20/06/2009

Ventes d’Airbus au Bourget : explications !

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Plusieurs de mes connaissances m’interpellent suite aux annonces de contrats obtenus par le constructeur européen au Salon aéronautique du Bourget ! Petites explications d’une stratégie commerciale !

 

 

Plusieurs annonces depuis quelques jours :

 

A peine débuter sous les hospices de la crise, qu’Airbus industrie annonce contrats sur contrats :

 

-          Aigle Azur, compagnie française, a signé un contrat avec airbus portant sur la commande ferme d’un A319 motorisé de CFM-56.

-          Wizz Air, principale compagnie low-cost d’Europe centrale a signé un protocole d’accord portant sur l’acquisition de 50 A320, le motoriste n’a pas encore été choisi.

-          Paramount Airways, basée à Chennai en Inde  a signé un protocole d’accord portant sur la commande de 10 A321.

-          Turkish Airlines a signé un protocole d’accord portant sur l’acquisition de 7 A330-200 et A330-300.

 

 

Et cela devrait continuer jusqu'à la fermeture du Salon international parisien !

 

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Airbus champion du négoce ?

 

Non bien sûr! Il s’agit là d’une stratégie d’annonce bien rodée du constructeur européen. Contrairement à son concurrent direct Boeing qui préfère annoncer officiellement les commandes d’avion au fur et à mesure qu’elles se finalisent, Airbus choisit de les tenir, si possible secrètes, jusqu’au prochain Salon aéronautique, et bénéficier de l’effet d’annonce que procure ce genre de manifestations.

 

Tout le monde y trouve son compte :

 

Spécifique donc à Airbus, ce genre d’annonces  groupées qui donnent l’impression aux profanes que ce genre  de manifestation permet quasiment d’acheter clef en mains de l’avion d’affaires à l’avion de combat en passant par une flotte d’avion de ligne, un peu comme tout à chacun remplirait son caddie au supermarché du coin !

 

La réalité étant bien différente, l’achat d’avions de ligne prend en général plusieurs mois et parfois ce compte en années. Par ailleurs, un client potentiel ne négocie pas seulement l’avion mais doit également déterminer son choix quant à la motorisation de celui-ci et choisir également le fournisseur des sièges passagers, des équipements de divertissements et même des toilettes.

 

L’intérêt consiste donc pour Airbus d’associer les organisateurs du salon, le client et les différents fournisseurs afin de médiatiser le contrat en se servant au maximum des journalistes présents pour l’événement.  

Du côté de chez Boeing, on relativise cet effet  publicitaire par le fait que celui-ci n’a que peu d’impact sur le moyen terme.

 

CQFD !

 

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Photos : 1 Salon du Bourget 09, @ Remy. 2 A320 Wizzair.com, @ Wizzair. 3 A330 Turkish à Bangkok, @ Pawarin Prapukdee.

 

 

 

 

 

 

 

 

19/06/2009

Bombardier Aéronautique reste positif malgré la crise !

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En marge du Salon aéronautique du Bourget à Paris, le constructeur d’avions Canadien reste optimiste quant à l’avenir de l’aviation commerciale.

 

 

Les grandes lignes :

 

Les prévisions du marché des avions d’affaires sur dix ans s’élèvent à 11 500 livraisons, de 2009 à 2018, soit des rentrées de 256 milliards $US pour l’ensemble du marché.

Les prévisions du marché des avions commerciaux sur 20 ans, de 2009 à 2028, correspondent à 12 400 nouvelles livraisons sur le marché des avions de 20 à 149 places, d’une valeur de 589 milliards $US.

 

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Prévisions du marché des avions d’affaires :

 

Bien qu’à court terme l’industrie soit placée devant certains défis importants, comme les inventaires élevés d’avions d’occasion, les perceptions négatives du public et une conjoncture difficile, Bombardier reste convaincue que l’industrie des avions d’affaires présente un solide potentiel pour les dix prochaines années. La reprise prévue de la croissance économique mondiale devrait résulter en une solide reprise de la demande de biréacteurs d’affaires.

La flotte mondiale des avions d’affaires totalisait environ 13 600 appareils à la fin de 2008. Elle devrait croître à un taux de croissance annuel composé (TCAC) d’environ 5,8 % pour la période prévisionnelle, jusqu’à quelque 23 800 unités après les retraits des appareils en service.

Compte tenu de la croissance soutenue prévue à moyen et long terme, le marché a besoin de nouveaux avions novateurs qui procurent aux exploitants la solution optimale conçue pour atteindre leurs objectifs d’affaires. Exemple de l’aptitude de Bombardier à constamment poursuivre l’innovation et les perfectionnements techniques, le biréacteur d’affaires Learjet 85 entièrement nouveau et fait de matériaux composites doit entrer en service en 2013.

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Prévisions du marché des avions commerciaux :


D’après les prévisions de marché de Bombardier, la demande des appareils commerciaux de 20 à 149 places devrait atteindre 12 400 nouveaux avions au cours de la période de 20 ans allant de 2009 à 2028. Malgré une légère correction de la demande par rapport aux prévisions de l’an dernier, les données fondamentales de l’industrie demeurent favorables. La demande prévue est estimée à environ 589 milliards $US**Les pressions à la baisse soutenues sur les coefficients d’occupation, les augmentations projetées du prix du carburant et les préoccupations environnementales renforceront la demande des exploitants en matière d’avions modernes aux faibles coûts d’exploitation. Nous prévoyons donc une tendance à l’affectation d’appareils de capacité adéquate, plus éco-énergétiques, et un grand nombre de retraits des appareils en service. Soixante pour cent, soit 6 900 unités, du marché des avions de 20 à 149 places devraient ainsi être retirés du service pendant la période prévisionnelle.

Les prévisions reflètent l’évolution de la demande en faveur du segment supérieur du marché régional et du segment inférieur du marché des grands transporteurs :

Sur le segment des avions de 20 à 59 places : livraisons prévues de 300 appareils;

Sur le segment des avions de 60 à 99 places : livraisons prévues de 5 800 appareils;

Sur le segment des avions de 100 à 149 places : livraisons prévues de 6 300 appareils.

 

Créer un avenir durable pour l’aviation

 

L’industrie de l’aviation a également concentré son attention sur l’important enjeu de la création de solutions de transport durables. Pour sa part, Bombardier est proactive devant les préoccupations environnementales. Sa priorité est de concevoir les avions les plus éco-énergétiques, générant le moins de bruit et le moins d’émissions dans leur catégorie, réduisant ainsi leur empreinte environnementale et répondant aux exigences des clients. De plus, dans le cadre de ses initiatives de responsabilité sociale d’entreprise, Bombardier Aéronautique a été le premier équipementier d'origine à offrir à ses clients de biréacteurs d’affaires, un programme entièrement géré de compensation des émissions de carbone.

 

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Photos : 1 Learjet 60, 2 Q400, 3 CRJ700, 4 Global 850. @ Bombardier Aéronautique.

 

 

 

17/06/2009

Le premier B787 aux couleurs d’ANA !

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Le second Boeing B787 « Dreamliner » désigné ZA002 à reçu les couleurs de la compagnie de lancement All Nippon Airways. La compagnie nippone sera la première à exploité le dernier né de Boeing l’année prochaine.

 

 

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Préparatifs aux essais en vol :

 

Ce second « Dreamliner » rejoint le premier  model codifié ZA001 aux préparatifs du premier vol tant attendu du B787 pour la fin du mois.

Il s’agit dès lors du deuxième appareil qui servira aux essais en vol et aux qualifications du B787. Comme son prédécesseur le ZA001, cet avion a terminé avec succès une série de tests rigoureux en usine.

La première étape concerne le remplissage des réservoirs  en carburant puis le démarrage des deux moteurs au banc d’essais.

 

Six avions en tests :

 

Afin d’activer les essais du 787, Boeing disposera bientôt de 6 avions pour conduire les tests en vols et permettre de conduire l’ensemble du programme de qualification et de certification opérationnel.

 

Prochaine étape donc : le premier vol !

 

 

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Photos : B787 ZA002 aux couleurs d’ANA. @ Boeing press.

 

 

 

Billets déjà publiés sur le B787 :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/05/06/b787-pret-pour-l-alignement-avant-decollage.html

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/02/04/boeing-787-reprise-de-la-production.html

 

 

15/06/2009

Le Brésil va remplacer ses F-5EM !

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Tout comme la Suisse, la Force Aérienne Brésilienne (FAB) prévoit de remplacer ses avions de combat F-5EM/FM (version E/F modernisée) d’ici à 2014. Petit retour sur un choix où l’on retrouve quelques similitudes avec notre pays !

100 à 120 avions :

Lancée en 2001 déjà, cette compétition visant à remplacer en premier lieu les F-5EM/FM Tiger II puis dans un deuxième temps d’ici 2020 les AMX et Mirage 2000 d’occasions, et suspendue pour des raisons politiques, puis relancée en 2008. Plusieurs avions sont en compétition : Le Sukhoi SU-35, le F-16, le F35, le F/A-18 E/F Super Hornet, l’Eurofighter Typhoon, le Rafale et le Gripen. L’avion choisit sera commandé en trois tranches, 36 avions d’ici 2010, 50 avions en 2015 puis selon les réserves financières une dernière tranche d’une trentaine d’avions entre 2020 et 2025.

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Des favoris rapidement écartés :

Si certains constructeurs semblaient faire figure de favori comme le russe Sukhoi et le Su-35 , l’américain Lockheed avec le F-16 modernisé et le nouveau F-35 et le consortium européen de l’Eurofighter, tous ont été assez rapidement écarté du choix.

Remise de la dernière offre :

Ce vendredi, les trois derniers constructeurs, l’américain Boeing avec le F/A-18 Super Hornet, le français Dassault avec le Rafale et le suédois SAAB avec le Gripen NG, on donc rendu leur dernière copie d’offre pour le choix définitif.

Ce contrat s'inscrit dans un vaste projet de renouvellement de la flotte aérienne de l'armée brésilienne dans les quinze prochaines années. Le Brésil, qui souhaite acquérir des appareils polyvalents de nouvelle génération capables d'effectuer plusieurs types de mission, réclame un transfert de technologie (avec éventuellement assemblage sur place) avec son futur fournisseur, afin de développer sa propre industrie de défense et gérer la maintenance des appareils achetés.

Boeing a déjà laissé entendre que le gouvernement américain pourrait donner son aval à ce transfert de technologie, mais pas d’entrée dans le programme de modernisation. Dassault et l'Etat français devraient en faire de même, étant donné la virginité du carnet de commandes du Rafale à l'étranger. Brasilia doit également conclure en décembre une alliance stratégique avec la France, comprenant la construction, au Brésil, d'un sous-marin à propulsion nucléaire.

 

Cette première tranche s’inscrit dans un cadre financier de près de 3 milliards de dollars et l’ensemble de cette acquisition devrait atteindre les 8 milliards de dollars (acquisition de 110 à 120 avions).

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Les différences avec notre pays :

 

Vous l’aurez noté, le Brésil désir remplacer ses « bons vieux » F-5 tout comme nous, mais également à terme ses AMX et ses Mirage 2000. Deux concurrents se retrouvent en finale soit le Rafale et le Gripen NG (pour la Suisse il s’agit du Gripen +). Mais l’un des éléments fondamental qui diffère entre les deux demandes concerne la participation et le développement industriel. Le Brésil ne désire en  fait qu’une autonomie de maintenance et la fabrication éventuelle des avions sous licence avec en retour, une possibilité d’obtenir des contrats de compensation. Bref, ce qui se faisait par le passé dans notre pays ! Là où les choses sont intéressantes et diffèrent, c’est la demande de participation suisse dans le programme de modernisation développement, chose qui ne s’était jamais faite par le passé et qui doit permettre un véritable retour sur investissement.

 

Au-delà des questions industrielles, il est intéressant de suivre cet achat du point de vue du choix final, car si l’avion choisit devait être le même que pour notre pays, nous deviendrions à moyen terme un fournisseur des éléments de modernisation de l’avion pour le Brésil !

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Photos : 1 F-5 EM de la FAB noté la perche de ravitaillement fixe ! @ Mauros Lins De Barros. 2 F/A-18 Super Hornet de l’US Navy @ Phil Vabre. 3 Rafale ici à Emmen, @ Hermann Keist. 4 Gripen NG en vol, @ Katsuhiko Tokunaga.

 

 



13/06/2009

Embraer livre le 600ème avion de la famille E-Jet !

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São José dos Campos, le constructeur Brésilien prépare la livraison du 600ème avion de la famille E-Jet (Embraer  170, 175, 190 et 195).  Le 500ème ayant été livré à air France en Décembre derniers.

 

 

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Une famille à succès :

 

La gamme de E-jet d’Embraer à connu un succès fulgurant et ceci dès la mise en service il y a cinq ans du premier Embraer 170. 50 compagnies aérienne dans 34  pays on choisi les models d’avion de cette famille.

 

A ce jours, plus de 110 millions de passagers on embarqué à bord d’un de ces E-Jet  et pu apprécier le confort, les divertissements offerts à bord.

 

Le faible coût  de ces avions est apprécié par un grand nombre d’utilisateur en Amérique du nord et en Europe tels les compagnies JetBlue Airways, Flybe, FlyNiki et Azul et Finnair sans oublier Flybaboo.

 

A ce jour près de 900 commandes ont déjà été passées.

 

Les models E-Jet :

 

La famille Embraer E-jet se compose de quatre jets commerciaux de 70 à 122 places soit les Embraer 170, 175, 190, 195.  Les quatre avions ont une vitesse maximale de Mach 0,80 et peuvent voler à 41.000 pieds (12.497 mètres) avec des rayons d’action allant jusqu’à 2.400 miles nautiques (4.448km).  Tout comme chez le constructeur Airbus, ces quatre avions sont semblable du point de vue du pilotage et de la maintenance et permettent donc une grande efficience d’emploi.

 

 

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Photos : la famille Embraer E-Jet 170,175,190,195, @ Embraer press.