29/01/2018

Le second Pilatus PC-24 de série !

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Stans, l’avionneur Pilatus, prépare le premier vol du second jet PC-24 « Super Versatile Jet » de série (sn 102, HB-VSC). Avec ce second jet de série l’avionneur suisse confirme le bon fonctionnement de sa ligne d’assemblage et continue de tenir son calendrier et réalise un sans faute jusqu’ici !

A propos du Super Jet Polyvalent :

Le PC-24 est le premier biréacteur d'affaires dans le monde entier conçu pour décoller et atterrir sur des pistes très courtes, ou les pistes non pavées, et d’offrir une porte cargo standard. Il dispose également d'une cabine très spacieuse dont l'intérieur peut être facilement adaptée aux besoins du personnels. La flexibilité exceptionnelle du PC-24 ouvre la porte sur un éventail enviable de possibilités, que ce soit en temps que jet d'affaires, d'avions d'ambulance ou pour d'autres missions spéciales. Tout cela fait un super polyvalent Jet, un avion conçu pour répondre à une grande variété de profils de mission individuels.

Les commandes à ce jour du PC-24 :

 

Falcon Aviation service (EAU) : 2

Jetfly (Lux) : 4

PlaneSense (US) : 6

Royal Flying Doctro Service (Aus) : 3

U-Haul Int, (US) : 2

Force aérienne suisse : 1

Svenskt Ambulansfly (SWE) : 6

Clients privés : 67

 

Total à ce jour : 91

 

Photo : le second PC-24 de série @ Stephan Widmer

 

 

Airbus livre le 1'300ème H135 !

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Donauwörth, Airbus Helicopters a livré le 1300ème hélicoptère de la famille H135, un nombre soulignant le succès mondial de l'hélicoptère bimoteur léger polyvalent.

Plus de 300 clients dans 60 pays utilisent des hélicoptères de la famille H135 pour un large éventail de missions, y compris les urgences. Services médicaux (EMS), application de la loi, transport d'entreprise, formation au vent offshore et au pilotage militaire. La majorité des hélicoptères bimoteurs légers de ce type sont exploités en Europe (641), suivis par l'Amérique du Nord (316) et l'Asie (195).

L'intégration de la suite avionique Helionix d'Airbus Helicopter en 2016 souligne l'évolution constante du H135 pour répondre aux besoins des clients. Le système avionique simple et intuitif intègre un pilote automatique à 4 axes - déjà utilisé avec les H175 et H145 - réduit encore la charge de travail des pilotes et offre un niveau de sécurité inégalé.

Le H135 :

Le H135 offre une large cabine parfaitement dégagée pour les opérations sanitaires, combinée à des performances, à une autonomie et à des capacités d’emport d’un excellent niveau, outre un faible niveau de bruit. Les portes coulissantes latérales surdimensionnées et de grandes portes cargos à l’arrière, permettent l’embarquement et le débarquement rapides des patients. L’appareil bénéficie également de caractéristiques de sécurité supplémentaires pendant les opérations au sol, grâce à son rotor de queue caréné de type fenestron®.

Une machine exceptionnelle :

Au sein des Forces aériennes suisses,l’H635 (H135 en version militaire) est equipé de deux turbines Pratt & Whitney 206B2 au bénéfice d'un régulateur de puissance (FADEC) de dernière génération, les visites moteurs de 50 et 100 heures ont été supprimées et la charge de travail des visites de 400 et 800 heures s'en trouve allégée. Aujourd'hui, la première inspection sur un H635/135 est requise à 400 heures de vol, un fait unique dans sa catégorie. Question cellule, Airbus a fait appel à 95% de matériaux composites qui allient légèreté et solidité, tout en réduisant les contrôles. Son rotor principal non articulé silencieux ne nécessite aucune maintenance. De plus, l'H635/135 est la machine la moins gourmande en kérosène et la moins bruyante de sa catégorie avec un bruit inférieur de 7db aux normes OACI actuelles.

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Photos : 1 H135@ Airbus 2  H635 des Forces aériennes suisses @Milan Rohrer

 

28/01/2018

L’USAF relance la production d’ailes pour le A-10 !

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L'US Air Force prévoit de rouvrir un contrat pour produire de nouvelles ailes pour venir équiper les Fairchild Republic A-10 « Thunderbolt II » et préserver au moins quelques-uns des trois escadrons de combattants actuellement en préretraite en l'absence d’un véritable remplaçant.

Rappel :

En 2016, pour maintenir la flotte de A-10 en service, un contrat devait accélérer les travaux de maintenance. Diverses pièces devaient être usinées et Boeing aurait dû continuer à produire de nouvelles ailles pour l’avion. En effet, une partie de la flotte de A-10 a déjà reçu une nouvelle paire d’ailes. Mais il fallait encore remplacer les ailes les plus critiques, des A-10 encore services. Les ailes des A-10 ont été mises à lourde contribution, lors des nombreux déploiements sur divers théâtres opérationnels et de nombreuses fissures ont été décelées. 

Des retards :

Selon le dernier rapport de l’USAF, le contrat de remplacement des ailes arrive à son terme et une centaine d’avions n’ont pas été équipés. La raison de ce retard vient du fait que l’avionneur Boeing va fermer prochainement son usine de Macon, en Géorgie, où les nouvelles ailes des A-10 sont assemblées, avec les panneaux d'aile externes fournis par Korea Aerospace Industries. De plus, le contrat avec Boeing n’était selon l’avionneur, pas rentable.

De fait, l’USAF, prévoit d'acheter plus d'ensembles d'ailes pour l'A-10 avec des fonds disponibles dans le budget actuel et dans la demande de budget pour l'exercice 2019 qui sera publiée en février prochain. L'USAF devra créer une nouvelle chaîne de montage et sélectionner un entrepreneur différent pour terminer le travail de rééquipement des A-10.

Moins de A-10 que prévu :

Ce contretemps pourrait avoir comme conséquence une diminution du nombre de A-10. En effet, L'USAF n'a pas décidé combien des 109 A-10 seront au final doté de nouvelles ailes. Il se peut donc que certains appareils dont les ailes n’ont pas été remplacées soit finalement retiré.

 

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Photos : A-10 Thunderbolt II @ USAF

27/01/2018

L’Italie a reçu son second G550 « EITAM » !

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Israël Aerospace Industries a livré à l'armée de l'air italienne son deuxième aéronef d'alerte précoce AEW & C conforme de type Gufstream G550 «  EITAM »complétant un ensemble d'accords réciproques signés par les deux nations en 2012.

Ce second et dernier exemplaire du G550 « EITAM » de commande et de contrôle a été acquis en vertu d'un contrat de 750 millions de dollars qui comprend également du matériel de soutien au sol et un soutien logistique. Rome a acheté séparément un satellite d'observation de la Terre produit par l'IAI dans le cadre de l'accord, tandis que Tel Aviv a acquis 30 avions d'entraînement à réaction Leonardo M-346 pour l'armée de l'air israélienne.

Selon les Forces aériennes italiennes le premier « EITAM » italien a participé à plusieurs exercices avec les forces aériennes de l'OTAN, avec une grande satisfaction.

Le G550 «EITAM» :

Basé sur une cellule d’avion d’affaires Gulfstream G550, le système EITAM est un appareil   de surveillance et d’alerte lointaine AEW & C. Israël Aerospace Industries (IAI) a installé un radar EL/W-2085 à antenne active (AESA) en bandes L et S. La matrice d'émission / réception (T / R) des modules permet au faisceau d'être dirigé électroniquement, ce qui permet au système ne pouvoir se passer d’un rotodome et de voir à 360°. Les israéliens étant très discrets sur les performances du système, on retiendra que celui-ci peut suivre au minimum 100 cibles en même temps et permet l’assistance du suivi d’interception air-air et air-sol de manière simultanée et ceci sur une distance de 200 mille nautiques (370 km).

En plus de ses capacités de détection, le système permet d’analyser les communications adverses et de mener la guerre-électronique. L’EITAM dispose également d’un système complet d’autoprotection. Le G550 permet de patrouiller sur 12.500 km (6.750nm) et dispose d’une autonomie de 11heures de vol.

Les opérateurs aux nombres de six disposent pour leur confort, d’une petite cuisine située au centre de l’avion, les ingénieurs d’IAI ayant également travaillés à un aménagement permettant de diminuer les risques de claustrophobie ou de suffocation dû, à la suppression des hublots. 

En service en Israël, le G550 «EITAM» aurait été utilisé pour gérer la frappe de destruction d’un réacteur nucléaire secret à Al-Kibar en Syrie (opération «Orchard» en 2007) ainsi que des convois transportant des armes au Soudan.

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Photos : G550 « EITAM » italien @ Paul Nelhams

 

Plainte refusée contre Bombardier, les raisons !

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Je vous l’annonçais dans un article court hier soir, la décision sur le litige qui opposait l’avionneur cannadien Bombardier à l’américian Boeing est tombé. La Commission internationale du commerce des États-Unis (USITC) a tranché en faveur de Bombardier. L’avionneur canandien n'aura pas à payer de droits compensatoires et antidumping de 292 % sur les ventes de son monocouloir de type CSeries.

Rappel :

L’avionneur américain Boeing avait déposé une plainte contre Bombardier pour concurrence déloyale. Le ministère américain du Commerce affirmait que les appareils de 100 à 150 sièges bénéficiaient de subventions du gouvernement canadien et qu'ils étaient vendus en deçà de leur prix de fabrication. Pour Boeing, cette situation donnait lieu à un préjudice en raison de ces subventions indues octroyées à son concurrent. Les avocats de Boeing donnaient comme exemple la vente de CS100 à la compagnie Delta Airlines grâce à un prix très bas.Les chances de Bombardier de l’emporter semblaient minces au départ. Plusieurs observateurs canadiens, y compris au sein du gouvernement fédéral, prédisaient une victoire de Boeing.

La fin d’un feuilleton :

« La décision d’aujourd’hui est une victoire pour l’innovation, la concurrence et la primauté du droit », a affirmé Bombardier dans un communiqué publié vendredi, quelques minutes après l’annonce de la décision de l'USITC.

Le constructeur rappelle que « les avions CSeries sont les avions les plus novateurs et les plus efficaces à avoir été créés depuis une génération. Leur développement et leur production représentent des milliers d’emplois aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni ». L'action de Bombardier à la Bourse de Toronto a bondi en quelques minutes, pour atteindre un sommet en trois ans. Par ailleurs, Bombardier entend mettre l'accent sur la finalisation de son partenariat avec Airbus, en vertu duquel l'avionneur européen deviendra l'actionnaire majoritaire du programme de la C Series.

Pourquoi Boeing a perdu ?

Pour beaucoup d'observateurs, la défaite de Boeing est une surprise. En effet, les arguments de l'avionneur américain portaient sur l'aide financière de la région du Québec à l'entreprise Bombardier. Toujours pour Boeing, ces aides auraient permis de vendre le CS100 à un prix particulièrement bas au transporteur Delta Airlines. Hors, il semlbe que le prix accordé à la compagnie américaine soit parfaitement dans la norme et que les rabaix accordés correspondent à ce qui se fait chez Boeing ou Airbus. Pas de concurrence déloyale en finalité.

Préparation des livraisons à Delta Airlines:

La commande de Delta prévoyait que les livraisons débutent ce printemps, mais quand Airbus a accepté à la mi-octobre de prendre une participation majoritaire dans le programme CSeries et d'en assembler quelques-unes sur le site de son usine A320 à Mobile en Alabama, Delta devait accepter un retard dans les livraisons pendant qu'Airbus construit la nouvelle chaîne d'assemblage américaine. Maintenant que la décision de l'USITC donne raisons à Bombardier, celà  signifie que Delta peut prendre livraisons des avions construits à Mirabel, au Québec, le site de la ligne primaire CSeries. 

 

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Photos : La vente du CS100 à Delta Airlines a déclenché le litige@ Bombardier