13/06/2009

Embraer livre le 600ème avion de la famille E-Jet !

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São José dos Campos, le constructeur Brésilien prépare la livraison du 600ème avion de la famille E-Jet (Embraer  170, 175, 190 et 195).  Le 500ème ayant été livré à air France en Décembre derniers.

 

 

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Une famille à succès :

 

La gamme de E-jet d’Embraer à connu un succès fulgurant et ceci dès la mise en service il y a cinq ans du premier Embraer 170. 50 compagnies aérienne dans 34  pays on choisi les models d’avion de cette famille.

 

A ce jours, plus de 110 millions de passagers on embarqué à bord d’un de ces E-Jet  et pu apprécier le confort, les divertissements offerts à bord.

 

Le faible coût  de ces avions est apprécié par un grand nombre d’utilisateur en Amérique du nord et en Europe tels les compagnies JetBlue Airways, Flybe, FlyNiki et Azul et Finnair sans oublier Flybaboo.

 

A ce jour près de 900 commandes ont déjà été passées.

 

Les models E-Jet :

 

La famille Embraer E-jet se compose de quatre jets commerciaux de 70 à 122 places soit les Embraer 170, 175, 190, 195.  Les quatre avions ont une vitesse maximale de Mach 0,80 et peuvent voler à 41.000 pieds (12.497 mètres) avec des rayons d’action allant jusqu’à 2.400 miles nautiques (4.448km).  Tout comme chez le constructeur Airbus, ces quatre avions sont semblable du point de vue du pilotage et de la maintenance et permettent donc une grande efficience d’emploi.

 

 

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Photos : la famille Embraer E-Jet 170,175,190,195, @ Embraer press.

 

10/06/2009

Livraison du premier Q400 NextGen !

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Bombardier Aéronautique a livré le premier bi turbopropulseur de ligne Q400 NextGen. Le transporteur régional norvégien Widerøe Flyveselskap A/S a reçu l’appareil, il s’agit du  premier des six avions en commande ferme.

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NextGen, la nouvelle génération du Dash-8 :

La nouvelle génération de célèbre Dash-8, le Q400 NextGen offre un environnement cabine général amélioré grâce à un éclairage à DEL, de nouveaux panneaux au plafond, des cadres de hublot concaves et de plus grands coffres de rangement supérieurs.

Les coûts d’exploitation de l’avion de ligne Q400 NextGen, comptant parmi les plus faibles des avions régionaux, et sont  encore réduits par la prolongation des intervalles de maintenance périodique et par une rationalisation accrue des tâches de maintenance. Le manuel d’exploitation des avions de ligne Q400 et Q400 NextGen a été mis à jour pour tenir compte de sa consommation de carburant encore plus faible que prévu dans certaines conditions d’exploitation.

Le bruit extérieur des avions Q400 NextGen est bien inférieur au maximum permis par l’annexe 16, chapitre 4 de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et par le chapitre 4 des Federal Aviation Regulations (FAR) 36 des États-Unis.

Ce turbopropulseur à grande vitesse est optimisé pour les services court-courriers et procure l’équilibre parfait entre le confort passagers et les caractéristiques économiques d’exploitation avec une empreinte environnementale réduite. Sa vitesse de 360 nœuds (667 km/h) digne d’un avion à réaction permet l’optimisation de l’horaire des vols.

Les commandes fermes des Bombardier Q400 et Q400 NextGen totalisent 347appareils, dont 233 déjà livrés au 31 janvier 2009. Les avions Q400 et Q400 NextGen sont en service ou en commande auprès de 30 exploitants dans le monde.

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Le DHC-8 ou Dash-8 :

Développé dans les années 80 par au Canada par De Havilland Canada (aujourd’hui Bombardier Aéronautique et appartenant à Boeing) est une évolution du célèbre Dash-7. Le premier vol du Dash-8-100  a eu lieu le 20 juin 1983 et fut conçu pour transporter 40 passagers sur une distance de 1'889 km. Plusieurs versions ont suivi, le -200 plus puissant puis le -300 plus long et enfin le Q400, doté d’un système actif de réduction de bruit et de vibration d’où le nom de série Q (Quiet). La nouvelle génération Q NextGen augmente encore sa capacité à diminuer sa consommation et ses émission de Co2. Cependant, il s’agit visiblement de la dernière version du Dash-8 qui sera vraisemblablement remplacée d’ici 20 ans par des Jet !

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Photos : 1 Q400 de la Compagnie Wideroe, @ Lennart Rimestad, 2 Intérieur, 3 Cockpit, 4  Image de synthèse Q400NextGen pour AirBaltic. @ Bombardier Aéronautique.

 

 

 

 

12/04/2009

La liste noire des compagnies s’allonge et après… ?

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La Commission européenne a ajouté mercredi dernier six compagnies aériennes du Kazakhstan, plus une thaïlandaise et une ukrainienne de même que tous les transporteurs certifiés au Bénin à sa liste noire des entreprises interdites de vols vers l'Union européenne.


 

L’Afrique visée :


La liste noire prévoit désormais une interdiction d'exploitation en Europe pour tous les transporteurs d'Angola, du Bénin, de Guinée équatoriale, d'Indonésie, de la République kirghize, du Liberia, de Sierra Leone, du Swaziland, de la République démocratique du Congo (RDC) et du Gabon, hormis Gabon Airlines et Afrijet, qui bénéficient de dérogations pour un petit nombre d'appareils.

 

 

Nouvelles compagnies visées :


Seize transporteurs individuels sont interdits: Ariana Afghan Airlines (Afghanistan); Siem Reap Airways International (Cambodge); Air Koryo (République populaire démocratique de Corée); Air Company Kokshetau, ATMA Airlines, Berkut Air, East Wing, Sayat Air et Starline KZ (Kazakhstan); One Two Go Airlines (Thaïlande); Motor Sich Airlines, Ukraine Cargo Airways, Ukraine Mediterranean Airlines et Volare Aviation (Ukraine); Silverback Cargo Freighters (Rwanda), Air West (Soudan).

 

Le cas One to Go :

 

On se  souvient du crash de la compagnie low-cost à Phuket (thailande) après une tentative avortée d'atterrissage dans le mauvais temps et que les pilotes aient tenté de remettre les gaz afin de se représenter. L'avion, un Boeing McDonnell Douglas MD82, vol OG269, qui venait d'effectuer la liaison entre l'aéroport international Don Mueang de Bangkok (Thaïlande) et l'aéroport international de Phuket, avec 123 passagers et 5 membres d'équipage à bord.

 

Depuis, un certain nombre d’éléments sont venu compléter l’enquête avec notamment la constatation que des documents de la compagnie avaient été falsifiés ! Depuis et malgré les nombreux contrôles de l’aviation civil Thaï des doutes subsistent sur le fonctionnement de cette compagnie. De ce fait la Commission européenne a décidé de prendre les devants avec cette compagnie !

 

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Et maintenant.. ?

 

Tout va bien ? Non ! D’abord, et je l’avais déjà écrit (voir billet en lien) ce type de liste ne donne pas vraiment une image clair de la situation ! Reprenons le cas de la Thaïlande, si les compagnies de ce pays ne souffrent pas de problème en général, pourquoi cette compagnie continue-t-elle de voler ? Comment se fait-il que son autorisation d’exploitation ne soit pas retirée ? Faiblesse de l’autorité de contrôle Thaï ?

Deuxième élément, les nouvelles compagnies ajoutées sur la liste (comme les autres) sont majoritairement des compagnies qui ne desservent  pas l’Europe ! Bref, à moins de vous rendre dans un de ces pays et de devoir utiliser une des ces compagnies en vol interne la grande majorité des touristes n’utilisent pas ces compagnies !!  Pourtant les principaux crash des ces 10 dernières années sont issus de compagnies qui volent encore ou on changer de nom qui de surcroît vole vers l’Europe et ne sont en rien menacé par une quelconque liste ! Bizarre non ?

 

Alors je le répète : Arrêtons ces listes stupides qui en fait ne servent pas à grand-chose en menaçant des compagnies, il est temps de prendre les devant, pour ce faire, il faut changer d’optique, ne plus mettre la pression directement sur les compagnies, mais sur les Etats ! Car se sont bien les gouvernements qui ont la charge de surveiller à la sécurité des passagers et l’entretien des flottes d’avions. Manque de moyen et corruption pour certain, laxisme pour d’autre, bref, la communauté internationale se doit de mettre de l’ordre en aidant les Etats les plus pauvres, mais aussi en faisant pression sur ceux qui se montrent volontairement négligeant.

 

 

 

Billet plus ancien sur la liste de noire des compagnies aériennes :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/05/15/listes-noires-des-compagnies-aeriennes.html

 

 

 

 

Photos : 1 B777 en vol, @ Michael Mantoudis. 2 MD-82 One to Go à Phuket, @Daniel Nicholson.

27/03/2009

Les Low-cost et la crise !

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Les compagnies aériennes Low-cost se portent bien, malgré la crise, mais pour combien de temps encore ? Quel visage aura le transport aérien d’ici quelques années ? Voici quelques-  uns des grands enjeux du transport aérien !

 
EasyJet et Ryanair se portent bien :


Les low-cost, telles EasyJet et Ryanair, profitent du fait que les passagers font désormais de plus en plus attention aux prix, et cela se vérifie encore plus, avec la crise actuelle. Pour ce faire les Low-cost multiplient les actions de promotions et de diversification (hôtel, location de voiture) tout en reprenant des lignes délaissées par les compagnies classiques. EasyJet, par exemple a multiplié les offres en direction de l’Espagne et l’Italie, deux marchés porteurs en Europe.

Et ceci notamment depuis les déboires d’Alitalia qui a dû se résoudre à  réduire son offre pour limiter ses coûts très élevés, notamment à cause de sa flotte obsolète.

 Ryanair avait de son côté lancé une offre avant Noël, proposant durant 12 jours un million de sièges à partir d'un euro pour ses vols de janvier et février. En décembre, le nombre de ses passagers a progressé de 11%, celui de British Airways a reculé de 4,5%.

Plusieurs compagnies classiques  ont réagi du «  tac au tac » en baissant leurs tarifs, histoire de limiter les dégâts. Une fois de plus, la forte pression administrée au transport aérien par les compagnies à bas coûts à forcer une baisse des tarifs ! Mais n’oublions pas le facteur « kérosène » en baisse qui a joué également un rôle de premier plan ! Généralement, les compagnies achètent le kérosène à un prix fixé à l’avance, histoire de se prémunir des hausses du baril, sauf qu’avec les dernières fluctuations la situation s’est considérablement compliquée.

De profondes transformations ?

L’avenir n’est à court terme pas rose, tant pour les Low-cost que pour les compagnies classiques. Easyjet prévoit toujours d’être bénéficiaire cette année, mais à la condition que les taux de change et le prix du carburant reste actuels.

Le secteur aérien mondial est particulièrement tendu, et l’année 2009 est clairement une année noire pour le transport aérien ! Plusieurs compagnies ont déjà mentionné des pertes importantes. Même une grande compagnie comme Singapore Airlines prévoit de réduire sa flotte de 17% !

Ryanair, vient d’annoncer une diminution de son personnel, soit 200 suppressions d’emplois à Dublin. La compagnie Low-cost Atlas Blue filiale de Royal Air Maroc annonce qu’elle va quitter progressivement le secteur Low-cost pour rejoindre sa maison mère, et ceci pour des raisons économiques. La transformation en compagnie traditionnelle culminera à la fin du mois de mars avec l’introduction d’une classe « Exécutive ». Cette classe affaire sera d’abord installée sur les quatre Airbus A321 d’Atlas Blue, puis sur ses six Boeing 737-400.

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Les voyages d’affaires, une chance !

Les entreprises se portent mal et choisissent de réduire les déplacements de leurs hommes d’affaires, et ceci, d’autant que la vidéo conférence permet d’excellentes économies. Pour les voyages indispensables, on préfère aujourd’hui voyager en « economy class » et même en Low-cost chaque fois que cela est possible ! Hors, ces passagers particulièrement lucratifs pour les compagnies aériennes en « business class » délaissent ce secteur !!

Les low-cost sont donc en première ligne pour répondre aux besoins des vols d’affaires, et en font depuis le début de l’année une priorité. Plusieurs publicités ont été envoyées à de grandes entreprises afin de les sensibiliser à l’attrait économique que représente le low-cost.

Quelles évolutions pour le Low-cost ?

Les Low-cost ont déjà commencé leurs mues, le principe de gagner de l’argent en ayant un avion plein et de réduire les coûts au maximum  (enregistrement, billets, nettoyage de la cabine, temps d’immobilisation réduit, nourriture et boissons payantes) ne suffit plus !

Aujourd’hui on vous propose des hôtels, une location de voiture et toute une panoplie d’artifices qu’il vous faut « décliquer » manuellement lors de votre réservation en ligne pour ne pas augmenter votre facture finale (le bagage en soute). Sans oublier la publicité, nouvelle venue qui rapporte de l’argent à la compagnie ! Bref, ce n’est plus votre billet qui paient votre voyage, mais bien tous les à côtés !

Avec les compagnies en difficultés et celles qui font faillite, les commandes d’avions neufs baissent et les prix aussi. Il est temps pour certain de commander une flotte neuve et moins gourmande en kérosène. De ce fait, les Low-cost vont souffrir comme les autres, et seul les plus forts résisteront. 

Survivront donc à la crise les Low-cost ayant évolué  dans leur formule de business aux côtés des puissantes alliances tel : Star Alliance et One world (elles mêmes sensiblement épurées) et quelques transporteurs (charter)  ayant comme clientèle de grosses agences de voyage ! Il existe également un certain intérêt de la part  de grands groupes à vouloir racheter les Low-cost les plus faibles dans le but d’étoffer leurs offres !

 

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Billet sur la crise actuelle :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/03/09/chute-du-t...

 

Photo : 1 Airbus A319 Easyjet à Salzburg, @Peter Sonnenberg

Photo : 2 B737-800 Ryanair à  Helsinky, @ Patrick Borg

Photo : 3 B757-200 Jet2.com à Dublin, @Mike Heller

 

 

 

09/03/2009

Chute du transport aérien !

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Le premier rapport  pour l’année 2009 de l’Association du transport aérien international (IATA) confirme la chute de la demande du transport aérien de manière généralisée.

Trafic passager en baisse :

Depuis fin 2008, la demande du trafic passager a continué de baisser, de l’ordre de 5,6% par rapport à la même période, soit fin 2007 début 2008 ! Cette baisse et en augmentation, car fin novembre elle se situait à moins 4,6% ! Du point de vue du remplissage des avions cela représente un taux actuel de 72,8 % soit 2,0% de moins que pour l’année précédente !

Par régions :

En Asie le déclin de la demande passager atteint les 8,4% à fin janvier 2009. Le blocage de l’aéroport international de Bangkok a également compliqué les choses fin 2008.  Cependant, le marché Asiatique réagit très vite, en effet, fin décembre, cette baisse atteignait 9,7%. Cette réaction et due notamment à la forte demande en janvier, due au Nouvel An Chinois ! Le pire se concentre du côté du Japon, le plus grand marché du voyage dans la région avec une baisse quantifiée à moins 5% ! De ce fait, les perspectives de trafic dans la région restent sombres pour cette année.

 

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Les transporteurs Nord-Américains ont quant à eux, enregistré la deuxième plus forte baisse de passager soit moins 6,2% notamment en ce qui concerne les voyages trans-Pacific. En réponse, les voyagistes ont diminué leurs offres de 2,6%.

En Europe, la baisse atteint 5,7%, et en réaction, les voyagistes ont diminué leurs offres de 3,6% ! Mais les chiffres de la zone euros démontrent que la baisse devrait encore s’accentuer d’ici l’été d’au moins 2,7% !

La baisse la plus faible se situe du côté de l’Amérique Latine avec 1,4%, alors que dans le même temps la capacité de transport a augmenté de 0,5% !

L’Afrique a vu une baisse de près de 4,0% fin décembre, et qui s’est déjà accentuée de 2,6% à fin janvier ! Là aussi, les perspectives ne sont pas bonne, car l’IATA table sur  une baisse qui devrait atteindre 8% d’ici l’été !

Sauf le Moyen-Orient :

Le Moyen-Orient est la seule région avec une demande croissante atteignant 3,1% et dont la poussée continue avec un plus 2,6 à fin janvier ! Certes, cette augmentation et en net ralentissement par rapport à janvier 2008 (10,8%) !

 

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Et le Fret ?

De son côté, le fret aérien a subi une chute sans précédent en janvier de 23,2% en un an. En décembre, la baisse s'était établie à 22,6% sur un an. L’ IATA continue donc de tabler sur une perte de 2,5 milliards de dollars (1,9 milliard d'euros) pour le secteur aérien, la crise économique le privant de 35 milliards de recettes. "Les sonnettes d'alarme sont en train de sonner partout. Le secteur du transport aérien est en crise et nous n'avons pas encore vu le fond".

Les transporteurs d’Asie-Pacifique, qui représente 43% du marché ont subi une baisse de 28,1% sur un an. Elle a été suivie de près par les autres grands acteurs du marché, les transporteurs européens (-23,0%) et les transporteurs d’Amérique du Nord (-19,3%).

Une bonne nouvelle :

La seule bonne nouvelle étant que les prix du carburant demeurent bien en deçà du niveau de l’an dernier et devrait normalement se maintenir d’ici l’été.

Diagnostic des Compagnies :

Les compagnies aériennes restent aux soins intensifs, et certaines demandent le sauvetage grâce à l’aide public de leur gouvernement. Pour les autres, le retour à la stabilisation du circuit bancaire est un passage obligé vers un ciel dégagé !

 

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Photo 1 : B747-451 de KLM, @Sven Gardner.

Photo 2 : A340-300 Thai Airways Aéroport de Bangkok Suwanaphum,@Pascal Kümmerling.

Photo 3 : B747-321 Dragonair Cargo,@Beat Meli.

Photo 4 : B737-700 Southwest à Las Vegas,@Steve Flint.