28/08/2016

Les Tu-22M3 dotés du missile Kh-32 !

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La Russie a débuté l’introduction du nouveau missile Kh-32 sur sa flotte de bombardier Tupolev Tu-22M3 modernisée. Ce très gros missile de croisière sophistiqué est spécialement conçu pour la lutte antinavire et les frappes à longue distance.

Capable de frapper un navire à plus de 1’000km :

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Le missile Kh-32 développé par le Bureau Raduga Design est une amélioration de l’actuel Kh-22 qui a été jusqu'ici le pilier des d'armes à longue portées des bombardiers supersoniques. Cette nouvelle version une fois lancée, grimpe à une altitude de 40 km, dans la stratosphère, puis plonge sur sa cible à un angle particulièrement raide à une vitesse de 5.000 km heures. Le Kh-32 se stabilise et se guide automatiquement sur sa cible. Il dispose d'un système de navigation inertielle GLONASS et d’un autodirecteur. La combinaison de la trajectoire de vitesse et de vol rend le Kh-32 particulièrement difficile à intercepter.

Selon l'expert russe Dmitry Kornev, le missile Kh-32 est conçu, en premier lieu, pour faire face aux navires ennemis. Il offre une opportunité de importante de frappe contre les porte-avions par exemple. Mais il peut également être engagé contre les radars, les ponts, les bases militaires et autres bâtiments tel que des centrales électriques.

Le Tupolev Tu-22M3 :

Les Tu-22M ont été modernisé et portés au standard M3M par Tupolev, ils sont munis de nouveaux équipements. Le Tu-22 modernisé au standard « M3M » démultiplie les performances opérationnelles de l'appareil, avec notamment de nouveaux équipements électroniques, moyens de liaison électronique et une avionique modernisée et la dotation des nouveaux missiles Kh-32 et Kh-55. Ce dernier est doté d’une ogive explosive ou à fragmentation élevée d’un poids de 350-400 kg. Doté de réservoirs plus gros, le Tu-22M3M est capable d’emporter ses missiles de croisière sur 2’410 kilomètres ainsi qu’une variété plus large de bombes diverses.

 

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Photos : 1 Tu-22M3 @ Sergy 2 & 3 Tu-22M3 dotés du Kh-32 @ VVS

10 Superjet de plus pour Aeroflot !

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Moscou, la compagnie russe Aeroflot s’est engagée à acquérir un lot supplémentaire de 10 avions régionaux de type Sukhoi Superjet SSJ100. Ces appareils seront loués à travers un programme de location vente auprès de la Sberbank.

Ces appareils viendront grossir une flotte composée actuellement de 26 aéronefs. La compagnie russe Aeroflot vise un total de 50 Superjet à terme. La majorité des SSJ100 sont livrés dans la configuration "Full" avec 87 sièges passagers dans une configuration bi-classe: avec 12 sièges en affaires et 75 sièges en classe économique.

Le Sukhoi SSJ100 Superjet : 

Sukhoi Superjet 100 (SSJ100) est un jet de 100 places régional conçu et développé et construit par Sukhoi Civil Aircraft Company (SCAC) en partenariat avec AleniaAermacchi. Le 19 mai 2008 le premier SSJ100 accompli avec succès son premier vol. Le Sukhoi Superjet 100 atteint une vitesse de croisières maximale de Mach 0,81 et 40.000 pieds. Il décolle d'une piste de 1’731 mètres. La plage de fonctionnement pour la version de base est 3,048 km et 4.578 km pour la version longue portée.  Le Superjet est une machine pouvant transporter entre 78 et 98 passagers, en deux classes, il est équipé de deux réacteur PowerJet SaM146 développé conjointement par le motoriste russe NPO et le français Snecma. Divers équipementiers ont été retenu pour fournir des éléments au SSJ100 comme Thales, Liebherr ou encore Honeywell et Bf Goodrich. Le cockpit est moderne et intègre une technologie occidentale avec écrans EFIS couleurs.

 

Photo : Superjet SSJ 100 Aeroflot @ Svyatoslav

27/08/2016

Les journées découvertes à Clin d’Ailes !

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Payerne, les 3 et 4 septembre, le Musée Clin d’Ailes propose ses traditionnelles journées spéciales, avec de sympathiques nouveautés pour tous.

Les bénévoles du musée de l’aviation de Payerne vous proposent deux après-midi très animées dans cet écrin qui met en exergue l’histoire aéronautique militaire du pays.
On retrouvera les fidèles radioamateurs de HB4FR avec des nouveautés, comme une initiation au morse, ce langage codé qui permettait de transmettre un texte à l’aide d’une série d’impulsions, avec une chasse au renard ludique et inédite pour les enfants. En plus, les radioamateurs présenteront aussi à l’aide d’une application informatique, la situation aérienne actuelle en Suisse, avec la possibilité de vues depuis un cockpit d’avion de ligne. Les jeunes pourront se faire photographier assis aux commandes d’un simulateur en train de faire leurs premières expériences de vol. Ils auront aussi l’occasion d’apprendre à souder un petit avion ou un hélicoptère qu’ils pourront emporter. Une activité qui rencontre toujours autant de succès.

L’équipe du Flight Simulator Center (FSC) proposera des démonstrations dans son installation de simulation. Le but des passionnés du FSC est de voler avec des avions mythiques comme le Fieseler Stoch, le Piper Super Cub, les PC-7, PC-9, PC21, ou les F/A 18. Une place sera réservée au plus «récent» des avions du «hangar» du FSC, le légendaire Morane. Mais les pilotes virtuels proposeront aussi des activités de tir avec des jets à l’Axalp ou à Forel et feront revivre des aérodromes utilisés autrefois par nos forces aériennes et reconstitués. Les activités de ces passionnés sont plus détaillées sur le site www.fscenter.ch.

Autre fidèle ami du Musée, Claude Castella, alias Mister Météo, proposera une expérimentation avec un simulateur placé à côté du vrai PC-7 exposé. Chacun pourra tester le travail d’un pilote en approche de la piste de Payerne, avec cet avion, par mauvaise visibilité. En outre, chaque heure il y aura une démonstration d’atterrissage automatique avec un Airbus sur la piste broyarde, grâce à ce spécialiste patenté.

Les visiteurs auront aussi la possibilité de voir le vénérable Mirage III que fait voler Espace Passion, depuis la nouvelle galerie du musée. Tandis que le simulateur du même Mirage (SIMIR) sera remis en activité. Cette installation est unique au monde!
Une cafétéria agrandie avec sa sympathique terrasse et la boutique permettront de compléter ces moments divertissants en compagnie de passionnés d’aviation.

Toutes ces animations sont gratuites. L’entrée du musée est payante.

A voir le samedi 3 et le dimanche 4 septembre 2016, de 13 h 30 à 17 h au Musée de l’aviation militaire de Payerne Clin d’Ailes à la Base aérienne. www.clindailes.ch - tél. 026 662 15 33.

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Photos : 1 Mirage IIIRS & IIIS @P.Kümmerling 2 Simulateur @ Clin d’Ailes

26/08/2016

B-52, test réussi pour le Rotary Launcher Conventionnel !

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L'US Air Force (USAF) vient de valider le nouveau système de plateau rotatif IWBU 1760  (Internal Weapons Bay Upgrade) nommé également Rotary Launcher Conventionnel (RLC) avec le tir de missile AGM-158 JASSM (Joint Air-to-Surface Standoff Missile).

Boeing a débuté l’installation en soute du plateau rotatif IWBU 1760 (Internal Weapons Bay Upgrade) sur lequel est chargé différents types de missiles dont le JASSM. Trois tirs ont été effectués avec succès cette semaine.

Un B-52 est actuellement capable de transporter jusqu'à 12 JASSM sur ses pylônes d'aile. L'intégration du plateau rotatif CRL dans la baie d'armes internes permet d’ajouter huit autres missiles supplémentaires à l’avion. Cette augmentation de la charge utile offre 60% de capacité additionnelle selon l’US Air Force.

Avec ce système, il sera possible pour un B-52 d’emporter plus d’armes en soute sans que celui-ci n’emporte d’arme sous les ailes. En résultera un accroissement considérablement de la portée et de l'endurance du vénérable bombardier. Le B-52H pourra par exemple emporter plusieurs missiles de types AGM-158 JASSM-Extended (Joint Air-to-Surface Standoff Missile) ainsi le brouilleur largable MALD-J (Miniature Air Launched Decoy), ce dernier, une fois largué va se mettre à flâner dans la zone cible pour une période de temps prolongée et brouiller les signaux adverses.

Selon l’USAF, ce système devrait équiper l’ensemble de la flotte des 76 B-52H d’ici octobre 2017. Le système tourne sur lui-même, afin de placer à tour de rôle les missiles en position de largage.

 

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Photos : 1 Boeing B-52H @ Daniel Guerra 2 le système rotatif IWBU @ USAF 3 B-52H @ Cris Reilly

 

A400M à l’aise sur piste en sable !

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C’est une très bonne nouvelle pour le programme de l’A400M, la finalisation des tests de l’avion sur piste en sable est un succès.

Airbus DS a réalisé en Angleterre sur le site de Woodbridge une campagne d’essais de trois semaines visant à démontrer les capacités de l’A400M sur piste molle. Les tests ont été effectués avec le prototype MSN2. Les résultats de ces essais sont particulièrement positifs, l’A400M a pu démontré ses excellentes performances en matière de roulage sur sable et effectuer des demi-tours sans problème. Les décollages et atterrissages se sont déroulés sur une bande de sable de 1600mètres. La suite de ces essais va se poursuivre avec des opérations comprenant des poids de plus en plus élevés.

L’A400M « Atlas» :

L’A400M est un avion de transport militaire polyvalent conçu par la division militaire d’Airbus (Airbus Military). Il est pour l'instant commandé à 174 exemplaires par huit pays différents, à savoir l’Allemagne (la France, l’Espagne, la Belgique le Luxembourg, le Portugal et l’Angleterre, qui ont été rejoints par la suite par la Malaisie et la Turquie qui ont reconnu le potentiel de ce nouvel avion pour leurs propres besoins. La polyvalence est ce qui caractérise le mieux l’A400M, qui est conçu pour offrir des capacités à la fois tactiques et stratégiques. L’appareil peut transporter 37 tonnes de charge utile sur au moins 4700nm (8700 km) de distance. Sa soute est dimensionnée pour accueillir tous les chargements et véhicules répertoriés  dans le cahier des charges européen ESR (Europen Staff Requirement). Cependant, l’A400M ne peut servir pour l’instant que de plateforme de transport aérien, le ravitaillement en vol n’étant, pour l’instant pas validé pour les hélicoptères et pose plusieurs problèmes. L’A400M incarne le premier avion de transport militaire lourd véritablement nouveau depuis ces trente dernières années. Offrant deux fois plus de performances et de capacités d’emport que les avions actuels qu’il remplacera.




Photo : le MSN2 sur piste en sable @ Airbus DS