24/10/2011

Croatie : F-16 vs Gripen !

 

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Depuis un certain temps, la Croatie cherche à remplacer ses vénérables Mig-21, si un premier projet en 2008 de livraison d’appareils de type F-16 par les Etats-Unis n’a pas abouti, la recherche d’un nouvel appareil continue et voit se profiler deux candidats.

 

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L’offre suédoise :

Le gouvernement suédois a soumis une offre comprenant la vente de douze ou de huit Gripen C/D de la dernière génération. L'offre comprend également un accord de support et d'entraînement pour les techniciens et les pilotes. Dans le but d'assurer que les Forces aériennes croates restent opérationnelles sans interruption lorsque leurs MiG-21 actuels seront mis hors service, la Suède propose initialement un prêt de vieux avions Gripen-A jusqu'à la livraison des Gripen C/D.

En lien avec la possible acquisition d'avions de chasse Gripen par la Croatie, Saab propose un ensemble de coopération industrielle. Sur la base des expériences et des ressources combinées de son important réseau industriel, Saab et la base de fournisseurs Gripen offrent à la Croatie un partenariat à travers un programme de défense et de coopération industrielle de nouvelle génération. Saab est prêt à s'engager dans une obligation de coopération industrielle évaluée à 100 pour cent de la valeur du contrat.

 

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L’offre américaine :

Reprenant en grande partie l’offre datant de 2008, Lockheed-Martin propose une série de 12 à 20 F-16A/B avec possibilité à terme d’augmenté la livraison en fonction des besoins la Croatie, les Etats-Unis sont disposés à pouvoir livré jusqu’à 40 appareils.

Cependant, la version ne com prend que des appareils d’occasions, certes abordables, par ce pays mais qui montreront très vite leurs limites. Il faudra alors le modernisé et le coût risque de rendre le projet bien plus onéreux que prévu. En effet, la Croatie désire que l’appareil acheté soit multirôle.

La contre partie américaine reviendrait dans une aide substantiel financière dans divers projets de modernisation des infrastructures du pays. L’entrée de la Croatie au sein de l’alliance Atlantique (OTAN) favoriserait a priori l’offre pour permettre une meilleure gestion des pièces de rechanges avec les pays membres déjà utilisateurs de F-16.

Offre française ?

La France pourrait se retrouver en troisième place pour le remplacement des Mig-21 et ceci grâce aux éventuels Mirage 2000-9 d’occasions qui pourraient être récupérer de la possible prochaine vente du Rafale aux Emirats Arabes Unis (EAU). Encore faut-il que celle-ci se réalise assez rapidement pour permettre à nos voisins d’entrer dans la compétition.

Photos : 1 Mig-21UB croate @ Cris Lofting 2 Gripen C @ SAAB  3 F-16 @ Alejandro Ruiz

 

21:18 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : croatie, f-16, gripen, saab, lockheed-martin |  Facebook | |

23/10/2011

La RAAF reçoit son vingtième Super Hornet !

 

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Amberley, Queensland, quatre nouveaux Boeing F/A-18E/F Super Hornet ont rejoint la Royal Australian Air Force (RAAF) sur la base aérienne d’Amberley, il ne reste plus que quatre appareils a être livré et la flotte de la RAAF sera au complet.

L'arrivée à la base a été marquée D’Amberley de quatre nouveaux F/A-18 E/F Super Hornet a été marqué par un survol de celle-ci avec les vingt machines dorénavant en opération au sein de la RAAF. 

Premier escadron avec le Super Hornet :

La livraison du15e en début d’année du 15e appareils avait permis de mettre en œuvre le premier escadron opérationnel de la RAAF sur le Super Hornet, basé sur les installations de Amberley. Boeing à par ailleurs livré les quinze appareils avant la date prévue et dans le cadre des budgets prévus.Les Super Hornet remplacent les F-111 au sein de la RAAF. Les Super hornet australiens sont tous câblés pour permettre l’installation de « pod » de guerre électronique.

Rappel :

Le gouvernement australien avait annoncé en Mars 2007, qu’il désirait acquérir 24 Super Hornet dans la version avancées Bloc II qui est équipée du radar APG-79 de Raytheon est doté d’une antenne active AESA (Active Electronically Scanned Array).

Le Boeing F/A-18 E/F Super Hornet est une version à grand rayon d’action dérivée de la version C/D. Il est capable d’effectuer toutes les missions de supériorité aérienne ainsi que l’ensemble des missions dans un spectre tactique qui couvrent la lutte en surface et la suppression des défenses aériennes ennemies.

Plus lourd d'environ 25%, le nouveau chasseur fut désigné F/A-18E (version monoplace) et F/A-18F (version biplace) et baptisé Super Hornet par le constructeur. Extérieurement, le Super Hornet se différencie du Hornet par ses entrées d'air rectangulaires par rapport aux ovales des premières versions du chasseur d'attaque américain. La motorisation a, elle aussi, été revue par Mc Donnell Douglas. Les turboréacteurs F404-GE-400 du F/A-18C laisse la place au tout nouveau F414-GE-400. Le nouvel avion gagne 30% de puissance. Le premier F/A-18E a été présenté au public lors de sa première sortie le 18 septembre 1995. Quelques semaines plus tard, le 29 novembre de la même année, le Super Hornet effectuait son premier vol.

A ce jour, Boeing a livré plus de 440 F/A-18E/F à l'US Navy.

 

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Photos : 1 Les vingt premiers Super Hornet de la RAAF  2 En vol  Super Hornet et Hornet @ Boeing/RAAF

 

23:04 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : raaf, boeing, super hornet, fa-18ef |  Facebook | |

21/10/2011

Eurofighter, Gripen, Rafale le choix avant Noël !

 

 

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Le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) soumettra au Conseil fédéral, avant la fin de cette année, la proposition de décision relative au type des nouveaux avions de combat.

Réalisation finale :

La phase final du choix du nouvel avion de combat vient de commencer, sur demande du Département fédéral de la défense (DDPS) les constructeurs aéronautiques, EADS/CASSIDIAN (Eurofighter ), Dassault Aviation (Rafale) et SAAB (Gripen) doivent actualiser leurs propositions au gouvernement suisse d'ici fin octobre, afin que ce dernier puisse effectuer son choix pour l'achat de nouveaux avions de combat. Cette actualisation prévoit une mise à jour technologique ainsi que du prix demandé pour 22 avions de combat avec l’équipement connexe.

Puis, le choix du DDPS sera soumis à la fin de l’année au Conseil fédéral pour validation puis sera entériné par le parlement. L’avion choisi devrait être commandés dans le cadre du programme d'armement 2012 ou 2013.

 

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Le DDPS en position de force :

Les trois constructeurs européens doivent absolument vendre et se retrouve face à une demande claire de la Suisse : 22 avions pour un budget maximum de 5 milliards de francs suisses, des spécificités avancées en matière de technologie et un partenariat cadre en ce qui concerne l’industrialisation et l’entrainement !

Pas de discussion en parallèle comme cela se fait sur d’autres marchés en cours, les trois concurrents connaissent les besoins et les limites de notre offre. Pour eux, il s’agit donc de répondre en tout point au cahier des charges, soit un appareil moderne capable de supériorité aérienne, attaque au sol tactique et capacité de reconnaissance (avion omnirôle) jusqu’en 2040. Partenariat industriel complet dépassant la valeur d’achat et entrainement conjoint.

Partenariat industriel une chance :

Armasuisse, le centre de compétence de la confédération pour les achats d'armes, attend des fournisseurs étrangers qu'ils concluent des achat en Suisse pour le 100% de la valeur des contrats.

Les affaires compensatoires sont les participations industrielles de toutes sortes en relation avec des achats d'armes à l'étranger pour notre armée. On les appelle aussi affaires "offset". C'est par elles que les dépenses d'acquisition d'armes sont balancées. Les offsets ont un grande impact économique, elles permettent un maintien de la compétitivité internationale de l'industrie suisse et contribuent au maintient de la place industrielle Suisse et à la défense de places de travail.

Les offsets directes sont les affaires compensatoires qui sont liées à la participation des entreprisses suisses à la production de biens militaires commandés à l'étranger. Des compétences et du savoir faire sont ainsi acquis, ce qui permet d'assurer l'entretien autonome de ces biens d'équipement, de permettre de garder leur valeur ainsi que de permettre de futures améliorations et contribuer à garder le potentiel industriel essentiel à une défense nationale.

Les offsets indirectes sont les compensations du fournisseur étranger, des contrats à l'industrie civile suisse, accès à des technologies de pointe, développement communs en relation à des transferts de technologie, accès à des nouveaux marchés etc. Nos hautes écoles en profitent aussi, ainsi que leurs étudiants, avec le transfert de savoir-faire et les possibilités de stages.

Les affaires compensatoires sont possibles dans douze branches, parmi lesquelles l'industrie des machines, du métal, électronique, horlogère, automobile, aviation légère et moyenne, informatique ainsi que la coopération avec les hautes écoles et la recherche.

Dans la phase d'évaluation d'une acquisition d'armement, les premiers éléments des offsets sont apportés par l'offre du fournisseur étranger. Ces portefeuilles d'offsets sont ensuite transmis aux entreprises suisses, complétés par armasuisse en matière de prescriptions de sécurité et de politique d'acquisition.

 

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Les programmes d’Offsets concerne plus de 300 entreprises de tous les cantons. Il bénéficierait non seulement aux industries de la défense, de l’aéronautique et du secteur spatial, mais aussi à des entreprises d’un grand nombre d’autres secteurs notamment civil.

Ces perspectives s’adressent également aux acteurs incontournables du processus d’innovation qui se situent en amont de la phase d’industrialisation : les instituts suisses de recherche comme l’ETH Zurich, l’EPF Lausanne ainsi que les universités cantonales. L’approche proposée contribuera à renforcer le «Pôle d’Excellence Aéronautique», réseau d’entreprises industrielles et de centres de recherche avec nos voisins et permettra de renforcer les liens déjà existants en matière de coopération du développement aéronautique.

 

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L’importance du choix, la valeur de l’investissement :

Un avion de combat coûte cher, mais ne voir en cela, qu’une luxueuse dépense est en soi, une grave erreur de jugement ! Un avion de combat représente un investissement à plus d’un titre : la sécurité, pour combler le départ à la retraite des vénérables F-5, appuyer en binôme les F/A-18 et garantir l’avenir des Forces aériennes une fois ces derniers devenu obsolètes.

Mais c’est aussi l’occasion grâce au partenariat exceptionnel en matière d’industrialisation de développer notre industrie et ceci justement, car nous sommes en période d’incertitudes. Jamais notre pays n’a eu, comme c’est le cas aujourd’hui, l’opportunité d’un partenariat aussi large en matière de recherche et développement (R&D). L’informatique, l’optronique, la communication les matériaux composites et la mécanique ne sont que la pointe de l’iceberg qu’un tel contrat peut rapporter non seulement dans le domaine militaire mais civil. N’oublions pas que les brevets qui en découlerons ouvrirons la voie à de nouvelles technologies dans une large palette de domaines.

Le choix du type d’avion de combat sera déterminant en matière de sécurité à l’avenir, mais aussi en ce qui concerne notre industrie et ses places de travail. L’avion devra être le meilleur techniquement et l’offre du constructeur répondre de manière complète et diversifiée en matière d’Offsets.

Le DDPS et le Conseil Fédéral doivent mesurer la responsabilité de leur décision et donner les moyens à notre pays d’aller de l’avant !

 

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Lien récent sur le sujet :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2011/10/02/d8dc9d4367261c1f838bc8c963734780.html

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2011/09/14/suisse-le-rafale-en-grand-favori.html

 

 

Photos : 1 badge des pilotes d’essais, réalisation Aviapic.ch (Laurent Baudillon, Christophe Moduli) 2 Rafale @ Dassault Aviation 3 Gripen @ SAAB 4 Eurofighter @ EADS

 

20/10/2011

Production augmentée pour le B737 Next Generation !

 

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RENTON,  Boeing a commencé la construction du premier B737 Next-Generation avec un  taux de production de 35 nouveaux avions par mois. Le taux est en hausse de 31,5 avions par mois pour répondre à la demande du marché mondial pour le best-sellers des monocouloirs du constructeur.

Boeing a misé sur une triple approche pour préparer les hausses production du programme 737. L'entreprise a mis en place des procédés de montage plus efficaces grâce à l’aide des équipes d’employés qui ont contribué à valider de nouveaux processus d'amélioration. De plus, l'augmentation de la capacité de production est rendu possible avec la réalisation d’une nouvelle ligne de montage des ailes notamment sur le site de Renton. 

L’automatisation de certaines chaînes, comme le montage des longerons et le forage informatisé avec insertion des attaches permet de réduire considérablement le temps de construction.

Le taux de production des B737, doit à terme,  atteindre 38 avions par mois au deuxième trimestre de 2013 et passer à  42 avions par mois au premier semestre de 2014.

Cette augmentation de cadence fait suite à la demande des compagnies clientes de pouvoir disposer des appareils commandés en options pour certaines et cela s’ajoute  à celles qui passent de nouvelles commandes. A ce jour, Boeing dispose d’un carnet de commande de 2 500 appareils de la gamme B737. Boeing anticipe également les nombreuses futurs commandes du B737 «MAX» remotorisé.

Boeing a par ailleurs annoncé la future augmentation des cadences de production des programmes B747, B777 et B787.

 

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Photos 1 Chaîne de production B737 2 B737-800 NG Alaska @ Boeing

 

19/10/2011

La Corée du Sud un marché porteur !

 

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SEOUL, Salon Aéronautique international de Séoul, Boeing entrevoit la livraison de 1.250 nouveaux avions aux transporteurs en Asie du nord d'une valeur approximative de 200 milliards de dollars pour les 20 prochaines années.

L’Asie du nord  moteur du développement aérien :

«L'effet combiné de la libéralisation et de la croissance économique rapide sont le moteur du trafic passager dans la région", a déclaré Randy Tinseth, vice-président du Marketing  Boeing Commercial Airplanes. «En Corée, l'aéroport international Incheon sert de plaque tournante dans la région et dans la péninsule coréenne, il  est parfaitement situé entre le Japon et la Chine - ce qui lui permet de fonctionner  en tant que passerelle vers les marchés clés en Asie."

Toujours selon les prévisions de Boeing, le transport aérien devrait croître annuellement de 4,3 % au cours des 20 prochaines années dans la région coréenne. Boeing a déjà en commande 110 appareils auprès  des compagnies du pays et prévoit un marché de l’ordre de 1.250 appareils neufs.  La flotte passera de 690 avions aujourd’hui à un total de 1.520 en 2030.

Le développement aérien à partir de la Corée vers ses voisins et sur les routes internationales de type long-courrier va favoriser en premier lieu les appareils à deux couloirs tels que les B777, B787 Dreamliner et B747-800 Intercontinental.

Dans un second temps il faudra remplacer les appareils courts et moyens courriers, qui devraient représenter 46% des commandes totales. Pour ce faire Boeing compte sur le B737 « MAX » remotorisé pour séduire non seulement les compagnies existantes également répondre à l’expansion croissante des transporteurs à bas prix offrant un service intra-et inter-régionaux.

Photo : 1 B747-800 Intercontinental & B787 Dreamliner @ Boeing