29/11/2007

Low-Cost en Thailande, quelle sécurité ?

« Le pays du sourire » une destination particulièrement prisée tout au long de l’année par de nombreux touristes. Il est de notoriété que ce pays offre une remarquable infrastructure pour voyager sur son territoire (cars, trains, bateaux, avions). A fin de répondre au flux croissant de visiteurs et d’accroître l’offre avec des prix bas, qui de devait permettre  à la nouvelle classe moyenne émergeante  Thaï de voyager, l’ancien premier Ministre déchu Thaksin Shinawatra  entreprit d’ouvrir fin 1999 le ciel de la Thaïlande et encouragea la création de compagnies aérienne dont les Low-cost inexistantes auparavant.

Cette ouverture permit donc à des opérateurs privés d’opérer à travers le pays mais également de se poser en concurrents sur les lignes intérieurs jusqu’ici monopole de la compagnie nationale Thaï Airways. Le résultat ne se fit pas attendre avec des baisses de prix parfois spectaculaire.

Facilités pour les licences d’exploitation :

Au début de l’année 2000 il était très facile de créer une compagnie aérienne en Thaïlande puis qu’il suffisait de 50 millions de Bath (1,7 million de Francs Suisse) de capital et des règles simplifiées en matière de sécurité. Par ailleurs certains politique se sont livrés à du trafic d’influence pour délivrer les dites licences. La corruption, un problème récurrent dans ce pays et dont Thaksin avait fait une pierre angulaire de son programme électoral, avec,  il est vrai, un grand nombres de réussite par la suite. En 2004 le gouvernement avait délivré pas moins de 23 licences à des compagnies régulières, charter ou Low-cost mais seulement 9 ont été utilisées. Devant cette prolifération sous exploitée,  des mesures de réformes ont été mises en places avec l’augmentation du capital à 200 millions de Bath (6,9 millions de Francs Suisse).

Problèmes de sécurité :

En 2005 la compagnie à bas prix Phuket Airlines qui offrait des liaisons également à l’étranger (Paris-Phuket) s’est vue interdire le ciel Européen après la découverte de graves défaillances technique sur les avions et des carences de formation auprès du personnels de cabine. La même année un rapport dénonçait le laxisme du ministère des Transports et de la Direction de l’aviation civile. Celle-ci se bornait à recevoir  les documents envoyés par les compagnies et seul 40% d’inspections annuelles des avions n’étaient réellement effectuées !

A noter que la compagnie Thaï airways n’était pas concernée par ces problèmes car les inspections y ont toujours été pratiquées avec rigueur ! Un représentant du gouvernement avoua sous anonymat à un journaliste « Le Thaï transporte tellement de touristes étrangers qu’on ne pouvait pas se permettre un mauvaise image en cas de problème¨ »

Réactions rapides :

L’effet de ce rapport fut dévastateur pour certains responsables tant politiques qu’au sein des organes de l’aviation civile. De nouvelles normes furent mise en places du point de vue des contrôles effectifs, de la formation du personnel et certaine liaisons furent même supprimée si la compagnie en question n’était pas en mesure de s’adapter.

Crash de Phuket et amateurisme :

Septembre 07 un avions MD-82 de la compagnie Low-cost One-Two-Go s’écrase à l’atterrissage à Phuket, l’enquête étant en cours je ne m’attarderai pas sur le sujet, cependant les premiers éléments montres qu’une séries d’erreurs humaines en seraient la cause.  Ce qui est intéressant avec cette compagnie c’est la genèse de celle-ci ! Crée en 2000 par un homme d’affaire Thaï dont la réputation était plus que douteuse, Udom Tantiprasongchai, qui n’en était pas à son premier coup d’essais avec la création dans les années 90 de Cambodia airlines, et qui fit faillite quelques mois plus tard ! Il était donc très facile de créer une compagnie aérienne à cette époque et pour un capital réduit. Cet amateurisme encouragé par un laxisme des autorités permit à quelques magouilleurs de faire ce qu’ils voulaient. Certes, le bilan sécuritaire de sa compagnie One-Two-Go n’a pour l’instant pas été mis en cause directement.

Que valent les Low-cost aujourd’hui ?

 A ce jour Trois compagnies low-cost se partagent le gros du trafic de ce segment, laissant quelques miettes aux autres. La première à avoir engranger ce type de créneau et Air Asia, compagnie d’origine indonésienne, elle s’est faite en quelques années une solide réputations un peu à la manière d’Easyjet à Genève. Exploitée avec du personnel Thaï, elle est en plein essor  et commence à remplacer ses vieux B737-400 par des A320 neufs.

Fortement mise sous pression la compagnie Thaï Airways réagit à la menace avec la création de Nok Air et qui utilise la logistique et la maintenance de la compagnie nationale.

Vient ensuite One-Two-Go et qui malgré les déboires de son PDG et le Crash ne cessent d’augmenter son développement mais il est vrai avec la flotte la plus vieille !

D’une manière générale le transport aérien des lignes intérieurs et de bonnes voir de très bonne qualité, et j’ai pu personnellement le constaté, finalement les Low-cost Thaï sont quasi équivalent à ce que l’on peu trouver chez nous.Le renforcement des contrôles  ont eu un bon impact. Mode de réservation, prix, ponctualité et surtout formation et contrôle de celle-ci sont actuellement parfaitement au normes internationales. Les infrastructures comme le nouvel aéroport de Suvhanaphum de Bangkok sont modernes et mêmes si quelques défauts sont à corrigé de manière générales le voyageur y trouvera tous se dont il a besoin avec en plus une excellente signalisation. Attention l’aéroport de Don Muang à Bangkok reste ouvert pour certaines destinations avec la Thaï et notamment  un grand nombre de low-Cost.

Flottes progressivement rajeunies :

L’une des meilleures manières de juger la santé d’une compagnie aérienne et d’un réseau en général pour le quidam et l’age des flottes en services. Si les lignes intérieurs thaïe souffraient encore il a quelques temps d’un vieillissement  inquiétant,  un air de changement a commencé à souffler. Air Asia comme je le décris plus haut et en passe de rajeunir ses flottes de B737 années 80 avec des Airbus A320 neufs. PB Air, une petite compagnie à remplacer ses vieux Fokker 28 par des Embraer ERJ-145LR, Bangkok Airways modernisent également avec de nouveau ATR 72 et à reçu l’ensemble des ses B717-200. La Thaï qui vient de rajeunir sa flotte internationale (A340, B777 et bientôt A380) va s’attaquer à son réseau intérieur qui compte encore des A300-200 et B737-400 !

On peu donc se féliciter de ces nombreuse améliorations qui ramènent le pays du sourire à un bon niveau de sécurité et de confort pour le passagers ! Certes, il arrive parfois que le niveau de qualité soit un peu en dent de scie mais l’expérience tant à montrer que cela dépend souvent des politiques en place. Mais il faut compter sur les capacités à réagir très vite de ce peuple !

B737-400 Air Asia, une valeur montante du Low-cost

 B737-400 Nok Air (nok=oiseau) le petite soeur de Thai Airways

 Embraer ERJ-145LR tout neuf de la petite PB Air

 MD-82 One-Two-Go, pas de toute jeunesse

13/09/2007

Low-Cost "Classe Affaires" !

On croyait avoir déjà tout vu avec le low-cost court courrier et depuis quelques temps le long-courrier, mais voici qu’une nouvelle iniative lancée à la fin de l’année dernière est entrain de battre toutes les espérances ! Imaginiez-vous pouvoir voyager en « Classe Affaires » à moitié prix ? Pourtant aujourd’hui c’est possible entre Paris Orly et New York Newark.
Chose faite depuis janvier derniers avec la société Elysair (société de droit français) qui avec L’Avion.com propose cinq fois par semaine la liaison Paris-New York à bord d’un Boeing 757-200 loué à la compagnie Allemande Lufthansa. L’appareil est configurés pour 90 sièges au lieu de 220, dans un aménagement de deux rangées de deux sièges séparé par un large couloir central. Chaque fauteuil est inclinable à 140 degrés est isolé du présédent par un espace de 1,20 mètre. Le tout avec un habillage cuir/tissus. Le tout avec un service à bord de grande qualité, tant du point de vue des repas que des diverses prestations de divertissements individuelles.
La cible primaire de cette compagnie de 600 000 clients potentiels, les « Paryorkers », ces personnes qui partagent leurs vies personnelles et/ou professionnelles entre les deux métropoles. Les hommes d’affaires sont donc courtisés en priorité, mais l’offre n’en est pas moins intéressante pour les couples qui voudraient se faire une petite escapade entre les deux villes en profitant de ce confort inédit à moitié prix. En effet, comme toute compagnie Low-cost il vous faut réservé en avance sur le site web, et la fourchette de prix débute aux alentours de 1'300 Euros (aller retour)au lieu de 3'500 Euros pour un vol « Business » avec une compagnie traditionnelle.
Pour terminer sachez que cette idée de Low-cost « Classe Affaires » est en gestation par d’autres compagnies et par conséquent d’autres destinations. Développement à suivre donc... !

A découvrir : www.lavion.com