09/04/2013

Gripen E : la fragilité des politiques !

Gripen_Start_in_Emmen_5886_020.jpg


 

La commission de la politique de sécurité du National a posé de nouvelles conditions avant de trancher le sort de l'avion de combat suédois. Et le plénum ne traitera pas du dossier avant la session d'automne. Par 20 voix contre 3, la commission a suspendu ses travaux. Par 12 voix contre 12, celle de sa présidente Chantal Galladé (PS/ZH) faisant pencher la balance, elle a décidé de ne les reprendre qu'en août, ce qui rend impossible une décision en juin au National, comme prévu initialement.

Il reste encore une série de questions à éclaircir avant de décider si l'on libère 3,126 milliards pour acheter 22 Gripen comme le demande le Conseil fédéral, a expliqué Chantal Galladé devant la presse.

 

CONDITIONS ET QUESTIONS DE LA COMMISSION :

Concrètement, la commission souhaite que la Suisse obtienne des garanties auprès de l'Etat suédois, notamment en ce qui concerne les sanctions et pénalités en cas de non respect du contrat dont la version définitive est attendue en mai. 

 

La commission demande que la Suisse ne verse pas d'acompte dépassant 15%. 

 

Elle demande aussi que pour chaque tranche d'achat des Gripen, une retenue de 8% soit opérée. Les 4 premiers pourcents seraient versés si les prestations sont jugées satisfaisantes et le 4 derniers qu'avec la facture finale. 

 

Autre exigence: la commission veut s'assurer que le renchérissement suédois utilisé pour fixer le prix en francs suisses ne porte pas préjudice à l'économie helvétique. 

 

Les garanties qu'apportera le gouvernement ne seront pas les seules à peser dans la balance. 

 

Plusieurs autres questions ont été soulevées en commission sans pour autant qu'une décision soit prise pour l'instant. 

 

Ainsi en va-t-il de la location entre 2016 à 2020 de Gripen d'un modèle antérieure à celui qu'il est prévu d'acheter, en attendant que celui-ci puisse être livré. 

 

Le ministre de la défense Ueli Maurer a confirmé que cette variante est relativement chère devant la commission, a dit sa présidente. D'où la question de peut-être renoncer à cette location. 

 

Autre question qui fait couler beaucoup d'encre: les affaires compensatoires que Saab s'engage a passer avec l'économie suisse en retour de l'achat des Gripen. Jusqu'ici 200 millions ont été promis, dont 30 millions en Suisse romande (soit 15%). On est donc encore en dessous du seuil de 30% prescrit.

 

Donner du temps aux partisans du Gripen : 

 

En fait, la commission a posé une série de conditions. Il ne s'agit pas d'une remise en cause du gouvernement mais de donner aux partisans de l'achat de l'avion les moyens d'argumenter en vue de la votation populaire qui s'annonce, selon Hugues Hiltpold (PLR/GE).

Le recours à un fonds pour financer l'acquisition (en puisant en moyenne 300 millions chaque année pendant dix ans dans le budget de l'armée) permettra en effet à la gauche de lancer un référendum.

Pour l'instant, la majorité de droite de la commission est favorable à l'achat de 22 Gripen. Par 16 voix contre 9, la commission est entrée en matière. 

 

Prendre ses responsabilités : 

Si ce retard ne remet pas en cause l’acquisition proprement dite de l’avion, la cacophonie des débats au sein de cette commission démontre non seulement la complexité du dossier, mais met en avant un certain amateurisme en matière de dossier de la part de certains politiques.

En effet, cela fait déjà plus d’une année que cette commission est censée suivre le dossier et certain semble ignorer l’essentiel. Pires, les pressions faites, par de pseudo contre-offres et les intoxications connexes n’ont quasi jamais étés correctement identifiées. En résulte une méconnaissance pour certains et une volonté de nuisance accentuée pour ceux qui ne veulent pas d’avion, ni d’armée !

Peu importe, il faudra que cette commission prenne ses responsabilités, car de toute manière, même si le dossier devait partir au provisoirement aux oubliettes, il pourrait ressurgir très rapidement via le Peuple !

08/04/2013

Quel hélicoptère de transport pour la Pologne ?

1596501.jpg

VARSOVIE, la Pologne est actuellement en phase finale pour trouver un nouvel hélicoptère de transport militaire tactique. Il s’agit de remplacer une flotte issue du temps du Pacte de Varsovie constituée d’hélicoptères russes MiL Mi-7/17. Au total, la Pologne cherche à acquérir 70 appareils multirôles (versions tactique, navale et de sauvetage).

Bataille Europe / USA :

Trois constructeurs sont engagés pour cette compétition, deux européens avec Eurocopter et AgustaWestland et l’américain Sikorsky. L’une des particularités de cette compétition réside dans les liens entre fournisseurs potentiels et l’industrie polonaise, en effet, EADS a acquis en 2001 PZL-Okecie Warsawa, le plus ancien constructeur d’avions du pays.  Le groupe italien AgustaWestland détient depuis 2010 l'usine de PZL à Swidnik (sud), qui produit des hélicoptères Sokol utilisés dans les opérations de sauvetage et que l’américain Sikorksy produit, quant à lui, dans son usine de Mielec (sud) sa nouvelle version de l'hélicoptère S70i «Black-Hawk», destiné à l'exportation. Simple ! Non ?

Pour remporter cette compétition, Eurocopter avait même proposer à AgustaWestland de s’associer l’année dernière pour proposer leur hélicoptère commun le NH-90. AgustaWestland devait conduire cette campagne, le groupe italien étant le mieux placé pour diriger le projet. Sauf que les Italiens ont préféré jouer la carte de l'AW149. 

Les trois hélicoptères qui se livrent actuellement bataille, sont : le S-70i «Black-Hawk», l’EC-725 «Caracal» et AW-149.

Les compétiteurs : 

Sikorsky S-70i «Black-Hawk» :  


3859835596.jpg

Le Sikorsky S-70i est un dérivé des versions MH-60 destiné à l’exportation. La nécessité d'une plate-forme d'un tout nouveau Black-Hawk. Le HAWK «M» a émergé durant les années 1990 avec l'obligation de mettre à jour l’avionique analogique des UH-60A et UH-60L avec un cockpit numérique intégré, des commandes de vol numériques doublées et des moteurs plus puissants et des améliorations structurelles. Conçu par Sikorsky est doté d’une interface de Lockheed Martin, le S-70i (MH-60) représente l’évolution des versions précédentes, grâce aux leçons apprises durant les différents déploiements et durant les nombreuses opérations de ces dernières années. Cette nouvelle version permet un engagement multi-missions en utilisant un équipage de trois personnes.

 

Outre, l’attaque de navires et de sous-marins, l’hélicoptère est susceptible de remplir l’ensemble des missions secondaires telles que : la recherche et le  sauvetage (SAR), le  ravitaillement vertical, le soutien aux incendies de surface, l’évacuation médicale (MEDEVAC)  ainsi que le relais des communications.

 

Eurocopter EC-725 «Caracal» :


385120472.jpg


 

L’Eurocopter EC725 est la dernière version du «Super Puma» et de la famille «Cougar». Cet hélicoptère de 11 tonnes  bimoteur est équipé d'un rotor à  cinq pales et d'un réservoir de carburant de grande capacité, offrant des performances et une autonomie plus grande de vol. Il a été conçu pour effectuer de multiples missions, telles que la recherche et sauvetage de combat (SAR), Le  de transport aérien tactique, longue distance le  transport en ambulance aérienne (MEDEVAC), l'appui logistique et  les  missions navales.

L'EC725 est également équipé d'une tourelle FLIR qui lui donne une capacité d'intervention nocturne et tout temps.

 

 

AgustaWestland AW-149 : 



 

aw149-7.jpg.530x385_q85_crop.jpg


 

 

Cette machine s’inscrit dans le cadre d’un appareil de transport moyen tonnage de la classe 8 tonnes, pouvant accueillir 18 soldats en version militaire et capable d’effectuer une vaste gamme de missions telles que le transport de troupes, les missions de logistiques, de reconnaissance, surveillance et SAR (Search And Rescue). En version civile il sera capable d’effectuer le levage de charges importantes et le transport VIP.

Doté des dernières technologies en matière d’équipements, ce bimoteurs intègre deux turbine General Electric GE CT7-2E1 FADEC et dispose d’un tout nouveau système de transmission de puissance. De part son architecture électronique, il  sera capable d'être équipé des systèmes requis par le client en fonction de ses besoins pour effectuer une vaste gamme de rôles et être facilement «re-roled» ou mis à niveau pour répondre aux besoins futurs d’exploitations.

 

Photos : 1 Mil Mi 8 polonais @ Radim Spalek  2 S-70i  Black-Hawk @ Sikorsky /Mielec 3 EC-725 Caracal @ Eurocopter 4 AW-149 @ AgustaWestland

 

 

 

 

Gripen C en Suisse pour des tirs à Axalp !

 

 

gripen c,gripen e,saab gripen,swiss air force,gripen suisse,gripen avia news

 

Deux avions de combat monoplaces Gripen C ont atterri ce matin sur l'aérodrome militaire d'Emmen, après un vol de transfert d'environ deux heures au départ de Linköping.

Programme :

Il est prévu que les deux Gripen C effectuent, dans le courant de cette semaine, des vols de vérification technique sur la place de tir des Forces aériennes, sur l'Axalp. Cinq engagements comptant chacun plusieurs survols sont prévus au total. Seuls les deux derniers comporteront des tirs réels. L'arme utilisée sera le canon de bord de 27 mm du Gripen. Pour les vols de vérification, les commandes seront tenues par des pilotes d'essais de Saab et d'armasuisse.

Motifs et explications techniques :
Jusqu'à ce jour, le Gripen a volé comme suit en Suisse :

§  juillet / août 2008 - évaluation de l'appareil destiné au remplacement partiel de la flotte de Tiger (TTE) avec deux Gripen D

§  octobre 2012 - tirs de l'aviation sur l'Axalp - présentation du démonstrateur Gripen F

§  janvier 2013 - programme d'armement 2012 - présentation du démonstrateur Gripen F.

Contrairement aux monoplaces ( Gripen C et Gripen E ), les biplaces ( Gripen D et démonstrateur Gripen F ) ne sont pas équipés d'un canon de bord, raison pour laquelle aucun vol avec tir d'essai du canon de bord n'a pu être effectué jusqu'ici en Suisse avec le Gripen. Vu le choix du type en faveur du Gripen, des vols de vérification portant sur le canon de bord sont effectués maintenant dans l'environnement topographique suisse avec l'avion monoplace Gripen C. Un pilote suisse a également été formé à cet effet sur le monoplace Gripen C.

Les motifs et les objectifs des tirs de vérification technique en Suisse avec le canon de bord sont :

§  réalisation en Suisse, la topographie suisse étant différente de la topographie suédoise;

§  après le choix du type, première possibilité de vérification technique du canon de bord du Gripen dans la topographie suisse;

§  vérification du système de visée et du canon de bord ;

§  vérification et apport du justificatif de la fonction, des performances et de la fiabilité.

 

Canon Mauser 27 mm :

 

 

300px-Mauser_BK-27_LKCV.jpg

La famille d’avions de combat Gripen  (A, B, C, D, E) est dotée d’un canon allemand Rheinmetall Mauser BK-27 de 27mm (acronyme allemand pour « Bordkanone).  Le BK-27 a été initialement  développé pour équiper le Panavia Tornado.

 

Le BK-27 est un canon à gaz fonctionnant sur une nouvelle série de projectiles 27x145mm avec un poids de 260g. Le BK-27 offre de hautes performances, la cadence de tir atteint 1700 coups minutes

 

Le canon BK-27 équipe plusieurs appareils : Le Tornado, l’Alpha jet, l’Eurofighter Typhoon II, le Gripen.

 

Photos : 1 Gripen C suédois à Emmen, Lundi  @ Flygvapnet 2 canon Mauser BK-27 @ Rheinmetall

Boeing test une solution pour ses B787 !

 

Line-86-Landing.jpg

 

EVERETT, WashingtonBoeing  a effectué un vol de démonstration pour la certification du nouveau système de batterie du B787  « Dreamliner ». L’avion utilisé est un B787 de la compagnie polonaise  LOT.

 

L’avion no : 86 au couleur de la LOT, a effectué un vol test depuis les installations de Paine Field à Everett, Washington.l’avion a décollé à  10:39 heure Pacifique avec un équipage de 11  personnes à son bord, dont deux représentants de la FAA. L'avion a volé pendant 1 heure et 49 minutes, puis s’est posé  à Paine Field à 12:28 heure du Pacifique.


L'équipage a déclaré que le plan de démonstration pour certification s'est déroulé sans incident. Le but du vol était de démontrer que le nouveau système de batterie fonctionne comme prévu dans des conditions normales de vol et non-normal.

Boeing va maintenant recueillir et analyser les données et fournir les documents nécessaires à la FAA. La solution retenue par Boeing consiste dans l’’adaptation de plaques de céramique entre chaque cellule de batterie et d'ajouter un conduit d'aération au caisson.

 

Selon le secrétaire d'Etat aux Transports Ray LaHood, Boeing a développé une "bonne manière" de résoudre le problème de batterie du 787. Mais ce dernier veut être sûr que l'avion ne présente plus aucun risque de défaillance technique avant de donner son feu vert à une reprise des vols. Bon nombre de compagnies aériennes exploitant le B787 sont d'avis que l'avion sera à nouveau autorisé à voler dès ce mois-ci ou en mai. "L'entreprise procède à ses essais, essais que nous approuvons. Une fois que ces tests seront achevés, Boeing nous transmettra les informations et nous prendrons une décision," a ajouté Ray LaHood.

 

 

Photo : B787 de la LOT no : 86 à l'atterrissage de retour du test @ Boeing

 

11:39 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : boeing, b787 dreamliner, lot, batterries |  Facebook | |

07/04/2013

Taïwan a modernisé ses E-2 «Hawkeye» !

E-2T.jpg


 

TAIPE, Northrop-Grumman a livré les quatre avions d’alerte précoce et de surveillance E-2 «Hawkeye» modernisés à la République de Chine Air Force (RoCAF). Taïwan exploitait six avions E-2 sous la désignation F-2, ceux-ci opéreront dorénavant sous une norme commune et sous l'appellation E-2K au sein de la RoCAF. Les appareils ont été remis au 2e Escadron d’avertissement électronique, qui fait partie de la 6e (439e) Wing combiné basé dans la ville méridionale de Pingtung.

 

 

Standard Hawkeye 2000 (E-2D) :

 

Les travaux de mise à niveau sont évalués à environ 250 millions de dollars. Le nouveau standard  «Hawkeye 2000» adopté par Taïwan est la version export du modèle E-2D destiné à l’US Navy.

Les systèmes E-2D représentent un bond de plusieurs générations dans la technologie des systèmes embarqués d’alerte lointaine et doit permettre de s’adapter aux menaces d’aujourd’hui et de demain en s’intégrant totalement avec les nouveaux appareils de combat.

Le Hawkeye E-2D Advanced dispose d’un grand nombre de nouveautés avec un radar AESA  AN/APY-9 qui remplace l’ancienne antenne mécanique, le radar permet une couverture totale à 360° et permet un suivi complet air et mer. Par contre la variante export «Hawkeye 2000» dispose du radar AN/APS-145.  L’appareil dispose également d’une nouvelle motorisation, soit le Rolls-Royce T-56-A-427A. Un cockpit entièrement numérique, d’un nouveau système d’identification ami /ennemi, de nouveaux postes de travail tactique ainsi que d’une nouvelle architecture électronique et de communication couplée à une liaison de données. 

Ces avions peuvent patrouiller durant cinq heures et détecter tout mouvement d’aéronef dans une zone de 150.000 km2, alors que dans le même temps, ils peuvent suivre simultanément jusqu'à 600 cibles. En plus d’assurer la tâche de la surveillance aérienne et l'alerte précoce contre un ennemi, l'appareil peut également fournir des fonctions pour guider les appareils amis afin d’exécuter des missions d'interception et de contrôle, procéder à une surveillance de l'air et la reconnaissance électronique. Il est également possible de d’assurer la recherche et l'orientation de sauvetage ainsi que de relais de communications.


 

2013032800221.jpg


 

Photos : Northrop-Grummann E-2K @ RoCAF

23:02 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : northrop grumman, e-2c, hawkeye, taiwan, rocaf |  Facebook | |