16/03/2011

680 F-35 pour l’US Navy & le Marines Corps !

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Un Tactical Air memorandum a été signé par le département d’Etat de la Navy qui planifie la fourniture de 680 F-35 de Lockheed Martin.

US Marines & US Navy :

 

80 F-35C (version embarquée) et 340 F-35B (STOVL) iront au corps des Marines tandis que la Navy recevra 280 F-35C.

Dans cet accord il est indiqué que les JSF en version C du corps des Marines seront uniquement opérés depuis les navires avec les ponts d’envol les plus larges, tandis que les versions STOVL seront réservées aux navires d'assaut amphibie (LHA), qui ont un pont plus court.

 

Une adaptation vis-à-vis des problèmes de développement :

 

Alors que le F-35B, version à décollage court et atterrissage vertical (STOVL) du JSF destinée en premier lieu à l'US Marine Corps, a été placé en période probatoire de deux ans par le département de la défense américaine, l'USMC considère qu'il serait "prudent" d'acheter des F-35C en complément des ces appareils.

S'exprimant devant le Sénat le 8 mars, le général James Amos, commandant de l'USMC, a ainsi affirmé que même si la version STOVL restait la "priorité" de son service, les problèmes techniques rencontrés par cette variante ont conduit les Marines à étudier la possibilité d'exploiter une flotte mixte composée à la fois de F-35B et de F-35C. Ces derniers devraient opérer depuis les porte-avions nucléaires de l'US Navy, à l'image des actuels F/A-18 Hornet que l'USMC utilise en complément de ses AV-8B Harrier II à décollage vertical.

Interrogé sur l'avancement du programme F-35B, le général a insisté sur le fait que le F-35B a d'ores et déjà réalisé 140% des essais en vol prévus depuis le 1er janvier 2011. A ce jour, les F-35B de test auraient déjà volé "quatre ou cinq fois plus" que sur la totalité de l'année 2010.

L’US Navy a planifié un achat de seulement 280 appareils car elle possède des Boeing F/A-18E/F Super-Hornet relativement jeunes. Elle a également passé une nouvelle commande de 66 Super-Hornet et 58 EA-18G (Growler) le 14 mai 2010.

Ceci confirme l’information selon laquelle les coûts ainsi que les problèmes liés au développement de la version B (STOVL) ont indirectement favorisé le Super Hornet dans l’attente d’une décision finale, a ce propos je laisse découvrir ou relire  l’article sur le sujet en lien.

 

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Lien :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2011/01/17/les-difficultes-du-f-35-stovl-profitent-aux-super-hornet.html

 

 

Photos : F-35 C @ Lockheed-martin

15/03/2011

L’industrialisation de l’A400M va pouvoir démarrer !

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Airbus Military et l’Occar (Organisation conjointe de coopération en matière d'armement) se sont mis d’accord pour lancer la production en série de l’avion de transport militaire A400M. Les quatre premiers exemplaires de série, dont trois pour la France, seront produits en 2012, confirme le constructeur.

Ce dernier précise que la cadence de production atteindra les 2,5 appareils par mois fin 2015. A ce jour, Airbus Military possède un carnet de commandes fermes de 174 A400M. Le dernier exemplaire de ces 174 machines doit être livré courant 2014, sachant que l’avionneur mise également beaucoup sur les ventes de son avion à l’export. Jusqu’à récemment, l’avionneur évoquait la possibilité de vendre jusqu’à 500 A400M supplémentaires.

Parallèlement, la finalisation du nouveau contrat approche à grand pas. Dernièrement, c’est la Grande Bretagne qui s’est entendu avec Airbus Military sur le financement des surcoûts du programme, notamment grâce au mécanisme des « Export Levy Facility » (ELF), ou mécanisme d’aide à l’export.

En effet, en plus d’une hausse du contrat initial de 2 Md€, les sept nations clientes se sont également engagées à verser un montant complémentaire de 1,5 Md€ en contrepartie d'une rémunération sous forme de redevances perçues sur les ventes de l’avion à l’exportation. Pour rembourser ces 1,5 Md€, Airbus Military aura à vendre entre 280 et 300 A400M sur les trente prochaines années. Au travers de ce mécanisme, la France, par l’intermédiaire de la Caisse des dépôts et consignation, va ainsi verser 417 M€ à Airbus.

A ce jour, seule la Turquie doit encore s’entendre sur les clauses financières du nouveau contrat A400M, dont les grandes lignes ont été ratifiées par les sept nations clientes le 5 novembre dernier.

Airbus Military mise sur la certification civile (EASA) et la qualification militaire de l’A400M au premier standard militaire IOC (Inital Operating Clearance) pour la fin de l’année.

 

Rappel :

 

Les sept pays partenaires initiaux, à savoir l’Allemagne, la France, l’Espagne, la Belgique le Luxembourg, le Portugal et l’Angleterre ont été rejoints par la suite par la Malaisie et la Turquie qui ont reconnu le potentiel de ce nouvel avion pour leurs propres besoins. La polyvalence est ce qui caractérise le mieux l’A400M, qui est conçu pour offrir des capacités à la fois tactiques et stratégiques. L’appareil peut transporter 37 tonnes de charge utile sur au moins 4700 nm (8700 km) de distance. Sa soute est dimensionnée pour accueillir tous les chargements et véhicules répertoriés  dans le cahier des charges européens ESR (Europen Staff Requirement). En outre, l’A400M peut servir à la fois de moyen de transport aérien et de plateforme de ravitaillement en vol aussi bien pour des avions de combat que pour des hélicoptères. L’A400M incarne le premier avion de transport militaire lourd véritablement nouveau depuis ces trente dernières années. Offrant deux fois plus de performances et de capacités d’emport que les avions actuels qu’il remplacera.

 

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Photos :  1 A400M au décollage 2 A400M & F/A-18 espagnol @ Airbus Military

 

14/03/2011

F-35 cloué au sol !

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Le F-35, Joint Strike Fighter, de Lockheed Martin est cloué au sol depuis deux jour, pour laisser le temps aux ingénieurs de trouver la solution à la panne qui a touché deux génératrices et engendré une fuite d’huile. Un élément de plus qui marque une longue série de problèmes de mise au point.

L’appareil incriminé est un F-35A (version CTOL) destiné à l’US Air Force, la panne aurait pu arrêter la pompe à essence à une altitude supérieure à 10 000 pieds, mais l’avion a pu se poser sans problème sur sa base d’Edwards en Californie. Pourtant le 7 mars le second JSF de série avait fait son vol inaugural à Fort Worth au Texas.

Lockheed a annoncé « la suspension de tous les vols en attendant de connaître tous les détails de l’incident et de faire les réparations et améliorations nécessaires sur les appareils ».

En octobre dernier c’était la variante B (STOVL) de l’appareil qui suspendait ses décollages et atterrissages verticaux. En cause la faiblesse dans l’articulation du moteur de poussé verticale. Tous ces arrêts dans le programme font gonfler la facture et retardent la mise en service de l'avion de combat.

Les craintes Canadiennes :

Au Canada le JSF est sérieusement critiqué, en effet, selon une analyse indépendante commandée par le gouvernement, le prix (achat et maintenance sur 30 ans) F-35A serait de 66% supérieur à ceux établis précédemment par le gouvernement. En effet au Canada la loi stipule que les coûts pris en compte pour l’achat de matériels militaires le soient sur au moins 20 ans. Le seul parti d’opposition encore favorable au JSF, le bloc québécois, a annoncé hier qu’il ne soutenait plus l’achat de 65 F-35.

Et aux USA :

En mars 2008, le Government Accountability Office, estimait que le développement, l’achat, la maintenance et l’utilisation des 2.443 F-35 prévus pour équiper l’armée américaine allaient coûter 950 milliards de dollars, soit 38 milliards de plus par rapport à un précédente évaluation menée en 2007, qui prenait déjà en compte une hausse des coût de 29% depuis 2001.

Bisbille avec la Turquie :

 

En Turquie, le refus du pentagone de livrer les codes et les technologies liés aux softwares de l’appareil créerait des tensions entre les gouvernements. La Turquie s’exprimera sans doute sur les modalités de sa participation au programme après la réunion du 13 avril entre les partenaires.

Rappel :

 

La mise au point du F-35 s’avère longue et coûteuse pour le constructeur Lockheed-Martin à tel point que ce programme sera le plus cher de l’histoire de l’aviation militaire américaine ! Si les versions A (chasse & attaque au sol) C (chasse & attaque au sol embarqué) se développent longuement, mais surement il n’en va pas de la même manière pour la version C (STOVL) qui doit remplacer les Harrier AV-8B/GR9/Sea Harrier. En effet, le constructeur doit faire face à nombreux problèmes techniques : certaines pièces de la soufflante.principale doivent  être redessinées et plusieurs problèmes informatiques péjorent les systèmes de stabilisation de vol !

Du coup, ses retards font qu’il n’y aura pas de commande de F-35B STOVL,  en 2012 comme prévu, dans le calendrier initial du programme. Pires, les déboires accumulés et les réductions de budgets  imposées par l’Administration Obama devraient réduire le financement durant les cinq prochaines années !

 

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Photos :1 F-35A 2 F-35C STOVL @ Lockheed-Martin

 

 

 

 

 

15:30 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : f-35, lockheed-martin, f-35a, f-35b, f-35c |  Facebook | |

Airbus : l'A320neo est un bon choix !

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En choisissant de remotorisé la gamme A320, Airbus a pris la bonne décision, en effet, le cap des 200 commandes est aujourd’hui passé ! Chez Airbus on se frotte les mains, moins de 10 jours après la commande de la TAM, l’avionneur européen enregistre une nouvelle vente pour sa gamme d’A320 remotorisé baptisé A320neo.

ILFC a signé le 8 mars une commande portant sur 100 biréacteurs A320neo. Soixante de ces avions seront motorisés par Pratt & Whitney avec son PW1100G « Pure Power ».  Sur ces 100 machines, 75 seront des A320neo et 25 des A321neo. Au prix catalogue, cette commande est estimée à 9,47 Md$. Petite déconvenue néanmoins pour Airbus, puisque ILFC résilie dans le même temps son accord portant sur l’acquisition de dix A380.

C’est également une très bonne nouvelle pour Pratt & Whitney. En effet, au moins 60 des 100 avions d’ILFC seront motorisés par le turbofan de nouvelle génération PW1100G. Le motoriste américain obtient ainsi ses toutes premières commandes pour ce nouveau moteur qui a la particularité d’être un turbofan à réducteur, donc plus économe en carburant que les moteurs actuels. L’A320neo est disponible avec deux choix de motorisations : le Leap-X de CFM International (Snecma/GE) et le PW1100G de Pratt & Whitney.

Grâce à ses nouveaux moteurs plus efficients et à ses Sharklets, grands dispositifs d’extrémités de voilure, l’A320neo affichera des économies de carburant pouvant atteindre 15 pour cent, ce qui représente jusqu’à 3 600 tonnes d’émissions de CO2 en moins par an et par avion. En outre, l’A320neo permet d’obtenir une réduction à deux chiffres des émissions de NOx et une réduction du niveau sonore des moteurs.

ILFC devient donc le quatrième client pour l’A320neo après la TAM (22 avions commandés le 28 février dernier), Virgin America (30 exemplaires commandés le 17 janvier 2010) et l’indienne Indigo (100 avions commandés le 11 janvier 2010). Les trois compagnies aériennes n’ont pas annoncé de choix de motorisation.

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Cathay Pacific commande des A330 et A350  :

La compagnie hongkongaise a annoncé la commande de 15 A330-300, dix et 2 A350-900. Les A330-300 font l’objet d’une commande ferme auprès d’Airbus. Leur livraison débutera dès 2013 et ils seront équipés de Trent 700 de Rolls-Royce, comme les trente-trois autres exemplaires déjà présents dans la flotte. Quant aux deux A350-900, ils ont été acquis en leasing auprès d’ILFC. Ils seront tous deux livrés en 2015.

 

Photos : 1 A320 NEO pour ILFC 2 A330 Cathay Pacific @ Airbus

13/03/2011

Boeing : remplacement des B737

 

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Boeing confirme son intérêt sur le futur remplaçant du B737. L’information était prévisible depuis longtemps, mais  Boeing gardait le silence : le constructeur se dirige vers une version entièrement neuve de son monocouloir B737.

Mais certaines décisions restent à prendre, notamment sur le matériau qui sera utilisé et sur le lieu de fabrication de l'appareil, a déclaré un responsable de l'avionneur américain. Une chose est pour l’instant certaine, le remplaçant du B737 sera issus de la gamme B787 et sera compatible.

L’avionneur américain ne s’intéresse pas au remplacement immédiat, car les versions actuelles du B737 Nouvelle Génération se vendent encore bien. Par contre, Boeing penche sur un appareil qui répondra aux besoins des années 2030.

Une remotorisation en attendant ?

Boeing doit décider encore décider si d’ici là, une romotorisation de l’actuelle gamme B737 est envisageable. Ceci à la manière d’Airbus avec l’A320 NEO (New Engine Offer). Un avion remotorisé permettrait d'économiser environ 10% en en carburant et pourrait être mis sur le marché autour de 2016.

Un avion totalement neuf pourrait offrir le double d'économies en carburant et serait mis sur le marché vers 2019.

Choix stratégiques :

Boeing et Airbus se disputent un marché estimé à 1.700 milliards de dollars sur les 20 prochaines années. De plus, l’arrivée de la concurrence chinoise (COMAC) et la poussée de petits constructeurs (Mitsubishi, Embraer, Bombardier) nécessite des prises de positions rapides.

 

 

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Photos : B737-700NG Air Berlin avec le SkyInterior @ Boeing