01/06/2017

Boeing prépare le CH-47F BlockII !

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Boeing a commencé à développer une mise à niveau de l'hélicoptère lourd CH-47 « Chinook » de l'Armée de terre des États-Unis. Selon la planification, il est prévu de livrer 542 hélicoptères améliorés de 2023 à 2040.

 

Le CH-47F BlockII :

La mise à niveau présente de nouvelles pales de rotor à conception avancée, un train d'atterrissage amélioré, des réservoirs de carburant simples (par opposition à la version segmentée) et des sections renforcées à l'arrière, au pylône et au nez.

L'armée a accordé l'approbation du programme « Milestone B » pour passer de la maturation technologique au développement d'ingénierie et de fabrication (EMD). Boeing va construire et tester trois prototypes sous la phase EMD. L’US Army prendra une décision finale dans le cadre du plan « Milestone C » pour commencer la production initiale à faible taux (LRIP) en 2021, avec les premières livraisons en 2023.

La mise à niveau au BlockII suit un chemin évolutif qui envisage que l'hélicoptère continue d’opérer jusqu’en 2060. Il semble également qu’un futur standard BlockIII puisse être introduit en 2030 et devrait comprendre une remotorisation de l’hélicoptère. Le nouveau groupe motopropulseur résulterait du programme Future Engine Turbine Engine (FATE) de l'Armée de terre en vue de la conception d’une turbine de 5,000 à 10 000 shp.

 

Photo : CH-47F « Chinook » @ Boeing

31/05/2017

Le Pakistan commande plus de Saab 2000 Erieye !

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Le Pakistan a passé commande de trois avions d’alerte avancée et de surveillance Saab 2000 « Erieye » AEW&C) supplémentaires auprès de l’avionneur suédois. Selon Saab, le contrat est estimé à près de 155 millions de dollars. Les livraisons débuteront en 2018 pour se terminer en 2020.

Le Pakistan dispose déjà de quatre Saab 2000 « Erieye » et de cinq Shaanxi Y-8 fabriqués en Chine en configuration AEW&C.

Le Saab 2000 « Erieye » :

Le Saab 2000 « Erieye » AEW&C est un système de surveillance avancé et permet un contrôle à la fois sur terre et sur mer et air, même dans des conditions de brouillage lourds. En utilisant la dernière technologie de radar AESA et d'un système de guerre électronique polyvalent. 

 Véritable système multi-rôle :

L’AEW « Erieye » de Saab est une solution complète multi-rôle pour les opérations multi-missions de surveillance et d’alerte lointaine :

Le système est une solution fiable et éprouvée avec une évolution continue, le radar de dernière génération « Erieye » est capable de détecter des cibles à faible signature, ainsi que des systèmes de surface maritime, des hélicoptères en vol stationnaires, ainsi que des drones de différentes tailles. Le radar fonction en bande S et offre une longue portée avec une excellente résistance au brouillage. Le système basé sur une cellule éprouvée du célèbre avion turbopropulsé le Saab 2000 permet une endurance de 12 heures de vol avec une vitesse de croisière de 380 noeuds (TAS) à une altitude moyenne de 25.000 pieds. Le radar est opérationnel trois minutes après le décollage et en montée. 

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Les clients : 

La plateforme Saab 340 Ereye AEW est en service au sein des pays suivant :  Suède, Grèce, Brésil, Mexique, Pakistan, Emirats Arabe Unis et Thaïlande. Le Saab 2000 « Erieye » est utilisé par le Pakistan.

 

Photo : Saab 2000 Erieye @ Saab

Kamov prépare le Ka-65 naval !

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SC Kamov, une filiale de la holding Rostec's Russian Helicopters, travaille au développement d'une version navale de son dernier hélicoptère utilitaire le Ka-62, dont le prototype a fait son premier vol le 1 mai 2016.

"Nous ne voyons pas de problème", a déclaré le designer général de l'entreprise, Sergei Mikheev, lors de l'exposition HeliRussia 2017 à Moscou le 26 mai dernier. "Nous avons juste besoin de connaître les navires pour lesquels l'hélicoptère serait destiné. Le navire n'a pas encore été choisi".

Le Ka-65 :

La version navalisée du Ka-62 prendra donc la dénomination de Ka-65. Les spécifications fournies pour le Ka-65 comprendraient une capacité de 12 passagers, un équipage à trois, une vitesse de croisière de 290 km h, un plafond de 3’200 m, un plafond pratique de 6’100 m, et un rayon d’action de 720 km.

Selon Sergei Mikheev, la désignation Ka-65 sera rejoint par une version militaire qui pourrait déclencher l'intérêt de clients étrangers potentiels.

Le Ka-62/65 :

Le Kamov KA-62 et son homologue marine le Ka-65 sont des hélicoptères de moyen tonnage. Le Ka-62 est alimenté par une paire de turbines Turbomeca Ardiden 3G de 1,680-shp avec un double FADEC modulaire qui assure une grande fiabilité une facilité accrue de fonctionnement et une faible consommation de carburant. La transmission est fournie par l'Autrichien Zoerkler et l’équipementier russe Transas a fourni l'avionique dotée d'un cockpit en verre. Le Ka-62 intègre les dernières technologies et des matériaux composites dans sa fabrication. L’hélicoptère répond aux normes de vol russes et internationales (Russie AP-29, CS-29 de l'Europe et JAR-OPS3). Le Ka-62 dispose d’un rotor anticouple à lames multiples canalisé dans la dérive verticale. Il dispose d'un rotor principal à cinq pales. Il est doté de sièges absorbant les chocs pour les passagers et l'équipage.

Le Ka-62 est conçu pour le transport de fret, l’évacuation sanitaire et le sauvetage (SAR) il peut également être utilisé dans le secteur du pétrole et du gaz et à des fins corporatives. Selon son constructeur, le Ka-62 peut fonctionner à des températures extérieures de -50 ° С et fonctionne à des températures jusqu'à -35 ° С sans qu'il soit nécessaire de chauffer les ensembles de transmission et les moteurs. Le Ka-62 peut voler dans des conditions météorologiques défavorables et dans des conditions de givrage connues. Le Ka-62 est capable d'un déploiement autonome et n'a pas besoin d'être stocké dans un hangar.

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Photos : le Kamov Ka-62 dont sera tiré le Ka-65@ Russians Helicopters

30/05/2017

Le rapport sur le futur avion de combat !

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Berne, le DDPS présentait aujourd’hui, le tant attendu rapport du groupe d’experts et d’accompagnement sur le développement et la modernisation de nos Forces aériennes. 

Un rapport complet précis : 

Ce rapport est à l’image du nouveau chef du DDPS, claire, complet précis (voir le lien). Les grandes lignes du projet d’acquisition du nouvel avion de combat sont exprimés de manières détaillées, tout comme les besoins connexe du futur système de Défense Sol-Air (DSA20).  Sous le titre « Avenir de la défense aérienne », les quatre grands thèmes du projet sont détaillés :

 

1 Conduite moderne de la guerre aérienne.

2 Protection de l’espace aérien suisse.

3 Développement des Forces aériennes à moyens et long termes.

4 Evaluation et acquisition.

Chacun de ces éléments sont développés avec des sous-chapitres, de quoi renseigner au mieux le lecteur lambda sur un sujet aussi complexe que celui-ci.  Pas moins de 202 pages forment le document le plus communicatif jamais publié pour une acquisition par le DDPS. 

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Mesures immédiates préconisées :

Demander un crédit « études de projets, essais et préparatifs d’achats (EEP) » relatif à l’acquisition d’un nouvel avion de combat dans le message sur l’armée 2017.

Poursuivre le projet visant à prolonger la durée d’utilisation des F/A-18C/D (programma armement 2017).

Abandonner provisoirement la mise hors service des F-5 Tiger.

Un travail d’experts et de politiques :

Pour élaborer cette «  feuille de route » le DDPS a  mandaté des représentants des quatre partis gouvernementaux, des membre du DDPS, d’armasuisse et de l’industrie.  L’objectif étant de présenter le projet sous l’ensemble de ses angles (motivations, besoins, finances, offsets, technologie) et permettre d’apporter une série de recommandations.

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Le dernier mot :

Ces recommandations de travail doivent servir de base pour arriver à un projet complet final. Mais contrairement à ce que nous pouvons lire dans la presse sur le sujet. Le chef du DDPS et ses conseillers auront le dernier mot et pourront très bien présenter un projet final qui diffère sensiblement des quatre variantes proposées. Je ne présente pas ici les quatre variantes, car celles-ci ne représentent que des idées substantielles pouvant être sujet à modification. 

En effet, les variantes proposées ont toutes des points forts et des faibles, par ailleurs, les coûts sont évalués avec ce qui est disponible sur le marché et représente une moyenne en matière de chiffres. Hors, chaque avionneur pourra adapter ses offres en fonction de ses possibilités moyennant des ristournes plus ou moins importantes (Saab avait offert jusqu’à 20% sur le Gripen). De plus, entre les aéronefs les moins chers disponibles (Gripen E, Super Hornet et éventuellement le F-16 Viper) et les plus onéreux (F-35, Eurofighter, Rafale) la différence sur le prix à l’acquisition pour un même nombre d’avions pourra varier de l’ordre de 1,1 à 1,8 milliards de nos francs. Il faudra également tenir compte des coûts à l’heure de vol, qui sont également très différents d’un avion à l’autre et auront un impact non négligeable sur la décision.

Quoi qu’il en soit, il faut espérer que notre ministre de la défense sera bien conseiller, soutenu dans sa décision finale et que nos politiques se montreront plus courageux qu’en 2014 ! A voir certaines réactions de certains partis, la partie n'est pas gagnée!

Analyse: 

Je ne vais pas vous faire ici une cinquième recommandation, cependant voici ce à quoi il faut tenir compte : le choix doit privilégier le nombre d’avions. Ayant dirigé une unité de feu de DCA « Rapier », l’expérience terrain m’a montré deux choses : un système sol-air est un outil peu utilisable en temps de paix, sauf pour appuyer une conférence et ceci avec des limites importantes (proximité de la population). Seul un avion peu mener une interception dans le cadre de la police du ciel. De plus, notre topographie limite fortement les radars au sol et diminue parfois fortement la capacité d’engament des moyens DCA. Ce qui n’est pas le cas avec un avions qui survole les massifs montagneux. De plus un avion de combat peu voir non seulement en avant mais également au-dessous de lui et surveiller les intrusions dans les vallées. (Fig 10, page 75 du rapport)

En conséquence, l’achat d’un nombre important d’avions de combat au minimum 55 (voir plus) et un système sol-air de moyenne portée pouvant couvrir dans un premier temps le plateau, soit le secteur étant le mieux adapté pour lui. L’aviation et la DCA légère assumant la couverture sur les cîmes (Fig15, page 90 du rapport). Dans la seconde étape DSA20, il faudra remplacer les système « STINGER » très probablement par un système monté sur une jeep doté d’un armement en binôme missiles et canons voir un laser et couplés à des censeurs, permettra de combler les zones d’ombres du système moyenne portée.

Lien sur le rapport complet :

https://www.newsd.admin.ch/newsd/message/attachments/4844...

 

 

 

 

29/05/2017

USA : Le Super Hornet au menu !

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 Washington, le budget de la défense proposé par le président Donald Trump prévoit des fonds pour acheter jusqu'à 74 Boeing F/A-18E/F « Super Hornet » jusqu'en 2022, soit 60 appareils de plus que prévu dans les prévisions budgétaires précédentes.

La Marine américaine demande 14 « Super Hornet » additionnels pour l'exercice 2018 pour atténuer le déficit de modernisation dû aux retards du F-35 et au vieillissement des « Hornet ». En outre, la proposition de budget de Trump prévoit de nouveaux plans pour obtenir 23 F/A-18E/F supplémentaires en 2019 et 14 en 2020. Puis se sont 14 appareils prévus pour 2021 et 15 en 2022. La demande récente inclut non seulement le financement de nouveaux « Super Hornet », mais aussi des fonds de passation de marchés avancés pour répondre aux capacités avancées.

La ligne de production reconduite :

L’avionneur Boeing se frotte les mains, car la l’engagement du nouveau Président permettra de continuer à produire l’avion durant encore quelques années. Ce maintien de la production permettra également à Boeing de venir confiant vers de nouveaux clients, dont les évaluations pour un nouvel avion, va ou vont débuter prochainement.

Reste la question du financement :

 Mais avant de pouvoir sabler le champagne, Boeing devra encore attendre que le financement puisse être entièrement validé. Car pour placer définitivement ces commandes sur étagère, il va falloir à l’administration Trump revoir le budget de la Marine qui ne prévoyait pas de tels achats.

Le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » :

Le Boeing F/A-18E/F «Super Hornet» est un avion multirôle, capable d'effectuer pratiquement toutes les missions dans le spectre de tactiques, y compris la supériorité aérienne, de jour comme de nuit avec des armes à guidage de précision, chasseurs d'escorte, de soutien aérien rapproché, la suppression de défenses aériennes ennemies, de reconnaissance.  En comparaison du «Hornet» le «Super Hornet» permet des missions à très grand rayon d’action. Le «Super Hornet» est doté du radar AESA (Active Electronically Scanned Array) APG-79 de Raytheon.

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Photos : 1 Super Hornet @ Jeremy Dando 2 Super Hornet @ Phlip Hosking