06/09/2007

MIG & SUKHOI a la reconquête du ciel!

Depuis la chute du mur de Berlin, l’aéronautique Russe est entrée dans une forme de déclin incontrôlé faute de moyens. Si quelques nouvelles machines sont apparues, surtout du côté des civils, l’aviation militaire à quand elle traversé une longue marche du désert. Pourtant, depuis quelques année un vent nouveau commence à souffler sur cette industrie, qui compte bien profiter de la relance des ventes d’avions militaire en cours à travers la planète. Si les clients potentiels sont situés principalement en Afrique, au Proche Orient et en Asie du Sud Est sans oublier la Chine, l’Amérique Centrale et en passe de devenir un nouvel eldorado pour les avionneurs russes, et plus spécialement les pays ayant des dirigeants communistes.

Pour cela , les deux constructeurs Mikoyan Gourevitch MIG et SUKHOI ont procédé à une mise à jour de leur meilleur chasseur respectif.

Le MIG-35 :

Développement ultime du célèbre MIG-29 FULCUM, le MIG-35 et un dérivé du MIG-29OVT de démonstration. Il fait partie de la quatrième génération des chasseurs MIG. Construit dans l’usine Sokol de Nijni-Novgorod à 500km a l’est de Moscou, le Mig-35 à reçu le nouveau moteur RD-33MKV équipé de tuyère à poussée vectorielle orientable. Cette appareil confirme la fin de l’âge sombre de la technologie aéronautique de la Russie, il a reçu un radar actif à balayage électronique Zhuk-MAE d’une portée de 130 à 200km pouvant traquer une trentaine de cibles et d’en engager 8 simultanément (par comparaison il est semblable aux actuel F-16, F-18, Rafale et JAS-39 GRIPPEN). La capacité en carburant faisant défaut sur les anciennes versions, elle a été accrue de 50% sur ce modèle. De plus, la charge militaire avoisine les 6 tonnes.

Le SU-30 MK :

Dérivé du SU-27 FLANKER , le Sukhoi SU-30 MK tire sa modernisation de la version SU-35 de démonstration. Conçu par l’institut de recherche NIIP Tikhomirov il à reçu un nouveau radar à antenne active N001VE et dispose comme ses congénères occidentaux d’un mode cartographique permettant une réelle capacité tout temps. Avec une charge militaire de 8 tonnes répartie sous douze points d’emport. Ses capacités air-air, air-sol et air-mer confère au SU-30 une excellente polyvalence à l’exportation. De plus le nouveau capteur optronique IRST OLS-31 couplé au désignateur par laser lui permet de détecté des avions à longues distance sans utilisé le radar. L’avion est doté de la dernière version de réacteur Lyulka Saturn AL-31F.Construit par l’usine KnAAPO de Komsomolsk et produit sous licence en Chine depuis 3ans, le SU-30MK vint de commencé sa carrière en Inde, en Indonésie ainsi qu’en Algérie. L’Iran et le Venezuela viennent de signer avec SUKHOI l’achat de SU-30MK

 

 

MIG-35 en démonstration

SU-30MK à l'atterrisage

 

 

06/08/2007

F/A-18 Update

Le processus d’adaptation des F/A-18 touche à sa fin, toutes les machines sont aujourd’hui équipées avec le nouveau matériel, et un de nos HORNET effectue en ce moment des tests de tirs sur le polygone de China-Lake en Californie. Ces dernières semaines nos Forces aérienne ont effectuées plusieurs exercices notamment de transfert d’informations avec des E-3F SENTRY (AWACS) ainsi que le tout nouveau RAFALE de l’Armée de l’air française (seul capable de fonctionner en liaison 16).

L’adaptation comprend les éléments suivants :

Les appareils de types AN/APX-111 Combined Interrogator Transponders (appareils IFF ami/ennemi) produits par le holding BAe System et Marconi Aerospace System permettront de remplacer les IFF déjà en service. Le pilote est ainsi en mesure d'identifier lui-même directement toutes types de cibles et n'est plus dépendant des informations de la centrale d'engagement. Ces systèmes sont par ailleurs également en cours d'intégration sur les F/A-18 de l'US Navy et de la Finlande, et vont progressivement remplacer les IFF des versions précédentes. Cet IFF représente le standard en la matière pour les années à venir tant au USA qu'en Europe.

Le système cartographique tactique embarqué (Tactical Aircraft Moving Map Capability, TAMMC) fournit aux pilotes à une échelle réglable et en temps réel une vision de la menace et de l'évolution de celle-ci. De plus, les cibles ainsi que les points de passages et les zones de non survol peuvent en temps réels y apparaître et ceci en fonction de leurs modifications. Les systèmes de commandement et contrôle Multifunctional Information Distribution System Low-Volume Terminals (MID/LTV, Aiborne Link-16) permettent une transmission digitale à haute capacité entre divers éléments aériens et terrestres. Ils offrent la possibilité de coordonner la surveillance et l'identification des moyens engagés. Un tel système permet donc un échange de données entre les avions F/A-18 et la conduite des opérations, basée sur le système FLORAKO. La vue d'ensemble sur la situation aérienne (Situational Awareness) est améliorée dans l'ensemble de l'organisation de l'engagement. Ces systèmes permettent donc une pleine utilisation de nos HORNET et leur parfaite intégration au réseau radar. De plus, cela renforce leur protection face à un adversaire. La compatibilité avec d'autres avions alliés permet également de renforcer notre capacité de réaction et d'obtenir la réponse appropriée à la menace.

Viseur de casque 

Le casque à affichage intégré (Joint Helmet Mounted Cueing System, JHMCS) produit par Boeing et Lockheed Martin. Ce casque combine un senseur magnétique et un affichage projeté sur la visière, permettant au pilote de cibler le radar, les détecteurs infrarouges ou les armes air-air, simplement en tournant la tête vers la cible. Diverses données de vols peuvent également être affichées. Il faut relever que ce système est prévu notamment pour l'utilisation de la nouvelle version du missile courte portée AIM-9X SIDEWINDER sur les HORNET qui remplace l’ AIM-9P5 encore en service sur les F-5.

 

Exercice F/A-18C/D et RAFALE F2

nouveau casque à viseur intégré des pilotes Suisse /photo Laurent Baudillon, www.airpic.net

 l'AIM-9X Hyper manoeuvrant équipe désormait les F/A-18 / photo laurent Baudillon, www.airpic.net

16/05/2007

Mitsubishi F-2 Vipère

1607438126.JPGDans le sillage du programme national de chasseur-bombardier Mitsubishi F-1, et préoccupé d’assurer l’avenir de son industrie aéronautique militaire, le Japon s’est engagé au début des années 80 dans l’étude d’un chasseur de supériorité de la class Mach 2 : le FS-X. En 1987, sous la pression politique américaine  pour réduire le déficit commercial avec le japon, le programme s’est radicalement transformé pour donner vie au F-2.

 

Conception

Ce chasseur, qui n’est autre qu’un F-16 de Lockheed Martin, incorpore cependant bon nombre de modifications étudiées préalablement par l’Institut de Recherche et de développement aéronautique Japonais. Cela afin d’en faire un avion plus lourd et doté d’une autonomie plus longue.

Réalisé en coopération par Mitsubishi à 60% et Lockheed Martin 40%, le F-2 possède une masse à l’aire plus importante et de ce fait la masse maximale au décollage est portée à 22t.

Destiné à être un avion polyvalent, le F-2 emporte un canon Vulcan de 20mmm, des missiles air-air Mitsubishi AAm-3 ainsi que des AIM-7F Sparrow. La panoplie est complétée par des ASM-1 & II antinavire d’origine Japonais.

 

Avionique

Les commandes électriques numériques sont coproduites par Japan Aviation Electronics et l’américain  Bendix-King, le radar multimode à balayage électronique actif est entièrement réalisé par Mitsubishi tout comme le viseur tête haute, les écrans multifonction et la centrale gyrolaser. Les contre-mesures, elles aussi sont d’origine nipponne.

 

Début des essais

Les deux premiers prototypes, le monoplaces YF-2a et le biplace YF-2B ont volé successivement les 7 octobre 1995 et 2 avril 1996. Le premier F-2 de présérie a été remis à la JASDF (Force aérienne d’autodéfense japonaise) le 22 mars 1996. Le 3ème squadron   Hikotai de Misawa fut le premier  à  recevoir le F-2 fut le F-2. Au total se sont 130 F-2 qui (83 monoplaces et 47 biplaces) qui ont remplacer les anciens Mitsubishi F-1. La production s’est arrêtée en 2005. Au passage il faut noter que les éléments les plus modernes, dont le radar, ont servit à moderniser les F-15J actuellement en service au japon.

 

Commentaires

Régulièrement critiqué par le parlement japonais pour son coût exorbitant, car quatre fois plus élever que la version d’origine du F-16 avec certes des performances supérieur à la version de base du F-16 A/B mais équivalentes aux version F-16C/D block 50 et surtout block 60. Seul le radar à antenne active le premier du genre à entrer en service à l’époque constituait une réelle nouveauté. A l’avenir il n’est plus question de développer seul au japon un avions de combat  mais d’acheter 100 % étranger et de négocier une participation au développement en tant que partenaire afin de diminuer les coûts, sans quoi le soleil qui rayonne encore sur l’industrie  aéronautique nipponne risque à terme de ne plus se lever.

Mitsubishi F-2B et F-2A :

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