07/02/2017

Inde : le HAL LCH bientôt en service !

0986.jpg

 Inde, le Light Combat Helicopter (LCH) de l’avionneur indien HAL sera bientôt certifié et la production initiale à taux faible devrait débuter à la fin de cette année. Puis, progressivement le LCH devrait être livré à l’Indian Army et à l’Indian Air Force.

L’armement en test :

Actuellement les ingénieurs et pilotes d’essais de HAL ont entamé les essais des systèmes d’armes du LCH. Les premiers essais concernaient l’engagement du canon de 20 millimètres français Nexter en tourelle. Actuellement la phase d’engagement des roquettes d’origines belges de 70 mm arrive à son terme. Ce printemps, une seconde phase débutera avec les missiles MBDA Mistral-2 air-air et l’engagement du nouveau missile « Helina » développé par l’Inde en collaboration avec l’Afrique-du Sud. Ce missile est un dérivé de l’actuel « MOKOPA » sudafricain. Saab fournit de son côté la suite de guerre électronique.

Choix du simulateur :

L’avionneur indien HAL est actuellement en discussion en ce qui concerne l’appel d’offre pour la fourniture du simulateur du LCH. Aux dernières nouvelles, le canadien CAE semble bien placé pour remporter le contrat.

Le programme LCH :

Le LCH est basé sur des technologies développées pour le « Dhruv » premier hélicoptère d'attaque développé par une entreprise indienne, le projet LCH a été lancé en 2006, les investissements réalisés dans le projet sont actuellement estimés à 3,76 milliards de roupies  soit environ 6 milliards d'euros. Surnommé de "Dhruv" armé et bien que transportant les mêmes armes balistiques, le LCH se distingue cependant par son fuselage proche du RAH-66 « Comanche » américain, la disposition des sièges est alignés comme sur les d’hélicoptères de modèles occidentaux et dispose d’une ossature entièrement nouvelle pour accueillir un blindage lourd et l'ensemble des systèmes spécifiques à l'appareil. Le premier prototype a commencé à réaliser plusieurs vols d'essai en mars 2009, pour tester les systèmes de vol en juillet 2009, une seconde série de tests permit de tester les senseurs électroniques et les systèmes d'armes, enfin une troisième série de tests fut menée en décembre 2009 sous la direction de l'armée de l'air indienne. La société Hindustrian Aeronautics annonça alors que la production pourrait démarrer dès décembre 2010, cependant, des retards dans le projet ont conduit à un report de la délivrance de l'autorisation finale de vol, repoussant ainsi l'intégration du LCH dans l'armée de l'air.

La plupart des technologies du LCH sont déjà en fonction sur le Dhruv, tels, le moteur Shakti, les rotors et la boîte de transmission principale. En parallèle, les armes du LCH et les capteurs sont testés sur une version armée du Dhruv. L’Indian Army a commandé 114 appareils et 65 iront rejoindre l’Indian Air Force

 

Photos : HAL LCH @ Vishl Jolapara

Des Airbus au Musée pour le patrimoine !

tmp459000131191046146.jpg

 

Afin d’œuvrer pour la sauvegarde du patrimoine aéronautique, Airbus va procéder au transfert de 4 de ses avions d’essais vers les musées aéronautiques de l’Air et de l’Espace de Paris-Le Bourget et le musée Aéroscopia de Toulouse. 

Ce sont l’A320 MSN1, récemment retiré de la flotte des appareils d’essais, ainsi que l’A340-600 MSN 360 et les A380 MSN2 et MSN4 qui profiteront de ces mesures de sauvegarde patrimoniale et seront bientôt présentés au public.

Le premier appareil transféré sera l’A380 MSN4 qui rejoindra le Bourget le 14 février prochain. 

Les trois autres appareils entretenus par Airbus Heritage à Toulouse, au sein de l’usine Airbus rejoindront quant à eux, dans les 20 prochains mois, Aéroscopia à Toulouse lorsque la zone nord du musée aura pu être aménagée à cet effet.

L’ensemble de ces appareils couvre plus de 30 années d’essais en vol et de succès commerciaux de la marque Airbus. 

L’A380 MSN4 exposé au Bourget, l’un des plus grands musées aéronautiques mondiaux, bénéficiera d’un aménagement unique qui mettra en valeur le rôle de cet avion d’essai, le plus grand du monde.

Après une longue phase de chantier technique à effectuer sur la machine après son arrivée au Bourget, l’aéronef fera l’objet d’un chantier scénographique particulier afin de permettre au plus grand nombre d’y accéder dès 2018 dans les meilleures conditions possibles.

06/02/2017

Tunisie, arrivée des OH-58D « Kiowa » !

3546651821.jpg

La Tunisie a réceptionné ses 6 premiers hélicoptères d’occasions Bell OH-58D « Kiowa » sur un total de 24. Ces appareils ont été commandés en mai 2016 pour un montant de 100,8 millions de dollars us.

Pour la Tunisie, les « bons vieux Kiowa » vont permettre d'améliorer la capacité de celle-ci à mener des opérations de sécurité aux frontières et de combattre les infiltrations de terroristes, comme les groupes d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), la mouvance de l'Etat islamique en Libye et Ansar al-Sharia Tunisie (AAS-T). La Tunisie partage une frontière de 500 km avec la Libye, pays en proie au chaos et aux activités de groupes jihadistes.

Les Kiowa tunisiens :

Les 24 Bell OH-68D « Kiowa » sont équipés de missiles Lockheed-Martin AGM-114R, de roquettes de type APKWS de BAE Systems, de mitrailleuses de type Dillon M134D de 7,62 mm Gatling, ainsi que de nacelles lance roquettes M260. Un système complet de guerre électronique avec cartouches leurre de type A965M1 et avertisseur infrarouge d’alerte missile sont installés à bord.

Le Bell OH-58 « Kiowa » : 

Le Bell OH-58 Kiowa est un hélicoptère militaire léger de reconnaissance, dérivé du célèbre Bell 206 « Jet Ranger ». Il entra en service en mai 1969 sous la dénomination OH-58A et fut ensuite maintes fois amélioré. Il est un des hélicoptères les plus polyvalents de l'US Army. Son armement est extrêmement variable, les versions A et C disposaient d'un minigun M134, tandis que l'OH-58D porte une mitrailleuse M2 et d’un pod de 7 roquettes "Hydra" de série et d'optiques améliorées, La version Kiowa « Warrior » est quant à elle équipée de quatre missiles Raytheon AGM-114 « Hellfire ».

Photo : Bell OH-58D « Kiowa » @ US Army

 

04/02/2017

F-35, le paradoxe Trump !

Cmq2FfeWgAA0_J5.jpg-large.jpeg

Washington, le truculent nouveau président américain D. Trump très critiqué sur de nombreuses décisions, semble au moins avoir réussi une chose : faire baisser de manière significative le prix du F-35. Après une année de négociations, suivie d’une pression sans égale ces derniers mois de la part de la nouvelle administration, Lockheed-Martin assure que le contrat de production initiale à faible taux numéro 10 concernant 90 avions de chasse F-35 sera moins élevé de 728 millions de dollars.

Sur cette base, le Bureau du Programme conjoint F-35 a annoncé des économies à hauteur de 728 millions de dollars sur le lot 10 par rapport au lot 9, ce qui représente plus de 128 millions de dollars de réduction de coûts voulu par le président Donald Trump au début de cette semaine.

Selon les premiers calculs le prix du F-35A a diminué de 7,3% pour atteindre 94,6 millions de dollars, y compris le moteur Pratt & Whitney F135. La variante B est passée à 122,8 millions de dollars, en baisse de 6,7%, tandis que la varainte C a diminué de 7,9% pour s'établir à 121,8 millions de dollars. Le contrat de 90 avions inclut 55 jets pour les services américains et 35 pour des partenaires internationaux et des clients militaires étrangers. Lockheed-Martin construira 44 F-35A pour l'US Air Force, neuf F-35B pour le Corps des Marines américain et deux F-35C pour la Marine américaine.

L'addition du prix unitaire des trois variantes s'élève à une valeur totale de 8,9 milliards de dollars pour 90 cellules et moteurs achetés dans le cadre de ce lot 10.

Oui mais…

Cependant, le prix total du contrat et les chiffres disponibles sont en contradiction avec les prix par unité. Le Bureau du programme estime la valeur totale du contrat pour les véhicules aériens à 8,2 milliards de dollars. Pratt & Whitney a déjà reçu un contrat de 1,5 milliard de dollars en juillet pour la fabrication des moteurs F135 pour le lot 10 et un contrat de 157 millions de dollars l'année précédente pour les composants à longue portée. Cela représente 9,8 milliards de dollars pour les cellules et les moteurs du lot 10, soit environ 950 millions de dollars de plus que la valeur de 8,9 milliards de dollars disponible dans le communiqué. Lockheed-Martin n'a pas pu expliquer l'écart pour l’instant.

Du côté de la Maison-Blanche :

Le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a confirmé une économie de 455 millions de dollars. Les économies restantes, soit 273 millions de dollars proviennent de ventes à des partenaires internationaux et à des clients militaires étrangers. Plus tôt cette semaine, le président D.Trump a assuré que les pressions faite de sa part sur Lockheed-Martin ont permis d’abaissé le prix pour les avions du lot 10 d’environ 150 millions de dollars sur l’ensemble des 455 millions.

Du côté de Lockheed-Martin :

De son côté Lockheed-Martin confirme que ces réductions sont le résultat notable d’une table ronde qui a eu lie en décembre avec la nouvelle administration américaine. L’avionneur confirme une baisse du prix et cible un coût moyen de l’ordre de 80 à 85 millions de dollars pour chaque F-35A d'ici l'exercice 2019.

«L'implication personnelle du président Trump dans le programme F-35 a accéléré les négociations et a accentué notre attention sur la baisse du prix», a déclaré Lockheed. "L'accord a été atteint en quelques semaines et représente des économies importantes par rapport aux contrats précédents."

Une situation qui s’améliore mais pas partout :

Cette situation économique semble enfin être bonne pour l’avenir du F-35, dont l’avenir était menacé par D. Trump. Certes, les ennuis ne sont pas encore terminés, car de nombreux problèmes subsistent du point de vue technique et ne seront pas résolus avant plusieurs années. On notera les dernières critiques des pilotes de F-35C qui se plaignent d’oscillations verticales excessives et violentes, lors de lancement avec catapultes. Pire, la plupart des pilotes ont verrouillé leur harnais pendant le lancement catapulté ce qui a rendu les commutateurs d'urgence difficiles à atteindre, créant de nouveau, à leur avis, une situation inacceptable et dangereuse. De plus, il est rapporté que la capacité de ciblage électro-optique du F-35 est inférieur par rapport à l’A-10 et au F-/A-18.

Si l’effort Trump sur les coûts à du bon, il reste encore beaucoup à faire en ce qui concerne le développement du programme F-35.

12187775_978952018817075_5150452574881133453_n.jpg

 

Photos : F-35 @ Lockheed-Martin

 

 

 

 

Début de service pour le premier P-8A australien !

C3tsio-VMAAgrnc.jpg

Le premier avion de patrouille maritime destiné à la Royal Australian Air Force (RAAF) a débuté ses essais en mer au large d’Adelaïde. Ces essais doivent permettre de vérifier la bonne intégration du nouveau système avec la Marine australienne.

Obtention de l’IOC :

Cette série de test est effectuée avec le destroyer HMAS Hobart de la Marine australienne. Il s’agit de vérifier que les informations circulent correctement entre les deux systèmes et permettent la misent en places de nouvelles stratégies de combat combinées. La vérification des procédures et de l’application de celles-ci pour les équipages. Au final, il s’agit pour le nouvel opérateur du P-8A d’obtenir la capacité opérationnelle initiale (IOC) d’ici 20-18.

Rappel :

L’Australie a finalisé une commande portant sur 8 avions de patrouille de type Boeing P-8A « Poseidon » en janvier 2014. L’Australie dispose également d’options pour 4 appareils supplémentaires. Le contrat est de 4 milliards de dollars. Les 8 P-8A seront livrés en deux lots de quatre appareils.

 

Le Boeing P-8A «Poseidon» : 

Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion peut échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US-Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il est possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage. Cet avion équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec des drones.

Le P-8 a été commandé par la Marine américaine, l’Inde, l’Australie, l’Angleterre et la Norvège.

image.jpg

 

Photos : 1 P-8A australien avec le destroyer Hobart@ RAAF 2 Consoles des opérateurs @ USN