03/12/2016

Le revêtement des F-22 souffre !

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Depuis le mois de septembre 2014, l’US Air Force déploie des avions de combat Lockheed-Martin F-22 « Raptor » en Syrie. Le nombre de F-22 engagé n’est pas connu, mais semble être assez faible. Selon les rapports de l’USAF, les F-22 ont effectué environ 150 sorties et ont largué environ 200 bombes probablement des GBU-32 et GBU-39.

Revêtement en cause :

Les F-22 engagés en Syrie semblent souffrir des conditions climatique, tel que la chaleur, la pluie et la poussière de sable.  Ces conditions ont pour effet d’écailler la pellicule de revêtement absorbant qui recouvre les fuselages. La maintenance semble devenir de plus en plus onéreuse pour ce type d’appareil car les matériaux utilisés pas simple à produire et donnent du fil à retordre, lorsqu’il faut effectuer une réparation. Il faut comprendre que les matériaux à vocation de furtivité sont à base de carbone et de caoutchouc (pyrocéramiques, des silicones et des polyuréthanes). Ces éléments absorbants peuvent être recouverts de peinture à base d'époxy qui contiennent des particules de ferrite en suspension qui ont pour rôle de piéger les ondes qui n'ont pas été absorbées par les couches inférieurs. Ces matériaux sont souvent utilisés sur les éléments de structure susceptibles de recevoir le plus d'ondes radars (bords d'attaque, dérives, ailerons, plans canards). Paradoxalement, ces revêtements se montrent particulièrement fragiles.

Quel avenir pour les avions furtifs ?

 La furtivité semblait il être « la solution » miracle face aux radars ennemis. Pourtant l’arrivée de nouveaux radars notamment AESA et des optroniques de type IRST semblent remettre en cause la furtivité tant vantée il y encore quelques années. Si les avions dit furtifs comme le F-22 et le F-35 sont conçus de manière à être pratiquement invisibles aux radars de poursuite utilisant des hautes fréquences (bandes Ku, X, C et partiellement S), ceux-ci ne sont pas optimisés pour échapper aux radars à basses fréquences en bandes L, UHF ou VHF). Ajoutons le fait que ces appareils sont particulièrement chers à l’achat et fragile en ce qui concerne l’entretien notamment en opération extérieure, la question se pose aujourd’hui sur le réel avenir de cette technologie ?

 

Photo : F-22 Raptor @ USAF

 

Air France a reçu son premier B787 !

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Paris, Boeing a célébré la livraison du premier B787 destiné à la compagnie Air France. L'avion, un B787-900 sera déployé en direction du Caire à partir de janvier. L'avion est également le 500ème B787 produits sur les lignes de production de Boeing.

"C’est avec une grande fierté qu’Air France prend livraison de son premier Boeing B787, le 9 ème pour le groupe Air France-KLM», a déclaré Jean-Marc Janaillac, directeur général, Air France-KLM.

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Air France-KLM a commandé un total de 18 B787-900 et sept B787-10, avec un supplément de 12 B787-900 en location auprès d’AerCap. L'arrivée du premier B787-900 à Paris fait partie de la poursuite du renouvellement de la flotte long-courrier du transporteur français.

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Le B787-900 tire parti de la conception visionnaire du B787-800, offrant des caractéristiques particulièrement agréables, telles que de grandes fenêtres et de grands espaces pour les rangements des bagages. Un éclairage LED moderne et un air plus propre et plus humide. La cabine dispose d’un réglage de pression plus haute pour un meilleur confort des passagers.

Le B787-900 complète et étend la famille « 787 ». Avec un fuselage allongé de 6 mètres (20 pieds) par rapport au B787-800, l’avion peut emporter jusqu'à 20% de passagers en plus et 23 % de marchandises supplémentaire et ceci encore plus loin avec la même performance environnementale, soit 20 % d'émissions de CO2 en moins que les avions actuels. Plus de 60 clients provenant de six continents du monde ont placé des commandes pour plus de 1’100 « Dreamliner », ce qui fait du B787 bi-couloirs l’avion qui engrangé le vite des ventes dans l'histoire de Boeing.

 

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Photos : B787-900 Air France @ Paul Marais-Hayer

01/12/2016

Israël commande 17 F-35 de plus et atteint sa limite !

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Le cabinet israélien a approuvé l'achat de 17 autres avions de combats Lockheed-Martin F-35I, ce qui portera le total de la commande de l’Etat Hébreu à 50 appareils.

L'acquisition supplémentaire a été rendue possible après la signature d'un nouvel accord d'assistance militaire des États-Unis avec Israël et l'approbation du Cabinet. Cette demande fait suite aux exigences du commandement de l'IAF qui a conclu que deux escadrons opérationnels étaient nécessaires.

Au fur et à mesure que la date de livraison du premier avion approche, l'IAF s'apprête à l'équiper avec des systèmes développés par Israël qui sont nécessaires pour adapter les capacités de l'appareil aux exigences opérationnelles du pays.

Indépendance sur le F-35 :

Cette nouvelle commande confirme par ailleurs l’indépendance d’Israël sur le dossier du F-35. Pour l’Etat major général de la force aérienne israélienne, il n’était pas question de sous-traiter la maintenance à l’extérieur du pays. L’ensemble des travaux seront effectués en Israël. Seul, certains sous-systèmes seront envoyés à l’étranger et dans certains cas seulement. La question n’était pas négociable et en cas de refus, le gouvernement aurait annulé cette nouvelle commande.

Pour les israéliens, le système centralisé de maintenance de Lockheed-Martin représente une dépendance vis-à-vis des Etats-Unis inacceptable d’une part et dangereuse de l’autre. Les industriels israéliens à travers la société Israël Aerospace Industry (IAI) se préparent à l’installation d’un service de maintenance complet. Israël prévoit de mettre en place sont propre pare-feu pour vous assurer que l'information privilégiée ne passe pas entre les Etats-Unis et israéliens via un système externe tel que le système Autonomic Logistics information (ALIS). De plus, pour Israël il est inconcevable de rester dépendant en matière de pièces détachées. Pour ce faire le pays va constituer son propre stock pour garder son autonomie en cas de conflit.

Moins de F-35 que prévu :

L’Israël Air Force désirait initialement un total de 75 F-35, pour un coût de 15,2 milliards de dollars afin de maintenir sa suprématie aérienne au Moyen-Orient au cours des deux prochaines décennies. Mais les coûts actuels de l’avion ont diminué fortement cette espérance. La H'eil Ha'Avir Ha'Israeli devra donc se contenter de 50 appareils. Le F-35 permettra à l’Etat d’Israël de maintenir une suprématie aérienne et son avance qualitative technologique dans la région, notamment en matière de dissuasion, mais également en cas de frappes préventives. Par contre, du fait du nombre réduit de F-35, l’ossature du combat aérien sera maintenu avec les F-15 et F-16 modernisés. Reste la question du développement d’un avion de indigène pour venir remplacer à terme les F-15 et F-16.

 

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Photos : Le premier F-35 destiné à Israël @ Lockheed-Martin

Nouvelle augmentation du trafic passagers !

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Genève, l’Association du transport aérien international (IATA) a publié ses statistiques mondiales sur le transport de passagers en septembre, qui indiquent que la demande (mesurée en kilomètres-passagers payants, ou RPK) a augmenté de 7 % par rapport à septembre 2015. C’était la plus forte augmentation annuelle en sept mois. La capacité a augmenté de 6,6 % et le coefficient d’occupation des sièges a gagné 0,3 point de pourcentage pour atteindre 81,1 %. La croissance du trafic intérieur a été légèrement supérieure à celle du trafic international.

« La croissance du trafic de passagers en septembre est saine. Il importe de noter que cette reprise, par rapport à la faiblesse observée en août, suggère que la demande fait preuve de résilience dans le contexte des attaques terroristes. Bien sûr, nous devons demeurer conscients de la menace terroriste permanente. Et dans l’ensemble, l’industrie demeure vulnérable aux tensions géopolitiques croissantes, aux volontés politiques protectionnistes et à la faiblesse des facteurs économiques fondamentaux. L’année sera tout de même bonne en ce qui concerne les résultats de l’industrie aérienne, mais notre rentabilité sera durement acquise », a déclaré Alexandre de Juniac, directeur général et chef de la direction de l’IATA.

Marchés de passagers internationaux

Le nombre de RPK internationaux a augmenté de 6,9 %, et les compagnies aériennes de toutes les régions ont enregistré une croissance par rapport à 2015. La capacité totale a augmenté de 7,2 %, de sorte que le coefficient d’occupation des sièges a perdu 0,2 point de pourcentage pour s’établir à 80,4 %.

Les transporteurs d’Europe ont enregistré en septembre une hausse de trafic de
5,2 % par rapport à septembre 2015. La capacité a augmenté de 5,7 % et le coefficient d’occupation des sièges a perdu 0,4 point de pourcentage pour s’établir à 84,8 %, soit le plus élevé parmi toutes les régions. La croissance de la demande semble revenir à la normale après les perturbations causées par le terrorisme et l’instabilité politique.

Les transporteurs d’Asie-Pacifique signalent une hausse de trafic de 8,6 % en septembre, par rapport à septembre 2015, même s’il semble que les voyageurs asiatiques demeurent réticents en raison du terrorisme en Europe. La capacité a augmenté de 7,7 % et le coefficient d’occupation a gagné 0,7 point de pourcentage pour s’établir à 77,9 %

Les transporteurs du Moyen-Orient ont enregistré une hausse de trafic de 11,5 % en septembre, par rapport à l’année précédente, ce qui constitue la hausse la plus importante parmi toutes les régions. Toutefois, la capacité a augmenté davantage, à 13,8 %, et le coefficient d’occupation a perdu 1,5 point de pourcentage pour s’établir à 73,9 %.

Les transporteurs d’Amérique du Nord affichent une croissance de la demande de 3,3 %. Bien que la tendance à la hausse du trafic international ait fléchi récemment, le nombre de passagers, en données désaisonnalisées, a augmenté selon un taux de 6 % depuis mars. La capacité a augmenté de 4,2 % et le coefficient d’occupation a perdu 0,7 point de pourcentage pour s’établir à 81,5 %.

Les transporteurs d’Amérique latine ont connu une augmentation de trafic de 7,1 % par rapport au même mois l’an dernier, grâce à la forte demande sur les routes internationales à l’intérieur de la région. La capacité a augmenté de seulement 2,4 % et le coefficient d’occupation a gagné 3,6 points de pourcentage pour atteindre 83,7 %, soit le deuxième taux le plus élevé parmi les régions.

Les transporteurs d’Afrique affichent une augmentation de trafic de 8 %, et une hausse équivalente de la capacité. Le coefficient d’occupation est demeuré presque inchangé à 72,0 %. La forte augmentation de la demande reflète largement les comparaisons favorables sur douze mois, alors que les conditions économiques dans la plus grande partie du continent demeurent difficiles.

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30/11/2016

Le Maroc modernise ses F-16 !

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Le Maroc a confié à l’avionneur américain un contrat d’une valeur de 16 millions de dollars en vue de la modernisation de la flotte d’avions de combat F-16 du pays. Le contrat devrait être terminé pour la mi-juin 2019.

Au total se sont 23 appareils qui sont concernés par cette mise à jour. Les F-16 marocains vont recevoir un rafraîchissement au niveau de la cellule qui a particulièrement souffert des conditions de chaleur. De plus, un nouveau système de guerre électronique AN/ALQ-211 (AIDEWS) qui offre une meilleure sensibilisation une prise de conscience de la situation contre les menaces radar et les menaces sol-air et air-air sera installé.

Cette amélioration sensible de la flotte de F-16 marocains est perçue comme une réponse aux tensions avec son voisin l'Algérie, qui ont augmenté ces derniers mois, alors que le premier se prépare à son retour à l'Union africaine. L'agenda politique algérien, qui soutient la République démocratique arabe sahraouie (RASD) auto-déclarée, a dominé l'union continentale depuis le retrait du Maroc en 1984. Au cours de ces dernières semaines, l'Algérie a approuvé l'utilisation de drones pour la surveillance de sa frontière occidentale y compris à la frontière avec le Maroc.

 

Photo :F-16 marocain@ Force aérienne marocaine