technologies ont été testées sur cinq avions. Plus d'un tiers de ces technologies ont par la suite été mises en œuvre et près de la moitié sont encore en phase de développement. Le projet « ecoDemonstrator » teste différentes technologies sur six modèles d’avions : le B737, le B787, le B757, l’E170 d’Embraer et depuis 2018 les B777F et B777-200. Différents partenaires ont été impliqués au fil des années, comme la Nasa, Collins Aerospace, l’autorité de l’aviation américaine (FAA), ou encore FedEx. En tant que laboratoire de technologiques développées en collaboration avec des partenaires industriels, des universités et des instituts de recherche, « ecoDemonstrator » montre comment les acteurs de l'industrie travaillent main dans la main pour relever les nombreux défis auxquels est confronté le secteur aéronautique.

Cette année, plus d'une douzaine de partenaires issus de l'industrie et de la recherche, parmi lesquels plusieurs entreprises, universités et instituts de recherche basés en Allemagne, tels que le Centre allemand pour l'aéronautique et l'astronautique (DLR), Diehl Aviation, Fraport AG ou Adient Aerospace (Kaiserslautern), participent à des projets menés à bord de l'avion.

Fort d'une solide présence à proximité de l'aéroport de Francfort avec environ 450 employés, le groupe Solutions numériques & Analytique de la division Boeing Services Globaux (BGS) est un partenaire majeur de cette exposition européenne et du programme Boeing « ecoDemonstrator ».

Le biokérosène prêt à l’emploi :

Le Boeing B777-200ER « ecoDemonstrator » s'est posé lundi sur le tarmac de l'aéroport de Francfort en provenance de Seattle (États-Unis), propulsé par un mélange de carburants aéronautiques durables. Tous les vols d'essais, y compris au départ de Francfort ce jeudi 21 novembre, sont alimentés en carburants durables, afin de réduire les émissions de CO2 et de démontrer que ce type de carburant est d'ores et déjà prêt à l'emploi et fiable. Les essais de biokérosène menés jusqu’ici montrent une bonne stabilité thermique avec une meilleure performance moteur, une diminution des traînées, émissions de particules réduites, augmentation la durée de vie des réacteurs et jusqu’à 90% de CO2 en moins.

Les technologies testées cette année couvrent plusieurs domaines :

Renforcement de la sécurité et optimisation de l'efficience : utilisé au cours du vol Seattle-Francfort, le système de communications numériques chargé de relier les contrôleurs du trafic aérien, les pilotes et les centres opérationnels des compagnies aériennes permet d'accroître le niveau de sécurité en réduisant l'utilisation excessive des fréquences radio, ainsi que d'améliorer l'efficience en optimisant le routage des avions pour abaisser leur consommation de carburant et leurs émissions.

Une technologie mise au point en collaboration avec Boeing et la NASA, appelée « alliage à mémoire de forme », permet à des générateurs de tourbillons (VG) situés sur la voilure de l'avion de se déplacer en fonction de la température. Ces petites languettes se déploient au décollage et à l'atterrissage à l'endroit où l'air est plus chaud dans le but d'améliorer les performances aérodynamiques. Elles se rétractent contre l'aile aux basses températures des altitudes de croisière lorsqu'elles ne sont pas nécessaires, réduisant ainsi la traînée.

Matériaux durables :

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Un apprêt sans chromate qui empêche la corrosion de l'infrastructure en aluminium de l'avion sera testé. Son rôle est de réduire les risques pour la santé pendant la phase de fabrication. Un plancher conçu pour absorber l'humidité dans l'un des cabinets de toilette et fabriqué à partir de composites à fibres de carbone recyclées, sera également évalué. Par ailleurs, le plancher de la cabine de l'avion sera recouvert de dalles de moquette recyclables.

Amélioration de la fiabilité des compagnies aériennes et de l'expérience des passagers : à l'intérieur de la cabine, plusieurs technologies chargées de rendre les cuisines de bord (galleys), les sièges et les toilettes intelligents seront évaluées. Les informations fournies par ces équipements connectés informeront en temps réel le personnel de cabine de tout problème de fonctionnement ou de l'emplacement des aliments et des boissons. Au fil du temps, ces informations pourront être utilisées aux fins d'analyse prédictive en vue d'améliorer l'efficience et la fiabilité en permettant aux compagnies aériennes de mieux gérer leurs stocks de nourriture et de remplacer les équipements en cabine avant qu'ils soient défectueux. Ces technologies permettront également de tester un réseau dorsal standard actuellement mis au point par un consortium industriel spécialisé dans les cabines intelligentes.

De nombreux prix :

Le programme « ecoDemonstrator » a été de nombreuses fois été primés pour les réalisations exceptionnelles dans le domaine de l'aérospatiale. Le programme « ecoDemonstrator » de Boeing a été reconnu dans la catégorie « développement durable de l'aviation commerciale ».

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Photos : 1 & 3 le B777-200ER « ecoDemonstrator » 2 Alliage à mémoire de forme @ Boeing

 

19/11/2019

Boeing et Etihad Airways lance l’initiative « Greenliner » !

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Dubaï Airshow, l’avionneur américain Boeing et la compagnie aérienne Etihad Airways lance un partenariat en vue de développer la recherche en matière de développement durable pour la réduction de CO2. Cet « éco partenariat » unique en son genre, doit permettre de tester les produits, les procédures et les initiatives visant à réduire les émissions de carbone des avions.

Un B787 « Greenliner » :

Pour ce faire, un avion Boeing B787 « Dreamliner » d’Etihad Airways a été renommé « Greenliner » et servira de banc d’essais. L’avion va permettre d’explorer et évaluer les initiatives de durabilité de l'environnement, alors que l'avion sera exploité dans des services réguliers à travers le réseau de la compagnie aérienne. D'autres parties prenantes, des fournisseurs d'équipement aux organismes de réglementation de l'espace aérien, seront invités à se joindre au partenariat pour faire avancer et tester les mesures d'efficacité. Les activités comprendront également la formation des pilotes, l'équipage de cabine et les techniciens de maintenance et d'autres opérateurs.

Le transporteur n’en est pas à sa première initiative en vue de la diminution de CO2. Depuis 2014, plusieurs vols ont été effectués avec du biocarburant. Cette année, en collaboration avec la Khalifa University d’Abu Dhabi, la Sustainable Bioenergy Researc (SBRC) de nombreux vols sont effectués à l’aide d’un nouveau type de biocarburant à base de salicorne à bord d’un B787.

Les nouveaux vols « éco » débuteront durant la semaine du développement durable à Abu Dhabi en janvier 2020, en direction de Bruxelles intégrant un large éventail d'initiatives axées sur l'environnement.

Des groupes de travail seront formés entre les opérations aériennes et les bras d'ingénierie des deux sociétés, avec des pilotes chevronnés et les ingénieurs du B787 de Boeing au siège de la compagnie à Abu Dhabi. Pour ce faire un exemplaire de B787 sera peint avec une livrée spécifique vert-bleu reconnaissable par tous. Si, le B787 a déjà permis d’économiser des tonnes d’émissions de CO2 par rapport aux anciens aéronefs, les nouvelles initiatives vont permettre d’accentuer encore la diminution de l’empreinte environnementale.

La croissance rapide du voyage aérien a augmenté les émissions de carbone des avions. Il est de la responsabilité de l'industrie de l'aviation d'inverser cette tendance. « L’Etihad Greenliner » mettra en évidence l'engagement commun de Boeing et Etihad pour faire progresser les pratiques durables au sein de l’industrie de l’aviation.

L’aviation vise le zéro carbone :

Cette nouvelle initiative vient  en compléter d’autres qui visent à atteindre l’objectif « zéro émission de carbone en 2050. Elle rejoint par exemple, l'association des aéroports européens (ACI Europe) qui s'est engagée en juin dernier à ce que tous les aéroports européens arrivent en 2050 au « zéro » émission de carbone produites dans le cadre des opérations d'exploitation aéroportuaire (côté ville et côté piste). De leur côté, les transporteurs aériens demandent que les Etats mettent en place des mécanismes incitant notamment au développement d'une filière de carburants durables (base de déchets, compost, algues) pour l'aviation et stimulant la recherche et l'innovation dans le domaine aéronautique.

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Photos : 1 Le B787 « Greenliner »  2 Membres Etihad Airways/Boeing pour l’initiative Greenliner @ Boeing/Etihad Airways

18/09/2019

Aviation : Moins de bruit et de CO2 grâce au LNAS

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Un airbus A320 ATRA (Advanced Technology Research Aircraft) déployé par le Centre aérospatial allemand (Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt; DLR), soit une plate-forme d’essais en vol moderne et flexible, effectue actuellement des essais d’un nouveau système d’approche sur l’aéroport de Zurich. L’objectif de ces tests est la validation de nouvelles pentes d’approche qui contribueront à diminuer les nuisances sonores et d’émissions de CO2.

Déjà testé en Allemagne 

L’A320 ATRA est doté d’un nouveau système de guidage le LNAS (LNAS (Low noise Augmentation System) qui permet aux pilotes de gérer de manière optimale les phases d’approche et d’atterrissage. Pendant l’atterrissage, le temps de travail est complexe. Il est souvent difficile pour les pilotes de choisir les meilleurs moments pour sortir les volets et abaisser le train d’atterrissage.

Le nouveau système va les aider en leur permettant une approche d’atterrissage dans le calme et un maximum de silence ainsi que des conditions d’économie de carburant avec les moteurs au ralenti.

La compagnie Lufthansa a testé ce système en 2017 sur l’aéroport de Francfort, en collaboration avec  le centre aérospatial allemand DLR. Le système d’assistance LNAS utilise l’affichage Electronic Flight Bag (EFB) à l’intérieur du cockpit pour indiquer aux pilotes quels sont les meilleurs endroits où ils doivent effectuer certaines actions pour créer la descente idéale à faible bruit, conformément aux instructions du contrôleur d’approche aéroportuaire. Si un pilote manque un élément de la phase d’atterrissage, le système recalcule les prochaines étapes et ajuste le profil d’approche et  en conséquence.

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DLR et Lufthansa ont constaté lors des premiers essais une réduction significative du bruit d’un tiers au sol dans la trajectoire d’approche de l’avion et à une réduction de la consommation de carburant. Le système aide les pilotes à éviter d’utiliser les freins pneumatiques et limite la poussée du moteur lors de l’atterrissage, réduisant ainsi la consommation de carburant et le bruit.

Dans le cadre de la phase d’essais à grande échelle, Lufthansa a débuté l’installlation du nouveau système sur 86 A320. Les tests vont s’appuyer sur des appareils de mesure du bruit déjà en place autour de l’aéroport de Francfort. Cette seconde phase doit permettre la validation définitive du système.

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En Suisse 

L’avion d’essais A320 ATRA est maintenant en Suisse pour une série de tests en collaboration avec l’Aéroport de Zürich, Skyguide, Swiss Airlines, l’EMPA, le DLR allemand et les Forces aériennes suisses. Pour la configuration des essais, l’avion effectue une dizaine d’approches avant de venir se poser sur l’aérodrome militaire de Dübendorf (ZH). Là, les équipes d’ingénieurs collectent les données afin de calculer les nouvelles approches qui sont moins bruyantes et moins consommatrices en carburant. Ce projet va permettre dans un second temps de réaliser un essai opérationnel avec le LNAS sur des avions de Swiss et de mesurer le bruit sur trois mois. A terme, il s’agit d’équiper tous les avions de la compagnie avec le LNAS.

Photo : 1 A320 ATRA 2 L’Ecran du LNAS @ DLR