19/05/2010

Nuage de cendres : il faut adapter la réglementation !

 

 

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Hier à Genève, l’Association Internationale du Transport Aérien (IATA) a demandé à ce que les autorités européennes de l’aviation puissent rapidement revoir les procédures ,afin, de permettre une meilleure flexibilisation de celles-ci, dans un but de minimiser l’impact des perturbations due à des décisions parfois mal évaluées. En effet, le système actuel a conduit les autorités à fermer l’espace aérien au-dessus de certaines zones, alors que ce n’était pas nécessaire.

Cette situation pouvant perdurer encore longtemps, il est capital de pouvoir s’adapter au plus juste, à l’évolution permanente du nuage. Si la sécurité aérienne reste le mot d’ordre absolu, les décisions doivent pouvoir être prise sur des faits et non des modélisations théoriques. Des pays comme la Suisse et l’Angleterre utilise une méthode graduelle des niveaux de risques, ce qui permet une adaptation rapide de la situation par secteur.

L’IATA de son côté réclame une meilleure collecte des données et une révision des procédures de décisions actuelles.

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Les perturbations vont durer :

A moins d’une sérieuse accalmie du volcan Eyjafjöll, cette situation pourrait bien durer très longtemps. Plus de 100. 000 vols ont été annulés, depuis le début de l’éruption à la mi-avril, affectant pas moins de huit millions de passagers. Ces dernières heures, avec le changement de direction des vents, la propagation du nuage de cendres est venue perturber encore une fois l’Europe, provoquant la fermeture provisoire des aéroports d’Amsterdam et de Rotterdam ainsi  que de plusieurs aéroports en Grande-Bretagne et en Irlande.

 

La prudence reste de mise :

Depuis l'éruption, plus de 200.000 vols ont potentiellement été affectés par les cendres volcaniques dans l'espace aérien européen, mais les vérifications effectuées par les ingénieurs n'ont pas mis au jour de concentration significative.

Deux B737-800 de Ryanair ont été légèrement contaminés par des cendres volcaniques. La compagnie irlandaise avait dû clouer deux appareils au sol le 9 mai en raison d’incidents techniques. Elle avait initialement indiqués que ceux-ci n’avaient rien à voir avec le nuage volcanique, mais des traces de cendres ont été détectées dans les moteurs.

Les appareils venaient de réaliser la liaison entre Londres Stansted et Belfast lorsque les incidents sont survenus. La compagnie low-cost irlandaise avait donc dû suspendre leurs opérations et les laisser à Belfast pour qu’ils y subissent une inspection technique.

Ryanair a confirmé le 10 mai que de la cendre avait été retrouvées. Mais après avoir appliqué les procédures approuvées par le motoriste, elle a remis les appareils en service, en insistant sur le fait que ces traces ne présentaient pas de risque.

Toutefois, un nouvel appareil devant effectuer la liaison Belfast – Londres a fait demi-tour le 11 mai, après que ses pilotes ont senti une odeur de soufre dans le cockpit (qui n’a pas été détectée en cabine). L’appareil a été inspecté et remis en service.

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Liens sur les cendres du volcan :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2010/05/02/f-5-traque...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2010/04/20/reouvertur...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2010/04/19/nuage-de-c...

Photos : 1 B737-800 AmericanAirlines. 2 ERJ-190 Jet blue @ Fabricio Jimenez 3 B737-800 Ryanair @ Xavier Rui

 

18/05/2010

Arrivée d’AnimalAirways !

 

 

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Décidément le créneau des compagnies aériennes pour animaux se développe ! Je vous avais parlé dans un article précédent (voir lien) de la première compagnie : PetAirways. Et bien voici que la concurrence ce précise, non seulement en Amérique du nord, mais également en Europe avec AnimalAirways !

MOSCOU, 17 mai 2010,  AnimalAirways  présente en première mondiale l’ouverture de son siège pour l’Europe de l’est ! Celle-ci fait suite à l’ouverture de bureaux en Angleterre.

Cette compagnie dont le siège principal  se situe au Canada, est décidée à devenir, la première compagnie au monde spécialisée dans le transport aérien d’animaux ! Pet Airways se limite pour l’instant aux Etats-Unis. Pour ce faire, AnimalAirways propose déjà des destinations telles que : New York, Los Angeles, Toronto, Londres, Moscou, Johannesburg, Tel Aviv, Buenos Aires, Mexico City et  Madrid.

 

L’animal en tant que passager :

La vision de l'entreprise est un monde où les animaux de compagnie voyagent comme une famille avec la même facilité et le confort que leurs propriétaires. Se concentrant spécifiquement sur les animaux domestiques, tels que les chats, les chiens et les furets, AnimalAirways développe donc une offre permettant aux animaux de compagnie de pouvoir rejoindre leurs Maîtres à destination dans un confort «animaliers» !

La compagnie gère toutes les dispositions avant, pendant et après le vol, soit la réglementation internationale pour le transport d’animaux et l’application des règles de chaque pays. La prise en charge de l’animal pré-vol, sont confort en vol et son retour sur terre dans l’attente de son propriétaire. Les petites pauses «pipi», les fringales sont entièrement prises en charges par le personnel de la compagnie qui est par ailleurs secondée pour chaque vol par un vétérinaire.

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Lien article sur Petairways, :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/05/29/pet-airway...

Photos : 1 logo AnimalAiways, @Animalairways  2 dogs plane (humour sur le sujet!)

 

17/05/2010

Avion de combat les enjeux économiques :

 

 

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Le programme de remplacement partiel de la flotte de F-5 (TTE) semble actuellement suspendu à la décision finale du Conseil Fédéral, qui pourraient tomber avant la fin de l’année. Deux options sont possibles, confirmation de l’achat dans les deux prochaines années ou report de l’acquisition et donc du choix d’ici 2015. Ce qui, dans cette configuration ne permettrait plus de parler de remplacement des F-5, mais bien de la préparation au départ progressif des F/A-18 d’ici 2025 ! Quoi qu’il en soit, voici le dernier volet de cette saga typiquement helvétique, consacrée aux enjeux économiques de ce futur contrat.

Avion de combat : un  moteur économique :

Si par le passé, le principe des compensations étaient de mise, cette fois-ci il s’agit de mettre en place un véritable partenariat industriel avec le constructeur et les nombreux équipementiers de l’avion choisit. De ce fait, les trois constructeurs ont dû étoffer leurs offres    d’un dossier complet à ce sujet et entreprendre, un travail de tissage de liens avec les divers industriels suisses. Car en effet, si la Confédération n’injectera pas directement le montant de la facture (probablement sensiblement supérieur aux 2,2 milliard) dans le secteur privé, les programmes visant le développement de l’avion ainsi que l’ensemble des possibilités offertes en parallèle dans le domaine de l’aéronautique seront largement supérieur à la facture. En effet, les montants garantit par les trois constructeurs sont très supérieurs, soit de 4,5 à 8 milliards !

En période de récession, ce marché important fait souffler un vent d’espoir sur l’industrie suisse, notamment aux PME de Suisse romande et du Tessin. Il est important de rappeler qu’il n’y aura pas de nouvel avion «Helvétisé», comme ce fut le cas pour le F/A-18. Le modèle qui sera retenu existera déjà et sera livré au niveau du standard technique le plus élevé et le même que  fournit  au pays constructeur.

C’est dans le domaine des participations industrielles indirectes que se situe l’enjeu. En effet, le cahier des charges transmis par Armasuisse aux trois avionneurs en lice (EADS, Gripen et Rafale) comprend une part de commandes de 45% devant être confiée à des entreprises de Suisse romande, le reste avec  la Suisse allemande  !

Un transfert technologique à haute valeur ajoutée :  matières métalliques, machines et mécaniques, électronique et électromécanique, optique, horlogerie (pour l’usinage de pièces non destinées aux montres, exemple), véhicules/ camions et chemin de fer, gomme et plastique, chimie et, cela va de soi, aéronautique.

De la recherche fondamentale à la production industrielle, on touche ici un vaste éventail de domaines: mécanique de précision, aérodynamique, simulations, robotique, électronique et optique, équipements industriels, machines-outils, automatismes, logiciels, composants spéciaux, etc. Ce programme permet d'utiliser le savoir-faire suisse afin de faire participer son industrie directement à la production, au soutien et aux développements futurs de l’avion choisit.

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Déjà des exemples concrets :

Les trois constructeurs ne livrent donc pas seulement une bataille aérienne, mais également en matière de partenariat commercial. Prenons par exemple, le cas de Dassault :  des accords de partenariat ont été signés avec les acteurs majeurs de l'aéronautique en Suisse (RUAG, PILATUS), mais aussi avec d'autres sociétés (PRECICAST, MECAPLEX, CONDOR, JEAN GALLAY, SAUTER BACHMANN ...), qui sont impliquées dès à présent dans les programmes du Rafale et de la gamme de jet privé  Falcon, ainsi que dans les programmes de moteurs d'avions et d'hélicoptères.

Ces perspectives s'adressent également aux acteurs incontournables du processus d'innovation qui se situent en amont de la phase d'industrialisation, à savoir : les instituts suisses de recherche comme l'ETH Zurich, l'EPF Lausanne. L'approche proposée contribue à renforcer le "Pôle d'Excellence Aéronautique", réseau d'entreprises industrielles et des centres de recherche franco-suisse, mis en place par les sociétés Dassault Aviation, Thales et Snecma.

 

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300 sociétés suisses concernées :

Au total, c’est plus de 300 sociétés suisses qui sont directement concernées par les programmes industriels qui découleront directement de l’achat de l’avion de combat. Sans oublier que chaque brevet pourra ensuite être utilisé dans d’autre programme aéronautique et spatial. On pense par exemple à des systèmes développés qui pourront ensuite trouver acquéreur chez d’autres constructeurs d’avions, sans oublier que des solutions trouveront également des débouchés dans l’automobile, les trains, la médecine et l’informatique de tous les jours. Notre pays a perdu beaucoup de places de travail dans les secteurs industriels comme le textile et la métallurgie, par contre les domaines de hautes technologies drainées par le développement de l’aéronautique et spatial dans notre pays sont en pleine expansion, ce projet donnera un sérieux coup-de-pouce pour l’avenir dans ce secteur très prometteur.

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Liens sur le nouvel avion de combat :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2010/01/25/gripen-pou...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/10/26/avions-de-...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/11/07/nouvel-avi...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/06/01/nac-remise...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/04/20/nac-second...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/10/20/nac-les-es...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/08/05/essais-du-...

 

Photos : 1 Les deux concurrents favoris (Gripen E/F, Rafale F3+) ici avec les couleurs suisses 2 Montage d’un Gripen 3 Carte des entreprises concernées 4 Travail sur  un réacteur.

 

12:47 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : nouvel avion de combat, programme tte |  Facebook | |

16/05/2010

F-5 Tiger II : soutien logistique américano-suisse

 

 

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L’avionneur  américain Northrop Grumman et l’entreprise suisse  RUAG Aerospace ont signé un accord  de logistique concernant les avions de type F-5. Ce programme permettra de tirer au maximum des possibilités de cycle de vie  des avions de ce type, encore en service.

Aux terme de cet engagement, les deux sociétés vont gérer la logistique des pièces détachées nécessaires à l’entretien et fournir une base, pour les modifications en vue des programmes de mise à niveau pour les pays encore utilisateurs.

En effet, un certain nombre de pays vont devoir, pour des questions budgétaires, étendre l’exploitation de leur flotte de  F-5 durant encore une dizaine d’années.

Photo : F-5 à Meiringen @ David Studer

 

13:48 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : logistique avion de chasse, f-5, ruag, northrop |  Facebook | |

15/05/2010

B787 première prise en mains des pilotes d’ANA

 

 

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SEATTLE, deux pilotes de la compagnie de lancement du B787 ANA (All Nippon Airways) ont effectués une première prise en mains de l’avion lors d’un vol de deux heures et quarante minutes.

Les pilotes d’ANA, le capitaine Masayuki Ishii, directeur de planification des  pré-opérations et le capitaine Masami Tsukamoto, directeur des opérations pour le B787 «Dreamliner» étaient accompagnés du pilote d’essais en chef, le capitaine Christine Walsh et le capitaine Mike Carriker. Pendant le vol, les deux pilotes japonais ont  effectués plusieurs décollages et atterrissages, ainsi que d'autres manœuvres qui leurs ont  permis de sentir les caractéristiques de l'avion. Les pilotes ont également acquis de l'expérience en familiarisation du poste de pilotage du B787, y compris avec  les écrans de visualisation large à double affichage tête haute.Le vol était effectué en vertu d'un certificat de navigabilité spécial accordé par la Federal Aviation Administration (FAA). 

Les deux pilotes japonais sont qualifiés sur B777 et il ne leur faudra que cinq jours pour être transformé sur le B787 «Dreamliner» !

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Photos :  1 Les pilotes japonais à leur descente 2 Le premier B787 d’ANA aux essais @ Boeing