11/11/2018

500'000 heures de vol pour les Eurofighter !

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C’est un nouveau cap que vient de franchir la flotte en service d’Eurofighter « Typhoon II » avec le passage des 500'000 heures de vol. La flotte d’Eurofighter compte aujourd’hui près de 500 appareils en service au sein de sept armées de l’air.

La première tranche de 5’000 heures de vol a été atteinte en novembre 2005, puis les 10’000 heures en août 2006, les 20.000 en mai 2007. En août 2008, la flotte d’Eurofighter « Typhhon II »  a dépassé le seuil des 50.000 heures et les 100.000 heures de vol ont été atteintes en janvier 2011. 

Le franchissement du cap des 500’000 heures de vol souligne le fait qu’aujourd’hui, l’Eurofighter « Typhoon II » est le pilier de la défense aérienne européenne de l’OTAN.

Mais, à long terme, il continuera à être développé pour se défendre contre toutes les menaces pour les décennies à venir. L'avion jouera un rôle clé dans le futur espace de combat et constituera un pilier central de tout futur système aérien de combat européen, en développant et en intégrant des technologies clés qui alimenteront ce futur système.

L'Eurofighter Typhoon a rapidement accumulé des heures sur l'ensemble de la flotte, en particulier ces dernières années, à la suite d'une augmentation du rythme des opérations de maintien de l'ordre et de combat aérien. À l'avenir, l'Eurofighter « Typhoon  II »disposera d'un nouveau radar à balayage électronique, d'une interface homme-machine améliorée et de nouvelles armes.

Eurofighter est le programme de collaboration en matière de défense le plus important et le plus abouti jamais entrepris en Europe. Il a assuré la sécurité, la coopération industrielle et économique et le maintien en puissance à une échelle jamais vue auparavant. C'est le modèle de la future défense et de la collaboration industrielle en Europe.

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En ce qui concerne la motorisation, plus d’un million d'heures de performances moteur ont été réalisées pour l'EJ200, ce qui constitue une réalisation majeure. Grâce à de nombreux déploiements, tant en Europe qu'à l'étranger, nous avons bénéficié d'une fiabilité moteur incroyable.

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Photos :Cérémonie des 500'000 heures chez les utilisateurs @ Airbus DS

04/11/2018

L’Espagne prépare le remplacement des EF-18 « Hornet » !

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Madrid prépare le remplacement de la flotte d’avions de combat Boeing EF-18 A/B « Hornet » en service. Le remplacement des EF-18est l’une des priorités de la Force aérienne pour les prochaines années, de même que l’acquisition d’un nouvel avion d’entraînement pour les pilotes et modernisation de la capacité de ravitaillement en vol. Le calendrier actuel comprend le retrait progressif des premiers «Hornet» basés aux îles Canaries en 2020.

Observation des futurs projets européens :

Le ministère espagnol de la Défense préfère observer pour l’instant le développement d’un système de combat de cinquième génération européen soit le projet « Tempest » mené par le Royaume-Uni et celui de la France et l'Allemagne « SCAF ». Pour le ministère espagnol de la Défense ces deux projets européens vont fusionner en un seul et, dans ce projet, il ne fait aucun doute que l'Espagne sera présente ».

 Une chance pour l’Eurofighter T3 :

 Le remplacement de la flotte de EF-18 est directement lié à deux grandes problématiques pour Madrid. D’une part les moyens financiers sont limités et vont pousser à un choix qui impose des économies. De l’autre, il s’agit pour l’Espagne de garder ses capacités en tant qu’acteur au sein du groupe Airbus DS. Ces deux éléments limitent donc le choix final du nouvel avion de combat. De plus,

le secrétaire d’État à la Défense a également confirmé que le ministère de la Défense travaillait à l’approbation de l’augmentation du plafond de dépenses dans le programme  européen « Eurofighter ». Pour les espagnoles, il est nécessaire d'adapter et d'améliorer les capacités opérationnelles au même niveau que les autres pays participants. Cette situation a un impact sur l'équilibre financier du programme. Le programme « Eurofighter » est essentiel non seulement pour maintenir les capacités militaires, mais également pour garantir l'avenir du tissu industriel aéronautique en Espagne. Un abandon du programme signifierait une décapitalisation technologique et une perte de capacité de participer aux programmes futurs.

En conséquence l'achat d'un nouveau lot d’Eurofighter semble aujourd'hui être le choix numéro un du ministère de la Défensepour remplacer les chasseurs EF-18. Un tel achat renforcerait le programme européen en perte de vitesse. Pour l’Espagne, la transition sur le standard « T3 » en serait plus que facilitée.La décision sera prise en 2019.

L'Espagne un acteur clef au sein du consortium Eurofighter:

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L'Espagne est l'un des quatre pays membre du consortium "Eurofighter" d'Airbus DS et participe au développment de l'avion ainsi qu'à la fabrication de pièces importantes comme les ailes. Les appareils destinés à l'Espagne sont assemblés à Getafe, dans la banlieue de Madrid. Actuellment c'est la version "T2" qui est produit.  Ces chasseurs aux capacités sol-air améliorées seront affectés à la base d'Albacete. L'armée de l'air espagnole doit encore en réceptionner 6 autres sur les 73 exemplaires de sa commande initiale.

Par ailleurs, l’Espagne recevra encore six autres appareils dans ce standard d’ici 2019. Puis viendra le temps de la mise à niveau des appareils déjà en service au même standard P1EB FW. La commande de la version "T3" serait parfaitement adaptée à la modernisation de la Force aérienne espagnole.

Eurofighter T3 : 

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L’Eurofighter T3 (F3) dispose du radar AESA E-CAPTOR. L’arrivée du E-CAPTOR permet grâce à son antenne AESA d’effectuer des tâches multiples simultanément. Le nouveau radar conserve les principales caractéristiques de l'architecture du radar ECR-90 CAPTOR actuel, mais, il est  doté d’une antenne AESA en lieu et place de l’actuelle antenne mécanique. Il est prévu d’exploiter la maturité du système actuel et d’y adjoindre le mode AESA. Eurofighter GmbH et Euroradar, de concert avec leurs partenaires industriels ont commencé le développement à grande échelle de la nouvelle génération d’antenne radar AESA (Active Electronically Scanned Array). L'objectif est de permettre une mise en service du nouveau radar pour 2018 et de ce fait, répondre aux exigences des pays partenaires et clients à l'exportation. L'intégration d'armes comprend les missiles Meteor, Storm Shadow et Brimstone II et les bombes Paveway IV et de petit diamètre. 

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Photos : 1 EF-18 espagnoles 2 Eurofighter T2 espagnols @ FAE Eurofighter T3 @ Airbus DS

01/10/2018

Avion de combat : c’est reparti en Bulgarie !

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Sofia, le ministère bulgare de la Défense a annoncé ce lundi avoir reçu des offres pour 4 types d’avions en provenance de trois pays.

Retour en arrière politique :

En 2017 pourtant l’ancien gouvernement avait anoncé avoir choisi le JAS-39C/D Gripen de l’avionneur suédois Saab pour remplacer sa flotte de vieux MiG-29 datant de l'ère soviétique. Mais l’arrivée de l’opposition à bloqué les négociations. Ce dernier à relancé un appel d’offre, dont les premiers éléments de réponses viennent d’arriver.

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Situation du pays : 

La Bulgarie a lancé un important programme de modernisation de son armée, malgré les difficultés financières que le pays traverse. Le pays le plus pauvre de l'Union européenne est préoccupé par la crise en Crimée et d’une manière générale par la situation en Ukraine. La Bulgarie prévoit d'augmenter ses dépenses de défense à 2% du PIB d'ici 2024.

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Les réponses :

Les Etats-Unis, la Suède et l'Italie ont répondu à la demande de propositions de la Bulgarie concernant la fourniture de 16 avions de combat, a annoncé lundi le ministre de la Défense de la Bulgarie.

Ces réponses font suite au nouvel appel d’offre lancé cet été demandées à sept pays pour des avions neufs ou d’occasions en provenance des États-Unis, du Portugal, de la France, de l'Allemagne, d’Israël, de l'Italie et de la Suède. Au final, les USA proposent le Lockheed-Martin F-16 et le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet », l’Italie l’Eurofighter T1 d’occasion et la Suède des Gripen E.

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À l'issue de l'évaluation, un deuxième groupe de travail ainsi nommé par le premier ministre aura des entretiens avec les soumissionnaires pour améliorer les conditions des offres, selon le ministère.

La première étape du projet prévoit l'achat d'au moins huit avions avec la fourniture d'un soutien logistique intégré pour une période de trois ans, les services d'entraînement et de l'équipement de formation, ainsi que du matériel de soutien au sol.

 

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Photos : 1MiG-29 Bulgare @ FAB 2F-16 Viper@LM 3Super Hornet @ Boeing4Eurofighter T1 @ FaI 5Gripen E @ Saab

30/09/2018

RAF, l’Eurofighter en successeur du Tornado !

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La Royal Air Force prépare activement la mise à jour de sa flotte d’avions de combat Eurofighter « Typhoon II »  en vue du remplacement du Panavia Tornado GR4. En effet, les dernières unités de « Tornado » devraient être retirées au début de l’année 2019.

Project Centurion :

 Le programme « Poject Centurion » doit permettre à l’avion européen d’égaler la capacité d’attaque au sol du « Tornado » et de la dépasser à terme.

Pour remplacer complètement le « Tornado » au sein de la RAF, les « Typhoon II » devront porter les mêmes armes, avec la phase 2 et phase 3 d’amélioration (P2EA et P3EA) qui, à leur tour, constituent la première phase et la deuxième phase du programme  « Centurion ». Ils ont été précédés d'un Phase Zero (P1EB ou Phase 1 Enhancement Further Work). La phase zéro a été livrée en décembre 2017, officiellement entrée en service en janvier 2018 et est désormais opérationnelle dans le cadre de l'opération «Shader».

La configuration du projet « Centurion » est destinée à combiner la bombe guidée de précision Raytheon Paveway IV déjà livrée avec les missiles « Storm Shadow », « Meteor » et « Brimstone » sur le Typhoon FGR4. L’avion devra prochainement venir remplacer le Panavia Tornado GR4 au début de l'année 2019. 

Les avions de première phase qui sont livrés ont été équipés de la mise à niveau « Typhoon » Phase 2 Enhancement (P2E) qui comprend le « Meteor » et le « Storm Shadow ». La phase 2 du projet Centurion couvre la mise à niveau de la phase 3 du Typhoon Enhancement (P3E) avec l’arrivée du  « Brimstone ». Les essais sont maintenant en cours, la configuration finale du projet « Centurion » devrait être prête pour la fin de 2018.

Les appareils concernés font partie de la Tranche 1 (51), la Tranche 2 (67)  et environ 10  appareils de la Tranche 3. A noter que 24 Eurofighter de la tranche 1 qui doivent être retenus serviront uniquement à la défense aérienne et ne recevront pas la mise à niveau du projet Centurion.

Environ 65 à 75 sorties devraient être enregistrées avant qu'une phase d'évaluation opérationnelle ne commence à au sein de la base aérienne de la RAF de Coningsby dans le Lincolnshire le 10 août prochain. Cela comprendra également des essais de tir complets avec l'arme de précision.

D'autres améliorations incluent des mises à jour de l'interface homme / machine du "Typhoon", avec notamment le système de visée monté sur un casque Striker fourni par BAE.

Le Storm Shadow : 

Le SCALP (acronyme de « Système de croisière conventionnel autonome à longue portée »), anciennement « Arme de précision tirée à grande distance », est un missile développé fin 1994 MBDA. La version britannique est baptisée «Storm Shadow». Cette arme est conçue pour frapper l'ennemi dans son territoire profond, quelle que soit la défense aérienne grâce à sa furtivité qui le rend indétectable, y compris par les avions radars. 

Le MBDA Brimstone : 

Le missile Brimstone air-sol britannique fabriqué par MBDA sur commande de la Royal Air Force. Il est équipé d'un guidage laser et d'un radar millimétrique, ceci afin de le rendre plus efficace contre des cibles mobiles. 

Le missile Meteor : 

Le Meteor est prioritairement réservé aux missions d'interception à grande distance, au-delà de la portée optique (BVR) de tout type d'aéronefs. Son utilisation est privilégiée pour les cibles de haute valeur telles que l'attaque à plus de 100 km d'avions radar ou de ravitailleurs.

Ce missile va permettre d’assurer une efficacité de destruction à des distances aujourd'hui encore importantes, de l'ordre de 50 Nm (entre la cible et l'avion tireur au moment de l'impact). 

A cette fin, le système d'arme comporte :

Un radar de bord qui fournit des informations précises sur la cible avant le départ du missile, et une liaison de données de type Link16 assurant les mêmes fonctions en retransmettant vers l'avion tireur les informations d'un capteur porté par un autre aéronef.

  • Des systèmes d'identification des cibles à des distances compatibles avec la portée du missile.
  • Une manœuvrabilité suffisante du missile dans toutes les phases de vol, pour toutes les distances de tir, qui doit lui assurer une grande probabilité de destruction des cibles. 

La propulsion de ce missile est également un défi technologique du fait du concept retenu : celui d'un statoréacteur. Ce statoréacteur à propergol solide et à poussée régulée (Throttleable Ducted Rocket ou TDR) dans sa phase de croisière comporte un accélérateur à poudre intégré dans la chambre de combustion, ce qui permet de donner une impulsion initiale suffisante pour atteindre une vitesse compatible avec le fonctionnement du statoréacteur.

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Photos :Eurofighter en préapration pour le standard GR4 @ RAF

 

 

16/09/2018

Nouvel avion de combat, le poid des offsets !

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La compétition qui s’annonce débutera pleinement, lors des premières offres qui doivent parvenir à armasuisse en janvier prochain. Celles-ci confirmeront la participation des avionneurs en vue du choix du nouvel avion de combat destiné à venir remplacer les actuels Northrop F-5 E/F « Tiger II » et Boeing F/A-18 C/D « Hornet ». Nous verrons dès lors, si tous les actuels prétendants seront bien présents ou non.

Différents éléments en vue du choix :

Le choix se fera fera sur une base de centaines d’éléments qui seront collectés notamment, lors des essais en vol et au sol qui se tiendront dans notre pays de mai à juillet 2019. Là, l’aspect technique des aéronefs sera primordial et il n’y aura pas de seconde chance, les avions devront être très bons pour avoir une chance de rester en course. A la différence de ce qui s’est passé en 2008 ou les avions avaient de profondes différences en matière de standards, nous devrions cette fois évoluer dans un mouchoir de poche et obtenir des résultats plus proches les uns des autres.

De ce point de vue, une première différence plus importante devrait apparaître et concerne les prix à l’achat et à l’heure de vol. Ces deux éléments seront particulièrement scrutés pour le choix final et chaque avionneur fera bien évidemment l’offre la plus basse en matière de prix à l’achat. Mais comme pour la dernière compétition, des différences importantes vont être constatées entre l’avion le plus cher et le moins onéreux en course. De la même manière, les coûts à l’heure de vol vont montrer là aussi des différences d’un modèle à un autre. Pour satisfaire au choix, l’avion devra entrer dans l’enveloppe des frais de fonctionnement des Forces aériennes. Un « Hornet » suisse actuel vole en moyenne 200 heures par années (180 pour les Hornet de l’US Navy) pour un coût moyen de 29'000.— Chf à l’heure. Le futur ne devrait pas dépasser ce chiffre, voir être inférieur.

Entre les domaines techniques et les coûts, les avionneurs vont se retrouver à batailler pour pouvoir se placer. Mais il est un autre domaine ou chacun pourrait venir compenser ses éventuelles petites faiblesses, il s’agit des « affaires compensatoires ou offsets ».

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Affaires compensatoires (offsets) :

Exigences imposées par le Conseil Fédéral

Pour l’acquisition des avions de combat et de la défense sol-air de grande portée, des affaires compensatoires représentant 100 % du prix d’achat doivent être exigées et garantie.

La mise en œuvre des obligations liées aux affaires compensatoires intervient après la signature du contrat. Les affaires compensatoires éventuellement générées auparavant peuvent être prises en compte jusqu’à 20 % du volume total des affaires compensatoires (Offset-Banking-Agreements).

L’objectif visé concernant la répartition régionale dans les trois régions linguistiques de la Suisse est d’approximativement 65 % en Suisse allemande, 30 % en Romandie et 5 % dans la partie italophone de la Suisse.

L’utilisation de facteurs de multiplication est autorisée pour la participation industrielle directe et indirecte. Ceux-ci tiennent compte du fait que la valeur économique générée par les investissements peut être plus élevée que les charges financières pures.

Pas une première :

La demande de garantie à 100% du prix d’achat n’est en soi pas une première, puisque lors du choix en 2014 du Gripen E, l’Etat suédois et l’avionneur Saab avaient offert une garantie à 100 % en matière d’affaires compensatoires sur le prix du contrat qui était à l’époque de 3,1 milliards de chf.

Les offsets doivent permettre donc un retour sur investissement de l’argent engagé dans l’achat de systèmes d’armes par la Confédération. Avec un montant minimum équivalent aux 8 milliards prévu (avion de combat & système sol-air) les industriels suisses doivent donc se retrouver avec des investissements garantis principalement dans le domaine civil et un minimum dans le secteur militaire. Au final, il s’agit de faire travailler ces 8 milliards qui permettront à l’industrie de notre pays d’offrir de nouveaux emplois, places d’apprentissage et ouverture de contrat à l’étranger. Le retour se fera également en direction de l’Etat avec les impôts, cotisations chômage et AVS.

Entrée en matière :

Afin d’activer et de promouvoir la collaboration entre les consortiums d’avionneurs et l’industrie suisse, Swissmem / groupe spécialisé SWISS ASD organise avec d’autres partenaires en octobre 2018, pour chaque consortium, deux manifestations d’une journée intitulées « SIP Kick Off Days » (SIP: Swiss Industrial Participation). Ces événements auront lieu à Berne et à Lausanne. Il s’agit ici de débuter la prise de contacte en vue des futures offres.

Le cas Belge :

Hormis l’intérêt de l’industrie suisse en matière d’offsets, les avionneurs peuvent-ils jouer une carte déterminante dans le choix final ? Certes, ceux-ci peuvent très bien se contenter de garantir les 100% demandé. Mais certains pourraient par exemple se montrer très « agressifs » avec des offres telles que celles proposées à la Belgique, jugez plutôt :

Airbus DS avec l’Eurofighter (36 avions pour 3,6 milliards d’euros) qui concours au sein de l’offre officielle propose à la Belgique : un montant de retombées économiques à hauteur de 19,3 milliards d’euros et créerait ou consoliderait 6.785 emplois d’ici 2043, selon une analyse de sa proposition réalisée par le cabinet d’économistes d’Oxford Economics (OE).

Dassault Aviation se lance hors-concours officiel, mais avec une offre directe d’Etat à Etat propose le Rafale avec une compensation estimée à 20 milliards d’euros sur 20 ans et plus de 5'000 emplois par an à haute valeur technologique en Belgique», précise le document.

Peut-on alors rêver de voir dans notre pays des offres particulièrement généreuses se profiler ? Difficile à dire pour l’instant, cependant se serait dans l’intérêt des avionneurs de venir « titiller » le lobby de l’industrie sur ce sujet.

Double impact :

Des offsets particulièrement généraux auraient un double impact, d’une part ceux-ci permettraient à un avionneur de se profiler devant ses concurrents et de l’autre, du côté suisse sachant qu’il y aura une votation plus le retour sur investissement sera grand plus il sera aisé de défendre une acquisition dans le domaine militaire.

On le voit, rien n’est joué dans le futur choix qui s’annonce et les avionneurs peuvent encore disposer de marges de manœuvre intéressantes, qui au final ne feront que relancer l’intérêt de ce futur achat.