06/10/2011

Une demande toujours croissante en appareils éco-efficients !

 


 

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Alors que les marchés financiers traversent une période de turbulence, Airbus continue à anticiper une forte demande pour les avions civils. Selon les dernières prévisions globales de marché d’Airbus (GMF - Global Market Forecast), quelque 27 800 avions neufs seront nécessaires d’ici 2030 afin de répondre à la demande future d’un marché en pleine expansion. Le GMF estime que sur ce total, plus de 26 900 seront des avions passagers (de plus de 100 sièges) et plus de 900 des avions de fret neufs, d’une valeur globale de 3 500 milliards de dollars.

Ainsi, la flotte mondiale d’avions passagers aura plus que doublé en 2030, passant de 15 000 appareils à ce jour à un total de 31 500. Sur ce total, quelque 27 800 exemplaires seront des avions neufs, dont 10 500 viendront remplacer les avions plus anciens, moins éco-efficients. La demande en appareils de plus grande capacité se maintiendra afin d’assurer la capacité du secteur de l’aviation à absorber la croissance future de la demande.

Les gens veulent et ont besoin plus que jamais d’utiliser le transport aérien. Les 20 prochaines années devraient démontrer la résilience du secteur de l’aviation aux conditions économiques cycliques connues dans le passé. Airbus estime que le nombre total de Passagers-Kilomètres payants (RPK) affichera une croissance moyenne de 4,8 %par an, reflétant un trafic qui aura plus que doublé au cours des 2 prochaines décennies.

Les principaux facteurs qui sous-tendent cette demande en avions neufs sont la croissance de la population mondiale et de son pouvoir d’achat, la croissance dynamique des économies émergentes, une forte croissance continue sur les marchés d’Amérique du Nord et en Europe, une forte urbanisation et le nombre de mégapoles qui aura plus que doublé d’ici à 2030. La forte demande sera également due à une expansion continue des compagnies low-cost et au remplacement nécessaire des anciens appareils moins efficients par de nouveaux avions éco-efficients sur les marchés établis.

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Du point de vue géographique, la région Asie-Pacifique représentera environ 34 pour cent de la demande au cours des 20 prochaines années, suivie de l’Europe (22%) et de l’Amérique du Nord (22%). En termes de part du trafic passagers, l’Asie-Pacifique arrivera en tête avec 33 pour cent, suivie de l’Europe (23%) et de l’Amérique du Nord (20%).

Concernant le trafic passagers intérieur, l’Inde (9,8%) et la Chine (7,2%) afficheront les taux de croissance les plus rapides des 20 prochaines années. Les marchés établis poursuivront également leur croissance sur le marché intérieur, avec les Etats-Unis (11,1%) et l’Europe Occidentale (7,5%) qui se placeront respectivement en première et troisième positions en termes de part du trafic mondial d’ici à 2030.

D’ici à 2030, 60 % de la population mondiale, soit quelque cinq milliards de personnes, seront urbanisées, et le nombre de mégapoles aura plus que doublé, passant de 39 à ce jour à 87. On estime également que plus de 90 % des passagers sur long-courriers se déplaceront entre ces différentes mégapoles.

La demande en appareils de très grande capacité (VLA) capables d’accueillir plus de 400 passagers, tels que l’A380, est en hausse par rapport aux prévisions de 2010, passant de 1 738 à 1 781 appareils, d’une valeur estimée à 600 milliards de dollars. Cette hausse représente 17 pour cent en termes de valeur ou six pour cent en nombre d’appareils. 1 330 de ces appareils seront des avions passagers, nécessaires pour absorber la concentration des volumes de trafic entre les différentes mégapoles du monde. A l’échelle régionale, environ 45 %des VLA commandés dans le monde seront livrés en Asie, 19% en Europe et 23 % au Moyen-Orient.

Sur le segment des bicouloirs (d’une capacité de 250 à 400 passagers), quelque 6 900 avions passagers et cargo neufs seront livrés au cours des vingt prochaines années, soit le double de la flotte existante à ce jour, d’ici à 2030. La valeur de ces livraisons est estimée à environ 1 500 milliards de dollars (43 % en termes de valeur ou 25 pour cent en nombre d’avions). Environ 4 800 de ces appareils seront de petits bicouloirs (250 à 300 sièges) et quelque 2 100 exemplaires seront des bicouloirs de capacité intermédiaire (350 à 400 sièges). Ces segments sont couverts par l’A330 et la famille A350 XWB.

Sur le segment des monocouloirs, près de 19 200 appareils, d’une valeur estimée à 1 400 milliards de dollars (40 % en termes de valeurs ou 69%en nombre d’avions), seront livrés au cours des 20 prochaines années. Ces chiffres représentent une hausse par rapport aux prévisions précédentes, due à une croissance accrue et à l’accélération des remplacements d’appareils plus anciens et moins efficients. Environ 40% des nouvelles livraisons seront dues aux besoins de remplacement. Par ailleurs, quelque 50%des monocouloirs livrés seront destinés aux marchés établis d’Amérique du Nord et d’Europe.

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Photos : 1 A380 Qantas @ WT 2 A330 Thaï @ XU Zheng 3 A340 Swiss @ Swiss

 

 

23:48 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : airbus, a380, a330, a340 |  Facebook | |

05/10/2011

Le F-35B effectue ses essais en mer !

 

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Le F-35B  «Joint Strike Fighter» destiné aux Corps des Marines américain (USMC) vient de débuter sa campagne d’essais à bord de l’USS WAsp de l’US Navy. Le F-35 doit à terme remplacer les AV-8B à partir des bâtiments de surface.

Premier atterrissage vertical :

Le Lockheed-Martin F-35B no: BF-02 s’est posé verticalement sur le pont du bâtiment amphibie USS Wasp (LHD-1), piloté par le Lieutenant-Colonel Fred Schenk de l’US Marines Corps. Cette première période de tests, trois au total, doit permettre de valider l’intégration du F-35 sur les navires et en condition en mer. L’USS WAsp dispose à cet effet du matériel nécessaire aux essais et à la mesure de ceux-ci.

Le F-35 va effectuer non seulement des atterrissages verticaux mais également des décollages courts et vérifier comment l’appareil s’intègre avec les systèmes du vaisseau, notamment son adaptation sur le pont et les hangars. La résistance du F-35 en milieu marin ainsi que l’impact de la chaleur dégagée par son réacteur sur le pont du navire seront à vérifier.

A signaler que l’USS Wasp à servit de banc d’essais pour l’intégration des Boeing V-22 «Osprey» en octobre 2007.

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Photos : le F-35B no : BF-02 lors de son arrivée sur l’USS Wasp @ US Navy

 

04/10/2011

UTair commande le B737 et Qatar reçoit son 100e Boeing !

 

 

 

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Boeing a reçu une commande de la compagnie russe UTair pour son B737 NG et a livré dans l’intervalle un 100e Boeing à la compagnie Qatar Airways :

B737 pour UTair :

SEATTLE, Boeing et UTair Aviation ont signé une commande de 40 avions B737 de nouvelle génération (NG), composée de sept B737-900ER et 33 B737-800s.

La commande est évaluée à 3,8 milliards de dollars au prix catalogue.
Les 40 avions d’UTair seront  livrés avec le nouvel intérieur  « SkyInterior » qui offre aux passagers un confort sans précèdent grâce à un habitacle spacieux, des rangements pour bagages généraux qui disparaissent dans le plafond enco et un éclairage LED qui apporte des couleurs reposantes dans la cabine.

À propos UTair :

UTair, basé en Russie est un transporteur  aérien  avec plus de 40 ans d'expérience sur le marché du transport aérien russe. UTair est axé sur plusieurs secteurs d'activité stratégiques: les opérations de transport de passagers, les opérations en hélicoptère, les services aéroportuaires et les services de restauration aérienne. Aujourd'hui, UTair exploite l'une des plus grandes flottes d'aéronefs en Russie et se classe parmi les cinq plus grands transporteurs russes en volume de passagers.

 

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100e Boeing pour Qatar :

EVERETT, Washington, Boeing  a livré à la compagnie Qatar Airways son 100e appareil,  un Boeing B777-200LR (Longer Range), lors d'une cérémonie à Everett. La compagnie aérienne basée à Doha exploite désormais 27 Boeing 777 de divers types, dont 16 B777-300ER (Extended Range), deux cargos et neuf B777-200LR.


Boeing a remis l'avion Qatar Airways lors d'une cérémonie en présence de chef de la compagnie aérienne de la direction Akbar Al Baker. Qatar Airways a plus 13 Boeing B777 de différentes variantes prévue pour la livraison.

"Depuis que nous avons reçu notre premier Boeing 777 en Novembre 2007, l'avion s'est forgé une réputation pour le confort, la polyvalence et la fiabilité, et il est normal que notre 100
e avion soit un  B777", a déclaré Akbar Al Baker, PDG de Qatar Airways. "Du point de vue opérationnel, le B777 nous a permis de poursuivre notre expansion mondiale agressive, ce qui nous permet d'opérer directement des vols sans escale de notre hub de Doha au Qatar pour des destinations telles que Sao Paolo au Brésil, et à Melbourne en Australie, et ceci de manière rentable.
Qatar Airways vole une des flottes les plus jeunes et modernes d'avions. Son réseau actuel comprend plus de 100 destinations à travers l'Europe, le Moyen-Orient, Afrique, Asie-Pacifique, Amérique du Nord et Amérique du Sud.


Photos : 1 B737 UTair 2 Cérémonie de remise du 100e appareils, un B777 à Qatar @ Boeing

 

03/10/2011

ATR : nouveau record annuel de ventes !

 

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ATR a enregistré des commandes fermes pour 145 avions, et des options pour 72 appareils supplémentaires depuis le début de l’année. Le montant de ces commandes est estimé à 3,2 milliards de dollars (4,8 milliards en incluant les options).Ces chiffres représentent déjà un nouveau record annuel pour le constructeur Européen d’avions turbopropulseurs régionaux (record précédent ; 2007 : 113 ventes fermes et 26 options).

Ces 145 ventes fermes (Voir tableau 1) représentent plus du 80% de l’ensemble des ventes d’avions régionaux (entre 50 et 90 places) depuis le début de l’année, tous modèles confondus. ATR a enregistré 34% de ces commandes auprès de six nouveaux clients.

Parallèlement, ces 145 avions permettent à ATR d’atteindre un nouveau record sur son backlog, porté à 275 appareils, et d’une valeur estimée à 6,2 milliards de dollars. Il se traduit par près de 4 années de production. Il représente aussi le 68% de l’ensemble du backlog d’avions régionaux d’entre 50 et 90 sièges, tous modèles confondus, confortant ainsi le regain d’intérêt pour la technologie turbopropulseur.

Ces chiffres ont été dévoilés ce matin par le Président Exécutif d’ATR, Filippo Bagnato, dans le cadre d’une conférence de presse tenue à Rome, à l’occasion de l’Assemblée  Générale de l’ERA  (European Regions Airline Association).

Filippo Bagnato a déclaré : «Ce record de ventes, alors que l’année n’est pas encore finie, souligne à nouveau la pertinence de notre produit pour répondre aux besoins du transport régional, qui ne cesse de se développer à travers le monde. En termes d’économie, d’écologie, de performance et de confort, les ATR, et en particulier ceux de la nouvelle ‘série -600’ sont devenus la référence pour les compagnies régionales à travers le monde. Les ATR permettent aux compagnies régionales de demeurer bénéficiaires grâce notamment à leurs faibles coûts d’exploitation. Nous nous réjouissons de constater que la technologie turbopropulseur séduit à nouveau les compagnies et que les évolutions de nos produits sont appréciés par celles-ci et leurs passagers ».

Il a également déclaré : «2011 confirme aussi l’intérêt croissant des sociétés de leasing d’avions pour nos appareils. Ces sociétés représentent presque un quart des ventes de l’année. Les avantages compétitifs de nos produits en matière de rentabilité, d’investissement ainsi que leur valeur résiduelle soutenue sont des arguments de premier choix auprès de ces clients».

Tableau 1 : Détail des commandes depuis le 1er janvier 2011:

 

COMPAGNIE

PAYS

AVIONS

Lion Air / Wings Air

Indonésie

18 ATR 72-500s

GECAS

Etats-Unis

15 ATR 72-600s

(+ 15 options)

NAC

Danemark

10 ATR 72-600s

2 ATR 72-500s

(+ 10 options)

AZUL

Brésil

10 ATR 72-600s

(+ 10 options)

UNI AIR

Taiwan

10 ATR 72-600s

TRIP

Brésil

9 ATR 72-600s

(+ 12 options)

Skywest / Virgin Australia

Australie

4 ATR 72-500s

4 ATR 72-600s

(+ 5 options)

TAME

Equateur

3 ATR 42-500s

Israir

Israël

2 ATR 72-500s

MAS / Firefly

Malaisie

2 ATR 72-500s

Air Lease Corporation

Etats-Unis

2 ATR 72-600s

Taimyr

Russie

2 ATR 42-600s

(+ 2 options)

Borajet

Turquie

1 ATR 72-500s

NON DEVOILEES

NON DEVOILES

47 ATR 72

4 ATR

(+ 18 options)

TOTAL

145 commandes

(+ 72 options)

A propos d’ATR :


Fondé en 1981, ATR est devenu le leader mondial sur le marché des turbopropulseurs de 50 à 74 sièges. Depuis le début du programme ATR a vendu plus de 1.200 avions, exploités par 175 opérateurs dans 94 pays. Ceux-ci ont cumulé plus de 21 millions d’heures de vol. ATR est un partenariat à parts égales entre deux acteurs aéronautiques européens majeurs, Alenia (Groupe Finmeccanica) et EADS. Le siège social d’ATR se situe à Toulouse, ATR est certifié ISO 14001,  la norme de référence internationale dans le domaine du respect de l’environnement.

 

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Photos : 1 ATR 72-500  Virgin Australia 2 ATR 72-600 Uni Air @ ATR Aircraft

 

21:47 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : atr. atr 42, atr 72 |  Facebook | |

02/10/2011

Suisse : Gripen contre Rafale !

 

 

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Nous voici arrivé dans la dernière ligne droite, avant l’annonce du choix de l’avion qui compensera le départ à la retraite des F-5 et permettra d’augmenter la dotation de nos Forces aériennes en matière d’avions tout-temps, susceptibles de renforcer la surveillance de l’espace aérien et à plus long terme, d’assurer la transition au-delà du départ à la retraite des F/A-18. Vous l’aurez compris lors des dernières dispositions votées par les chambres à Berne, l’armée disposera de 5 milliards et devra réduire ses effectifs à 100.000 hommes. Le DDPS va donc devoir mettre en place une réorganisation qui comprendra également le financement des nouveaux avions. De fait, la marge de manoeuvre en matière d’argent est faible. Le possible référendum sur cet achat de la part de la gauche est possible et l’achat devra être porté d’ici au plus tard à 2014, les offres des trois candidats, seront dès lors échues puisque valable jusqu’à la fin de l’année. Le Chef du DDPS va demander des offres retravaillées !

Ce qui est clair aujourd’hui, c’est qu’un des concurrents, l’Eurofighter se retrouve mal placé du fait de son prix. Et, EADS ne pourra pas sauf un miracle offrir un prix qui puisse se calquer avec les possibilités financières de notre pays. Dommage, car la contrepartie en matière d’Offsets étaient la meilleure soit près de 8 milliards !

Deux concurrents se retrouvent donc au coude-à-coude pour le choix final, je vous propose un récapitulatif concernant le Gripen et le Rafale avec les avantages et désavantages de chacun !

 

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L’offre des suédois pour le Gripen :

Nombre de caractéristiques du Gripen sont intégrées au niveau logiciel. Les changements et les améliorations peuvent donc en général être développés et mis en œuvre sans modifications onéreuses du matériel. Une décision formelle prise récemment par le gouvernement suédois a confirmé que le Gripen sera développé et maintenu au niveau le plus avancé de la technique, afin qu’il puisse être efficacement mis en œuvre par les Forces aériennes suédoises au moins jusqu’en 2040. Cette décision était basée sur la facilité et le coût avantageux de l’ajout de nouvelles fonctions opérationnelles ainsi que sur le faible coût avéré du Gripen en termes d’exploitation, de maintenance et de cycle de vie total. Le développement du Gripen se poursuit de manière continue.

La configuration proposée à la Suisse est similaire à celle mise en service par les Forces aériennes suédoises, ce qui implique que toutes les nouvelles fonctions et capacités introduites durant le cycle de vie de l’appareil seront également mises à la disposition de la Suisse. Le Gripen correspondra  ainsi aux les exigences actuelles et futures des Forces aériennes suisses. Le Gripen est conçu et constamment mis à niveau en vue d’évoluer dans l’environnement de combat du 21e siècle, la guerre réseaucentrée (Net Centric Warfare – NCW). Flexible et modulaire, la conception de l’avion permet d’en assurer l’amélioration et le développement permanents dans des conditions de faible risque et de coût performant.

Le programme Gripen actuellement en cours garantit que le Gripen restera à la pointe de la technologie pendant de longues années. Le but du programme Gripen est de présenter les fonctions susceptibles d’être intégrées dans les versions actuelles ou futures du Gripen. Outre son aptitude déjà avérée à la croisière supersonique. La version proposée à notre pays est  accueillera un certain nombre de systèmes tactiques de nouvelles générations, tels que le radar à balayage électronique AESA, le ES-05 «Raven» un nouveau système de communication satellitaire et un système électro-optique de détection des missiles en approche.

 

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Le Gripen  multirôle est apte à utiliser les armes de dernière génération, ce qui garantit que toutes celles détenues par la Suisse pourront être mises en œuvre facilement avec un effort minimal et l’avion sera optimisé pour l’adjonction de nouveaux missiles comme le METEOR.

Spécialement conçu pour une utilisation au sein d’un environnement d’opération en réseau, le Gripen dispose des systèmes de liaison de données les plus aboutis du monde. Le pilote bénéficie ainsi d’une appréhension totale de la situation dans tous les scénarios de combat. L’interaction fluide avec les chasseurs F/A-18 existants des Forces aériennes suisses et le système de surveillance de l’espace aérien FLORAKO est garantie à tout moment.

La Suède offre à la Suisse un partenariat dans le programme de mise en pool des pièces de rechange du Gripen qui se traduirait par de substantielles économies en termes de stockage et de maintenance. Toutes ces opportunités de coopération qui s’ouvrent aux deux pays ne compromettent en rien leur neutralité et leur non-alignement.

Par ailleurs, la Suède a besoin de remplacer ses actuels avions d’entraînement Saab SK60/105 et est en train d’étudier l’acquisition d’avions d’entraînement PC-21 de Pilatus Aircraft.

Comparé à celui de ses concurrents, le coût d’acquisition du Gripen est nettement moins élevé. Le même montant permettra donc d’acheter davantage d’appareils. Qui plus est, les frais d’exploitation annuels ne représentent qu’un quart de ceux de ses concurrents, ce qui s’explique par:

  • les importants avantages en termes de coûts de maintenance et de consommation de carburant grâce à l’efficacité de la conception monoréacteur,
  • le personnel relativement réduit nécessaire à la maintenance,
  • la taille du Gripen, qui correspond à celle du F-5 Tiger et permet d’utiliser les infrastructures existantes sans modifications onéreuses,
  • le temps moyen comparativement long entre deux pannes,
  • le temps moyen de réparation comparativement faible,
  • les mises à niveau techniques qui s’effectuent, pour la plupart, sur une base logicielle, n’entraînant que peu de modifications matérielles.
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L’offre française pour le Rafale :

Face à l’évolution constante du spectre des menaces dans les années à venir, seul un avion de combat doté d’un radar à balayage électronique actif, d’un système d’identification visuelle efficace, d’un système d’autoprotection performant, et d’une endurance conséquente pourra garantir une police du ciel crédible permettant en toute circonstance de préserver la maitrise du ciel. Le radar à balayage électronique actif est un élément incontournable dans l’approche moderne de la défense aérienne. Il offre une capacité d’interception très largement supérieure aux radars classiques. Capable de traiter simultanément un nombre important d’aéronefs, ce radar est couplé à un système optronique de dernière génération agissant comme de véritables jumelles intégrées au Rafale, pour apporter au pilote un zoom très performant sur un aéronef inconnu et pour permettre son identification en un temps record. Grace à un système d’autoprotection unique, complètement intégré à l’avion et couvrant l’ensemble des menaces existantes.

Le Rafale proposé soit le standard 04T comprend une optique frontal de deuxième génération (OSF) une liaison Link16, la fusion des données (NCW) le radar à antenne active AESA RBE2-AA couplé avec le système SPECTRA d’autoprotection. 

Le Rafale a été pensé dès le lancement du programme pour remplacer les sept types d’avions en service en France et pour remplir toutes les missions dévolues à ces appareils:  missions de police du ciel et de défense aérienne missions de reconnaissance > missions air-sol > missions anti-navires.

Le Rafale est équipé d’un large éventail de capteurs de dernière technologie: le radar antenne active à balayage électronique, le système d’auto-protection intégré et l’optronique secteur frontal forment avec la liaison 16, un ensemble de capteurs incomparables qui fournissent au pilote, au travers d’une fusion de données optimisée, une image complète et précise de la situation tactique.

Le Rafale peut emporter simultanément un grand nombre d’armements et de réservoirs externes. Il peut ainsi réaliser au cours du même vol plusieurs types de missions de manière optimale et apporte de ce fait une grande flexibilité dans la planification et l’exécution des vols.

Des armements et des optionnels pour tout type de mission, le système d’armes du Rafale a été conçu pour permettre l’utilisation sans restriction d’une gamme complète d’armements performants:  Missile d’Interception, de Combat et d’Autoprotection MICA, dans ses versions IR et EM, utilisables indifféremment en combat rapproché ou en interception BVR (beyond visual range)> armement air sol modulaire AASM > bombe guidée laser > armement air-sol conventionnel > missile stand-off à longue portée SCALP > missile anti-navires EXOCET

Le POD multifonctions DAMOCLES donne une efficacité redoutable au Rafale dans les missions air-sol et de reconnaissance de jour et de nuit. Par ailleurs, la nacelle de reconnaissance AREOS permet la prise d’images de jour et de nuit à toute altitude, avec la capacité de transmission immédiate en vol des photos vers une station sol.

Le programme de participation industrielle (Offsets) offert par la France comprend la recherche et le développement du Rafale avec les principaux acteurs que sont Dassault Aviation, Snecma, Thales et MBDA. De plus, l’industrie suisse sera intégrée dans les programmes des moteurs civils CFM56, avions d’affaires Falcon. La France garantit un retour sur investissement de l’ordre de 6 milliards. 

En été comme en hiver, une patrouille de Rafale peut décoller le matin de sa base en Suisse, rejoindre en trente minutes une zone d’entraînement supersonique, se poser sur une base française d’où elle peut redécoller en début d’après-midi ou en soirée pour un deuxième vol d‘entraînement avant de rallier sa base de départ.

En parallèle, la proximité des deux pays rend possible l’échange et la formation des techniciens sans la contrainte de déploiements de longue durée. Le Rafale offre une haute technologie permettant à chaque personnel d’enrichir son savoir faire dans un environnement de maintenance simplifiée: pas d’indisponibilités de longue durée, diagnostics de panne précis et rapides réduisant le nombre d’équipements de test au sol.

Cette approche fournit une souplesse d’emploi indispensable à l’armée de milice dont les effectifs ne sont disponibles que pour une période limitée d’engagement et d’instruction.

 

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Les points communs :

Saab Gripen tout comme Dassault Aviation doivent absolument vendre leurs appareils, les chaînes de montage tournent au ralentit et il sera donc possible de recevoir rapidement les premiers avions dans l’attente de mise en fonction d’une production en Suisse.

En ce qui concerne le partenariat d’entraînement et la stratégie bilatérale, les deux pays répondent de la même manière soit :  

  • Entraînement conjoint de pilotes/zones d’entraînement communes
  • Maintenance conjointe des avions de combat
  • Utilisation partagée de simulateurs
  • Achats groupés d’armements

Dans les deux cas, la Suisse est son industrie deviennent partenaires dans le développement futur de l’avion.

Points forts & points faibles :

Le Gripen :

L’avion suédois offre le meilleur prix achat/maintenance et correspond parfaitement à l’enveloppe budgétaire fixée par le parlement, son intégration sur les infrastructures de notre pays sera facile. L’avion emporte une panoplie de missiles internationaux qui offre un large choix.

Par contre, il n’est pas sûr que le radar EASA soit disponible d’ici 2015-2018 et les Offsets  industriels sont plus faibles.

Le Rafale :

L’avion français est opérationnel immédiatement avec son radar EASA et un standard technique très élevé. Les Offsets industriels sont très bons est garantissent 6 milliards de retombées pour notre industrie.

Par contre, pour l’instant le prix semble dépasser légèrement l’enveloppe budgétaire.

Analyse :

Le budget mis en place à Berne permet la réorganisation de l’armée, mais pourrait tendre à un choix limité en matière d’avion de combat, il faut dès lors espérer qu’un second concurrent puisse répondre en matière de coût fixer par le parlement et laisser ainsi un véritable choix libre, il en va, non seulement, d’une option plus vaste en matière de capacités aériennes mais également en ce qui concerne le futur de notre industrie aéronautique et de ses dérivés !

Photos : 1 Gripen & Rafale lequel portera les cocardes suisses ? @ Armasuisse 2 Gripen à Sion  @ Paul Marais-Hayer 3 Gripen lors des essais à Emmen @ Ermman Keist 4 Rafale à Sion @ Pascal Kümmelring 5 A Emmen lors des essais @ Ermman Keist