08/11/2011

La Chine choisit  le Hongdu L-15 !  

 

 

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La Chine a choisit son nouvel avion d’entrainement pour équiper ses Forces aériennes, le Hongdu L-15  a été préféré au GAIC JL-9. Le L-15 n’est autre qu’un dérivé du Yak-130 russe dont le dessin a été également repris l’Italien Aermacchi pour le M-346.

Le Hongdu L-15 :

La PLAAF (People's Liberation Army Air Force) disposera don d’un nouvel avion école développé par le constructeur aéronautique chinois, Hongdu, en coopération avec Yakovlev. Issus des planches à dessins de l'ingénieur M.Zhang Hong, le L-15 Falcon reprend les lignes du Yak-130 mais sera supersonique.

Ce choix permettra aux élèves pilotes de poursuivre entièrement leur entrainement au combat sur un seul type d'avion avant leurs affectations en unités de front.

Présenté pour la première fois en 2004, l’avion effectua son premier vol le 26 mars 2006 mais motorisé par deux réacteur ZMKB-Progress DV-2 sans PC (Post-Combustion) d'une puissance de 21.58 kN. Pour réponde aux besoins de l’entrainement avancé, les ingénieurs ont finalement opté pour une remotorisation de l’avion avec le Ivchenko-Progress AI-222K-25F (construit sous licence en Chine) d'une puissance comprise entre 49 et 86 kN.  et lui permet d’accélérer jusqu'à Mach 1,6.

Le moteur IA-222-25F a été initialement développé pour équiper les Yak-130 de l’aviation russe.

Pour information, le prix d'un exemplaire du Hongdu L-15 avoisine les 10 millions de dollars et pourrait bien trouver sa place à l’exportation à l’avenir.

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Photos : 1 le Hondgu L-15 @Weimeng 2 Moteur IA-222-25F @ Ivchenko-Progress


 

07/11/2011

Dans l’attente du F-35, les F-16 auront un lifting !

 

 

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Les retards du F-35 commencent  à poser un sérieux problème à l’US Air Force, la NAVY a déjà opté pour une nouvelle tranche de F/A-18 Super Hornet dans l’attente de sa nouvelle monture. Cette fois c’est l’USAF qui se retrouve au pied du mur et lance un programme de prolongation de vie des ses F-16 !

Prolonger les F-16 :

La Force aérienne américaine va procéder à un programme d'extension du service de vie (SLEP) dans le but de  moderniser l'avionique de 300 à 350 F-16 Fighting Falcons pour compenser le retard d’entrée en service du F-35A Lightning II. Le retard de livraison repoussé de deux années pour les premiers appareils font que les F-16 resteront en service 6 à 8 années de plus que prévu au minimum. 

Ce programme prévoit donc de prolonger la durée de vie des cellules de F-16 Bloc 40/52 de 8.000 à 10.000 heures de vol pour un coût estimé à quelque 3 millions dollars par avion. La mise à niveau de l’avionique coûterait encore  6,4 millions de dollars par avion. Cette modernisation devrait votée pour le programme 2012. En parallèle l’USAF étudie la possibilité de doté ces appareils d’un radar à antenne à balayage électronique (AESA) et d’une liaison de donnée (Link16).

«Nous sommes à la recherche d'une capacité accrue du F-16  jusqu'en 2030", a déclaré le major-général Jay Lindell, directeur des programmes de l’Air Force». 

La première évaluation d’un tel programme pour l’exercice 2012 prévoit une première tranche de 108 millions de dollars pour la recherche et le développement ainsi que les tests d’évaluation. L’USAF et la National Guard disposent  de 600 F-16 Bloc 40/52, la moitié devraient être concerné par le programme d’extension SLEP.

Il faudra par ailleurs déterminer, lesquels des appareils pourront suivre ce programme, car certains F-16 ont démontré un états de fatigue avancé avec la détection de fissures au niveau des cloisons et le taux actuel de disponibilité de la flotte de F-16 est d’environ 65,5 %. 

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Prévisions possibles d’entrée en service du F-35 :

Le Corps des Marines et la Navy  s'attendent  à ce que les premier F-35B commence à entrer en service en 2015 et l’USAF prévoit l’arrivée du premier F-35A  à l'horizon 2018. 

Photos : 1 F-16 USAF @ Agustin Anaya 2 F-35 @ Brian Lockett

 

23:14 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : usaf, f-16, f-35, navy, corps des marines, lockheed martin |  Facebook | |

06/11/2011

La remotorisation d’avions s’avère payante !

 

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La décision de remotoriser une gamme d’avion commercial s’avère visiblement particulièrement payante ! Airbus qui s’est lancé en premier avec sa famille A320 pour proposer le NEO (New Engine Offer) en fin d’année dernière dispose d’un cahier de commande de plus de 1000 appareils à ce jour. Le constructeur américain Boeing qui a longtemps hésité, pour finalement se lancer dans la remotorisation du 737 et offrir en fin d’été le B737 «MAX» se voit en quelques mois engranger de nombreuses commandes.

Détail de la remotorisation :

SEATTLE,  Boeing  a annoncé  que le programme B737 «MAX» a déterminer  le diamètre du compresseur primaire à 1,68 m équipera la soufflante du nouveau moteur LEAP-1B du consortium CFM International. Ce choix doit permettre d’intégrer le nouveau moteur sous l’aile et permettre un taux de dilution qui devrait avoisiner les 8:1. La problématique pour Boeing provient du fait que la garde au sol sera sensiblement trop courte, et les ingénieurs ont opté pour un allongement du train d’atterrissage de l’ordre d’une vingtaine de centimètres.

En parallèle aux modifications dues à la remotorisation, le constructeur de Seattle prévoit d’affiner l’aérodynamique du cône de queue de l’avion et l’ajout de commandes de vol électriques.

Pour Boeing, le B737 «MAX» consommera de 10 à 12 % de moins de carburant que la version actuel, le B737 NG. Ces améliorations devraient permettre à une flotte de 100 appareils d’être plus économe de l’ordre de 227 000 tonnes de CO2 par an et d’économiser 175 millions de livres de carburant par an, qui se traduiront  par 85 millions de dollars en économies de coûts.

La configuration du B737 «MAX»devrait être gelée en 2013. Le premier vol est prévu en 2016 en vue d’une entrée en service début 2017.

Les commandes s’accélèrent :

Tout comme Airbus, Boeing voit son carnet de commande s’envoler depuis sa décision de proposer le B737 en version remotorisée. En moins de quatre mois, Boeing à vu ses commandes augmentées de manière exponentielles, avec à ce jour 600 appareils, de la gamme « 737 MAX» de la part de huit compagnies aériennes.

Airbus et Boeing dominent donc très nettement en matière de commandes et pas seulement sur les appareils bicouloirs mais sur les monocouloirs ne laissant ainsi que quelques miettes à la concurrences !

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Photos : les futurs B737-700 et -800 «MAX» @ Boeing

 

05/11/2011

Et de trois pour le B747-800 «Freighter» !

 

 

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EVERETT, Washington, le 4 novembre 2011  Boeing  a célébré la livraison du premier B747-800 «Freighter» pour Atlas Air Worldwide Holdings, Inc sit qui opère pour le compte  de la division cargo de la compagnie British Airways. Après, Cargolux et Cathay Pacific la semaine dernière il s’agit de la troisième compagnies qui débutent l’exploitation du nouveau «cargo» de la gamme 747 nouvelle génération !

La livraison du premier des neuf appareils, immatriculé G-GSSD, commandés par Atlas Air filiale qui en exploitera trois pour le compte de  British Airways pour le transport de fret s’est effectué dans le cadre du contrat de modernisation de la flotte de British Airways qui les utilisera sur les liaisons long-courriers vers les centres de fret en Asie, Afrique, Inde et les États-Unis.

La consommation de carburant et des émissions réduites du B747-800 «Freighter permettra de remplacer avantageusement l’ancien modèle soit le -400. de plus, le nouveau B747-800 «Freighter» est plus grand de 250 pieds, (76,3 m) que son prédécesseur, le cargo B747-400. Le tronçon ajouté offre un volume de fret de 16 % de plus, ce permet de charger trois palettes supplémentaires. Le B747-800 «Freighter» est  alimenté par quatre moteurs General Electric GEnx-2B.

Photo : le premier B747-800F Atlas Air Worldwide Holdings pour le compte de British. @ Boeing

 

03/11/2011

Avions de combat : constructeurs sous pression !

 

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La Suisse choisira avant la fin de l’année son nouvel avion de combat, je vous propose un ultime volet sur l’avancée du dossier. Les prix ont baissé et les intérêts politico-industriels refont surfaces ! Les responsables politiques se succèdent à Berne pour expliquer les avantages des avions qu’ils défendent, le suédois suivit du ministre de la défense française Gérard Longuet suivit mardi prochain de  l’allemand Thomas de Maizière.

La concurrence à joué son rôle :

La stratégie mise en place par le DDPS et Armasuisse à très bien fonctionné et la crise de la monnaie européenne apporte la cerise sur le gâteau ! Rappelez-vous, on parlait d’un achat à 5 milliards, hors, La semaine dernière c’est un Ueli Maurer (Chef du DDPS) pas peu fier d’annoncer que les mises à jour des offres ne dépasseront pas 4 milliards pour la plus élevée (fourchette de prix) ! La baisse de l’euro, combinée à la stratégie de concurrence ont obligés les trois constructeurs à revoir leurs prix.

Saab Gripen, Dassault Aviation et Cassidian (EADS) doivent impérativement vendre et se devaient d’amener sur la table un projet dont le budget correspond aux finances de la Suisse,  sous peine d’être purement et simplement écarté.

L’avion le moins cher reste le Gripen avec une offre à environ 3 milliards, alors que  l’Eurofighter  ferme la marche à environ 4 milliards. Le Rafale est quant à lui entre les deux.

La situation des trois concurrents :

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Le Rafale de Dassault Aviation :

L’avion français reste sans nul doute le favori avec un prix qui se situe, donc, parfaitement dans la ligne de crédits imposé. Ayant réussi le mieux les tests avec 95% de réussite, le Rafale est également proposé avec un partenariat industriel complet qui touche l’avion lui-même mais également la gamme de jets d’affaires «Falcon», le motoriste SNECMA/CFM International et l’ensemble des équipementiers connexes.

Mais le meilleur avion a-t-il été rattrapé par ces concurrents ? La réponse est non, le Rafale est le seuil proposé immédiatement avec un radar à antenne à balayage électronique (AESA) et plusieurs éléments testés à l’époque seront de la seconde génération comme l’optique frontale (OSF) et l’architecture électronique.

Le point faible ? L’avion français n’a pas trouvé à ce jour preneur à l’étranger et certain y voie là, un risque pour notre pays de devenir entièrement dépendant des futurs choix français. Oui, sauf que le Rafale se vendra certainement au EAU et reste bien placé en Inde et leader au Brésil, cette situation va donc évoluer.

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Le Gripen de Saab :

L’avion suédois reste donc le moins cher et peut donc jouer sur l’effet du prix. Mais l’argumentation des suédois va jouer également sur le fait que le Gripen à évolué grâce au démonstrateur NG (Gripen Nouvelle Génération). La version proposée à la Suisse sera remotorisée (General-Electric F414) et donc plus puissante, l’architecture électronique sera plus récente et dès 2016 il sera possible d’installer le radar Ericsson RAVEN ES-05 à antenne à balayage électronique (AESA). Mais attention l’avion est le plus petit, l’expérience nous montre qu’il est toujours plus complexe de modernisé un appareil n’ayant que peu de place libre.

Saab propose un travail de collaboration pour la mise à jour de l’ensemble de la flotte  des Gripen en services dans le monde et ceci en pleine collaboration avec l’aviation suédoise. L’offre est donc intéressante à la condition, que l’ensemble des clients du Gripen, désirent une telle modernisation. Il existe cependant une inconnue, la viabilité du constructeur SAAB sur le long terme !

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L’Eurofighter de Cassidian (ex EADS) :

L’avion le plus cher mais qui rentre malgré tout dans les chiffres. Le consortium européen offre un Eurofighter amélioré avec un radar plus puissant  la version CAPTOR-M. Cette version du radar fait partie de la tranche 3A qui prépare l’arrivée en 2016 du CAPTOR-E à antenne à balayage électronique qui pourra être montée en rattrapage. Cassidian offre un partenariat industriel fort avec ses sociétés comme Airbus, Eurocopter, CASA ainsi que les équipementiers du groupe.

Pourtant un risque existe en matière de collaboration du fait de la complexité du consortium Cassidian dont les procédures sont ralenties du fait de l’externalisation des chaines de montage aux quatre pays producteurs.

 

Le choix du partenariat :

Comme je l’écrivais dans mon dernier article sur le sujet, le choix du nouvel avion de combat revêt une double importance, un partenariat militaire sur le développement de l’avion à long terme (30 ans) et sur l’activité du tissus industriel. L’enjeu n’est pas seulement sécuritaire, mais sera vital en matière de places de travail, alors que nous vivons une période difficile en matière d’emploi !

Liens :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2011/10/21/eurofighte...

Photos : 1 Les tests selon Nicolas PUG  2 Rafale @ Dassault Aviation 3 Gripen et Gripen NG @ Saab 4 Eurofighter @ Aeronautica Militare