11/01/2014

Un Tornado vole avec des pièces imprimées !

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Il y a quelques semaines, Bae Systems en collaboration avec la Royal Air Force a fait voler un avion Tornado, équipé de pièces de métal, ayant été imprimées grâce à une imprimante 3D. L’avion avait décollé de l’aérodrome de Warton dans le nord-ouest de l'Angleterre.

 

Les éléments de l'avion imprimés en 3D étaient un couvercle de protection pour la radio du cockpit et des pièces dans le système d'arrivée d'air et dans le train d'atterrissage. Pour les ingénieurs de BAe Systems, la capacité de l'impression en 3D, qui permet de fabriquer un objet par addition de couches de matière sur la base d'un modèle numérique en trois dimensions, va progressivement s’imposer comme technologie d'avenir pour l'industrie aérospatiale.

Essais pour validation :


 

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L'objectif initial était l’expérimentation de parties fonctionnelles qui ne seraient pas préjudiciables au fonctionnement de l'avion, dont deux qui ont été développées exclusivement pour une utilisation lors de l'entretien au sol. En parallèle, le fabricant étudie le potentiel d’impression de quelques petites pièces en plastique pour le BAe 146.

 

Réduire les coûts : 

BAE Systems a indiqué que certaines pièces confectionnées directement sur la base aérienne de la RAF, coûtaient moins de 100 livres (120 euros) à fabriquer et pouvaient permettre de réaliser des économies de centaines de milliers de livres chaque année. De plus, à l’avenir, les équipes de maintenance pourront directement et sur place modéliser la pièce défectueuse pour ensuite l’installer directement sur l’avion. Ce système devrait révolutionner la maintenance et notamment la problématique des stocks de pièces détachées.

A terme, cela veut dire que lors de déplacement en opération, il ne faudra plus déplacer des quantités de pièces pour le maintien en vol des aéronefs, les équipes de maintenance seront dotées d’imprimantes 3D et de la matière première destinée à l’impression. De la même manière, les portes-avions produiront directement les pièces nécessaires à l’entretien de la flotte.

Une révolution industrielle : 

 

Il n’y a pas qu’en Angleterre que l’on s’intéresse a ce procédé, les motoristes américains travaillent déjà avec cette technologie. Chez General Electric y voit une "technologie de rupture" qui va changer la donne et a acquis deux sociétés l'année dernière pour la maîtriser. D’ici 2020, plus de 100.000 pièces fabriquées en 3D voleront sur les moteurs LEAP, fabriqués en co-entreprise avec le français Safran et équiperont les futurs moyens-courriers d'Airbus et de Boeing.

 

Pour Pratt & Whitney, l'impression 3D est synonyme d'innovation et de compétitivité. "L'industrie de l'aviation est en train de la faire évoluer d'une technologie consacrée aux prototypes et à la conception, à celle de la production de pièces finies prêtes à l'emploi", déclarait le président de P&W, David Hess, en septembre à Washington.

Il prévoit d'incorporer jusqu'à 25 éléments fabriqués en 3D dans le moteur du futur CSeries de Bombardier, qui a réalisé son premier vol le mois dernier.

 

Certification : 

 

Produire des pièces d’avions de rechange avec l’aide d’une imprimante 3D n’est donc plus de la science-fiction, mais bien une réalité. Certes encore limitée pour de petits objets, n’ayant pour l’instant pas d’influence sur le vol de l’avion. Il reste encore deux étapes cruciales pour les industriels, l’obtention d’une certification des pièces produites. Seule une telle certification permettra de garantir les standards de qualités très élevés, qui sont nécessaires à la garantie de la sécurité des vols et un système de validation et d’identification de la pièces imprimée qui permettra l’achat et l’impression de la pièce auprès du fournisseurs de base.

Dès lors, nous assisterons à de profonds changements dans la maintenance des aéronefs militaires et civils.


 

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Photos :1 Panavia Tornado de la RAF @ Neil Bates 2 Imprimante 3D métal  3 Pièce d'avion réalisée par fabrication additive de métal. @ Arcam

 

 

 


10/01/2014

Lente reprise du transport de fret !


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Genève, l’Association du transport aérien international (IATA) a publié des statistiques qui révèlent une croissance de la demande de 6,1 % (en tonnes-kilomètres de marchandises) dans le secteur du fret aérien en novembre 2013, par rapport à novembre 2012. Les résultats de novembre représentent une amélioration par rapport au taux de croissance annuel de 4,4 % observé en octobre. Cela reflète une tendance à l’amélioration qui s’est développée en 2013 dans les faibles marchés de fret aérien.

 

Toutes les régions affichent une croissance, sauf l’Amérique latine et l’Afrique. La région la plus performante a été le Moyen-Orient où les transporteurs ont enregistré une croissance de 16,5 %. Fait à signaler, les transporteurs d’Asie-Pacifique, qui représentent environ 40 % du marché, ont enregistré une croissance de 4,9 %, soit plus du double de la croissance de 1,8 % enregistrée en octobre.

 

Une demande vigoureuse, jumelée à une croissance plus lente de la capacité, a contribué à améliorer le coefficient de charge moyen qui s’est élevé à 49,2 %, soit 0,7 point de pourcentage de plus qu’en novembre 2012.

« Les résultats de novembre sont encourageants, en particulier pour les transporteurs de la région Asie-Pacifique. Ces bonnes nouvelles sont largement attribuables aux meilleures perspectives économiques en Chine, ainsi qu’au dynamisme dans l’ensemble des routes commerciales d’Asie. La reprise représente une évolution positive dans un marché peu performant. 

 

 

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Les écarts régionaux sur le plan des taux de croissance demeurent importants. Les transporteurs d’Amérique latine et d’Afrique ont enregistré une légère contraction par rapport à l’année précédente, tandis que les transporteurs du Moyen-Orient affichent encore une croissance dans les deux chiffres.Les transporteurs d’Asie-Pacifique ont enregistré une croissance du fret de 4,9 % par rapport à novembre 2012. Il s’agit d’une augmentation par rapport au taux de 1,8 % enregistré en octobre. L’expansion a été favorisée par la reprise des échanges commerciaux en Asie et l’amélioration de l’économie chinoise. Une plus forte demande de biens de consommation asiatiques en Amérique du Nord et en Europe a aussi suscité l’augmentation du commerce asiatique et des volumes de fret aérien. La hausse importante de la demande chez les transporteurs d’Asie-Pacifique, qui détiennent environ 40 % du marché mondial, est annonciatrice d’une plus vaste amélioration du secteur du fret au cours des prochains mois.

 

Les transporteurs d’Europe ont enregistré une expansion de 8,0 % en novembre, par rapport à l’année précédente. Une amélioration constante a été observée au cours des derniers mois, alors que l’Europe sortait de la crise économique en 2013. La reprise dans la zone euro devrait toutefois demeurer lente et fragile, et la croissance dans la région a été inégale selon les pays.

 

Les transporteurs d’Amérique du Nord affichent une croissance du fret aérien de 2,5 % en glissement annuel, en baisse par rapport au taux de 5,3 % enregistré en octobre. Mais il s’agit d’une nette amélioration par rapport au taux cumulatif annuel de -0,4 % par rapport aux onze premiers mois de 2012. Les indicateurs économiques du secteur manufacturier se sont améliorés au cours des derniers mois, témoignant d’une reprise après les impacts de la fermeture du gouvernement en octobre. Néanmoins, les perspectives demeurent incertaines, les taux d’expansion étant considérablement plus faibles qu’au début de 2013.


 

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Les transporteurs du Moyen-Orient affichent les meilleurs résultats, avec une croissance de la demande de 16,5 % en novembre, par rapport à l’année précédente. Les transporteurs du Moyen-Orient ont profité du redressement des économies développées, y compris une meilleure demande en Europe et une solide croissance de l’économie et du commerce dans la région du Golfe. Cette tendance devrait se maintenir, les indicateurs révélant des records au chapitre des commandes d’exportations dans les Émirats arabes unis, ce qui laisse entrevoir une bonne croissance des volumes commerciaux de la région.

 

Les transporteurs d’Amérique latine ont observé une légère baisse de la demande dans le secteur du fret aérien, perdant 0,1 % en novembre, après un gain de 2,0 % en octobre. Toutefois, le taux de croissance de 3,2 % pour les onze premiers mois de l’année 2013 vient au deuxième rang parmi toutes les régions. La demande dans le secteur du fret aérien a été alimentée par une solide croissance des volumes commerciaux en Amérique latine, mais limitée par la stagnation du Brésil, le plus important marché de la région.

 

Les transporteurs d’Afrique ont enregistré une contraction de 1,2 % du fret aérien en novembre, par rapport à l’année précédente. Après un solide début d’année, la croissance du fret aérien transporté par les compagnies aériennes d’Afrique a fléchi à partir du milieu de l’année. Bien que les volumes commerciaux de la région continuent d’augmenter et que les économies locales connaissent une rapide croissance, la concurrence des compagnies aériennes de l'extérieur de la région est intense et le manque d’infrastructures adéquates et l’instabilité politique continuent de nuire à la croissance.



 

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Photos : 1 B747-800 Freighter Cargolux @ Tamas Pataki 2 A330-200 F Qatar Cargo@ Qatar Aiways 3 MD-11F UPS @ PK 4 B747-400F Air BridgeCargo@ N. Vraniky

Le Meteor se concrétise sur le Rafale !


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L’arrivée du nouveau standard F3-04T, ces prochains jours,  en service dans l’Armée de l’air est une étape importante pour le programme Rafale. La décision de lancer le standard «F3-R» marque un nouveau pas, vers l’intégration du missile Meteor.

 

Le 30 décembre dernier, la Direction Générale pour l’Armement (DGA) a notifié à l’avionneur Dassault Aviation un contrat d’un milliard d’euros pour finalisé la modernisation du Rafale. 

 

Le Rafale F3-R : 

 

Concrètement, le standard «F3-R» va permettre l’intégration du missile MBDA «Meteor» sur le Rafale. Permettant ainsi d’augmenter considérablement la capacité de combat  air-air hors du champs visuel. 

 

Le second point de modernisation concerne la nouvelle nacelle de désignation laser (PDL NG) qui doit permettre l’engagement à guidage laser de l’armement air-sol modulaire (AASM).  Il est également prévu l’intégration du nouvel IFF mode 5/S, une mise à jour du système d’auto-protection «SPECTRA». L’ensemble de la flotte de Rafale en service sera progressivement mis à jour. Les premiers Rafale F3-R devraient entrés en service pour 2018.

 

Nacelle PDL NG : 

 

La nouvelle nacelle de désignation laser (PDL NG) doit remplacer l’actuel systèmes «Damoclès» en service. Les Mirage 2000D et Rafale F3-R bénéficieront de ce nouveau système. Ce nouveau pod aura une résolution de 650×520 pixels qui sera doublée à 1280×1024 pixels grâce à une technique de micro-analyse . Il sera complété par une caméra TV pour les opérations de jour et l’identification des cibles très petites. 


 

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Photos : 1 Un Rafale M de la marine nationale @ DGA 2 Lancement du F-3R @ Dassault Aviation

09/01/2014

Sikorsky livre le premier S-76D !

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Coatesville en Pennsylvanie, Sikorsky Aircraft Corp a annoncé la livraison du premier exemplaire de l’hélicoptère de type S-76D au client de lancement, soit la compagnie Bristow Group Inc.

 

La livraison fait suite à commande datant de mars 2013 pour la société Bristow. Celle-ci pourrait acquérir à terme jusqu'à 26 hélicoptères de type S-76D pour transporter le personnel sur les plates-formes pétrolière.

 

Le Sikorsky S-76D : 

 

Le Sikorsky S-76 «Spirit» est un hélicoptère à usage commercial, produit par le constructeur américain Sikorsky Aircraft Corporation. C'est un appareil polyvalent de taille moyenne. Il est équipé de deux rotors, dotés chacun de quatre pales et d'un train d'atterrissage rétractable.

 

Sikorsky a commencé à le développer dans le milieu des années 1970,  il était destiné à satisfaire les besoins des entreprises qui cherchaient un hélicoptère de classe moyenne, ainsi que des entreprises de forages pétrolier en mer. Dans le même temps, Sikorsky développait le S-70 (civil) et l’UH-60 Black Hawk (militaire) qui servirent de base pour le S-74 (plus tard rebaptisé S-76 Spirit en l'honneur du bicentenaire des États-Unis). Capable de transporter deux pilotes et douze passagers, il était au départ équipé de deux turbines Allison 250 C30 de 478 kW chacune. 

 

Le S-76A fut la première version produite. Un appareil spécialement conçu avec des moteurs plus puissant enregistra douze records du monde en 1982. Utilisé par plusieurs compagnies aériennes nord-américaines sur des services réguliers, plus de 500 S-76 ont été livrés à diverses compagnies jusqu'en 2001.

 

Fort de ses succès, différentes versions furent développées par Sikorsky et la production du S-76C débuta en décembre 2005. Équipé de moteurs Turboméca Arriel 2S1, cette version de distinguait par une importante réduction du bruit, des vibrations et un confort intérieur amélioré. Le rotor principal fut alors fabriqué en matériaux composites. Le modèle était déjà vendu à 92 exemplaires en janvier 2006.


 

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Photos : le premier S-76D aux couleurs de Bristow @ Sikorsky

21:51 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sikorsky, s-76d, sikorsky s-76d spirit |  Facebook | |

L’A350XWB aux essais d’altitude !

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L'avion de développement A350 XWB no: MSN3 est actuellement en Bolivie pour effectuer une série de tests sur les aérodromes de haute altitude de Cochabamba et de La Paz. Cochabamba est situé au environ de 8’300 pieds au-dessus du niveau de la mer et La Paz est l'un des aéroports les plus élevés aéroports au monde à 13’300 pieds .

Les opérations sur des aérodromes à haute altitude sont particulièrement exigeants pour les moteurs, les groupe auxiliaire de puissance ( APU ) ainsi que de nombreux systèmes connexes. Le but de ces essais est de démontrer et de valider l'ensemble des fonctionnalités des moteurs, des systèmes, des matériaux ainsi que d'évaluer le comportement de l'avion dans un ensemble de conditions extrêmes.

 

Un certain nombre de décollages avec les moteurs en fonctionnement et avec des pannes moteur seront simulés sur chacun des aérodromes, afin de recueillir des données sur les caractéristiques de fonctionnement et de permettre la validation de l’avion dans ces conditions particulières.

 

Photo : L’A350XWB MSN3 en Bolivie @ Airbus /S. Ramadier

 

 

 

13:37 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : airbus, a350xwb, airbus a350 |  Facebook | |