25/03/2018

Service de police aérienne 24 : exercice à Payerne !

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Le service de police aérienne 24h sur 24 va être progressivement mis en place d’ici 2020 pour accroître la sécurité dans l’espace aérien suisse. Dans l’optique de ce service h24, les Forces aériennes se sont exercées durant 36h consécutives du lundi 19 mars à 8h au mardi 20 mars à 20h.

Le quatrième exercice de service de police aérienne h24 de l’Armée suisse a débuté le lundi 19 mars à 8h sur la base aérienne de Payerne. Des mécaniciens et pilotes des Forces aériennes, divers collaborateurs de la Base logistique de l’armée, de la Base d’aide au commandement et des membres de Skyguide ont passé la nuit sur l’aérodrome afin de garantir un service ininterrompu de 36 heures. Ces exercices de préparation ont pour but d’éprouver et d’optimiser les processus du service de police aérienne 24. La transition d’un service de une à plusieurs équipes entraîne divers changements au niveau du personnel et de l’organisation, par exemple lors des relèves.

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Depuis le 2 janvier 2017, deux avions armés des Forces aériennes suisses sont prêt à être engagés de 8h à 18h, 365 jours par an. De plus, les collaborateurs de la centrale d’engagement de la défense aérienne de Dübendorf scrutent 24h sur 24 l’espace aérien sur leurs écrans radar. L’Armée suisse renforce son service de police aérienne en deux étapes. De 2019 à 2020, deux avions de combat armés seront prêts à intervenir de 6h à 22h. Dès 2020, ils seront engageables 24h sur 24. En introduisant un service de police aérienne h24, l’Armée suisse se prépare à pouvoir intervenir en tout temps avec des jets de combat dès que la situation l’exige. Le service de police aérienne 24 contribue donc à augmenter la sécurité dans le ciel suisse.

Un espace aérien plus sûr :

La surveillance active de l’espace aérien est déjà une réalité depuis 2005. Sa grande utilité a à nouveau été démontrée récemment. En effet, le 31 octobre dernier, un avion de ligne survolant la Suisse a dû procéder à une descente d’urgence, une manœuvre consistant à quitter l’altitude de vol actuelle pour entamer rapidement une descente en raison de problèmes techniques liés par exemple à la pression dans la cabine. La centrale d’engagement de la défense aérienne a suivi cet événement activement. Alors que l’avion avait atteint une altitude d’environ 3500 mètres dans le secteur de Zurich, toutes les données du transpondeur ont cessé d’être transmises. Cet appareil permet d’afficher un aéronef sur les écrans radars du contrôle aérien civil. Si le transpondeur d’un avion tombe en panne, celui-ci disparaît des écrans radars. Quand cela s’est produit, seul le service de la navigation aérienne militaire était encore en mesure de maintenir un contact radar avec l’aéronef en question, car les radars militaires peuvent aussi repérer et afficher des avions qui n’émettent pas de signal activement. Ainsi, les contrôleurs aériens militaires ont pu transmettre en tout temps la situation de l’avion à leurs homologues civils. Cette excellente collaboration accroît la sécurité de l’espace aérien. Des informations ont aussi été transmises à l’armée de l’air allemande, car la trajectoire de vol prévue menait en Allemagne. La situation a pu être clarifiée alors que l’avion se trouvait dans l’espace aérien allemand. Le signal du transpondeur a pu être reçu, et l’aéronef a été redirigé vers Munich afin d’y atterrir.

Une motion datant de 2009 de l’ancien conseiller aux Etats Hans Hess (PLR/OW) est à l’origine de la PA 24. Elle demandait que la disponibilité opérationnelle du service de police aérienne soit aussi garantie en dehors des heures de travail habituelles. Le projet PA24 va permettre de réaliser en quatre étapes la disponibilité opérationnelle permanente avec deux avions armés prêts à décoller en l’espace de 15 minutes au maximum.

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Pourquoi faut-il attendre 2020 ?

Pour beaucoup de citoyennes et citoyens, il est incompréhensible que la mise en activité de notre police du ciel, soit aussi lente à mettre en œuvre. A cette question le commandant de la base aérienne de Payerne, le Colonel EMG Benoît Studemann explique les raisons de la montée en puissance progressive : la mise en activité du projet PA24 demande une réorganisation en ce qui concerne le personnel de la base. En effet, pour assurer le bon déroulement d’une patrouille de F/A-18 de jour comme de nuit et les week-ends, il devient impératif d’augmenter le nombre du personnel au sol et ceci afin d’assurer un tournus de celui-ci. Mais ce personnel requiert une formation particulière, dont la moyenne est de trois ans. Par exemple, il faudra 9 contrôleurs aériens supplémentaires, Skyguide ne peut former que deux nouvelles recrues par année et il faut trois années pour être qualifié.

 

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Photos : F/A-18 C/D Hornet @ Swiss Air Force

 

 

 

ANA commande le B777 « Freighter » !

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Le transporteur japonais All Nippon Airways (ANA) a annoncé avoir placé une nouvelle commande pour deux Boeing B777 Freighters d'une valeur de 678 millions de dollars au prix catalogue de l’avionneur américain.

Alors que l'ANA est un opérateur majeur du B777 en version passagers, il a augmenté ses activités de fret avec le B767 Freighter. En ajoutant le B777 Freighter, le plus grand cargo bimoteur du monde, ANA étend ses capacités de fret tout comme le marché du fret aérien ne cesse de croître à des taux historiquement élevés. 

« Le fret aérien est un élément essentiel de la croissance du commerce mondial », a déclaré Hiroshi Sugiguchi, vice-président, Direction de la planification et de l'administration, ANA Cargo.

L'an dernier, le marché mondial du fret aérien a augmenté de 9% , soit plus du double du taux de croissance prévu à long terme d'environ 4,2%. En janvier, la croissance supérieure à la tendance poursuivie avec une augmentation de 8% de la demande. Les experts de l'industrie disent que la forte performance reflète le commerce économique mondial, alimenté en grande partie par l'expansion du commerce électronique. 

Le B777 Freighter est capable de voler 4’900 miles nautiques (9.070 kilomètres) avec une charge utile de 112 tonnes (102 tonnes métriques ou 102000 kg). La longue portée de l'avion se traduit par des économies importantes avec moins d'arrêts et donc des redevances d'atterrissage plus bas.

Photo : B777F aux couleurs d’ANA @ Boeing

 

 

23/03/2018

A400M : une double livraison !

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Séville, Airbus a officiellement livré pour la première fois deux avions de nouvelle génération A400M à européenne pour la coopération en matière d'armement (OCCAR), en charge de la gestion du programme A400M, représentant l'Allemagne et la France.

Lors d'une cérémonie à Séville, en Espagne. Le Directeur de l'OCCAR, Arturo Alfonso-Meiriño, a déclaré: "C'est un grand plaisir de voir deux des plus grands pays de l'OCCAR recevoir ces superbes avions le même jour dans une année où l'organisation célèbre elle-même le 20ème anniversaire de sa Convention. Cela témoigne du travail efficace effectué par l'équipe A400M de l'OCCAR pendant de nombreuses années dans la gestion de ce programme exceptionnellement complexe. »Ces dernières livraisons ont été les 60e et 61e A400M à être livrées et à amener respectivement les flottes allemande et française à 18 et 14 avions.

L’A400M « Atlas» :

L’A400M est un avion de transport militaire polyvalent conçu par la division militaire d’Airbus (Airbus Military). Il est pour l'instant commandé à 174 exemplaires par huit pays différents, à savoir l’Allemagne (la France, l’Espagne, la Belgique le Luxembourg, le Portugal et l’Angleterre, qui ont été rejoints par la suite par la Malaisie et la Turquie et l’Indonésie qui ont reconnu le potentiel de ce nouvel avion pour leurs propres besoins. La polyvalence est ce qui caractérise le mieux l’A400M, qui est conçu pour offrir des capacités à la fois tactiques et stratégiques. L’appareil peut transporter 37 tonnes de charge utile sur au moins 4700nm (8700 km) de distance. Sa soute est dimensionnée pour accueillir tous les chargements et véhicules répertoriés  dans le cahier des charges européen ESR (Europen Staff Requirement). Cependant, l’A400M ne peut servir pour l’instant que de plateforme de transport aérien, le ravitaillement en vol n’étant hormis celui des avions, n'est pour l’instant pas validé pour les hélicoptères et pose plusieurs problèmes. L’A400M incarne le premier avion de transport militaire lourd véritablement nouveau depuis ces trente dernières années

Photo : La livraiosn des deux A400M @ Airbus DS

22/03/2018

Belgique, cacophonie et suspicion sur le remplacement des F-16 !

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« L’affaire des F-16 » tel est le nouveau titre du programme de remplacement du vaillant « Fighting Falcon » en Belgique. Nous voici entrés dans une nouvelle phase, dont les politiques de ce pays se seraient bien passés.

Rappel des faits :

Durant l'été 2016, un membre de l'armée a été informé par le constructeur Lockheed-Martin que les chasseurs F-16 pouvaient rester en activité plus longtemps que prévu. Lorsqu'il informe son supérieur hiérarchique, le colonel Letten, c'est le commandant de la composante Air belge, Frederik Vansina, qui va directement se renseigner auprès Lockheed-Martin. Dans le même temps, on va conseiller, par courriel, à l'informateur de rester prudent: "Tant que personne ne pense que les F-16 peuvent voler plus de 8'000 heures. Fais bien attention". 

Le ministre sur la défensive :

Pour le ministre Steven Vandeput, la réponse ne fait aucun doute: « oui et vite ! C'est dans un tel contexte d'urgence, sachant que nos F-16 doivent, nous dit-on depuis le début, être retirés de la circulation à partir de 2023 qu'un appel d'offres a été lancé voici un an. Appel d'offres qui, je l'ai dit maintes fois, s'avère de plus en plus orienté, partial et quelque peu improvisé ».

Et d’ajouter : « On apprend maintenant que la durée de vie de nos appareils pourrait être sensiblement plus longue que celle avancée jusqu'ici pour justifier l'urgence de leur remplacement. C'est du moins ce qu'affirme le constructeur Lockheed-Martin lui-même dans un rapport remis à la Défense belge en avril 2017.

Le ministre de la Défense se défend d'avoir eu connaissance d'un tel document et dénonce une "erreur majeure d'appréciation" de la part des gestionnaires de la flotte. Une enquête interne et externe est en cours afin de déterminer les responsabilités autant que les causes de ce manquement. Pour l'heure, il est évident que cela porte un coup sérieux aux termes de l'appel d'offres ainsi qu'à sa poursuite.

Collusion d’un fonctionnaire avec un avionneur :

De plus, il apparaît que le ministre de la Défense Steven Vandeput a licencié l'an dernier son chef de cabinet adjoint, après qu'il est apparu qu'il a eu des contacts avec Lockheed-Martin, confirme la porte-parole du ministre.

Que dit le fameux rapport :

Le rapport fournit par l’avionneur Lockheed-Martin porte sur la structure des F-16 et des faiblesses dues aux criques. Lockheed indique que l’analyse est délicate du fait de méthodes calquées sur celles utilisées pour les flottes de F-16 Block 30, hors les belges sont au Block 15MLU, mais aussi que l’état des enregistreurs de vol n’a pas toujours permis d’avoir des données fiables.

Il est de notoriété qu’il est parfaitement possible d’augmenter le nombre d’heure de vol d’un appareil. Mais à quel prix ? On parle de 1 milliard de dollars ! Dans le cas des F-16 Belges l’avionneur parle de 6 années, soit le temps qu’il faut pour équiper la Force aérienne belge (FAB) avec un nouvel appareil. Est-ce donc utile ? Pas vraiment, d’autant plus que l’argent serait mieux investit dans l’achat du futur aéronef. Bref cette histoire d’heures de vol, n’est en soi, pas si importante. Mais, elle le deviendrait en cas de retard du choix, car il faudra, alors combler les besoins de la FAB en attendant l’arrivée du nouveau destrier.

Le vrai problème :

Le véritable problème dans cette compétition provient de la connivance entre l’ancien adjoint du ministre de la Défense et l’avionneur américain. Les déclarations du Ministre vont d’ailleurs dans ce sens, lorsqu’il parle de l’appel d’offre. De plus, l'avionneur américain Lockheed-Martin n'a-t-il pas justement jouer un jeu pour mieux faire passer son F-35 en remplacement des F-16 au plus vite?

Finalement, on ne sera pas étonné de voir le gouvernement belge reporter le choix de son futur avion de combat à une date ultérieure, une chance peut-être, pour les avionneurs européens !

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Photos : 1 F-16 Belges @ FAB 2 F-35 @ Lockheed-Martin

 

 

C’est au tour de Lion Air de réceptionner son B737 MAX !

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Seattle, le transporteur Air Lion a célébré la livraison de son premier B737-9 MAX. L'avion entrera en service avec Air Thai Lion, où sa capacité ajoutée aidera le lancement de plusieurs routes aériennes internationales.

« Le B737-9 MAX est un ajustement parfait pour notre entreprise en pleine croissance en Thaïlande », a déclaré le capitaine Darsito Hendro Seputro, PDG et Président du Lion Thai Air.

Le B737 MAX :

Le B737 «MAX» est 13 % plus économe en carburant que les plus performants des monocouloirs actuels, avec un coût opérationnel par siège inférieur de 8 % par rapport à son futur concurrent. La configuration inclut les nouveaux moteurs LEAP-1B de CFM International qui sont optimisés pour la famille «MAX», un cône arrière redessiné et les nouvelles ailettes dites « Advanced Technology Winglet » conçues par Boeing pour réduire la consommation de carburant. Parmi les autres modifications intégrées, figurent des améliorations apportées aux écrans du poste de pilotage, au système de prélèvement d’air et au système de commande de vol. Par ailleurs, le B737 MAX profite des progrès accompli dans le domaine de la connectivité. Le B737 «MAX» offrira à ses clients la possibilité d’utiliser des données en temps réel, pour prendre en cours de vol des décisions opérationnelles concernant la maintenance au sol. La famille B737 "MAX" comprend le B737-700 «MAX», le B737-800 «MAX» et le B737-900 «MAX», trois appareils qui occuperont le marché des monocouloirs de 100 à plus de 200 sièges. Le B737 «MAX » se caractérise par un rayon d’action supérieur à celui de la famille B737 NG, avec une autonomie de 6’482 km (3’500 milles nautiques), soit 741 à 1’000 km de plus que le B737 NG.

Photo : B737-9 MAX de Lion Air @ Boeing