16/06/2011

La Pologne va remplacer ses TS-11 Iskra d’entrainement !

 

 

1767522.jpg

 

Varsovie, le ministère polonais de la Défense a annoncé  sa volonté de remplacer les avions  écoles PZL TS-11 Iskra, et vient de lancer un appel d’offre pour l’acquisition d’un appareil d’entrainement de nouvelle génération.

La Pologne prévoit  l’achat de 16 avions divisé en deux tranches. Le coût estimé de la première tranche est de  450 millions  de dollars. Première livraison prévue pour  le 30 novembre 2014 et la seconde  pour 2016.

 

285369202_2.jpg

 

Le cahier des charges :

 

Si le cahier des charges n’a pas été  entièrement divulgé, quelques points essentiels sont connus : La Pologne désire un appareil ayant une capacité supersonique doté de commandes de vol  électriques et doté  d’un radar. L’avion doit pouvoir emporter  une vaste palette d’armes air-air actuelles ainsi que des bombes à guidage laser . Les systèmes électroniques (gestion, planification, ecm) doivent pouvoir  être au  plus proche des avions de combat moderne, soit Lead-In-Formateur  adapté pour les avions de combat de la 4e & 5e génération.

 

Selon toute vraisemblance, le premier lot  des appareils livrés sera utilisé en configuration lice puis doté des capacités d’armement citées plus haut, le second lot lui restera en configuration lice. Les élèves pilotes transiteront donc  en premier sur  la version simplifiée puis  fonctionneront  en préparation d’escadrille de ligne avec  la version armée.

 

 

Les avions en compétitions :

 

Si l’appel d’offre est ouvert  d’ici au 29 juillet de cette année, les premiers  postulants se sont déjà fait connaître, avec  L’Aermacchi M-346 d’Alenia, le T-50P "Golden Eagle" de Korean Aerospace Industries (KAI) et la version modernisée du L-159T1  D’Aero Vodochody.

 

1855259.jpg

 

Adieu Le TS-11 Iskra :

 

Conçu suite à une demande de l’armée polonaise, le projet fut confié au constructeur de l’époque soit Tadeusz-Soltvk et fut désigné TS. Le programme de conception débuta en 1957. Le premier prototype vola en 1960 et emportait une turbine anglaise Amstrong Siddeley Viper . Les deux prototypes suivant volèrent avec une copie polonaise du Viper le WSK HO-10. L’appareil entra dans l’aviation polonaise en 1963 sous l’appellation TS-11 Iskra. Par la suite les TS-11 reçurent une version du réacteur modernisée le WSK-SO3W, plus puissante et demandant moins de dépose maintenance.

 

La Pologne construisit 440  TS-11 et l’exporta en Inde. L' Iskra fut en compétition pour équiper les écoles du Pacte de Varsovie mais c’est finalement l’Aero L-29 Delfin qui fut choisit.

 

1556452.jpg

 

Photos : 1 TS-11 Iskra  @ Piotr Zdunek  2 Aermacchi M-346@ Alenia 3 T-50P Golden Eagle @ Jung In-Yong 4  Aero L-159T1 @ Piotr Zdunek

 

 

 

 

15/06/2011

Le P-8A Poseidon avance !

 

800px-P_8A_touches_down_at_Pax_River.jpg

 

Boeing et L’US Navy (USN) préparent de concert la formation du premier équipage destiné à l’avion de patrouille maritime multi-rôles P-8A «Poseidon» qui doit remplacer progressivement les P-3 «Orion» ! Le quatrième appareils d’essais no : T4 vient de rejoindre le centre d’essais en vol de Patuxent River ou il effectuera les tests des systèmes de combat. De son côté Boeing vient de terminer le montage des appareils T5 & T6, ils quitteront prochainement l’usine de Renton près de Seattle pour rejoindre le centre d’intégration des systèmes de combat à Puget Sound près de Washington.

 

Actuellement, il faut un délai de trois mois pour équiper entièrement le P-8A de l’ensemble de ses systèmes d’armes et de détection, ce délai sera réduit à 40 jours au moment ou le programme battra son plein, soit d’ici 2012. 

 

Diversification de la cellule :

 

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une réduction des coûts importante, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin  de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage. 

33912.jpg

 

 

Rappel concernant le P-8A :

 

L’US Navy prévoit d'acheter 117 Boeing B737 en version anti-sous-marine et lutte anti-surface,  pour remplacer sa flotte de P-3 « Orion ». La capacité opérationnelle initiale est prévue pour 2013.  

 

L’équipe chargée de la production du «Poseidon» s’appuie sur la ligne de production des Boeing B737 Next Generation. Toutes les modifications apportées aux aéronefs P-8A seront faites dans l’ordre lors de la fabrication et l’assemblage du fuselage.

 

Le P-8A «Poseidon» est donc basé sur le fuselage du Boeing B737-800 NG et possède les ailes du B737-900 NG. En lieu et place des Winglets montés sur les modèles commerciaux, sont montés des extensions d’ailes destinés à réduire le givrage à basse altitude. L’intérieur du fuselage a été modifié pour accueillir  une soute à armement de 4,7 mètres de long. Northrop-Grumman est chargé de fournir les systèmes de contre-mesure infrarouge et les systèmes de mesures électroniques auxiliaires. Raytheon fourni le radar de surveillance maritime AN/APY-10 ainsi que l’ensemble des systèmes de renseignement électronique. L’appareil est motorisé par deux turboréacteurs  CFM56-7B.

 

Question armement, le P-8A va recevoir trois missiles AGM-84K logés sous les ailes, la soute ventrale recevra cinq torpilles Mk54 ainsi que des mines. A l’arrière du fuselage, le P-8A est doté de lanceurs de bouées acoustiques.

 

Les systèmes de mission principale comprennent :  des systèmes informatiques et d'affichage avec deux écrans de 61cm qui équipent  cinq stations d’opérateur,  deux stations acoustiques, une destinée à la coordination tactique, une station de navigation, une station de suivi radar. Selon le constructeur, un opérateur peut choisir à sa guise la station de son choix et activer le système qui lui est attribué. 

1773913667.jpg

 

 

Le Boeing P-8A Poseidon aussi désigné P-8MMA pour Multimission Maritime Aircraft doit remplacer les vénérables Lockheed P-3 Orion. Doté des liaisons 11 & 16 il travaillera en binôme avec les drones RQ-4N de surveillance maritime.

 

L’Inde sera le premier client export du P-8A avec 10 appareils dont la livraison commencera en 2013.

 

 

Photos :  1 & 3 P-8A Poseidon 2 Armements sous les ailes du P-8A @ Boeing

 

14/06/2011

Le Piper Jet PA-47 Altaire !

PIPER_JET_5.jpg

Habitué à construire des avions de tourisme à hélice dont près de 80.000 volent aujourd’hui, la firme c’est lancée il y a 6 ans dans un projet de petit jet. Le Piper Jet  PA-47 Altaire à volé pour la première fois le 30 janvier 2009 est l’avion est en cours de certification.

 

 

Very Light Jet (VLJ) : 

 

 

Le Piper Jet PA-47 Altaire fait partie de la gamme des jets légers (Very Light Jet) mais  sa cabine est de la taille de son plus gros mono-moteur, qui permet l’installation de six sièges passagers. Doté d’une avionique Garmin G3000, le cockpit dispose de trois grands  écrans EFIS de 36 cm (un vertical), le pilote dispose d’un mini-manche latéral. Le PA-47 est un mono-réacteur, celui-ci est monté dans la que de celui-ci à la manière d’un DC-10. Piper a choisit une turbine Williams FJ-44-3AP de 2.400  livre de poussée qui lui confère un plafond pratique de 35.000 pieds pour une vitesse de croisière de 360 noeuds pour un rayon d’action de 1000 nautiques miles. 

 

Ce choix de positionnement de réacteur permet au personnel de pouvoir se déplacer facilement autour de l’appareil, par contre l’accessibilité  pour la maintenance en est malheureusement plus complexe ! L’autre problématique due à cette position de la turbine consiste au fait que les ingénieurs de Piper ont du travailler à la mise au point d’un compensateur automatique de la gestion des stabilisateurs, en effet, le souffle du réacteur se trouvant au dessus du centre de gravité celui-ci peut influer sur le tangage de l’avion lors des variations de puissance. 

 

piperjet-cabin_jpg_500x400.jpg

 

 

Certification attendue :

 

Piper dispose de trois appareils qui doivent atteindre 2.500 heures d’essais au total. La certification devrait tomber d’ici la fin de l’année. Notons au passage que Piper à dépensé 25,000,000 millions de dollars pour le programme de développement de son petit jet.

 

 

Les commandes aux rendez-vous :

 

A ce jour, Piper totalise 203 commandes pour son Piperjet Altaire. Le prix catalogue étant de 2,600,000 millions de dollars. 

 

piper-aircraft-piperjet-altaire-pa-47-exterior-ground-hangar-cutter-texas-california-sales.jpg

 

Photos : 1 Piper Jet en vol 2 Intérieur cabine 3 Au sol @ PiperAircraft

 

13/06/2011

AH-64 Apache Block III pour Taïwan !

 

ebbe50d5-f900-49e0-a9a4-5561dad10c25.Large.jpg

 

 

L'armée américaine a confirmé que Taiwan sera le premier client de l'AH-64D Apache Block III. L'accord porte sur  30 hélicoptères, le contrat porterait sur une somme avoisinant les  2,5 milliards de dollars. La livraison interviendra courant 2012.

Apache Block III :

Le Bloc III est la variante la plus avancée de l'hélicoptère d'attaque. Il dispose d’une avionique et d’un système d’arme amélioré. L’appareil dispose d’une meilleure interopérabilité avec les systèmes aériens sans pilote (Drones). Ceci comprend un JTRS (Joint Tactical Radio System), de nouvelles commandes électriques, le nouveau radar de contrôle de tir Longbow block III. L’appareil dispose également d’une capacité en réseau permettant une connectivité avec l’ensemble des moyens aérien et terrestre. Question maintenance, les systèmes permettent une diminution des charges notamment en engagement.

De son côté l’Armée américaine prévoit à terme de modernisé jusqu’à 634 Apache au niveau Block III. Notons au passage que l’Arabie Saoudite est intéressée par cette nouvelle version.

Photo : Apache block III@ Boeing

 

11:35 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : apache, block 3, boeing, taïwan, us army |  Facebook | |

10/06/2011

L’impressionnant Cessna Corvalis TTX !

 

sin_TTX_ext5_1280x1024.jpg

 

Si vous êtes (comme moi) un habitué de la gamme des avions Cessna doté d’une hélice, le Corvalis a de quoi vous surprendre de part son « look », mais aussi au niveau de ses performances inégalées pour un appareil de tourisme !  Petit détour auprès d’un appareil remarquable, qui dépoussière considérablement l’image traditionnelle de gamme des avions d’aéroclub de Monsieur Cessna ! Il faut vous dire que si, comme moi, vous avez fait vos premières gammes sur les célèbres C-152 & C-172, ce nouvel opus à de quoi étonner !

 

sin_TTX_ext6_1280x1024.jpg

 

L’origine du Corvalis TTX :

 

Le Corvalis tient son nom d’une petite ville de l’Oregon, à  l’origine il est sorti des planches à dessins  de Colombia Aircraft, petite société ayant fait faillite (hé, oui on se doutait que l’idée d’une aile basse ne venait peut-être pas totalement de Cessna) sous l’appellation de Columbia 400. A ses débuts d’ailleurs, Cessna le dénommait Corvalis 400. Le Corvalis TT (Twin Turbocharged) est arrivé sur le marché des avions de tourisme en 2004 après certaines  améliorations prodiguées par Cessna, l’avion est entièrement en matériaux composites qui lui confère une durabilité inégalée. Pour exemple, un Corvalis TTX a subi 171.000 cycles d’essai-fatigue soit l’équivalent de 120 années de vie et la cellule de celui-ci n’a quasiment pas vieillit. Doté d’un moteur Teledyne Continental turbocompressé TSiO-550-C (2600 tr / min.) couplé à une hélice McCauley qui lui permet d’atteindre une vitesse maximale de 235 nœuds avec un taux de montée de 1,400 pieds par minutes pour une distance franchissable de 1.250 miles nautiques. Ce qui en fait l’appareil le plus rapide de sa gamme.

 

sin_TTX_int4_1280x1024.jpg

Un design exceptionnel :

Performances et beauté, le Corvalis allie donc d’excellentes performances et ne laisse pas indifférent de part ses lignes aérodynamiques, une cabine luxueuse dotée d’une avionique dernière génération. Là aussi, plus rien à voir avec l’intérieur « basic » d’un C-172 le Corvalis offre une gamme de siège en cuir avec divers coloris, le pilote dispose d’un petit manche latéral et d’une avionique Garmin G2000 avec deux écrans EFIS de 36cm à haute définition, doublé d’une grille infra-rouge. Un pilote automatique  GFC-700 et un système d’évitement du trafic GTS-800, ainsi qu’un transpondeur GTX-33ES complète le tout ! 

La petite bombe du ciel :

Oui, le Corvalis offre un design et des performances exceptionnelles, pour les amateurs de Cessna (comme moi) on retrouvera des qualités de finesse de pilotage assez proche de ses grands frères à ailes hautes, mais avec un véritable confort en vol voyage. Dans le poste de pilotage, on retrouvera les trois manettes (gaz,  pas variable, mélange) typiques du constructeur encastrés dans le tableau de bord. L’avionique Garmin  G2000 introduit un nouveau niveau de sophistication grâce à l’interface tactile GTC 570 (console centrale horizontale), les menus sont moins profonds et plus intuitifs et la saisie des données simplifiée, la rendant plus rapide et plus facile à gérer les vastes capacités du système. Il est par ailleurs possible de configurer avant le vol les deux écrans, selon sa préférences et ensuite de les adapter en vol, en fonction des besoins.

Supérieur donc à la concurrence, le Cessna Corvalis TTX n’en reste pas moins un appareil plutôt cher  à l’achat soit  $644.500.--  est destiné  à des pilotes confirmés, mais voilà l’excellence et le côté racé ont un prix ! !

 

sin_TTX_ext4_1280x1024.jpg

 

Photos : Cessna Corvalis TTX @ Cessna