22/01/2009

EC-135/635, bientôt 10 machines !

 

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Depuis janvier 2009, le service de transport aérien de la Confédération dispose de deux nouveaux hélicoptères EC135/635 VIP. Ces appareils sont basés à Berne-Belp où ils remplacent l'appareil du type « Dauphin ». Ces nouveaux hélicoptères sont dotés d'une climatisation et sont affectés au service de transport aérien de la Confédération ( pour les transports de VIP ).

A partir de janvier 2009, les Forces aériennes peuvent engager, pour les transports de VIP, les deux nouveaux hélicoptères EC135 VIP basés à Berne-Belp. Le problème du centre de gravité des nouveaux hélicoptères des Forces aériennes suisses, qui avait donné lieu à une réclamation d'armasuisse, est corrigé à la charge du fabricant ( la société Eurocopter à Donauwörth, D ) sur les deux EC135 VIP et les 18 EC635 destinés à la troupe. Cette correction a déjà été effectuée sur les deux appareils VIP.

Le stationnement des deux EC135 VIP auprès du service de transport aérien de la Confédération ( STAC ), à Belp, permet de remplacer l'hélicoptère Dauphin, encore en service. Le Dauphin a déjà été mis en vente et sera retiré dès qu'il aura trouvé preneur.

Les 18 autres EC635 (20 appareils ont été commandés au total ) sont remis par étapes aux Forces aériennes en vue de leur exploitation par la troupe. Quatre des 20 hélicoptères ont été produits chez Eurocopter, en Allemagne, tandis que les 16 autres EC635 sont assemblés chez RUAG Aerospace, à Alpnach, qui est le partenaire d'Eurocopter.

 

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1 machine par mois :

A ce jour, 8 hélicoptères ont été livrés aux Forces aériennes suisses, soit 1 machine par mois. La neuvième termine ses essais en vols et sera remise dans les jours qui viennent !

Détail de livraison à ce jour :

Montage en Allemagne à Donauworth :

EC-135 VIP : T-351 & T-352

EC-635 : T-353, T-354, T-355.

Montage en Suisse à Alpnach :

EC-635 : T-356, T-357, T-358 et T-359 (prochaînement) !

 

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Photos : 1,2,3 @Thomas Kuhn.

Sur le même sujet voir les billets précèdent :

 http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/10/24/super-puma...

 http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/08/18/ec-635-135...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/03/11/livraison-...

16:13 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : aviation militaire, escadrille, défense, armée |  Facebook | |

16/01/2009

Nouvel avion de combat: second appel d’offres !

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Comme annoncé précédemment la remise du deuxième appel d’offres

 adapté, aux trois fabricants Dassault, EADS et Saab a été transmise.

 

Je vous l’annonçait en substance lors de mon dernier billet sur le sujet (Nouvel avion de combat : les enjeux), en ce milieu de janvier 09, armasuisse vient de finaliser la seconde demande d’offres et je vous propose ici de découvrir de quoi il en retourne :

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Communiqué officiel :

 Dans la version adaptée de l'appel d'offres, les fabricants sont invités à présenter une offre portant sur 22 appareils. De plus, armasuisse demande d'indiquer le nombre d'avions pouvant être fournis pour un budget de 2,2 milliards CHF.

L'appel d'offres adapté tient compte des résultats des essais en vol et au sol et de l'analyse de la première offre remise. Il s'agit notamment de fonctions et de performances qui ne remplissent pas les exigences militaires. Armasuisse veut donner aux fabricants la possibilité de proposer des améliorations à ce sujet. Des améliorations sont cependant visées dans d'autres domaines également.

L'importance accordée à la coopération militaire devra permettre de couvrir le pic de besoin de pilotes lors de l'introduction des nouveaux avions. Par ailleurs, il est demandé de pouvoir entraîner une escadrille de TTE en juin, juillet et août à partir d'une base du pays d'origine de l'appareil.

De nouvelles solutions sont également examinées pour la réduction au minimum des frais d'exploitation et pour garantir la compétence de l'industrie suisse dans la technologie aéronautique. Une coopération stratégique entre les avionneurs, armasuisse et l'industrie aéronautique suisse doit permettre à la Suisse de participer à la poursuite du développement du TTE. Des solutions sont aussi cherchées pour réduire les frais d'entretien.

 

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Offres et essais en vol et au sol


Le processus d'appel d'offres en deux phases a commencé en janvier 2008 avec le premier appel d'offres envoyé par armasuisse aux quatre avionneurs Boeing, Dassault, EADS et Saab. En avril 2008, Boeing a renoncé à présenter une offre. Les autres fabricants ont soumis leur offre en juillet 2008. Ces fabricants ont maintenant jusqu'à avril 2009 pour présenter une deuxième offre, adaptée.

Les essais en vol et au sol des trois candidats restant ont commencé en juillet 2008. A cet effet, deux biplaces des types « Rafale » ( Dassault ), « Eurofighter » ( EADS ) et « Gripen » ( Saab ) ont été stationnés sur l'aérodrome d'Emmen. Les essais se sont achevés au début décembre 2008.

Suite de la procédure


armasuisse rédigera d'ici la fin mai 2009, en étroite collaboration avec les Forces aériennes, le rapport d'évaluation qui marquera l'achèvement de l'analyse des résultats des essais et des offres adaptées. Le chef de l'armement proposera ensuite au chef du DDPS le candidat à retenir, d'entente avec le chef de l'armée. Calendrier des activités : le choix du type est prévu pour juillet 2009. Le Conseil fédéral proposera au Parlement l'acquisition de l'appareil retenu avec le programme d'armement 2010. Il est prévu que les Chambres fédérales débattront du remplacement du Tiger en 2010.

 

Précisions techniques :

 

Je vous livre ici un complément qui m’a été gracieusement  donné par quelques contactes bien informés (mais rien de TOP SECRET non plus !) :

Technologique :

En effet, les tests on révélés non seulement des points forts mais aussi quelques points faibles chez chacun des concurrents ! De ce fait, armasuisse désir obtenir des compléments d’information sur les possibilités d’améliorations. Entre autre, un des protagonistes a réservé quelques mauvaises surprises en ce qui concerne de nombreux « bug » informatique ! Les trois avions ont chacun des systèmes nouvellements montés qui souffrent  parfois de maladies de jeunesse qu'il faudra impérativement guérir! Et qui plus est, un des radars ASEA testé a une portée jugée trop courte (dans sa version actuelle)..!

 

Il faut savoir que, quelque soit l’avion choisit, il sera différent du model testé. Plusieurs systèmes auront évolués, notamment les radars ainsi que les systèmes de guerre électronique sans oublier les logiciels informatique qui auront progressés. La Suisse désire avoir des précisions sur le développement de ceux-ci et pouvoir les suivrent jusqu'à la livraison des avions.

Radar AESA, en effet, l’arrivée de cette nouvelle génération de radar offre divers possibilités futurs soit : non seulement la détection de cibles multiples et le suivit de celles-ci comme c’est le cas aujourd’hui, mais aussi le brouillage de l’ennemi et la communication électronique via l’antenne active. Hors, si les models de radar AESA en service ne permettent pas à ce jour ce genres de services, la seconde génération en cours de développement le pourra ! Dassault Aviation propose notamment la nouvelle antenne à balayage électronique actif, dite RBE2-AA qui sera opérationnel en 2012 (la Suisse serait le premier pays à bénéficier de cette technologie en cas du choix du RAFALE).  Du côté du Gripen, il serait également possible de bénéficier de cette technologie adaptée sur le nouveau radar NORA III, mais sera-t-elle disponible pour cet avion d’ici 2015 ?

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Partenariat :

On le voit des questions subsistent encore en ce qui concerne le partenariat de développement futur du nouvel avion. La suisse et sont industrie désirent pouvoir être associé à la modernisation futur de l’avion en tant que partenaire.

Par soucis d’économie et d’interopérabilité la formation et l’entraînement des pilotes devra pouvoir être optimisée en parfaite collaboration avec un  pays voisin utilisant le même avion en ce qui concerne non seulement les simulateurs mais l’utilisation de zones d’entraînement au vol à l’étranger (diminution du bruit pour la population).

 

Conclusions :

Comme je l’écrivais précédemment, il ne s’agit pas là d’acheter simplement un nouvel avion de combat, mais il s’agit bien de finaliser un partenariat économique et industriel qui satisfasse l’armée mais aussi les emplois et le transfert de technologie !

 

 

 

 

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Photos : blason Team Evaluation :Laurent Baudillon
Photos : 1,2,4 Tests en vol :Gripen vs F/A-18, Rafale vs F/A-18 et Typhon vs F/A-18 :@Swiss Air Swiss
photo 3 :radar antenne radar AESA RBE2-AA .@THALES.

13/01/2009

Les 45 ans de la Patrouille Suisse !

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Happy Birthday, Patrouille Suisse ! La Patrouille Suisse fête cette année son quarante

cinquème   anniversaire et sa dixième saison de vol avec des avions de type Tiger F-5E. Fondée le 22 août 1964, année de l’exposition nationale, la Patrouille Suisse était en gestation depuis 1959, date à laquelle jaillit l’idée de former une équipe de démonstration composée de pilotes professionnels. L’Escadre de surveillance fut chargée de procéder à l’entraînement d’une double patrouille, soit quatre avions, en prévision de démonstrations de vol. Les formations volaient alors sur les avions de combat britanniques Hawker Hunter Mk. 58.

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Historique :

 


Dans la perspective de l’exposition nationale EXPO 64 à Lausanne et des festivités programmées pour les 50 ans de l’aviation militaire suisse, des directives furent données pour intensifier les entraînements de la double patrouille de Hunter. Les exhibitions orchestrées dans tout le pays à l’occasion de ce jubilé ont fortement impressionné des centaines de milliers de spectateurs ainsi que la presse helvétique. C’est à cette période que, inspirée par la Patrouille de France, notre formation d’acrobatie aérienne adopta spontanément le nom de Patrouille Suisse. Le Département militaire fédéral de l’époque (DMF), convaincu par le succès remporté auprès du public par la Patrouille Suisse, décida de la nommer ainsi au titre de formation officielle de vol acrobatique.

En 1965, la Patrouille Suisse acheva pour la première fois une saison complète avec quatre démonstrations. Par la suite, elle s’efforcera de perfectionner constamment son programme et de peaufiner sa chorégraphie jusque dans les moindres détails.

En 1970, la Patrouille Suisse s’est agrandie en passant à cinq machines, ce qui a permis de rendre le programme encore plus attractif. Seule ombre au tableau, le strict respect de la neutralité limitait l’activité de la formation à la Suisse. Mais tout change en 1978, lorsque la Patrouille Suisse est invitée au 25e anniversaire de la Patrouille de France à Salon-de-Provence. Ce fut l’occasion pour elle de s’illustrer enfin à l’étranger en évoluant dorénavant avec six appareils.

Au cours des années suivantes, la Patrouille Suisse s’est produite souvent et avec succès en Suisse et à l’étranger, comme par exemple en France et en Italie.
En 1991, les Hunter participèrent aux célébrations du 700e anniversaire de la Confédération en tenue d’apparat, frappés d’une croix blanche sur fond rouge sous les ailes et du logo du 700e sur le fuselage, une nouveauté qui a beaucoup plu au public.

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Changement de monture :


Les pilotes de la Patrouille Suisse se produisirent une dernière fois sur Hunter en 1994. Après 30 ans de fidélité à cet appareil britannique, la formation entre dans une nouvelle dimension aéronautique avec un successeur plus rapide et plus maniable, le chasseur américain Tiger F-5 E. Les pilotes ont parfaitement su maîtriser la transition en 1995. Les avions, dorénavant intégralement revêtus d’une livrée rouge et blanche, continuent à soulever l’enthousiasme des foules en Suisse et à l’étranger. La première saison des F-5 s’est terminée en apothéose avec deux présentations à l’Axalp à l’occasion des démonstrations de tir. Ce faisant, la Patrouille Suisse a prouvé que les exhibitions aériennes sont également possibles en dehors des aérodromes.

 

 

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Meilleure visibilité :


Equipés d’un dispositif fumigène depuis 1996, les Tiger de la Patrouille Suisse se produisent régulièrement et avec brio en Suisse et à l’étranger. Cette innovation augmente d’une part l’effet spectaculaire de la présentation et d’autre part la sécurité des pilotes, car les panaches de fumée leur permettent de se voir beaucoup plus tôt lorsqu’ils volent à la rencontre les uns des autres.

Au cours de l’année d’EXPO.02, la Patrouille Suisse a pu séduire un public particulièrement large avec ses démonstrations dans le ciel des arteplages de Suisse romande. De nombreux spectateurs sont également attendus en septembre 2004 à Payerne, à l’occasion du meeting aérien Air 04 qui marquera la célébration des 40 ans de la patrouille de vol acrobatique suisse.

 

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Une particularité :

 

La Patrouille Suisse vole avec un avions de combat et non avec un avions école plus léger (Patrouille de France : Alpha jet, Freece Tricolori :Aermacchi MB339, Red Arrows : Hawk) tout comme la Turquie (F-5 ) l’US Air Force ( F-16) et les Blues Angel’s de la Navy (F/A-18). Cependant les pilotes suisses volent tous en escadrille sur F/A-18 Hornet et ne s’entraînent que 6 fois par an sur les F-5 !

 

 

Première apparition de l’année au Lauberhorn (lors de la descente de ski) :

 

Pré-entraînement le jeudi, 15.01.2009, 11.30 - 11.50 heures, atterrissage à 12.00 heures

Entraînement le vendredi, 16.01.2009, 12.50 - 13.10 heures, atterrissage à 13.30 heures

Démonstration le samedi, 17.01.2009, 11.40 - 12.00 heures, atterrissage 12.10 heures

 

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Photos :1,5,6 :Les pilotes 09. La PS en vol. @Swiss Air Force
Photos :2,3,4 La PS à Sion en 08 @Pascal  Kümmerling

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07/12/2008

Nouvel avion de combat : les enjeux !

 

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Nous voici arrivé au seuil de la phase terminale de l’évaluation des trois prétendants au remplacement partiel de la flotte de F-5. C’est l’occasion de faire le point sur chacun des avions concurrents et de comprendre les enjeux tant du point de vue des constructeurs que de la Suisse. Car il ne s’agit pas là d’une simple vente, mais bien d’une stratégie économique.

 Essais terminés et premières offres :

 

Les essais en vol et au sol sont donc terminés, en parallèle, chaque fabricant a remis une offre détaillée qui comprend : une liste de prix, des précisions sur l’ensembles des systèmes et sous systèmes de l’avion, des possibilités de développement à moyen et long terme. L’offre tient compte non seulement des compensations économiques (pas toujours tenues dans le passé sauf avec le F/A-18, +51%) mais, et c’est là l’important, les garanties de participations à l’évolution de l’appareil directement liées à l’industrie Suisse. Sans oublier les offres de formation et coopération technique et d’entraînement. La répartition du choix se faisant comme suit : les performances opérationnelles 60%, coopération industrielle 25%, servitude 15%. Concernant les radars de type AESA (antenne active), le nouvel avion devra en être équipé, donc, deux options s’offrent aujourd’hui : a)     le modèle choisit utilise un radar à antenne classique (mécanique) et devra être modernisé avec une antenne active nouvelle génération d’ici à 2020. b)     le modèle choisit  reçoit en dotation une antenne active qui comprendra les amélioration en cours actuellement.

 

Deuxième chances :

 Toutes ces offres sont évaluées et les données collectées serviront de base à un second appel d’offres, auprès des fabricants, qui aura lieu en janvier 2009, chacun des constructeurs devra alors rendre sa copie pour mi avril 2009. Il est prévu de procéder au choix définitif  du type d’avion en juillet 2009, sur la base de ces offres et du rapport d'évaluation qui aura été élaboré. On le voit bien, les constructeurs ont ici l’opportunité de pouvoir affiné leurs propositions, tant du point de vue du prix que de la technologie et  de la coopération industriel et militaire.  Car il ne s’agit pas seulement de vendre le meilleur avion, mais bien de fournir le meilleur partenariat possible ! Notre pays se trouve donc dans une excellente position pour négocier, et nous allons voir pourquoi, pour mettre la pression et obtenir l’offre qui satisfera au mieux nos exigences.

 

Un enjeu économique pour les fabricants européens :

Bien que notre pays ne soit pas un client énorme, on estime l’achat à une vingtaine d’avions, les constructeurs jouent ici les dernières possibilités de vendre leurs fleurons ! En effet, les Américains de Lookheed Martin ont prit un sérieux avantage  avec les F-16 modernisés (Pologne, Croatie, Maroc, Chili) et surtout avec le nouveau F-35 (Norvège, Danemark, Grèce, Turquie, Israël, Pays-Bas, Singapour et le Japon). D’un autre côté, les Russes proposent les nouvelles versions de Mig-35 et Sukhoi 30 au Moyen-Orient en Afrique du Nord et  Amérique latine sans oublier l’Asie ! La Chine vient également jouer les troubles fêtes sur ces mêmes marchés ! Bref, pour les trois constructeurs européens, les chances de percer sur des marchés se réduisent de mois en mois ! On comprend mieux dès lors l’importance de cette vente !

 

Clin d’œil au public :

 

Il est toujours bon d’être les favoris du public, pour ce faire chacun des concurrents a lancé à sa manière des opérations de séduction, avec la présentation pour la première fois au meeting de Payerne 04. Depuis,  les trois concurrents se sont essayé à diverses opérations tels que : distribution d’un pack Rafale (sac, casquette, autocollant, pins et DVD) au meeting de Bex07, démonstration d’un Gripen Tchèque et d’un Rafale au meeting de St Stefan 08, EADS ayant prit la peine de mettre en place une maquette de l’Eurofighter. Et dernier coup de maître, EADS a installé un simulateur au Musée suisse des Transports à Lucerne.

 

SAAB et le GRIPEN :

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Premier avion à être évalué, le Gripen C/D Suédois et considéré par certain comme le favori. En effet, Spécialement développé pour être mis en œuvre par des soldats de milices, totalement polyvalent et très compatible, et offrant le prix le plus bas (40 millions de dollars, prix de départ), le Gripen et certes bien placé, mais est-ce suffisant ?  Avec 281 machines vendues à ce jour (Suède, Hongrie, Rép. Tchèque, Afrique du Sud et Thaïlande) SAAB à réussi là de jolies ventes, mais voilà à peine dévoilé le Gripen NG que la Norvège (très intéressée) se tourne définitivement vers le F-35, reste alors le Brésil et l’Inde. Le ciel s’obscurcit pour SAAB, et il n’est même pas sûr que le NG voie finalement le jour, sa technologie devant être rétrocédée pour moderniser les versions précédentes. La Suède joue donc gros, et l’on comprend que celle-ci travaille depuis déjà  4 ans ses contacts avec les industriels suisses. SAAB pourrait donc bien profiter de proposer un Gripen +, soit une version C/D modernisée (radar AESA NORA III et systèmes ECM du NG).

 

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Le RAFALE de Dassault :

 

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Le second avion à avoir été testé, le Rafale et sans nul doute peut-être l’outsider de la compétition ! Avec un design impeccable (un prix de départ d’environs 56 millions de dollars) l’avion franco français cherche toujours acquéreur à l’étranger ! Les chaînes de montage tournent au ralentit chez Dassault et  une exportation et tout simplement devenu une question de survie pour ce programme et son développement futur ! La France joue gros et nous assistons depuis quelques mois à une montée en puissance du point de vue des contactes avec l’industrie et les possibilités de partenariat. Mais aussi avec une communication très soignée. Compatibilité de liaison électronique avec les F/A-18 et le système FLORAKO, partenariat franco suisse avec les exercices en commun et les échanges des écoles de pilotes, Dassault n’oublie rien et déclare : « la Suisse pourrait être le premier pays équipé avec la nouvelle version (nouvelle antenne) du radar AESA prévue pour le Rafale », pas même les possibilités d’entraînements en commun dans l’espace aérien français. Bref, les Français n’ont jamais autant choyé les Suisses, en rappelant les coopérations actuelles (réservoirs du Rafale produit à Emmen, collaboration au futur Drone NEURON et dans le cadre du Falcon) !

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EADS et l’Eurofighter :

 

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Troisième et dernier avions testé, l’Eurofighter et sans nul doute le plus lourd et le plus cher (70 millions de dollars) et ceci bien que quatre pays le produisent en commun (Angleterre, Allemagne, Italie et Espagne). Commandé à ce jour à 707 exemplaires dont 72 pour l’Arabie Saoudite et 15 pour l’Autriche (anciennement pour l’Allemagne) EADS se retrouvent certes avec un tableau de commande non négligeable, mais avec seulement 72 machines en plus en exportation, ce qui n’est en soit pas très brillant et surtout ne permet pas de baisser les coûts exorbitants dû au développement décentralisé. Le consortium européen se trouve là aussi en fâcheuse posture, car le développement à terme, mis à part une modernisation à mi vie pour les utilisateurs, et pour l’instant la seule option envisageable. Dernier dans la prise de contact avec l’industrie suisse et on le comprend, l’ensemble des systèmes étant déjà répartit entre les quatre fabricants, seul des sous éléments pourraient être cédés à un usinage en Suisse. Pourtant EADS essaie également d’attirer l’attention notamment sur d’autre programme auquel la Suisse pourrait participer.  Le 19 novembre dernier, des représentants d’EADS ont visité l’entreprise RUAG Aerospace à Emmen, car celle-ci deviendra le pôle de servitude d’entretien du futur avion de combat (quel que soit le choix).

 

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Conclusion :

Les trois fabricants ont-ils déjà abattus toutes leurs cartes dans cette bataille qui les opposent ? Pas sûr ! Gardent-ils chacun dans leur manche un dernier atout à faire valoir ce printemps ? C’est très possible, nous assistons là à une jolie partie de poker ouvert dont l’enjeu indus trio commercial peut s’avérer décisif, car notre pays offre l’opportunité de part son industrie de participer en tant que partenaire à part entière,  non seulement à la modernisation, mais au développement futur de l’avion choisit. De plus le sérieux de l’évaluation suisse sera certainement exploité à des fins publicitaires auprès des quelques clients potentiels restants.

 Notre pays, peu, ici non seulement faire une très bonne affaire du point de vue des emplois et du transfert de technologie, mais aussi renforcer son partenariat politique et de défense. Il sera donc intéressant, une fois le choix définitif officialisé, de comparer l’ensemble des données. N.B. les prix présenté ici ne sont qu’une estimation générale, ils peuvent variés du simple au double en fonction des options choisies et  de la bonne volonté de remise faite par le constructeur ! Les liens web des trois constructeurs spécialement pour la Suisse :

 

http://www.gripen.com/NR/rdonlyres/2EB0A5A1-C191-4FB9-9C55-B0D5E6A8FDB9/0/GRI9883_factsheetCH_Fra.pdf

http://www.rafale-schweiz.ch/

 http://www.eurofighter.ch/1024/fr/Homepage.html

 

 Photos : Logo : Laurent Baudillon.  Gripen, Rafale, Eurofighter : Milan Rohrer. Cockpit : Armasuisse.

 

13/11/2008

F/A-18 en Norvège (Nightway 08)

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Du 12 novembre au 5 décembre 2008, des pilotes des Forces aériennes suisses séjournent à Oerland (Norvège), où ils ont l'occasion de s'exercer à la pratique des vols de nuit avec six avions de combat F/A-18, plus un appareil de réserve. Portant l'appellation de « Nightway », (soit : NIGHT flying training NorWAY) cette campagne, qui se déroule dans le Grand Nord, est considérée comme un complément à l'entraînement aux vols de nuit, qui ne peuvent être pratiqués que de manière marginale en Suisse afin de ne pas indisposer la population.
L'objectif de la campagne est d'utiliser les avions de combat suisses dans des conditions difficiles (obscurité, froid, intempéries et géographie), mais aussi de permettre aux pilotes d'approfondir leur pratique des vols de nuit. 

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Pour ne pas exposer la population suisse à des nuisances sonores excessives, les Forces aériennes acceptent de prendre en compte les coûts supplémentaires engendrés par ces exercices à l'étranger. 

 

Une convention entre le Royaume de Norvège et la Suisse ainsi qu'un accord au niveau technique, établi sur la base de cette convention, constituent la base légale permettant d'organiser une telle campagne. Pour mémoire il s’agit de la dixième campagne de ce type en Norvège.

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Points positifs de cette campagne (en comparaison de la Suisse):

 

 

- Courte durée d'ensoleillement  (=plus de vols de nuit)

 

- La plupart des secteurs se situent au-dessus de la mer ce qui entraîne beaucoup moins de nuisances sonores pour la population

 

- L'altitude minimale dans les secteurs est de 5000ft/AMSL (1600m) au lieu de 13000ft/AMSL (3700m) en Suisse. Les performances des réacteurs sont

 

  bien meilleures à cette altitude ce qui nécessite une certaine adaptation.

 

- Les vols supersoniques ont lieu jusqu'à un minimum de 2800m au-dessus de la mer contre 10'000m (sol) pour la Suisse.

 

- Entraînement contre les F-16 Norvégiens

 

 

 

Déroulement d'une journée de travail:

 

  • 09h00 Réveil et petit déjeuner

     

  • 10h00 Sport

     

  • 11h30 Dîner

     

  • 13h15 Briefing météo

     

  • X hrs Préparation des vols (en partie déjà la veille)

     

  • Vague de vol A 

     

    • 1345-1430 Briefing

       

    • 1440          Equipement avec la combinaison étanche

       

    • 1455          Prise d'avion

       

    • 1530          Décollage

       

    • env.1630    Attérissage

       

    • 1700          Debriefing (jusqu'à env. 18h15)

       

  • Vague de vol B  (jusqu'à env. 20h30)

     

  • Vague de vol C  (jusqu'à env. 23h30)

     

 

 

Le vol au-dessus de la mer ainsi que les altitudes minimales très basses ont demandé une préparation extrêmement sérieuse. Avant la campagne, chaque pilote a suivi une instruction particulière de Sea Survival de nuit dans le lac de Neuchâtel pour s'adapter aux manipulations sur l'équipement dans l'obscurité. Lors de cet exercice, comme pendant chaque vol, le port d'une combinaison étanche était obligatoire. Elle est nécessaire et sert à prolonger le temps de survie du pilote en cas d'éjection dans des eaux glaciales (env.+4°C). D'autres briefings tels que les procédures de sauvetage en mer, les conditions météorologiques extrêmes, les différences des procédures ATC d'avec la Suisse, les connaissances de la base d'Oerland etc. ont été suivis.

 

 

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Photos : By Swiss air Force esc 17, Nightway 06