18/12/2012

Le Pentagone pour un 5e lot de F-35 !

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Après de longues négociations, Lockheed-Martin a conclu une entente de principe avec le Pentagone pour la livraison d’un cinquième lot à taux faible de production (CRTR-5) pour l’avion de combat de cinquième génération F-35 Lightning II. 

 

Le vice-amiral David Venlet, directeur du programme F-35, fait référence au « long voyage » vers le contrat CRTR-5, en effet, suite aux divers surcoûts de ces dernières années, la méfiance du Pentagone n’a pas facilité les choses pour le constructeur Lockheed-Martin. Celui-ci à du travailler d’arrache-pied pour faire baisser les coûts de production et réduire le temps de fabrication de l’avion. 

 

Ce cinquième lot concerne la production par Lockheed Martin de 22 F-35A  destiné à l’US Air Force, 3 F-35B pour le Corps des Marines et 7 F-35C pour la Marine. On constatera, par ailleurs,  que ce lot ne contient aucun appareil à destination de clients à l’exportation, comme c’était le cas dans les commandes précédentes. 

 

Concernant les quatre premiers lots, 63 F-35 ont été commandés à ce jour et 29 appareils ont été livrés dont le dernier appareil, un F-35B STOVL à rejoint l’escadron de formation opérationnelle tactique VMFA-121 basé à Yuma.

 

Les difficultés du programmes F-35 :


 

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Ce cinquième lot qui vient d’obtenir un accord de principe à bien faillit ne pas voir le jour et on ne sait pas encore de ce qu’il adviendra des suivants. En effet, deux gros problèmes gangrène le projet. Le premier, le moins grave, mais peu rassurant, concerne le calendrier. Au départ, le F-35 devait être opérationnel en 2010 pour permettre un déploiement en 2012. Hors, selon le nouveau calendrier, la date du premier déploiement est estimée pour 2019.

 

Second problème de taille, les surcoûts : aux dernières nouvelles, le prix d’un F-35 avoisine les 289 millions de dollars par avion ce qui met la dépense totale (avions, développement, essais, logistique, formation) pour le Pentagone à près de 379,9 milliards de dollars soit une hausse de presque 75% par rapport au lancement du programme. 

 

Comment en est-on arrivé là ?

 

Le Lockheed-Martin F-35 s’annonce comme un appareil très facile à piloter et mieux conçu que le F-22. Cependant, les difficultés rencontrées avec cet appareil viennent de la complexité du cahier des charges. Au départ, le projet faisait mention d’un appareil susceptible de remplacer les Harrier avec une phase de décollage court et d’atterrir à la verticale avec une motorisation permettant le vol supersonique. L’idéal résidant dans un dessin offrant une cellule courte et large doté d’un seul moteur, mais très puissant. Cependant, les spécifications demandaient également un appareil multirôle, donc très maniable. 

La cellule devant donc évoluer, pour permettre également l’emport de lourdes charges. La difficulté résidant donc, dans le fait de dessiner un avion mono-réacteur ayant un surplus de puissance, suffisamment léger et maniable, mais pouvant servir de camion à bombes !

Ajoutons les contraintes liées au fait que l’avion doit être furtif, ce qui génère de nouvelles contraintes en matière d’aérodynamique et de matériaux. 

Bref, un véritable casse-têtes chinois pour les ingénieurs qui en sont pourtant arrivés à de belles prouesses techniques avec cet appareil mais à quel prix !

 

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Photos : 1 F-35A au décollage 2 F-35B STOVL en essais sur porte-avions 3 F-35A @ Lockheed-Martin


Airbus : commande record de Pegasus Airlines !

 

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ISTANBUL, la compagnie aérienne à bas coûts turque Pegasus Airlines annonce une énorme commande  au consortium Airbus avec 75 avions de la famille A320NEO et A321NEO, La décision de cette compagnie, dont la flotte est entièrement composée de Boeing, fait suite à une bataille des prix entre les deux grands avionneurs mondiaux qui n’hésitent pas à casser les prix. Cette commande représente un coût d’environs 7,5 milliards de dollars au prix catalogue du constructeur.

La commande se décline comme suit : 58 A320 NEO  et 17 A321NEO.S’ajoute également une option sur 25 avions supplémentaires.

A propos de Pegasus Airlines  :

 

Pegasus Airlines a été fondée à Istanbul en 1990 en tant que joint venture entre trois sociétés (Aer Lingus, Silkar Investment et Net Holding), sur la conviction que « le voyage en avion doit être accessible à tous ». Ce nouveau concept a révolutionné le secteur de l'aviation. Le premier vol de la compagnie a eu lieu en mai 1990, puis, au mois de janvier 2005, ESAS Holding a acquis la totalité de Pegasus Airlines. Ali Sabanci est aujourd'hui président du conseil d'administration et Sertac Haybat directeur général de la compagnie. A l'origine équipée de deux avions, Pegasus a formé, en partenariat avec IZair, une flotte de 43 appareils, comprenant notamment des Boeing B737-800 de la dernière génération. Forte de ses 20 ans de succès, Pegasus est désormais l'une des plus grandes compagnies aériennes de Turquie.

Elle possède 40 Boeing B737-800, 2 Boeing B737-400. La flotte de Pegasus dessert un total de 61 destinations dans 24 pays.

 

Photo : A320 aux couleurs de Pegasus @ Airbus

 

 

17/12/2012

Le 4e T-50 PAK-FA a volé !

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Moscou, le premier vol du 4e prototype de la cinquième génération d’avion de combat russe Sukhoi T-50  (PAK FA) a eu lieu depuis les installation de l'usine de Sukhoi KnAAPO à Komsomolsk-sur-Amour. L'avion était piloté par le pilote d'essai et héros de la Russie  Sergey Bogdan.

 

L'avion a passé un peu plus de quarante minutes dans les airs  puis a atterri sur la piste de l'aérodrome. Les essais de l’avion ont permis de vérifier la stabilité de l’avion anis que les performances de la centrale électrique. L'avion a fait ses preuves dans toutes les phases du programme de vol. Le pilote a confirmé le bon fonctionnement de tous les systèmes et composants.

 

Le premier vol du PAK FA a eu lieu le 29 Janvier 2010 à Komsomolsk-sur-Amour. A l'heure actuelle, des travaux sont en cours sur l'ensemble des essais au sol et en vol. Trois prototypes PAK FA participent déjà au programme de test. A l'heure actuelle plus de 200 vols ont été réalisés sur le programme d'essais en vol.

 

Les trois appareils de tests T-50 sont utilisés pour des phases de tests bien définies, le T-50-01 sert à tester les angles d'attaque élevés et les manoeuvres de combat aérien. le T-50-02  teste l’enveloppe de vol supersonique avec  diverses configurations. Le troisième prototype, le  T-50-03 est doté du radar AESA  et teste les nombreuses modalités de combat du nouveau radar. Ce quatrième appareil T-50-04 servira à tester l’emport de systèmes d’armes.


 

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La suprématie avenir de Sukhoi :

 

Selon une étude récente du Centre russe d'analyse et des stratégies et technologies (l'AST-Centre), le Sukhoi T-50 remplacera les deux tiers de la flotte d'avions tactiques de l'armée de l'air russe  et formera le noyau de la force aérienne nationale à partir des années 2020. D’une manière générale, les avions Sukhoi représentent aujourd’hui plus de 40% du parc d’avions de combat russe et ceci progressivement au détriment de MIG. L’arrivée prochaine dans les unités de combat des versions de SU-27SM3 et SU-30M2, SU34 et SU30CM ainsi que les Su-35 confirme que le constructeur Sukhoi se taille une part toujours plus importante du marché de la Force aérienne russe.


 

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Photos : 1 & 2 Le T-50-04 lors de son premier vol @ Sukhoi  3 Le T-50-01 en démonstration de vol @ Sergy

 

RCAF : une vraie compétition pour remplacer les CF-18!

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OTTAWA, le gouvernement canadien se dirige vers une remise à zéro des compteurs dans le turbulent dossier du remplacement de la flotte vieillissante des Boeing CF-18A/B « Hornet » et ceci pour faire suite au rapport accablant, dénonçant des coûts vraisemblablement sous-estimés, on parle de 60% que le vérificateur général du Canada, Michael Ferguson, a déposé au sujet du programme d'acquisition du chasseur F-35.

L’option concernant l’achat de  65 Lockheed-Martin F-35 reste toujours valable, mais dorénavant, le Canada s’offre (enfin) de définir de nouvelles possibilités avec l’évaluation d’autres appareils.

Avant de prendre une décision sur l'achat des prochains avions, le gouvernement compte aussi analyser les menaces actuelles et à long terme qui pèsent sur le Canada ainsi que les missions à l'étranger qui seront confiées aux pilotes de l'Aviation royale canadienne. Ces analyses, qui seront réalisées par des comités de fonctionnaires et d'experts, prendront encore quelques mois. Aucune décision ne sera donc prise avant 2013 ou 2014.

Dans l'intervalle, le ministère de la Défense évaluera la flotte actuelle de CF-18 afin de déterminer les coûts d'une mise à niveau dans le but de prolonger leur durée de vie utile au-delà de 2020. Les CF-18A/B « Hornet » sont en service au sein de la RCAF depuis 1982.

Une évaluation futur devrait permettre à trois appareils de concourir en plus du F-35, il s’agit du Saab JAS-39E « Gripen », Dassault « Rafale F3 »  et d’EADS  «  l’Eurofighter Typhoon II DA7 ».

 

Photo : Un CF-18A de présentation @ RCAF

 

 

 

16/12/2012

Le Danemark cherche un remplaçant à ses F-16 !

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Le Danemark annonce le redémarrage de son programme d'acquisition d’avions de combat  et cherche à sélectionner un nouvel avion de chasse d’ici 2015 afin de remplacer ses Lockheed-Martin F-16AM/BM. La relance du programme Danois fait suite à un arrêt de celui-ci en 2010 faute de moyens, mais également dans l’attente de l’avancée technique des programmes existants. Deux avions restaient en compétition à l’époque, le Lockheed-Martin F-35 et le Saab JAS-39E Gripen. L’EADS Eurofighter ayant été éliminé à l’époque.

 

Quatre appareils en compétition :

 

Pour le ministère danois de la Défenses (MoD), le processus de sélection devrait prendre deux ans et va reprendre très rapidement avec les deux appareils pré-sélectionnés soit : le Lockheed-Martin F-35A «Lightning II» et le Saab JAS-39E «Gripen» qui sont rejoints par le Boeing F/A-18E/F «Super Hornet» et l’EADS Eurofighter «Typhoon II» qui fait son retour  dans son standard le plus élevé ( tranche 3 ).

 

Initialement, le Danemark prévoit d’acquérir 48 nouveaux avions de combat, mais il se peut que selon le coût total, se nombre puisse être revu à la baisse. 

 

 

Les quatre concurrents :

 

Lockheed-Martin F-35A « Lightning II »  :


 

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A la fois furtif et relativement léger (20 tonnes en combat), le F-35 Lightning II, nommé ainsi en hommage au légendaire P-38, sera essentiellement employé pour des missions d’attaque, même si il dispose de capacité air-air appréciables. Cependant, son développement a pris au moins 4 ans de retard sur le calendrier initial, en raison de problèmes liés à la complexité de sa conception.   Le programme JSF doit déboucher sur la production de trois variantes d’un même appareil, ayant environ 80% de commonalité de structure et pièces et pratiquement 100% au niveau avionique.

L’appareil possédant une soute à armements capable de loger principalement deux bombes guidées et deux missiles air-air AMRAAM, de bénéficier d’une autonomie importante et d’une manœuvrabilité comparable aux F-16 de première génération. A noter que le F-35 peut recevoir de nombreux armements sur 7 pylônes externes, sacrifiant la furtivité au profit de la capacité d’emport, qui peut aller jusqu’à 9 tonnes de charges diverses (réservoirs, bombes guidées, missiles de croisière et missiles air-air). 

 

Saab JAS-39E « Gripen » :


 

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Le système Gripen est conçu dans la perspective d’un développement continu. L’intégration de nouveaux capteurs et de nouvelles armes est aisée, ce qui explique la souplesse du Gripen et sa facilité de mise à niveau à moindre coût lorsque de nouvelles technologies deviennent disponibles. Capable de prendre en charge les armes de la prochaine génération, par exemple le missile METEOR BVRAAM (Beyond Visual Range Air to Air Missile). Le Gripen est doté du système radar polyvalent AESA (Active Electronically Scanned Array) l’ES-05 « Raven » de toute dernière génération, autorisant de manière simultanée la détection et l’acquisition à longue portée de cibles air et sol. Un capteur infrarouge (Infra Red Search and Track) et une suite de guerre électronique (Electronic Warfare Suite - EWS) sont également pleinement intégrés. Les données de la suite de capteurs sont combinées ou «fusionnées» afin de conférer au pilote une appréhension totale et fidèle de la situation.

 

Boeing F/A-18E/F «Super Hornet » :

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Le Boeing F/A-18E/F Super Hornet est un avion multirôle, capable d'effectuer pratiquement toutes les missions dans le spectre de tactiques, y compris la supériorité aérienne, de jour comme de nuit avec des armes à guidage de précision, chasseurs d'escorte, de soutien aérien rapproché, la suppression de défenses aériennes ennemies, de reconnaissance.  En comparaison du Hornet le Super Hornet permet des missions à très grand rayon d’action. Le Super Hornet est doté du radar AESA (Active Electronically Scanned Array) APG-79 de Raytheon.

 

EADS (Cassidian) Eurofighter Typhoon II :


 

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Tout comme ses concurrents l’Eurofighter évolue au fil des années, et diverses améliorations sont en cours d’introduction avec notamment le nouveau radar à antenne active CAPTOR-E (AESA). Doté d’une commande vocale, des dernières technologies de commandes électriques. L’un des points  forts de cet avion et qu’il est optimisé pour l’emport d’armement de toute origine, soit US comme les Sidewinder et AMRAAM, Britannique avec l’ASRAAM, l’IRIS-T Allemand et le futur METEOR. De la même manière pour l’armement air-sol (Brimstone, SCALP, APACHE, Bombe PAVEWAY) on retrouve toute une palette de système d’origine diverse.

 

Photos : 1 F-16 danois @ Force aérienne danoise 2 F-35A @ Lockheed-Martin  3 Gripen NG @ Saab 4 F/A18 Super Hornet  @ USN 5 Eurofighter Typhoon II @ Eurofighter