20/02/2011

F-35 & Super Hornet pour la Suisse ?

 

 

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Assisterons nous à un retour des avionneurs américains dans le cadre d’un futur achat d’avions de combat  en Suisse ? C’est du moins une des options possibles en fonction du calendrier, le Chef des Forces aériennes Markus Gygax ne l’exclut pas ! Analyse et vision :

Hier dans l’édition de la NZZ, notre Chef des Forces aériennes a exposé sa vision :

Pour le Patron de l’aviation militaire, les trois actuels candidats que sont le Rafale, le Gripen NG et l’Eurofighter sont d’actualité pour autant que le Conseil Fédéral lance l’acquisition d’une première tranche d’avions au plus tard d’ici 2015, passé ce délai, il faudra sérieusement envisager  d’ajouter deux autres appareils, soit le Lockheed-Martin F-35 et le F/A-18 E/F Super Hornet.

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Décision au plus tard en 2015 !

L’été, le Conseil fédéral a décidé que par  manque d'argent, il fallait retarder l'acquisition de nouveaux avions de combat. Une décision est attendue à l'automne 2015 au plus tard. A cette date,  L'évaluation préalable de trois fournisseurs ne devrait pas être obsolètes, déclare Markus Gygax, cependant une évaluation complémentaire devra être réalisé, celle-ci sera moins longue et moins coûteuse que la première. D’ailleurs, les crédits n’ayant été utilisé à ce sujet qu’à 50%, le problème ne se pose pas davantage.

Il faut noter que d’ici là, les trois fournisseurs européens auront l’occasion d’ajuster leurs offres, en tenant compte des évolutions technologiques du moment.

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Une nouvelle flotte opérationnelle d'ici 2021 :

À la fin de 2011, la Défense et le ministère des Finances ont présenté au Conseil fédéral un plan de financement, dans le but de pouvoir obtenir une nouvelle flotte à partir de 2020, dès lors les 54 avions de combat de type F-5 restant encore en service (110 au total) pourront être relevés de leurs fonctions. Les F/A-18 C/D Hornet continueront à être en service jusqu’en 2030, la nouvelle flotte prendra dès 2021 progressivement la relève en première ligne des Hornet et assureront au-delà de 2030 la suprématie aérienne pour notre pays.

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Prévoir les indécisions politiques :

Le Chef des Forces aériennes, anticipe donc un nouveau retard de choix éventuel de nos politiques et envisage donc, la possibilité d’ajouter de nouveaux candidats à l’évaluation en cas de  nouveau report. Le Lockheed F-35 arrivera alors à maturation et le Super Hornet disposera d’une modernisation avancée. Ces deux appareils pourraient donc devenir des concurrents sérieux !

Commentaires :

L’idée de notre Chef de l’aviation pourrait paraître paradoxale étant donné que Boeing s’était retirer de l’offre au printemps 2008. Pourtant, des signes montrent notamment avec le Brésil que les Etats-Unis semblent progressivement lâcher du lests en matière de transferts de technologies et surtout en matière de partenariat industriel.

Rappelons ici que notre pays à changer d’optique en matière d’achat militaire en remplaçant les compensations industrielles par des «Offsets» soit une entrée directe dans un partenariat de recherche & développement de l’appareil acheté. Ce système permet d’engranger un retour sur investissement nettement plus intéressant ! Pour exemple, l’achat de 22 avions de combat entre 3,5 et 4 milliards permet un retour de l’ordre de 5,5 à 8 milliards pour l’industrie suisse !

Le Patron de l’aviation anticipe donc non seulement le point de vue technologique mais politique et économique d’un tel achat ! Certes, reste encore à voir si les USA peuvent se montrer aussi généreux que nos voisins européens !

 

 

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Liens  nouvel avions de combat evaluations :

http://psk.blog.24heures.ch/tag/nouvel+avion+de+combat

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/01/16/nac-second...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/12/07/nac-les-en...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2010/08/26/avion-de-c...

 

Photos : 1 Lockheed-Martin F-35@ Lockheed-Martin 2 Boeing F/A-E/F Super Hornet@ Boeing 3 Rafale 4 Gripen 5 Eurofighter@ Hermann Keist.

 

19/02/2011

Bombardier assure ses résultats malgré la crise !

 

 

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Bombardier Aéronautique a annoncé aujourd’hui avoir livré 244 avions au cours de l’exercice clos le 31 janvier 2011. En comparaison, elle avait livré 302 avions au cours de l’exercice précédent 2009-2010 (clos le 31 janvier 2010). Elle a également reçu 201 commandes d’avions, en excluant les annulations, comparativement à des commandes de 11 appareils, en excluant les annulations, pour l’exercice précédent. Le quatrième trimestre s’est avéré particulièrement fort pour les avions d’affaires, avec 74 commandes d’avions nettes. Bombardier Aéronautique a connu un solide rendement malgré les effets soutenus de la conjoncture sur l’industrie de l’aviation et la reprise plus lente que prévu de l’industrie après la crise financière mondiale.

Au cours de l’exercice 2010-2011, Bombardier a livré 143 biréacteurs d’affaires, contre 176 pour l’exercice précédent. Pendant la même période, Bombardier a livré 97 avions commerciaux, contre 121 pour l’exercice précédent. Ces résultats correspondent sensiblement aux indications annoncées antérieurement, d’une baisse des livraisons de quelque 15 % pour les avions d’affaires et de 20 % pour les avions commerciaux pendant l’exercice 2010-2011, comparativement à l’exercice précédent.

 

  • Avions d’affaires : 143 livraisons, 107 commandes nettes
  • Avions commerciaux : 97 livraisons, 93 commandes nettes
  • Avions amphibies : 4 livraisons, 1 commande nette
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Aperçu des livraisons de l’année civile 2011 :

Depuis le 1er février 2011, Bombardier publie ses résultats financiers conformément aux Normes internationales d’information financière (IFRS). À l’avenir, selon les IFRS, la politique de comptabilisation des revenus de Bombardier Aéronautique sera harmonisée pour l’ensemble de ses programmes d’avions et les revenus ne seront constatés qu’à la livraison de l’avion terminé au client. Ce changement dans l’information financière a des incidences pour les gammes de moyens et grands avions d’affaires de Bombardier (Challenger et Global). À l’heure actuelle, selon les Principes comptables généralement reconnus (PCGR) du Canada, Bombardier comptabilise les livraisons de ces programmes d’avions d’affaires partiellement à leur sortie d’usine « non finis » (c’est-à-dire avant la peinture extérieure, l’aménagement de l’intérieur et l’installation des systèmes avioniques en option) et partiellement à la livraison de l’avion terminé. Selon les nouvelles règles IFRS, les revenus ne seront constatés qu’à la livraison de l’avion terminé au client.

Prévisions pour 2011 :

L’aperçu des livraisons pour 2011 est fondé sur les IFRS et sur un exercice de 11 mois. Les livraisons d’avions d’affaires de Bombardier pour l’année civile 2011 devraient atteindre quelque 150 appareils. Les livraisons d’avions commerciaux de Bombardier pour l’année civile 2011 devraient atteindre quelque 90 appareils.

 

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Photos : 1 Global Express XRS 2 CRJ900 Next Gen 3 Intérieur CRJ900NG @ Bombardier Aerospace

 

18/02/2011

L’A400M : tests de ravitaillement & essais grand froid !

 

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Les Tests se poursuivent normalement pour l’A400M avec comme étape sa certification civile fin 2011.

Le froid et le chaud !

Désormais, quatre exemplaires de l'A400M participent à la campagne d'essais en vol en vue de la certification civile de l'appareil avant fin 2011. Deux sont basés à Toulouse, les autres étant à Séville. Déjà plus de 1 200 heures de vol ont été réalisées avec les quatre appareils. L'Airbus militaire est allé subir des essais grand froid à Kiruna en Suède (-21°) alors que dimanche un A400M est parti éprouver les -30° !

Le deuxième avion de test «Grizzli2», immatriculé EC-402, est parti au début du mois de février pour des essais de grand froid à Kiruna, dans l’extrême nord de le Suède. L'Airbus A340-300 numéro 1, qu'Airbus possède, avait suivi l'avion de transport européen pour amener les équipes sur place et toute la logistique.

La campagne s'est surtout concentrée sur le comportement des moteurs dans un environnement de grand froid.

Cette semaine, c'est au tour dd troisième avion de test, F-WWMS, de se rendre en Suède pour y effectuer des tests de même nature.

Des essais temps chaud se dérouleront à Tozer ou à Djibouti puis au Mexique pour les essais haute altitude alors que des vols de nuit se sont déjà déroulés avec succès.

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Essais de ravitaillement :

C'est en toute discrétion qu'est arrivé le week-end dernier,  l'avion militaire anglais Vickers VC10 sur le tarmac de l'aéroport de Toulouse. Ce quadri-réacteur aménagé en avion-ravitailleur qui date des années 60 appartient à la Royal Air Force et va permettre à l'Airbus militaire, l'A400M, d'effectuer des essais de ravitaillement en vol.

Ces essais sont réalisés par l’A400M no:1 soit «Grizzli 1» (MSN1) immatriculé F-WWMT.

« Nous effectuerons des essais de ravitaillement mais à sec, sans transfert de carburant » précise Fernando Alonso, président des essais en vol chez Airbus. L'objectif de l'opération est d'effectuer deux à trois vols derrière le VC10 aux commandes de l'A400M afin de vérifier la bonne configuration des lois de pilotage de l'Airbus A400M pendant les phases de ravitaillement. « Toutes les altitudes sont testées, entre 3 000 et 10 000 mètres afin que la perche de ravitaillement de l'A400M s'arrime au panier ravitailleur. En fonction de la météo des tests auront lieu au-dessus de Bordeaux et Saint-Nazaire ou vers Montpellier et Istres » explique éric Isorce, ingénieur en chef des essais en vol pour l'A400M.

Le deuxième avion de test, immatriculé EC-402, est parti au début du mois de février pour des essais de grand froid à Kiruna, dans l’extrême nord de le Suède. L'Airbus A340-300 numéro 1, qu'Airbus poss

ède, avait suivi l'avion de transport européen pour amener les équipes sur place et toute la logistique.

On a appris que l'avion a été exposé à des températures descendant jusqu'à -21°C et a complété avec succès le programme que les équipes avaient mis en place. La campagne s'est surtout concentrée sur le comportement des moteurs dans un environnement de grand froid.

Cette semaine, c'est au tour dd troisième avion de test, F-WWMS, de se rendre en Suède pour y effectuer des tests de même nature.

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Photos : 1 A400M & le VC-10 ravitailleur 2 Essais grand froid en Suède 3 L’A400M pourra également évoluer en tant qu’avion ravitailleur @ Airbus Military

17/02/2011

L’AIM-120C-7 AMRAAM équipera les Hornet suisses !

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Les Forces aériennes vont être dotées de la toute dernière génération du missile AIM-120C-7 AMRAAM pour équiper la flotte d’avion de combat F/A-18C/D Hornet. L’acquisition est planifiée dans le programme d’armement 2011pour un montant de 180 millions.

Remplacer progressivement l’AIM-120B :

Le missile air-air AMRAAM AIM-120B a été acheté dans le cadre du programme d’armement  92 en même temps que l’avion de combat F/A-18. Ce missile air-air est principalement utilisé pour des zones d’engagement situées au-delà du champ de vision. C’est d’ailleurs là que ses caractéristiques peuvent être pleinement mises à contribution. Le niveau technologique du missile air-air AMRAAM AIM-120B des Forces aériennes est dépassé du point de vue opérationnel. Il doit par conséquent être remplacé progressivement par le missile air-air AIM-120C-7 plus moderne et plus performant.

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Le nouvel AIM-120 C-7 :

L'AIM-120 AMRAAM (Advanced Medium-Range Air-to-Air Missile), soit « missile air-air de moyenne portée avancé » est de moyenne portée muni d'un système de guidage à actif. Il est surnommé « Slammer » par les pilotes américains.

La nouvelle version du missile développée par l’américain Raytheon, en plus des capacités d’engagement hors de la portée visuelle ( BVR, Beyond Visual Range ) permet un recalage de la cible grâce à une liaison électronique (DataLink) ceci en plus de son propres systèmes de poursuite WGU-41/B. La portée de la version C-7 est étendue, car notamment doté d’un nouveau moteur fusée WPU-16B.Les ailerons sont plus petits et tronqués.

 

Aux Etats-Unis le C-7 remplace la version B mais également le célèbre missile AIM-54 Phoenix.

L’AMRAAM offre une flexibilité opérationnelle et la capacité multi-shot. Il peut être lancé de jour ou de nuit, par tous les temps. Sa capacité de guidage autonome fournit au pilote une totale capacité de type tir et oublie ! Cela permet de manœuvrer immédiate après le lancement des missiles, offrant ainsi plus rapidement la possibilité de suivi des cibles ou la possibilité de maximiser la séparation de la menace d'origine.

Les capacités opérationnelles de AMRAAM  C-7 permettent  l'immunité « fly-out » et une excellente  robustesse  aux contre-mesures adverses.

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Composition & fonctionnement du «Pitbull» :

Le premier tiers du missile est composé du système de guidage. En premier lieu, on trouve l'antenne. Derrière elle, sont placées les batteries qui alimentent le système, puis l'électronique de guidage à proprement parler. Le missile est de type "tire et oublie", ce qui signifie qu'une fois le missile tiré, il est totalement autonome. Lors du tir, le système d'arme de l'avion transmet au missile les coordonnées de la cible. Ces coordonnées proviennent généralement du  lanceur, mais peuvent également être fournies par un système de détection de type infrarouge, d'un autre avion équipé d'une liaison de données, le missile calcule alors une trajectoire d'interception, et se dirige vers le point d'impact grâce à un guidage inertiel. Une fois la cible arrivée à portée de son radar, le missile passe en guidage actif. L'autodirecteur passe en action, trouve la cible et se verrouille dessus. Les aviateurs de l'OTAN surnomment ce mode « Pitbull » car il ne lâche plus sa cible. Si le missile est tiré a courte portée, il passe directement en mode actif et est donc très efficace.

Les versions de l’AMRAAM .

· YAIM-120A : Programme initial pour un missile de moyenne portée à guidage actif;

· AIM-120A : Première version;

· AIM-120B : Système de guidage WGU-41/B;

· AIM-120C : Ailerons raccourcis, guidage WGU-44/B;

· AIM-120C-4 : Charge militaire WDU-44/B;

· AIM-120C-5 : Charge militaire WDU-44/B, propulsion WPU-16/B, 110km de portée;

· AIM-120C-6 : Nouveau système de déclenchement;

· AIM-120C-7 : Amélioration de la portée et du guidage, motorisation WPU-16, Recalage GPS en cours de vol et  liaison de données.

Double lanceurs :

Le programme comprend également l’acquisition de rail double lanceurs pour les avions de combat F/A-18 permettant une plus grande flexibilité en cas d’engagement. Les simulateurs de Payerne sera également modifié pour l’entraînement avec le nouveau missile.

Vu le contexte actuel de la politique de sécurité et le cadre financier à disposition, seul un nombre minimum de missiles et de lanceurs doubles sera acquis afin de garantir la disponibilité des compétences-clés. Les missiles seront livrés à partir de 2015. Le nombre reste confidentiel.

À ce jour, plus de 33 pays ont déployé des missiles AMRAAM dans les diverses versions disponibles. En acquérant la version C-7, la Suisse se dote de la version la plus récente et la plus performante du missile.

 

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Photos :1 Hornet suisses doté de l’AMRAAM 120B @Swiss Air Froce 2 L’AMRAAM 120B @ P. Kümmerling 3 L’AMRAAM 120 C-7 avec ailerons modifiés 4 Double lanceurs avec AMRAAM @Raytheon

16/02/2011

Ravitailleurs pour l’US Air Force, dernière ligne droite !

 

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Le Pentagone a annoncé lundi espérer attribuer d'ici un mois environ le contrat de remplacement des avions-ravitailleurs de l'armée de l'air américaine, ce qui devrait mettre un point final à un feuilleton qui dure depuis près de dix ans.

Ce contrat, pour lequel Boeing et EADS sont en concurrence, est évalué désormais à quelque 35 milliards de dollars (26 milliards d'euros). Il portera sur 179 appareils.

Il s'agit du troisième appel d'offres concernant ce projet en près de dix ans.

Le Pentagone "espère procéder à l'attribution d'ici un mois ou à peu près", a déclaré Robert Hale, directeur financier du département de la Défense.

Un gros contrat :

Le contrat est valorisé à environ 35 milliards de dollars, peut-on lire dans un résumé du projet de budget du département de la Défense pour l'exercice fiscal 2012. En février 2010, le chiffre de 25 à 50 milliards de dollars avait été cité par un haut responsable militaire.

L'appareil retenu permettra de renouveler environ un tiers de la flotte des "tankers", des KC-135 construits par Boeing, dont l'âge moyen est supérieur à 50 ans.

Rappel des épisodes du feuilleton :

Un premier projet de 23,5 milliards de dollars pour louer puis acheter 100 Boeing B767 transformés en ravitailleurs avait échoué en 2004 en raison d'une affaire de conflit d'intérêt qui s'était traduit par des peines de prison pour le directeur financier de Boeing et le numéro deux des achats de l'armée de l'air de l'époque.

Par la suite, EADS, en partenariat avec le groupe américain Northrop Grumman , avait remporté le deuxième appel d'offres portant sur 179 appareils en février 2008. L'opération a elle aussi été annulée, les autorités américaines ayant retenu certains des arguments avancés par Boeing pour contester l'attribution du contrat.

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Les deux candidats :

L’A330-200 MRTT est le gros-porteur biréacteur de la famille Airbus à commandes électriques. Compte tenu de l'énorme capacité de carburant de l'A330-200 en version standard, le ravitailleur multirôle n’a pas besoin de réservoirs supplémentaires pour offrir des performances de ravitaillement en vol.  Sa soute cargo reste donc entièrement disponible pour tout type de chargement et offre une grande flexibilité dans le transport de fret, de passagers, l’évacuation sanitaire, le transport de troupes et pour d’autres missions.

L'A330 MRTT est proposé avec plusieurs systèmes de ravitaillement en vol associant nacelles sous voilure et/ou unité de ravitaillement par tuyau et panier ('hose and drogue') installée dans le fuselage et/ou le système avancé de ravitaillement par perche ARBS conçu par EADS CASA. La perche caudale de ravitaillement télescopique est entièrement contrôlée par des commandes électriques et assistée par ordinateur. La console de l’opérateur de ravitaillement dotée d’écrans couleur LCD de haute définition et grand format est située dans le cockpit et accueille également le système de planification de mission.

L’A330 MRTT affiche un capacité totale de 111 tonnes, une plage de vitesse de 180-325 KIAS et une capacité de ravitailler de 0 à - 35 000 pieds d’altitude. L’A330 MRTT a été sélectionné dans le cadre du programme FSTA (Future Strategic Tanker Aircraft) qui porte sur la fourniture d’une flotte d’avions-ravitailleurs stratégiques pour la Royal Air Force du Royaume-Uni et équipe déjà les armées de l’air de l’Australie (Royal Australian Air Force), bientôt de l’Arabie saoudite (Saudi-Arabia Air Force), des Emirats arabes unis (UAE Air Force).

Boeing a étudié les besoins de la mission de près pour déterminer la taille optimale de la cellule qui apportera le plus de capacité pour un moindre coût et permettre la meilleure exploitation possible.

Le résultat en est le B767 NewGen Tanker, un gros-porteur multi-mission sur la base d’une cellule du B767 commercial. Certes, il existe déjà une version du B767 Tanker, mais cette nouvelle version permettra de répondre totalement aux nouvelles exigences du cahier des charges.

Pour ce faire, l’avion reprendra en matière de cockpit les dernières innovations en matière d’écrans multifonctions en test actuellement sur le B787 « Dreamliner ». Un  nouveau système de ravitaillement permettra une augmentation du rythme de transfert de carburant vers l’avion ravitaillé. Les charges et les opérations en seront simplifiées.

Le Boeing B767 NewGen Tanker, répondra aux 372 exigences demandées par l’US Air Forces, de plus selon Boeing, les risques d’industrialisations sont faibles, car l’avion s’appuie sur des moyens existants.

Selon Boeing, le B767 NewGen Tanker fera économiser aux contribuables américains plus de 10 milliards de dollars en coûts de carburant sur ses 40 ans de service parce qu'il brûle 24 % de moins de carburant. Le programme appuiera également plus d’emplois aux Etats-Unis que son concurrent !

 

 

 

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Photos : 1 le bon vieux KC-135 ravitaille un F-16@Boeing 2 L’A330 MRTT ravitaille un F-16 @ Airbus Military 3 le B767 NewGen Tanker @ Boeing