27/04/2011

Livraison du 500e Super Hornet/Growler !

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ST. LOUIS, Boeing et l'US Navy viennent de  célébrer la livraison du 500e F/A-18E/F Super Hornet et dérivés du EA-18G Growler ! Ces appareils sont destinés à rejoindre la  flotte d'avions tactiques de la Marine américaine. A noter, que Boeing a livré tous les F/A-18E/F et EA-18G de l'US Navy en avance sur le calendrier et conformément au budget.

 

Le Super Hornet Block II ainsi que la version de guerre électronique le Growler sont des appareils de première ligne à capacités multi-rôles. l’EA-18G dispose du radar AN/APG-79 à antenne active (AESA) lui permettant non seulement d’être autonome en comparaison de son prédécesseur  EA-6B en mode air-air, mais intègre des possibilités de liaisons de données numériques et de brouillage dirigé indépendant du reste des systèmes embarqués.

Pour la lutte contre les défenses ennemies, l’EA-18G dispose de pod ALQ-99 de brouillage  couplé à un système d’analyse à large spectre ALQ-218 lui permettant de différencier les types de radars (surveillances, poursuites, sol ou embarqué) et l’analyse des types de fréquences. Le système enregistre  et répertorie l’ensemble des menaces pour permettre leur restitution sur un écran tactique, avec une plus grande précision que par le passé.

 

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Les systèmes embarqués du Growler lui permettent d’agir sur trois modes tactiques :

- Reconnaissance électronique (analyse des diverses menaces, radar et missiles)

- Suppression des menaces connues et mémorisées selon un scénario prévu.

-  Réaction immédiate à l’engagement d’une nouvelle menace non répertoriée.

Du point de vue des communications, l’avion dispose du système AlQ-227 qui lui permet d’épier et de brouiller les communications adverses, en contre partie le Growler dispose pour sa propre protection le nouveau concept INCANS  qui améliore les communications et transferts de données à l’intérieur d’un groupe naval.

Capacités ECM :

-          Détection passive/active.

-          Analyse des menaces et classifications.

-          Brouillage actif, perturbation électronique (radar et communication).

-          Paralysie électronique avec des virus informatiques.

Capacités de tirs :

-          air-air (AIM-9X Sidewinder, AIM-120 AMRAAM,)

 

-          Elimination de radars ennemis (AGM-88 HARM)

L’ensemble de ces possibilités offrent l’opportunité aux équipages du Growler de pouvoir participer directement à l’escorte d’un groupe d’attaque tout en étant susceptible de se défendre face à n’importe quelles menaces en vol.

De son côtés, le F/A-18 E/F Super Hornet  est un avion multi-rôles, capable d'effectuer pratiquement toutes les missions dans le spectre de tactiques, y compris la supériorité aérienne, de jour comme de nuit avec des armes à guidage de précision, chasseurs d'escorte, de soutien aérien rapproché, la suppression de défenses aériennes ennemies, de reconnaissance.  En comparaison du Hornet le Super Hornet permet des missions à très grand rayon d’action. Le Super Hornet est doté tout comme le EA-18G du radar AESA (Active Electronically Scanned Array) APG-79 de Raytheon.

Concernant l’exportation :

 

Boeing est procède actuellement à la livraison de 24 F/A-18F Super Hornet pour la  Royal Australian Air Force (RAAF). Le Super Hornet est aussi un concurrence  dans les compétitions internationales au Brésil en l'Inde, en  Malaisie et au Japon.

 

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Photos :  1 EA-18G Growler  2 & 3 Cérémonie à ST-Louis avec un Super HOrnet et un Growler @ Boeing

 

 

 

 

 

07:59 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : boeing, super hornet growler, ea-18g, fa-18 ef, usn |  Facebook | |

26/04/2011

Japon, printemps arabe : le trafic aérien reprend en douceur !

 

 

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Le trafic reprend au Moyen-Orient mais les tensions liées au "printemps arabe" ont accru la facture globale des compagnies aériennes en carburant de 30 milliards de dollars. La demande de trafic aérien avec le Japon ne devrait pas reprendre jusqu'à l'automne, a déclaré jeudi Giovanni Bisignani, directeur général de l'IATA, plus d'un mois après le cataclysme qui a frappé l'archipel.

"L'inquiétude aujourd'hui, c'est le carburant et l'impact du Japon sur les recettes", a-t-il expliqué.

Japon :

Une semaine après le séisme et le tsunami du 11 mars au Japon, l'IATA (Association internationale du transport aérien) avait déjà estimé que la catastrophe allait provoquer un "ralentissement majeur" dont le transport aérien ne se remettrait pas avant le second semestre.

"Il faudra voir les chiffres d'avril parce que mars n'est pas un indicateur important, mais il y aura un effet significatif", a déclaré Giovanni Bisignani, qui devrait prendre sa retraite en juin de la direction de l'IATA.Le marché japonais représente 6,5% du trafic aérien mondial, mais 10% des recettes total du secteur.

Les responsables des compagnies aériennes ont fait état d'une baisse du trafic habituel, tempérée par un afflux de passagers et un volume de fret supplémentaire pour aider le Japon à faire face à sa plus grave crise depuis la Seconde guerre mondiale. Prié de dire combien de temps il faudrait pour que la demande habituelle reprenne avec le Japon, Giovanni Bisignani a répondu : "Il nous faudra attendre jusqu'après l'été".

Selon les analystes, Delta Air Lines est la principale compagnie étrangère à desservir le Japon, dont le marché est dominé par Japan Airlines et All Nippon Airways.

Monde arabe & pétrole :

Le Moyen-Orient évolue un peu plus rapidement, en particulier dans un marché comme l'Egypte qui reprend avec la haute saison et on voit encore des réservations pour la Mer rouge.

Les cours du pétrole ont augmenté de 30% cette année pour atteindre 124 dollars le baril jeudi.

Le problème concerne en particulier le carburant et les coûts de celui-ci, le trafic lui reprend progressivement notamment vers les destinations du maghreb ou de nombreux efforts sont faits pour relancer le tourisme.

 

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Photos : 1 B767 ANA @ Rui MIguel 2 A330 Egypt Air @WT

 

22/04/2011

Le Botswana commande des Pilatus PC-7MKII

 

 

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« Once Pilatus always Pilatus !» L’adage se vérifie une fois de plus ! Le gouvernement du Botswana commande des Pilatus PC7-MKII en remplacement de la première génération de cet appareil !

L’armée du Botswana vient de conclure un contrat d’un montant de 40 millions de francs pour l’achat de cinq appareils Pilatus du type PC-7MKII. Cette somme comprend l’achat de pièces de rechange ainsi que des installations de simulation de vol. Les appareils seront livrés au début 2013.

Les PC-7 Mk2II remplaceront les PC-7 des années 1990 qui faisaient partie des forces aériennes du Botswana. Ces appareils serviront comme leurs prédécesseurs à la formation des élèves pilotes.

La Force aérienne de défense du Botswana :

La Force aérienne de défense du Botswana a été crée en 1977, l’architecture de celle-ci tourne essentiellement avec un noyau important d’avions de transport très variés tels que 3 C-130B Hercules, des CASA C212 et CN-235 ainsi que des Beech King Air. Cependant le pays dispose d’un vingtaine de CF-5A/D « Freedom Fighter » (F-5 Tiger II) d’origine canadienne. La composition des CF-5 étant 7 CF-5D biplaces et 13 CF-5A monoplace.

Photo : Pilatus PC7MKII @ PIlatus Aircraft

 

21/04/2011

Les simulateurs du F-35 & B787 opérationnels !

 

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 Lockheed-Martin & Boeing ont annoncé presque simultanément que les simulateurs du F-35 pour le premier et du B787 « Dreamliner » avait été livré avec les logiciels les plus récents et adapté aux appareils correspondant :

Le FMS du F-35 :

Orlando, Lockheed Martin vient livrer le premier simulateur de mission du F-35 sur la base d’Eglin Air Force Base. Il s’agit là du simulateur.intégral de  mission (Full Mission Simulator) qui va être prit en main par les pilotes qui se préparent à la transition sur F-35 soit le 33e squadron Fighter Wing, en Floride

 

La base aérienne d’Eglin loge le Centre de formation intégré (CCI) qui prendra en charge la formation à partir de cet automne. Les logicielles du simulateur seront en permanences mis à jour en fonction des évolutions des appareils en tests, ce simulateur permet un travail des trois variantes du F-35 (A, B, C) ceci grâce à un cockpit reconfigurable, il comprend  également un système de visualisation de haute fidélité à 360 degrés. Le FMS permettra de répliquer l’ensemble des capteurs du F-35 et de ses divers armements.

 

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En plus du simulateur, le centre de formation de la base d’Eglin comprend un équipement complet en matière dictacticiel, salles de formation électronique, système d’analyse de vol et un ensemble complet de salle et d’entraîneur individuels.

 

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 Simulateur  du  B787 "Dreamliner " :

 

 Boeing a annoncé le 18 avril qu’il était prêt à former les pilotes des compagnies clientes du B787 sur son réseau mondial de campus de formation sur simulateur. Celui-ci comprend en effet, plusieurs simulateurs en réseau à travers le monde, soit Seattle, Tokyo, Singapour, Shanghai et Londres (Gatwick)

 La compagnie de lancement de l’appareil, ANA, a quant à elle déjà envoyé dix pilotes en formation jusqu’au 17 mai.

La réplique du cockpit du B787 permet notamment de se familiariser avec les différentes commandes mais également d’approfondir ses connaissances complètes en matière d’utilisation et de procédures diverses et de gérer des cas pannes complexes.

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Photo : 1
simulateur FMS du F-35 2 F-35 en vol  @ Lockheed-Martin 3 Simulateur B787  4 B787 en vol @ Boeing

 

20/04/2011

FA : Nouvel avion de combat et peut-être modernisation des F-5 ?

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Le DDPS examine la planification globale des Forces aériennes en vue de combler les lacunes dans la défense aérienne, le chef du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS), le conseiller fédéral Ueli Maurer, a chargé l’armée et armasuisse de revoir dans son ensemble la planification de l’armement des Forces aériennes et d’examiner la faisabilité d’une modernisation des avions de combat de type Tiger F-5.

La décision du Conseil fédéral de reporter l'achat d'avions de combat destinés au remplacement partiel des Tiger F-5 crée une dangereuse lacune dans le domaine de la défense aérienne. Des interventions parlementaires pourraient éventuellement accélérer l'acquisition de nouveaux appareils. Indépendamment de cela, l'armée et armasuisse doivent élaborer, dans le cadre d'une planification prévisionnelle, des bases pour la prise de position au niveau politique.

Il s'agit de présenter une vue d'ensemble de la mission, des moyens et de l'engagement des Forces aériennes pour les 15 à 20 prochaines années ainsi que les acquisitions d'armement nécessaires en l'occurrence.

A cet égard, armasuisse doit présenter d'ici fin 2011 une étude établissant s'il est possible de moderniser les avions de combat de type Tiger F-5. Cette étude de faisabilité a été demandée par le chef du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS), le conseiller fédéral Ueli Maurer.

L'objectif prioritaire est de garantir les capacités opérationnelles des Forces aériennes. L'armée ne peut pas se permettre de lacunes dans le cadre de l'accomplissement de sa mission dans la troisième dimension. Aujourd'hui, il n'est possible d'engager les F-5 Tiger que de jour et par bonne visibilité.

Des F-5 Tiger modernisés permettraient d'appuyer, et ainsi de décharger, la flotte des 33 F/A-18 Hornet dans l'exécution de ses tâches de police aérienne. Cette modernisation aiderait à combler les lacunes d'ici à un éventuel remplacement partiel des Tiger. Ce dernier aura vraisemblablement lieu au plus tôt en 2019 et les nouveaux appareils seraient alors disponibles vers l'horizon 2025.  

Le mandat de Conseil fédéral adressé en automne 2010 et demandant au DDPS et au Département fédéral des finances de sonder d'ici à la fin 2011 les possibilités de financement d'un remplacement partiel des Tiger est maintenu.

 

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Photos : 1 F5-E  2 F/A-18C @ David Studer