08/06/2009

Low cost : lancement de Flydubai !

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Le 01 juin dernier, la toute nouvelle compagnie low cost, et première du genre dans la région à effectué son premier vol entre Dubaï et Beyrouth.

Développement du Low cost au Moyen-Orient :

Défiant la crise actuelle, Flydubai première compagnie à bas coût créée dans l’Emirat de Dubaï en mars 2008 avec un capital de 250 millions de dirhams (67 millions de dollars) par le cheikh Ahmed Ben Sais Al-Maktoum également président d’Emirates Airlines vient compléter l’offre récente des compagnies low cost dans la région tels : Jazeera Airways, Bahrain Air et  Arabia.

Tout comme ses sœurs européennes, Flydubai en reprend les grands principes de fonctionnement afin de réduire les coûts. Pas de billets, réservation en ligne, boissons et nourritures payantes. Flydubai facturera à ses passagers les bagages transportés en soute à hauteur de 40 Dirhams emiratis pour 32 kg maximum, soit un peu plus de 8 €. Mais les passagers qui enregistreraient leur bagage à l’aéroport au lieu de le faire sur Internet ou par le Centre de réservation seront facturés plus de 30 € par bagage. Un bagage de cabine de moins de 10 kg non facturé est autorisé par la compagnie.

Les destinations de Flydubai :

Vol FZ 157 : Dubaï (DXB) - Beyrouth (BEY)

Vol FZ 158 : Beyrouth (BEY) - Dubaï (DXB)

Vol FZ 157 : Dubaï (DXB) - Amman (AMM)

Vol FZ 158 : Amman (AMM) - Dubaï (DXB)

Ces vols entre Dubaï et Beyrouth au Liban et Dubaï et Amman en Jordanie sont opérés tous les jours.

FlyDubai opère l’aéroport de Dubaï pour desservir des villes du Proche et du Moyen-Orient situées à moins de 5 heures des Émirats, mais également des villes de l’Europe de l’Est et du nord-est de l’Afrique.

Une flotte neuve :

Contrairement aux  compagnies Low cost qui débutent habituellement avec des avions d’occasions avant de pouvoir moderniser et prendre commande d’avions neufs, Flydubai  qui est en définitivement  la petite sœur de la grande Emirates Airways est  dotée d’une flotte entièrement neuve de Boeing 737-800.

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Photos : 1 B737-800 au décollage, @ Kevin Scott. 2 B737-800 au roulage. @ Rick Schlamp.

 

 

 

 

 

 

06/06/2009

Airbus : 40 ans d’expérience !

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Du 15 au 21 juin lors du Salon du Bourget, Airbus fêtera le 40ème anniversaire de l’accord franco-allemand officialisant le lancement de son tout premier programme avion, l'A300. Le 29 mai 1969, le ministre français des Transports, Jean Chamant, et le ministre allemand des Affaires Economiques, Karl Schiller, signaient un accord en vue du développement de l’A300, le premier biréacteur court/moyen courrier à deux couloirs européen. Cet événement historique a eu lieu lors du Salon Aéronautique du Bourget.


L’A300, le début d’une longue série :

 

L'A300 a révolutionné le secteur de l'aviation civile. Surnommé “l’avion générateur de profits”, l'A300 était le premier biréacteur court/moyen courrier à deux couloirs, offrant pour la première fois l'ensemble des services et des atouts des long-courriers, notamment le confort d'un large fuselage, de faibles niveaux de bruit, une consommation de carburant et des coûts d'exploitation réduits. Fort de la réussite de ce concept initial, Airbus a développé sa première famille d'avions, la famille A300/A310, et leurs versions cargo dérivées. La famille A300/A310 a défini des standards entièrement nouveaux, qui ont été adoptés par la suite pour tous les appareils civils modernes.

Au total, Airbus a produit 822 appareils de la famille A300/A310, soit un nombre bien supérieur aux prévisions initiales de seulement 300 unités. Cet appareil a été livré à plus de 80 clients. Au fil des ans, ces avions ont totalisé plus de 30 millions d'heures de vol et effectué plus de 15 millions de décollages. Aujourd’hui, plus de 620 de ces appareils sont encore en service.

Le partenariat européen :


Le programme A300 a été en outre le point de départ d'une coopération européenne couronnée de succès. Dès le début, le partage industriel était établi : la voilure était produite au Royaume-Uni, le fuselage en Allemagne, et le poste de pilotage en France où était également implantée la chaîne d'assemblage final. Dix-huit mois plus tard, le 18 décembre 1970, Airbus Industrie était créé sous la forme d'un Groupement d'Intérêt Economique (GIE) régi par la loi française, regroupant les partenaires industriels européens du programme : la SNIAS (Société Nationale Industrielle Aérospatiale), Deutsche Airbus, Hawker-Siddeley et VFW-Fokker. Au cours des années suivantes, de nouveaux avionneurs sont venus rejoindre le GIE : l’espagnol CASA en décembre 1971 et British Aerospace en janvier 1979.

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Airbus et l’innovation :

 

Pour pouvoir contrer ses concurrents américains (Lockheed, McDonnell Douglas et Boeing) au milieu des années quatre-vingt, Airbus se devait d’être innovant, pour ce faire il fallait inventer les avions de demain et les technologies connexes. Deux éléments ont servi de ligne de conduite aux ingénieurs d’Airbus, les commandes électriques et la communauté de pilotage entre avion de la même famille ! La révolution fut sans aucun doute l’A320. Certes, l’appareil connu pas mal de déboire de mise au point notamment du point de vue de l’électronique, et il fallut attendre le milieu des années nonante pour que la famille A320, A321, A318, A319 puis A340 et A330 trouve sont équilibre et ne devienne pleinement concurrentielle, au point non seulement de jouer à armes égales avec Boeing, mais en écrasant les deux autres constructeurs qu’étaient Lockheed et McDonnell Douglas, le premier ne produisant plus que des avions militaires ( F-22 et F35) le second ayant été racheté par Boeing. Airbus aujourd’hui dispose d’une gamme d’avion civil et militaire totalement efficient.

 

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Photos : 1 le premier avion d’Airbus l’A300, @ Airbus press. 2 l’A380, ici le premier assurant le vol Singapour – Paris à CDG le 3 juin dernier. @ Paul Marais-Hayer. 3 A350, A330 et A330Cargo. @ Airbus press.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

05/06/2009

Bagages égarés : peu faire beaucoup mieux !

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Selon les dernières Statistiques de l’AEA (Association of European Airlines), de plus en plus de valises n’arrive pas à destination avec leurs propriétaires. A l’approche des grandes vacances d’été, je vous propose ici quelques  explications et surtout deux ou trois conseils utiles.

 

Augmentation linéaire des pertes :

 

Si, il est vrai que le trafic aérien n’a cessé d’augmenter  ces dernières années, la perte de bagages en soute à également continuer d’augmenter et ceci malgré les améliorations dues notamment à la mise en service dans les aéroports de nouveaux systèmes de tris.

 

Selon l'AEA, on estime la perte de 80 bagages chaque minute ! En 2007, la moyenne européenne était établie à 16.6 bagages pour 1'000 passagers. Et là où le bas blesse, c’est que ce taux augmente plus vite que la croissance du trafic aérien. Pas moins de 42 millions de valises ont été égaré à travers le monde cette même année !

 

Du point de vue du trafic mondial cela ne représente, certes, que 1,5 % d’erreur d’acheminement.  En général, la grande majorité des bagages perdus sont retourné à leurs propriétaires sous 24 heures ce qui représente 85% de problème résolus. Seul 3% des bagages sont finalement définitivement perdus soit 1 bagage pour 2'000 passagers.

 

 

Les causes :

 

L’AEA identifie plusieurs causes pour justifier ces pertes, les retards de vol ainsi que l’augmentation des contrôles suite au 11 septembre, arrive en priorité. Les vols de transit sont généralement sources de perte, et ceci à plus forte raison lorsque les connexions sont de courtes durées.

Plus le système de tris des bagages d’un aéroport est ancien, plus le risque de cafouillage augmente. Mais parfois la mise en service d’un système flambant neuf connaît aussi ses maladies de jeunesse qui peuvent momentanément détérioré voir paralysé la distribution des bagages (problème survenu lors de la mis en service du nouvel aéroport international de Bangkok).

 

 

 

 

Une mauvaise image pour la compagnie :

 

Paradoxalement, une étude démontre que si la responsabilité incombe au service des aéroports, ce sont les compagnies aériennes qui en font les frais ! Il est donc impératif que celles-ci fassent le maximum pour remédier à ce problème, car au demeurant le passager gardera un mauvais souvenir de son vol et pourrait à l’avenir choisir la concurrence ! Pour ce faire, bon nombre de compagnies on opté pour un nouveau système d’étiquettes « RFID » en cours de perfectionnement. Ce système testé depuis 2006 est basé non plus sur une étiquette classique mais sur une puce lisible par contact radio. Les tests on permis de diminuer de 50% la perte de bagage ! Ce système remplacera bientôt les étiquettes actuelles.

 

 

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Quelles précautions prendre :

 

Privilégier les valises voyantes de couleurs, faciles à repérer sur le tapis roulant mais aussi facilement identifiable lors de recherches approfondies. N’hésiter pas à les personnalisés, autocollants par exemple, cela évite qu’une personne inattentive se trompe de bagage. Ne pas oublier d’enlever les anciennes étiquettes.

 

Lors de votre réservation éviter si possible les transits dont les connexions sont très courtes, on a vu pourquoi !

 

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En cas de perte :

 

Dés l’instant ou vous vous apercevez de la perte d’un bagage, il vous faut vous adressez au guichet prévu à cet effet en général il se trouve à proximité des tapis. N’oubliez pas de vos petits autocollants reçus à l’enregistrement pour lancer une procédure de recherche. Vous obtiendrez un numéro de dossier qui vous permettra de suivre l’enquête depuis internet (www.worldtracer.aero).

 

Dernière petite chose, si votre valise ne réapparaît pas au bout de 21 jours, elle sera considérée comme définitivement perdue ! Sauf que l’année passée un passager anglais à récupérer son bien au bout de 6 mois !! Courage !

 

 

Lien web de l’AEA :

 

http://www.aea.be/

 

 

Autres sujets sur le thème des compagnies déjà publiés :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/04/12/la-liste-noir-des-compagnies-s-allonge-et-apres.html

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/06/20/les-maladies-prennent-aussi-l-avion.html

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/05/15/listes-noires-des-compagnies-aeriennes.html

 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/02/06/edelweiss-meilleurs-compagnie-suisse.html

 

Photos : 1 B737-800, @ Tim De Groot.  2 Tapis à Bagages aéroport de Wenhzou, @ Richard Ying.

 

 

 

03/06/2009

Embraer livre le 100ème Super Tucano

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A Sao José dos Campos, l’usine Embraer a livré à la FAB (Força Aérea Brasileira)  le 100ème Super Tucano de production.

 

181 Appareils commandés :

 

Le Super Tucano a été commandé à 181 unités : par la FAB 99, la République Dominicaine 10, et le Chili 12 ainsi que par l’Equateur 24 et la Colombie 25, le Guatemala 10 ainsi que par la société de mercenaires  Blackwater 1.

 

L’origine du Super Tucano :

 

Dérivé du monomoteur turbopropulsé EMB-312 Tucano d’entraînement et issu du programme de l’Armée de l’air Brésilienne ALX, il reçoit la dénomination de A-29.

 Cet appareil est capable de missions de surveillance et de contrôle des frontières notamment contre les narco trafiquants. Susceptible d’être mis en œuvre à partir de pistes sommairement aménagées et de fonctionner en air particulièrement saturé d’humidité. 

 

L’avion est doté des dernières en matière d’équipement de vol ainsi que d’un armement monté d’origine. Doté d’un HUD (Head Up Display) affichage à tête haute, combiné avec un TCAS (Traffic Collision Avoidance Systems) et d’un FLIR (Forward Looking Infra-Red) AN-AAQ-22 SAFIRE.

 

 

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Photos : 1 le 100ème Super Tucano, 2 Super Tucano en vol de la FAB. @ Embraer press.

 

02/06/2009

Première mission internationale pour les Gripen !

 

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L'armée de l'air tchèque est désormais responsable de la protection de l'espace aérien des pays baltes que sont l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie.

 

Une conséquence de la chute du mur de Berlin :

 

Les trois pays Baltes étant à l’époque membres du pacte de Varsovie, se sont retrouvés dans une situation particulière dès le démantèlement de celui-ci. Faute d’argent, l’Estonie, la Lituanie et la Lettonie ne disposent pas d’avion de combat performant et ne peuvent donc pas remplir leurs obligations de sécurités dans la région.

 

Protégé par l’Otan depuis 2004, ces trois pays sont en permanences sous tutelle aérienne. Cette mission d’assistance et régit par un accord jusqu’en 2011 mais qui devrait s’étendre jusqu’en 2018.

 

20ème contingents

 

Le 211e Escadron tactique Tchèque qui volent sur le Gripen suédois vient donc de remplacer une unité de F-16 danoise qui assurait cette mission. Il s’agit également du 20ème contingents de l’Otan qui assure cette tâche et le premier engagement Tchèque à l’étranger depuis la Seconde Guerre mondiale.

 

Engagé jusqu’à la fin du mois d’août, les Gripen Tchèque seront en permanence sept jours sur sept, prêt à prendre l’air pour réagir contre des intrus inconnus ou hostiles et offrir une assistance aux aéronefs en détresse.

 

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Photos : Gripen Tchèque. @ Jan Jansson.