04/08/2008

Voyageons 33% moins cher ! Vraiment ??

800px-A_380_meeting[1].jpg

L’article TDG/24heures « Voyageons 33% moins cher grâce aux avions géant » paru le  4 août, m’oblige à réagir sur un certain nombre d’affirmation qui pourraient induire en erreur le lecteur et donc le futur passager ! En effet, plusieurs points me semblent litigieux :

 

« Hôtesses de l’air de plus en plus rares » 

 

A la lecture de cette phrase, j’ai cru entendre le discours de ces « affairistes de l’aviation » pour qui les économies sont un but et non la sécurité !

Petit rappel : le nombre de PNC (hôtesses/stewards) par passagers et de 1 pour 50 ! Cette disposition réglementaire obligatoire est imposée pour des raisons de sécurité, en cas d’évacuation par exemple.

Il ne serait question de diminuer le nombre de PNC à bord des avions sous peine d’être en infraction avec la législation aérienne et de mettre en danger les passagers !

 

Exemple : Airbus A320 avec 172 passagers = 4 PNC.

 

 

Voyager moins cher avec les gros porteurs !

 

 

Il  est vrai que le nouvel avion d’Airbus A380 permet de réduire le coût par siège, prétendre que cette diminution va être reportée directement sur le prix des billets des passagers, me semble être très optimiste, et l’article ne reste que  très superficiel sur la réalité.

Utilisation de l’A380 :

De part, sa taille, l’A380 reste pour l’instant limité à quelques aéroports, qui de plus ont dû consentir à de nombreux aménagements dont le coût va être reporté sur la taxe aéroportuaire. Autrement dit peu importe la compagnie et le type d’avion, la taxe sera plus forte pour tous.

Prétendre que le kérosène est devenu depuis trois la principale charge des compagnies et inexacte, cela a toujours été le cas ! L’aggravation du prix du baril n’a fait qu’affecté encore plus cette charge. Par ailleurs, le prix du siège passagers se détermine notamment par le nombre de passagers et du confort que l’on veut lui accorder (classe économique). Par conséquent, les grandes compagnies réduiront sensiblement le nombre de rangées de sièges afin d’ajouter quelques centimètres,  mais au détriment du prix du billet. Par contre, les compagnies charter et autres Low cost ne se priveront pas de charger au maximum le nombre de sièges. Jusque là rien de bien nouveau !

Sur les lignes qui exploiteront  l’A380, il faut comprendre que celui-ci remplacera parfois deux vols. Avec une seule rotation, la compagnie transportera plus de passagers  en une seule rotation et avec moins de carburant, certes, mais la ligne doit rester bénéficiaire et être garante de la sécurité. En conséquence, la marge avec l’ensemble des coûts n’est pas grande, il ne faut pas s’attendre à des sacrifices sur les billets.

Où iront donc ces économies ?

 

Le prix du baril continuant de grimper, les charges de maintenances et de sécurité vont aussi continuer de s’élever mais, dans une moindre mesure, sans oublier les salaires du personnel, qui, nous venons de le voir avec la grève chez Lufthansa vont également devoir être réévalués. Autrement dit, les économies réalisées avec de nouveaux avions comme  l’A380, mais aussi des modèles plus petits comme l’A350 et le B787 vont être rapidement absorbés dans le fonctionnement des compagnies, le passager quant à lui ne verra donc pas grand-chose. Le prix du billet risque de grimper sensiblement encore ces prochaines années, l’arrivée d’une flotte de nouveaux avions permettra seulement de stabiliser celui-ci !

 787.JPG

Quoi de neuf pour Genève cointrin et Zurich ?

 

Genève cointrin prévoit d’accueillir l’A380, et a prit les devants en apportant des modifications de sa piste d’atterrissage notamment. Mais si Genève ne sera quotidiennement desservie par cet appareil, son aéroport continuera de transporter des passagers sur les courts et moyens courriers qui pourront effectivement à transiter sur Paris ou Francfort pour finir le voyage sur un A380, A350 et B787, mais ceci est déjà le cas aujourd’hui !

Zurich devrait pouvoir à moyen terme accueillir quelques A380 de plus, mais l’aéroport zurichois sera par contre de premier choix pour une gamme plus petite soit les A350 & B787.

En conclusion :

Baisser les prix des billets alors que l’ensemble des charges d’exploitation des compagnies aériennes sont en augmentation risque de se faire au détriment de la sécurité, nous ne  les connaissons  que trop bien ces compagnies « pas chères » disons plutôt les « compagnies poubelles » comme Flash Airlines (choisie par un Tour opérateur, car elle facturait 10 euros de moins le siège passagers) et ou West Caribbean, 148 morts pour la première et 160 pour la seconde ! Certes, les compagnies qui vont exploiter l’A380 et les autres les A350 et B787 n’appartiennent pas à cette catégorie et ne doivent surtout pas céder aux sirènes des sacrifices de la sécurité aux noms des coûts ! Faire croire que la nouvelle génération va faire fondre le prix des billets en cette période de crise que traverse l’aviation n’est que pure spéculation, oui le prix des billets pourra baisser un jours, mais pour y arriver il faudra d’abord régler l’épineux problème du carburant !

19:53 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (18) |  Facebook | |

30/07/2008

Le Pilatus PC-21 à Singapour !

jul.Par.0011.Image[1].jpg

Les élèves pilotes de la République de Singapour Air Force (RSAF) ont commencé à voler sur le nouveau Pilatus PC-21 au sein de la Flying Training School de Pearce en Australie !

 

En effet, à la vue de l’exiguïté du territoire singapourien, l’école de pilotage avancée est basée en Australie en collaboration avec la Royale Australian Air Force (équipée de Pilatus PC-9) et ceci depuis les années septante.

Adieu les S-211 :

L’avion helvétique a remplacé les 30 SIAI Aermacchi S-211 en service depuis 1980 dans  la RSAF. A ce jour deux nations volent encore sur ce jet soit les Philippines et Haitis.

248px-RSAF_Roundel_1990-present.svg[1].png

Une nouvelle ère :

Les qualités et performances inégalées du PC-21 (voir :http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/04/13/pilatus-pc-21-debut-de-carriere.htmlr : ) permettront aux élèves pilotes de construire une base solide pour préparer les futurs pilotes de chasse à transiter sur les F-16 C/D puis dans quelques années sur son remplaçant qui reste à être choisit.

Le PC-21, permet en combinaison avec son simulateur, de réduire les heures de vol tout en améliorant le niveau de formation des élèves pilotes.

A ce jour les douze premiers PC-21 ont été livrés à la RSAF,  et les 7 autres le seront d’ici fin août !

sep.Par.0009.Image[1].jpg
PHOTOS : 1) Début d'écolage sur les PC-21 de la RSAF.
3) Cocarde de la RSAF.
3) SIAI Marchetti Aermacchi S-211 au temps de sa gloire à la RSAF.

24/07/2008

Arrivée des deux JAS-39 Gripen

12645[1].jpg
ttegripen[1].jpg
0824072008009gp9[1].jpg
entrée dans le Box !

 Arrivée ce matin dans le ciel d'Emmen (LU) des deux SAAB JAS-39 Gripen, qui se sont posés à 11H58 !

Il s'agit bien de deux biplaces (D), l'information première ne laissait entendre qu'il pourrait y avoir un monoplace.

9bg0uq[1].jpg
Dans le Box ! Viseur de casque COBRA et missile AIR_AIR IRIS T (allemand) Courte portée.
0424072008004zn9[1].jpg
Arrivée sur la piste d'Emmen!
Photos : 1 DDPS,
2,3,4 @Andréas Weber

21/07/2008

Nouvel avion de combat : le JAS-39 Gripen

080418306ssl5[1].jpg

Du 28 juillet au 22 août 2008, deux Gripen (en principe un monoplace JAS-39C et un biplace JAS-39D) devraient être basé à Emmen, dans le cadre de l’évaluation de cet appareil potentiellement destiné au remplacement des F-5E/F Tiger des Forces Aériennes Suisses

 

Pour faire suite aux billets déjà publier sur le blog, je vais revenir en détail sur chacun des protagonistes à la veille de leur arrivée en Suisse, dans le cadre du “Nouvel Avion de Combat” (NAC).

Premier avion de 4ème génération multirôle à avoir été mis en service, le Gripen est produit en série à Linkopink depuis 1993 par l’avionneur suédois SAAB en collaboration avec Volvo Aero, Ericsson et FFV Aerotech pour remplacer les Viggen ainsi que les derniers Draken.

JAS qui signifie : (J) pour interception, (A) Attaque et (S) reconnaissance, le Gripen est un avion à tous faire relativement petit, car plus léger que son ancêtre le Viggen mais capable de décoller court (800M) sur de petites portions d’autoroutes. Le Gripen fait appel à une large panoplie d’équipement “made in USA” tant en ce qui concerne ses systèmes, son avionique, son moteur Volvo RM12UP (en fait un Général Electric F404-402, le même que nos F/A-18), les commandes de vol électriques triples chaîne (Lockeed Martin). Son radar actuel l’Ericsson PS-05 utilise notamment des éléments anglais et le nouveau radar à antenne active AESA utilise des éléments produit par le français THALES. Il n’en reste pas moins que l’intégration de ces composants est purement suédoise et que les techniciens scandinaves ont réussi à en tirer la quintessence. Doté d’un armement complet (ainsi que des viseurs de casque) et multinational validé,les clients ont dès lors un vaste choix parmi divers engins européens (suédois, français, allemand et anglais) ou américains et même israéliens ! Armé d’un canon Mauser de 27 mm, le Grippen dispose de 7 pylônes et d’une perche de ravitaillement en vol rétractable, ainsi que d’un système de génération d’oxygène pour les vols de longue durée.

 

La Suède a reçu à ce jour 207 JAS-39 Gripen dont le dernier a été livré fin 2007, aujourd’hui le développement en cours d’une version légèrement plus grosse du Gripen (voir billet précédent) en collaboration avec le Danemark suit son cours. A ce jour, six pays ont commandé le Gripen soit  : la Suède, l’Afrique du Sud, la Hongrie la Tchéquie et la Thailande pour la version actuelle (C/D) et le Danemark pour la nouvelle version en développement soit le Gripen (E/F). Du point de vue de l’industrialisation, la version actuelle du Gripen, sauf nouvelle commande devrait se terminer fin 2013 et la nouvelle version du Gripen doit commencé sa production courant de la même année. Outre la Suisse, le Gripen est actuellement proposé à L'Inde à la Grèce, à la Norvège et au Brésil.

 undstunden78je[1].jpgundstunden83ic[1].jpg

 Gripen C/D actuel et Gripen E/F (plus large, le train principal a été déplacé sur sous les ailes)

Armasuisse a planifié une présentation pour les spotters et pour les médias.

Pour assister à l’une de ces journées, il faut vous inscrire en utilisant les formulaires sur les liens suivant :

 - Spotters (11.08.08) : DDPS formulaire d’inscription

- Média (12.08.08) : DDPS formulaire d’inscription

 

Prochain billet sur le sujet NAC : le RAFALE !

02/07/2008

L’Airbus A400M sort d’usine !

42216273[1].jpg

Après douze mois de retard, la division d’Airbus Military a procédé le jeudi 26 juin à la sortie d’usine du premier exemplaire complet de l’avion de transport militaire A400M issu de la chaîne d’assemblage de Séville en Espagne.


Conçu initialement pour répondre au besoin exprimé par les Forces aériennes européennes en faveur d’un nouvel avion-cargo militaire, l’A400M incorpore les tout derniers matériaux et technologies mis au point et continuellement optimisés au profit des flottes actuelles d’avions commerciaux. Les commandes de vol électriques, les structures composites en carbone et le système de pilotage automatisé sont autant de caractéristiques d’avant garde qui apporteront aux équipages militaires de nouveaux standards d’opérabilité et de sécurité.

Commandé à 180 exemplaires par sept clients de lancement européens en 2003, l’A400M représente le programme d’acquisition de défense le plus ambitieux jamais entrepris en Europe. Les sept pays partenaires initiaux, à savoir l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la France, le Luxembourg, le Portugal, le Royaume-Uni et la Turquie, ont été par la suite rejoints par la Malaisie et l’Afrique du Sud, qui ont reconnu le potentiel de ce nouvel avion pour leurs propres besoins, portant le nombre d’engagements cumulés à ce jour à 192 exemplaires.

La polyvalence est ce qui caractérise le mieux l’A400M, qui est conçu pour offrir des capacités à la fois tactiques et stratégiques. Cet appareil peut transporter 37 tonnes de charge utile sur au moins 4700 nm (8700 km) de distance. Sa soute est dimensionnée pour accueillir tous les chargements et véhicules répertoriés dans le cahier des charges européen ESR (European Staff Requirement). En outre, l’A400M peut servir à la fois de moyen de transport aérien et de plate-forme de ravitaillement en vol aussi bien pour des avions de chasse rapide que pour des hélicoptères.

L’A400M incarne le premier avion de transport militaire lourd véritablement nouveau depuis ces trente dernières années. Offrant deux fois plus de performances et de capacités d’emport que les avions actuels qu’il remplacera. 42216153[1].jpg

 

16:55 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |