30/01/2021

Des A330 MRTT pour le Brésil ?

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La nouvelle est une surprise, le pays prépara l’achat de deux avions Airbus A330 MRTT. L'annonce a été faite lors d'une émission en direct par le président Bolsonaro en fin de semaine, et partagée par le commandant général du soutien (logistique) de l'armée de l'air brésilienne (FAB), le Brigadeiro Baptista.

Combler un vide :

La Force Aérienne Brésilienne manque cruellement de capacité de transport logistique. Cet état de fait s’est particulièrement révélé avec la Pandémie de COVID-19. Actuellement, les deux Embraer KC-390 en service ne suffisent pas en nombre et en capacité de transport. La FAB a dû louer un Boeing B767 pour faire face à ses besoins. De plus, les KC-390 évolue dans une catégorie plus petite et n’ont pas par exemple la capacité d’évoluer en tant qu’avion hôpital. Le Brésil subit de plein fouet la crise du COVID et les besoins de transférer des patients gravement atteints se fait durement sentir.

L’A330 MRTT permet justement de transporter des marchandises sur le pont principal avec des passagers, des civières, un laboratoire médical et tout autre équipement militaire. Il est d’ailleurs capable de se transformer rapidement en un hôpital volant grâce à un système de kit spécial. L’Armée de l’air française utilise maintenant ce module avec une très grande satisfaction.

En cas d'évacuation sanitaire, il est possible d'emmener jusqu'à 130 patients sur des brancards, ou d'utiliser une configuration de 28 brancards et 6 modules de réanimations avec 20 sièges pour le personnel médical. L’avion peut encore emporter jusqu’à 37 tonnes de fret en soute. Et ceci en plus de sa capacité de ravitaillement en vol.

Pour l’instant aucun contrat n’a été signé entre Airbus et le FAB. L’une des questions en suspens concerne les moyens financiers du pays. Selon le gouvernement Bolsonaro, ce dernier a déjà constitué des réserves en vue d’un tel achat.

Photo : A330 MRTT aux couleurs de la FAB @ Canal AEROIN

29/01/2021

Paris commande des Rafale !

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La Ministre des Armées, Madame Florence Parly, a confirmé aujourd’hui une commande portant sur 12 avions de combat Rafale. Ces appareils doivent venir combler ceux vendu à la Grèce.

« Avec les avions que l'avionneur doit déjà livrer, cette commande permettra d'assurer la pérennité de du plan de charge jusqu'à la fin de l'année 2025", a déclaré la ministre lors d'un déplacement sur le site de Dassault Aviation à Argonay en Haute-Savoie.

L’objectif est double, il s’agit d’une part de ne pas laisser de vide dans le renouvelement de la flotte d’avions de combat de l’Armée de l’air et de maintenir une cadence d'environ un Rafale par mois, en production. Ce maintien est essentiel pour maintenir la viabilité des chaînes de production au sein de Dassault Aviation. Pour l’avionneur français une telle cadence représente près de 7'000 emplois au total, en tenant compte de différent fournisseurs et équipementiers.

Ces appareils seront livrés à la fin des livraisons des 28 déjà en commandé par la France auprès de Dassault. Au total, l’Armée de l’air devrait pouvoir compter sur 129 Rafale. L’aéronavale on comptera 42.

Des Rafale au standard le plus moderne :

Selon le calendrier évoqué par Mme Parly, les 12 nouveaux Rafale seront au standard F-4. De fait, l’Armée de l’air pourra compter sur un renouvellement d’avions neufs au standard le plus haut, plus important que prévu et plus rapidement. 

Que va apporter ce nouveau standard : 

Cette évolution de l’avion français doit permettre d’amener celui-ci pleinement dans le combat en réseau avec de nouvelles liaisons satellite et intra-patrouille, serveur de communication, radio logicielle. De nouvelles fonctions seront également développées pour améliorer les capacités de l’avion comme l’évolutions des capteurs et du radar, de l’optronique secteur frontal (IRST), capacités viseur de casque et de nouveaux armements seront intégrés comme le missile air-air Mica NG et l’armement air-sol modulaire de 1’000 kg.

Enfin, en termes de disponibilité, Dassault travaille dans le cadre d’un MCO (Maintien en Condition Opérationnelle) qui sera davantage verticalisé sous l’autorité de l’avionneur. F4 comprendra un nouveau Système de Pronostic et d’Aide au Diagnostic introduisant des capacités de maintenance prédictive. D’autres optimisations de la maintenance sont également programmées, avec notamment des solutions basées sur le Big Data et l’intelligence artificielle. Enfin, le Rafale sera doté d’un nouveau calculateur. La validation du standard F4 est prévue pour 2024, avec certaines fonctions disponibles dès 2022.

Photo : Rafale F-3R @ Dassault Aviation/ A. Pecchi

 

28/01/2021

La Chine favorise son avionneur !

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La crise du COVID est bien maîtrisée en Chine et le trafic aérien a pratiquement retrouvé sa pleine capacité en ce qui concerne les vols intérieurs. Cette reprise génère de nouvelles opportunités pour le développement des voies aériennes du pays.

A la fin du mois d'août dernier, le nombre moyen de vols quotidiens assurés par l'industrie chinoise de l'aviation civile s'est élevé a 1,6 million, soit environ 80% du volume enregistrée à la même période l'an dernier. Le volume de passagers transportés sur les routes aériennes nationales a repris environ 90% du niveau enregistré l'année dernière, tandis que le fret aérien soutien sa performance au niveau de 2019.

Les regards se tournent vers la Chine :

La nouvelle bonne santé du transport aérien chinois pousse les acteurs de l'industrie du monde entier à regarder en direction de ce marché dans l’attente d’un retour à la normale dans les autres régions de la planète. La Chine est devenue en quelques années le premier marché en Asie et pour beaucoup de compagnies aériennes ce retour à la normale incite à investir sur ce dernier.

Les avionneurs comme Airbus et Boeing tentent également de relancer les commandes sur ce marché avec diverses initiatives, dont la mise en place de procédures qui visent à minimiser les risques sanitaires liés au transport aérien. En effet, selon le FMO, la Chine devrait maintenir l'élan d'une reprise progressive au second semestre de cette année.

Les transporteurs chinois achètent chinois :

Le duopole Airbus/Boeing tient encore la corde en Chine avec de nombreuses commandes. Cependant, les deux avionneurs ont souligné dernièrement que les commandes diminuent progressivement par rapport aux besoins de la Chine et de l’autre la libération d’options se fait attendre. En contrepartie, les transporteurs chinois accentuent leurs commandes en direction de l’avionneur national COMAC. Deux appareils émergent, il s’agit du COMAC ARJ-21 de 78 à 90 places et du COMAC C919 de 150 à 190 places, soit le concurrent direct des A320 et B737.

Or les appareils de 70 à 190 places sont exactement taillés pour répondre aux besoins du marché intérieur chinois. Or, c’est bien là que se trouve le véritable enjeu du marché aérien dans les prochaines années. Sur ce créneau. Airbus et Boeing font maintenant jeu égal avec les deux aéronefs chinois qui profitent de la préférence nationale. Pour exemple, l’ARJ-21 a engendré près de 208 commandes et près de 815 pour le C919.

L’ARJ21 tout comme le C919 profitent de technologies étrangères en ce qui concerne la motorisation et l’avionique par exemple. Certaines entreprises occidentales bénéficient donc de ces commandes. Mais à termes, COMAC ne veut plus dépendre de fournisseurs étrangers et être capable de se fournir exclusivement chez des fabricants chinois.

Made in China 2025 :

La Chine débute un processus d’indépendance vis-à-vis des aéronefs étrangers à travers un plan nommé : Made In China 2025.  Un défi technologique dont le régime communiste a fait un enjeu de prestige : ne pas avoir d'avion "made in China", c'est se trouver "à la merci des autres", avait déploré le président Xi Jinping en 2014.

Selon les prévisions, la Chine aura besoin de 6’800 avions de ligne sur les vingt années à venir, soit un triplement de la flotte du pays durant cette période. L’avionneur chinois COMAC compte bien avoir sa part du gâteau et prendre des parts de marché actuellement détenues par Airbus et Boeing.

Pour l’avionneur COMAC il s’agit également de venir taquiner les deux grands avionneurs sur le marché de l’international. Cependant, l’avionneur chinois devra pour cela s’imposer en tant qu’avionneur de prestige. D’une part, car il faudra encore obtenir une certaine « crédibilité » et de l’autre faire face à la longue histoire des avions commerciaux d’Airbus et Boeing qui disposent également d’un réseau de service après-vente et d'entretien très étoffé. Sans oublier que les avions chinois devront obtenir les certifications des différents régulateurs internationaux. Mais la Chine est en marche, elle va offrir d’ici quelques années une nouvelle concurrence dans le secteur de l’industrie aéronautique.

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Photos : 1 Roll Out du C919 2 ARJ21 de China Southern @ COMAC

Le HondaJet certifié en Russie !

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L'Agence fédérale du transport aérien de la Russie a accordé la certification de type au petit jet d’affaires HondaJet Elite, a annoncé hier l'avionneur basé à Greensboro, en Caroline du Nord. Immédiatement après la certification, le premier avion de type HondaJet immatriculé en Russie a commencé à voler dans la région. 

Le biréacteur léger de Honda Aircraft détient la certification de type de 13 agences de réglementation. Ils comprennent la FAA, l'AESA, Transports Canada, l'AFAC du Mexique, l'ANAC du Brésil, l'ANAC de l'Argentine, l'AAC du Panama, la DGCA de l'Inde, le JCAB du Japon, la CAAC de la Chine, la DGCA de la Turquie et la PCAA du Pakistan. 

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Le HondaJet : 

Le HondaJet est un avion léger d'affaires, offrant un excellent rapport performance/ confort, selon son constructeur. Le HondaJet incorpore de nombreuses innovations technologiques dans la conception. Notamment dans le montage du moteur qui améliore considérablement les performances et la consommation de carburant en réduisant la trainée. Doté de deux moteurs GE Honda HF120 particulièrement économe. Le poste de pilotage dispose d’une avionique Garmin G3000 ® doté de trois écrans larges de 14 pouces avec double écrans tactiles de contrôle.

Le HondaJet est le fruit d’une filiale totalement autonome détenue à 100% par Honda Aircraft Company, basée près de l’aéroport de Greensboro en Caroline du Nord aux Etats-Unis. Le HondaJet est un projet voulu et dirigé, par Michimasa Fujino, à présent à la tête de cette filiale, l’avion a demandé 20 ans de R&D avant d’aboutir à un prototype pouvant accueillir 7 passagers et offrant une vitesse maximum de 778 km/h et un rayon d’action de 2'000 km. Sur le plan commercial, Honda Aircraft Company s’est associé à Piper Aircraft pour la vente et la distribution du HondaJet.

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Photos : le HondaJet au salon EBACE, Genève @ P.Kümmerling

27/01/2021

Avions de combat, un changement de paradigme au sein de l’USAF ?

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Vous le savez certainement, le concept actuel de l’US Air Force est basé sur l’emploi d’avions furtifs tels que le F-22 et le F-35 posent de sérieux problèmes. D’une part, le F-22 n’est plus produit et de fait, il en faudrait davantage. De l’autre le F-35 apporte effectivement une réponse en matière de supériorité grâce à la guerre en réseau, mais son prix et ses maladies de jeunesse péjorent l’arrivée en ligne en temps et en nombre. L’analyse montre que l’USAF manque d’aéronefs et ne peut réagir face à la multiplication des menaces engendrées l’arrivée presque simultanée de nouveaux avions chinois par exemple.

Combler les vides :

La première action entreprise par l’USAF a été de relancer la production du F-15 avec la nouvelle mouture, le F-15EX. Ce redémarrage de la production de F-15 au lieu d'augmenter les achats de F-35 a fait l'objet de nombreux débats ces derniers temps. Le général Mike Holmes, responsable du Commandement du combat aérien, a déclaré : « Le F-15EX est le moyen le plus abordable et immédiat de rafraîchir la capacité et de mettre à jour les capacités fournies par nos flottes vieillissantes de F-15C/D. Le F-15EX est prêt à se battre dès qu'il sort de la ligne d’assemblage. »

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Avec cette position, l’USAF reconnait ainsi les faiblesses actuelles de son « Concept » et mise ainsi sur la « mixité » des systèmes volants. Le F-15EX devant apporter un soutien qualitatif et en nombre pour soutenir le F-22 en sous-effectif.

Et maintenant le F-16 ?

Cette nouvelle approche de l’USAF semble lui donner des ailes. En effet, la semaine dernière, un porte-parole de l’USAF a déclaré que celle-ci envisageait maintenant d'acheter de nouveaux avions de combat de quatrième génération de type F-16 Block70/72 « Viper » neufs et même de soutenir la production du Block80 envisagé par Lockheed Martin. Et d’ajouter que des nouvelles commandes de Lockheed Martin F-16 neufs sont sérieusement discutées en haut lieu.

Modification des programmes d'approvisionnement :

Ce nouveau « Concept de mixité » F-22, F15EX, F-35, F-16 confirme un changement de paradigme, qui renie tout simplement les 30 dernières années de gestion des programmes au sein de l’US Air Force. Les réflexions qui en découlent vont encore plus loin avec la transformation du programme NGAD (Next Generation Air Dominance) en une initiative similaire à ce que fût la série « Century Series » en terme de création rapide d’avions.

Will Roper, le nouveau Directeur des acquisitions de l’US Air Force a créé un nouveau bureau pour aider au développement de technologies de chasse avancées. La nouvelle version de la « Century » fera appel à l’architecture numérique, à l’architecture des systèmes ouverts modulaires et au développement de logiciels agiles pour concevoir des avions avancés plus rapidement et entrer en production avec un coût nettement inférieur. Cette nouvelle vision contraste fortement avec les programmes existants, qui peuvent durer des années tout en ne produisant qu'un seul avion.

La série « Digital Century » vise à améliorer la vitesse et la flexibilité avec lesquelles les avions peuvent être pilotés en utilisant des technologies de conception et de fabrication entièrement numériques et ne modifiera pas les technologies de combat poursuivies au NGAD.

Ce nouveau bureau exécutif du programme (PEO) est dirigé par le colonel Dale White, qui a de l'expérience dans le développement et l'acquisition de plateformes de renseignement, de surveillance et de reconnaissance, avec d'autres rôles. Il a également participé au programme Northrop-Grumman B-21 « Raider ».

Pourquoi ce changement ?

D’une part le concept actuel pose un problème de compétence en ce qui concerne la répartition du savoir faire entre les avionneurs américains. Lockheed-Martin se taille la part du lion avec le F-22 et le F-35, laissant ainsi Boeing et Northrop-Grumman sur la paille. Ces deux derniers pourraient à terme perdre des capacités de développement technologique. Une telle perte pourrait au final compromettre les chances de mise au concours futures.

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De l’autre, le système actuel produit des avions trop chers. Le modèle actuel ne permet pas, par exemple de réagir face à la production de 3 à 4 avions de nouvelles générations en Chine. Hors, il faudra à l’avenir être capable de répondre rapidement à une nouvelle menace en créant un nouvel avion ou plus simplement un dérivé d’un aéronef existant qui réponde à celle-ci de manière spécifique.

F-15/F-16 en attendant la Digital Century :

Les nouveaux F-15 en commande et probablement, si cela se confirme une nouvelle série de F-16 viendraient combler les faiblesses du système actuel et permettrait de patienter jusqu’à la mise en place de la « Digital Century ». Cette dernière offrira à l’US Air Force, de disposer assez rapidement d’un nouvel avion furtif qui servirait de nœud central au NGAD, fonctionnant en réseau avec des capteurs, des drones et d'autres plates-formes. L’USAF utiliserait le prototypage pour accélérer l'utilisation de technologies clés dans l'espoir de les faire mûrir suffisamment tôt pour pouvoir être intégrées dans des aéronefs perfectionnés au début des années 2030. De fait, au lieu de produire un super avion, l’objectif serait de construire rapidement le meilleur chasseur que l’industrie puisse rassembler en quelques années, en intégrant toute la technologie émergente existante. Le service sélectionnerait, mettrait un petit nombre d’appareils sous contrat, puis relancerait une nouvelle ronde de concurrence entre les constructeurs de chasseurs, qui réviserait leurs conceptions de chasseurs et exploreraient de nouvelles avancées technologiques. Le résultat serait une famille d’aéronefs en réseau, certains plus interdépendants que d'autres, développés pour répondre à des besoins spécifiques et intégrant les meilleures technologies à bord d'une cellule unique. Un jet pourrait être optimisé autour d'une capacité révolutionnaire, comme un laser aéroporté. Un autre pourrait donner la priorité aux capteurs de pointe et ainsi de suite.

Président de l'état-major interarmées, Joseph Dunford a déclaré à la Commission des forces armées du Sénat que le "cadre" de cette décision provenait d'une étude des besoins futurs de la flotte d'appareils tactiques de l'armée, qui a montré que l'armée de l'air souffrait d'un manque de nombre d'appareils et de la quantité de ces appareils. Il était urgent de trouver une solution viable du point de vue coût/efficacité. "Donc, dans les cinq ou dix prochaines années, la meilleure solution consiste à utiliser le F-15EX « Advanced Eagle » pour remplacer le F-15, tout en continuant avec le F-35, mais en nombre réduit.

Le redémarrage de la production de F-15 pour l'US Air Force au lieu d'augmenter les achats de F-35 a fait l'objet de nombreux débats ces derniers temps. Le général Mike Holmes, commandant du Commandement du combat aérien, a déclaré : « Le F-15EX est le moyen le plus abordable et immédiat de rafraîchir la capacité et de mettre à jour les capacités fournies par nos flottes vieillissantes de F-15C/D. Le F-15EX est prêt à se battre dès qu'il sort de la ligne d’assemblage. »

Mélanges des capacités :

Dans le cadre de la NGAD, Will Roper explique que la mixité F-22/F15EX, F35/F16 Viper prépare ainsi l’arrivée de la « Digital Century » en termes de capacités. En d’autres termes, le mélange de capacités des avions de 4ème et 5ème  générations permet de répondre au plus près des réalités du terrain. Mais le concept ne s’arrête pas là. Le tout doit être complété avec des drones de combat à moindre coût utilisant des systèmes pilotés par l'IA pouvant aider l'USAF à adopter, enfin une plateforme d'attaque légère. Will Roper a également indiqué que les économies de coûts liées à l'utilisation de drones pourraient libérer des fonds pour résoudre le problème des attaques légères, ainsi que d'autres besoins de l’USAF.

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Photos : 1 A-10, F-22, F-35, F-15, F-16 @ USAF  2 F-15EX @Boeing 3 F-35 @ USAF 4 avion futur @ Boeing