08/12/2016

Le Canada a choisi l’Airbus C-295W !

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Otawa, l’information transpirait depuis hier déjà, le gouvernement canadien a confirmé aujourd’hui le choix de l’Airbus C-295W comme plateforme de son nouvel avion de recherche & sauvetage (FWSAR). Cet appareil doit venir remplacer la flotte actuelle composée de Havilland Canada CC-115 « Buffalo » et de CC-130H « Hercules ».

Une liste réduite :

Le groupe de travail engagé dans le processus de recherche du futur avion de sauvetage travaillait depuis le début de cette année avec une liste réduite composée de l’Embraer KC-390, de l’AleniaAermacchi C-27J «Spartan » et l’Airbus C-295W.

Airbus fournira 16 appareils de type C-295W qui seront repartir sur quatre bases dans tout le Canada. L’avion sera employé pour les missions de recherche et sauvetage depuis l'Arctique jusqu'à la frontière sud avec les États-Unis. Le contrat est estimé à près de coûtait 2,4 milliards de dollars. Les livraisons auront lieu entre 2019 et 2022. Le C-295W est le plus petit et le plus lent des trois soumissionnaires, Airbus a mis l'accent sur l'efficacité et l'expérience du C-295 et notamment ses coûts d‘exploitation particulièrement faibles. L'appareil est notamment en service au sein des Gardes Côtes américains sous la dénomination HC-144A. Les équipements ne sont pas encore précisés, mais les C-295W canadiens seront doté d'un FLIR aisni que d'un radar qui permettront aux équipages de localiser plus facilement les personnes en détresse, même dans l'obscurité et dans des conditions météorologiques difficiles.

L’Airbus C-295W :

Doté d’ailettes marginales (winglets) et de moteurs modernisés de série, le nouveau modèle fournira aux opérateurs des performances accrues dans toutes les phases de vol. Il est particulièrement adapté aux missions réalisées en altitude et par temps chaud, pour lesquelles il promet une augmentation de charge utile d’au moins 1 000 kg. L’appareil est équipé de turbopropulseurs de Pratt & Whitney, qui motorisent toutes les versions du C295. De nouvelles procédures récemment certifiées au Canada et en Espagne permettent aux opérateurs d’augmenter la puissance, lors des phases ascensionnelles et de croisière. Outre les performances en altitude et par temps chaud, ces procédures améliorent les opérations sur des reliefs très élevés, comme la Cordillère des Andes ou l’Himalaya, avec des répercussions minimes sur les coûts de maintenance. 

Ce contrat porte à 185 le nombre de C295 vendus par Airbus dans le monde depuis les débuts de ce programme en 1997.

 

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Photos : C-295W aux couleurs du Canada@ Airbus

 

Des S-70i pour le Chili !

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L’Armée de l’air chilienne recevra 6 hélicoptères Sikorsky S-70iTM « Black Hawk ». Les négociations avec Sikorsky ont abouti à un accord. C’est la filiale polonaise PZL Mielec qui produira les appareils.

Les Sikorsky S-70iTM « Black Hawk » vont venir épauler les Bell 412 et UH-1 en service au sein de l’Armée de l’air. Les conditions de prix de l'accord n'ont pas été divulguées, mais comprennent un ensemble de soutien avec des pièces de rechange, la formation et le soutien technique sur place.

Le S-70i TM«Black-Hawk»: 

Le Sikorsky S-70iTM est un dérivé des versions MH-60 destiné à l’exportation. La nécessité d'une plate-forme d'un tout nouveau « Black-Hawk » «M» a émergé durant les années 1990 avec l'obligation de mettre à jour l’avionique analogique des UH-60A et UH-60L avec un cockpit numérique intégré, des commandes de vol numériques doublées et des moteurs plus puissants et des améliorations structurelles. 

 

Photo : S-70iTM @ PZL Mielec / Sikorsky

07/12/2016

Air Force One, Trump veut faire baisser le prix !

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Donald Trump n’est pas encore à la Maison Blanche, mais le futur président semble vouloir prendre les dossiers en main. Pour Donald Trump, le prix du développement du futur avion présidentiel est inacceptable et compte bien diriger les négociations avec Boeing.

Rappel :

Le nouvel avion présidentiel américain a été sélectionné par l’administration Obama. Le choix s’est porté sur la nouvelle génération du Boeing B747-800 « Intercontinental ». Le remplacement de trois aéronefs de type B747-200 présidentiels (VC-25A) stationnés sur la base aérienne d’Andrews AFB est une grande priorité pour l'US Air Force. L’objectif est de pouvoir continuer à disposer de deux avions opérationnels à tout moment pour le transport du président des Etats-Unis, tandis que le troisième est à l’entretien. Selon un rapport de l’US Air Force, ce taux de disponibilité simultanée pourrait tomber à 28% en 2025" contre 60%, si les trois nouveaux appareils n’entrent pas en service d’ici là.

Trop cher :

Très menaçant, Donald Trump a déclaré ce matin via Twitter « Je vais négocier les prix. Les avions sont trop chers et nous allons faire baisser les prix. Et si nous n'obtenons pas une réduction des coûts nous ne les commanderons pas. Nous allons rester avec ce que nous avons » !

Selon l’équipe de la nouvelle administration américaine, le programme d'acquisition du nouvel Air Force One, a grimpé à 4 milliards de dollars.

Selon l’avionneur américain, le coût du programme de remplacement des deux B747-200 actuels serait de 2,87 milliards de dollars. Hors, selon le catalogue de Boeing un B747-800 se négocie à 378 millions de dollars l’appareil.

La forte augmentation des coûts est due aux nombreuses modifications de l’avion. Capacité de ravitaillement en vol, protection contre les missiles, aménagement d’un réseau complet de communications sécurisées qui doit permettre au Président d’assurer la gouvernance en vol. Zone VIP, secteur de repos et salle de conférence et bien d’autres options. En évoquant la somme de 4 milliards, Trump semble parier sur de possibles surcoûts.

Pour Donald Trump, il existe d’une part un risque élevé de surcoût en matière de développement et d’autre part, les fournisseurs auraient la fâcheuse tendance à surfacturer leurs prestations. Pourtant, selon le dernier rapport de Boeing, Le programme n'a pas fait l'objet de retards ou de dépassements de coûts jusqu'à présent. L'USAF n'a accordé que 170 millions de dollars de contrats à Boeing pour effectuer des travaux de réduction des risques précoces.

Si le futur Président semble s’énerver pour rien pour l’instant, il démontre qu’il tient à contrôler les choses. Fait nouveau, c’est la première fois qu’un Président montre de l’intérêt à la maitrise des coûts en ce qui concerne les grands projets de la nation.

Avionneur averti :

On ne sait pas pour l’heure si D.Trump tiendra sa promesse, mais Boeing devra se méfier de la nouvelle administration. En effet, plusieurs projets ont dérivés ces dernières années en matière de surcoûts et de retards (F-22, F-35, KC-46A) et il n’est pas impossible que le nouveau locataire de la Maison Blanche se montre particulièrement intransigeant sur le sujet. A noter, que l’on voit mal une annulation du projet, sans quoi D. Trump devra voyager à l’avenir avec son bon vieux B757 privé !

 

Photo : Futur Air Force One B787-800 @ Boeing

 

 

06/12/2016

Séoul freine l’achat du F-35 !

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Le Parlement sud-coréen a refusé une demande du ministère de la Défense de dépenser 30% supplémentaire pour l'acquisition de Lockheed-Martin F-35 sur le budget prévu de 2017. Mais en contre partie, ce même Parlement a autorisé une dépense plus élevée que prévu pour le programme de modernisation des Lockheed-Martin F-16 et l'achat de missiles air-surface.

Le budget coréen de la défense 2017 prévoit de dépenser la somme de 34,5 milliards de dollars. Dont une importante part pour l’achat de F-35 dont les livraisons sont prévues en 2018-2021. La conséquence de cette décision va ralentir le rythme de livraisons des 40 F-35 prévus, mais va au contraire accélérer la modernisation des pour 134 F-16 au standard « Viper Block 70/75 ». Le Parlement a également ajouté un financement en vue du lancement d’un programme d'acquisition d'aéronefs maritimes susceptible d’être utilisé contre les sous-marins nord-coréens.

Différences de vision :

La décision du Parlement coréen montre un peu plus les différences qui le séparent du ministère de la Défence. La volonté du Parlement semble se diriger vers une modernisation au sens large de l’armée et moins dépendante du programme américain du F-35. Ce même Parlement montre également de nouveaux signes en direction du programme d’avion de combat indigène susceptible, d’entrer en service d’ici 2030. Plus connu sous la désignation de programme KFX-GSC produit par l’avionneur Korea Aerospace Industries (KAI). Dérivé directe du T-50 et du F-35, le KFX-GSX serait un avion multirôle doté d’une avionique nouvelle génération ne nécessitant pas de biplace (comme le F-22, F-35, T-50, Gripen E). L’avion offrirait une capacité de furtivité, mais de manière limitée, car l’ensemble des points de charges seront situés sous les ailes et le fuselage. L’avion serait doté d’un radar actif à balayage électronique (AESA).

 

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Photos : 1 F-35 sud-coréen @ Lockheed-Martin 2 Projet KFX-GSX @ KAI

 

05/12/2016

Israël prépare l’achat de F-15I !

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Israël envisage l'acquisition de Boeing F-15I supplémentaires pour soutenir ses futures exigences de combat. Bien que l'investissement de l'armée de l'air du pays soit actuellement concentré sur l'acquisition de 50 Lockheed Martin F-35. Tel Aviv estime avoir besoin d’augmenter son inventaire en matière de F-15 pour combler le faible nombre de F-35 d'un avion de grève dans son inventaire.

L’Etat Major israélien confirme que les capacités de furtivité du F-35 seront vitales dans une phase initiale d'un conflit, mais que le pays aura besoin d’un nombre plus important de F-15 et surtout d’un appareil capable d’emporter une charge d'armes plus importante que celle du F-35.

F-15D « Eagle »:

La première étape va consister dans le transfert d’un lot de 10 avions de combat Boeing F-15D «  Eagle » (version biplace) à la Force aérienne israélienne. Ces appareils une fois livrés, seront mis au nouveau standard israélien avec l’adaptation du radar Raytheon APG-82 (V) 1 et d’un nouveau système de guerre-électronique.

La modernisation de la flotte de F-15I comprend également l’installation d‘un nouvel ordinateur principal et d’un protocole spécial qui permet de canaliser les anciens systèmes en direction du nouveau système informatique et ceci, en conservant l’architecture actuelle. Cette mise à jour, permettra aux F-15I de rester en service pendant les 20 prochaines années.  De plus, des travaux de structures seront engagés, afin de réduire les risques de fissurations sur les parties mobiles de l’avion.

Concernant la guerre électronique, des améliorations seront engagées en vues de la protection des systèmes. En matière d’armement, l’intégration de système de types JDAM  et JASSM / JSOW sont prévus en priorité. Cette modernisation prévoit également la généralisation de l’intégration du missile Rafale Python 5 sur l’ensemble des versions du F-15 en service en Israël.  Le Python 5 est le dernier né des missiles air-air à courte portée de la famille «Python». Il dispose d'une capacité de tir « au-delà de la portée visuelle » se verrouille sur sa cible après le tir et il dispose d'un nouveau système de guidage électro-optique et infrarouge.

La seconde étape doit permettre d’acquérir un nombre non divulgué de F-15 monoplaces à partir de 2019. Pour l’instant ni l’Etat Hébreu, ni les Etats-Unis n’ont confirmé l’éventuel achat de la version « Silent Eagle » du F-15. Cependant, des discussions sur le sujet sont actuellement engagées.

 

Photo : F-15 israélien @ Amir Shapiro