04/07/2012

Un nouvel accord de développement des Gripen C/D!

 

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Saab a reçu quatre commandes de l’administration suédoise du matériel de défense (FMV) pour le développement, l’assistance et la maintenance du Gripen jusqu'en 2016. Les commandes comprennent une commande initiale de 3,5 milliards de couronnes suédoises (SEK) ainsi qu’une option pour d’autres commandes équivalentes à un montant maximum de 2 milliards de SEK jusqu’en décembre 2016.

L’accord comprend plusieurs parties : la fourniture d’une solution d’assistance technique et de maintenance basée sur les performances, d’une logistique basée sur les performances ainsi que de ressources au sol associées pour l’entretien. Il contient également un complément au programme de développement du Gripen (MS20) et des activités d’études et de définition pour poursuivre le développement du Gripen.

« Le Gripen a déjà démontré son potentiel de croissance en exécutant différentes tâches dans le cadre de missions auxquelles il n’était pas censé participer, comme l'opération « Unified Protector » de l'été dernier, en Lybie », déclare Lennart Sindahl, directeur du secteur aéronautique de Saab. « Il est donc important pour l’avenir de pouvoir continuer à ajouter de nouvelles capacités sur un système de vol de classe mondiale aujourd’hui, en fonction des demandes de la FMV.

La logistique basée sur les performances implique la prestation de périodes d’entretien des systèmes et sous-systèmes du Gripen par Saab. Les activités indiquées dans ce contrat consistent, par exemple, à fournir des pièces détachées à la force armée suédoise, à assurer la maintenance des systèmes de l’avion et le support technique, et à produire les publications techniques et les solutions logistiques pour l'exploitation du système Gripen en Suède, République tchèque, Hongrie et Thaïlande. Ce contrat à long terme remplace désormais les nombreux accords d’assistance pour le Gripen déjà conclus par Saab.

« Ce contrat permet à Saab d'effectuer des opérations d’assistance plus efficacement par rapport aux accords précédents », déclare Lars-Erik Wige, directeur du service commercial de Saab. « Efficacité et disponibilité sont les mots clés. »

En vertu des options de l’accord, les commandes seront passées une fois par an. Ces options comprennent les opérations d’assistance technique et de maintenance majeures permettant d’exécuter les opérations aéronautiques pour le Gripen, telles que les publications techniques et les réparations.

Le travail se déroulera principalement dans les locaux suédois de Saab, c’est-à-dire à Linköping, Arboga, Järfälla et Gothenburg.

Saab apporte au marché mondial des produits, des services et des solutions leader à l'échelle internationale, de la défense militaire à la sécurité civile. Les entreprises et employés de Saab sont actifs dans le monde entier et développent, adoptent et améliorent sans cesse de nouvelles technologies afin de répondre aux dernières exigences de leurs clients.

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Photos : 1 Gripen C/D  2 Les utilisateurs du Gripen C/D, Suède, Hongrie, Tchèquie,  Afrique du Sud, Thaïlande et l'école de pilote d'essais ETPS (GB) @ Saab Aerospace


 

03/07/2012

Boeing prévisions en hausses !

 

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Le constructeur américain Boeing a annoncé mardi avoir rehaussé de 500 milliards de dollars sa prévision pour le marché mondial des avions de ligne, qu'il voit doubler sur 20 ans.

Boeing table désormais sur 34.000 nouveaux appareils vendus pour une valeur totale de 4.500 milliards de dollars. Dans ses précédentes prévisions à 20 ans publiées l'année dernière, l'avionneur américain tablait sur 33.500 appareils vendus, pour plus de 4.000 milliards de dollars.

Le marché mondial de l'aviation civile a démontré sa solidité même pendant des années très difficiles, et entraîne l'augmentation des cadences de production à tous les niveaux, a commenté Randy Tinseth, vice-président du marketing de la division Aviation commerciale de l'avionneur dans un communiqué.

Boeing a fondé ses prévisions sur une hypothèse d'un trafic aérien en progression de 5% par an au cours des deux prochaines décennies. Son rival européen Airbus estime lui aussi que le trafic augmentera dans cette proportion.

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Sans surprise, l'Asie-Pacifique tire cette augmentation de livraisons prévue d'ici à 2031 (près d'un tiers des volumes prévus, soit 12.030 appareils livrés).

Le constructeur américain note en outre que les compagnies low cost, fortes de leur capacité à stimuler le trafic en proposant des tarifs attirants, progressent plus vite que l'ensemble du marché.

Il souligne enfin que la demande en avions destinés à remplacer les flottes vieillissantes, donc peu économes en carburant, est soutenue. Selon lui, les avions de remplacement représentent 41% des livraisons d'avions neufs.

Après l'Asie-Pacifique, Boeing place l'Europe (hors Russie et les pays formant l'ex-Union soviétique) comme deuxième marché pour la livraisons d'avions neufs (7.760 appareils d'ici à 2031) devant l'Amérique du nord (7.290 avions), l'Amérique Latine (2.510) et le Moyen-Orient (2.370).

S'agissant des appareils, les avions monocouloirs (moyen-courriers) réprésentent l'écrasante majorité des volumes prévues (23.240 appareils soit 2.030 milliards de dollars). Il table sur la livraison de 790 gros porteurs sur les deux décennies à venir (280 milliards de dollars).

En revanche, Boeing revoit à la baisse ses prévisions relatives aux livraisons d'avions cargo au cours des vingt prochaines années en raison du tassement que connaît le marché du fret aérien.

Pour autant, il estime que la flotte mondiale d'avions cargo devrait pratiquement doubler au cours de cette période, passant de 1.740 avions en 2012 à 3.200 en 2031.

La flotte s'enrichira de 940 avions neufs (d'une valeur de 250 milliards de dollars), précise-t-il.

 

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Photos : 1 B747-800 Intercontinental Lufthansa @ R.s.King 2 B787 Dreamliner JAL 4 Image synthèse B737-800MAX @ Boeing

 

21:25 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : boeing, b737 max, b747-800, b787, dreamliner, b777 |  Facebook | |

02/07/2012

Contrefaçons, l’armée US touchée !

 

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Les contrefaçons en matière de pièces d’aviation sont une réalité qui ne touche pas seulement les avions civils mais aussi les appareils militaires neufs ! Selon la dernière version d’un rapport du Comité des Forces armées qui comprend plus d’une centaine de pages, des pièces électroniques de contrefaçons en provenance de Chine équipent certains avions américains.

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Contrefaçon et aviation :

On distingue trois types de menaces : les pièces dites «vérolées» qui ont été réparées à moindre coût, sans respecter les spécifications du constructeur. Les pièces récupérées frauduleusement sur des avions accidentés voir «crashés» et remises sur le marché. Puis les pièces neuves mais,  dites «copies» qui ne respectent en aucun cas les normes de fabrication et de résistance de la pièce originale (plaquettes de freins, câblages divers, pièces de réacteur et même des instruments de vol ainsi que des composants électroniques) !

Par exemple : une pièce coûteuse à travailler comme un rivet en titane dont le prix et d’environ Chf 375.- à pour copie une même pièce pouvant coûter 8 fois moins cher !!

Ces fléaux touchent l’ensemble de l’aviation, un procès est actuellement en cours en Russie, mettant en cause une société qui prélevait des pièces d’avions de combat MIG-29 usagées et tentait de les revendre « comme neuves » à des Forces aériennes utilisatrices de ce chasseur !

 

Avion US touchés :

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Pendant de longues années, les militaires avaient pour habitude de développer des systèmes électroniques répondant à des normes particulièrement sévères et donc très chers. Pour réduire les coûts et donc répondre à la réduction des budgets militaire, de nombreux composants sont aujourd’hui en provenance de filières civiles.

De fait, des pièces issues de la sous-traitance aveugle équipent aujourd’hui des systèmes de pointes faisant partie de la défenses US. Ces pièces peuvent compromettre les performances et la fiabilité des appareils concernés, il existe un risque pour la sécurité nationale et les militaires qui utilisent les appareils.

Le Government of Accountability Office (GAO), organisme indépendant travaillant pour le congrès, avait mené l’enquête suite à une demande du Comité des forces armées. Une société fictive avait été créée, pour débusquer les revendeurs de pièces contrefaites. Les résultats dévoilés étaient saisissants : sur 16 pièces commandées, toutes étaient des contrefaçons. Le travail conjoint du comité et du GaO a permis de repérer plus de 1800 cas suspects de contrefaçons, soit plus d’un million de pièces au total. 70% sont issues de l’industrie chinoise.

Les appareils touchés :

Selon les premiers résultat de l’enquête, non seulement des avion mais également des hélicoptères sont touchés par cette problématique, parmi ceux-ci on retrouve, des pièces de Lockheed-Martin C-130J «Hercules», le Boeing P-8A «Poseidon» et les hélicoptères Sikorsky SH-60B «Black-Hawk» et Boeing CH-46 «Sea Night». On retrouve également le C-27 «Spartan».

Les solutions à ce problème :

Eviter que de futurs pièces de contrefaçons se retrouvent dans les chaînes d’approvisionnement et de logistique en augmentant les contrôles, réduire les risques d’acquisition de contrefaçon en s’assurant de la fiabilité des fournisseurs et supprimer les contrefaçons dès qu’elles sont détectées avant leur assemblage sur des appareils et établir des procédures de contrôle plus poussées . Augmenter la transparence de ce marché en fournissant des rapports écrits au gouvernement en renforcer la motivation à détecter les pièces de contrefaçon en s’assurant que les coûts de remplacement seront assurés par l’industriel et non par le gouvernement.

Du côté des constructeurs : Airbus & Boeing en tête, ont adopté un système de puce spécialement adapté aux normes de l’aviation, notamment une résistance aux changements de température que subit un aéronef en vol ! Par ailleurs, la dite puce est directement apposée sur la pièce par un procédé spécial évitant toute falsification !

Ces puces réduiront également le petit jeu de certaines compagnies aériennes  qui consiste à échanger des pièces d’un avion à l’autre et de faire croire en falsifiant les documents d’entretien, que l’avion a été réparé, et du coup « bon pour le vol » Si si cela existe !!

Par ailleurs l’arrivée de ce nouveau procédé permet une meilleure gestion des stocks dans les unités de maintenance. De plus, il possible de suivre les modifications apportées à une pièce d’un bout à l’autre de son cycle de vie. Les informations de maintenance, de dépannage, de conditionnement, y compris le lieu de production, sont fixées directement sur la pièce. Cela permet d’accélérer et d’alléger la charge administrative liée au suivi des pièces et d’éliminer le risque d’erreurs lié aux saisies manuelles. D’autre part, en favorisant le suivi automatique des pièces dès leur sortie d’usine, cette application va aider les constructeurs d’avions à renforcer la sécurité de leurs avions en luttant plus efficacement contre la contrefaçon. Ce système et également applicables pour les aéronefs militaire.

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Photos : 1 SH-60B @ Sikorsky 2 Moteur SNECMA @ SNECMA 3 Boieng P-8A «Poseidon» 4 Boeing CH-46»Sea Night»@ Boeing

 

01/07/2012

Rafale F3 AESA, léger retard annoncé !

 


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En début d’année, Thales à livré à Dassault Aviation le premier radar RBE2 (Radar à Balayage Electronique 2 plans) à antenne active de série, monté sur le Rafale de série no : C137 ce premier RBE2 AESA (Active Electronicaly Scanned Array) de sériea réalisé une campagne d’essais en vol de trois mois sur la base d’Istres.

Selon le calendrier prévu à cette époque, ce premier appareil aurait dû,ensuite être livré à l’Armée de l’air fin août et être suivit de cinq appareils d’ici la fin de cette année.

Mais,  il faut malheureusement compter sur un décalage du programme, avec la livraison de l’appareil fin septembre sur la base aérienne de Mont-de-Marsan, avant de rejoindre son affectation au sein de l’EC-5/330 «Côte d’Argent», soit le centre d’expérimentation, le CEAM.

Si les raisons officielles, de ce retard ne sont pour l’instant pas connues, à la décharge du constructeur, toute nouvelle technologie peut à un moment ou un autre demander quelques rectifications ou approfondissement de la mise en oeuvre.

Quoi qu’il en soit, si ce retard ne remet pas en cause le programme de développement du Rafale ni son bon déroulement général, il en résultera un décalage en ce se qui concerne l’arrivée du radar AESA au sein de l’Armée de l’air. De fait, les prochains Rafale livrés seront, donc, encore équipés du radar RBE2 PESA (Passive Electronically Scanned Array) et ceci jusqu’à fin 2013.

L'armée de l'Air devrait continuer à percevoir des avions équipés de radars PESA jusqu'à la fin 2013 environ, et déclarer une première mise en service opérationnel de l'AESA début 2014.

Rappel :

Le radar PESA :

Cette technologie fait suite aux radars à antenne mécanique, les radars PESA (Passive Electronically Scanned Array) représente miniaturisation croissante des composants liées au radar qui a permis son émergence. Sa technologie est difficile à maîtriser (miniaturisation) mais apporte de très nombreux avantages par rapport aux anciennes technologies de radar :

- Radar d'une extrême flexibilité. Les modules peuvent être divisés en "sous-radars" ayant chacun une tache différente (air-air, air-sol, brouillage ...)

- Accroissement de la portée. La puissance émise et leur portée sont augmentées de 20 à 70 % par rapport à un radar PESA.

- Discrétion et résistance au brouillage (travail simultané sur des fréquences différentes).

- Fiabilité (pas de mécanique, redondance des antennes).

- Nombreuses applications potentielles (arme à énergie dirigé, transmission de haut débit ...).

Le radar AESA :

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- La portée augmentée permettant la pleine utilisation de nouveaux armements comme le missile METEOR et permet une  détection  accrue de cibles à signature réduite.
- La fiabilité accrue permettant d’envisager 10 ans d’utilisation de l’antenne active sans intervention de maintenance.
- L’agilité des formes d’onde permettant d’obtenir des images à ouverture de synthèse (SAR) de grande résolution et d’augmenter la résistance du radar au brouillage.

Photos : 1 Rafale du Solo-Display à Sion en 2011 @ Pascal Kümmerling 2 Photo monatge du RBE2 AESA @ Dassault Aviation


 

29/06/2012

Comment assurer la transition vers une Force aérienne entièrement professionnelle ?

 

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Cette question est en suspend depuis un certain temps, pourtant elle résulte du départ à la retraite des avions de combat Northrop F-5 E/F Tiger II qui sont actuellement mis en œuvre par des pilotes de milice.

 

La fin de la milice :

 

Le départ des F-5 d’ici 2018/2020 coïncide avec la fin dans notre pays d’un système quasi unique « les pilotes militaires de milices ». Si ceux-ci ont pu contribuer aux diverses missions des Forces aériennes à travers de nombreux types d’avions (Vampire, Venom, Hunter, Mirage III, F-5) l’arrivée du F/A-18 Hornet et prochainement des JAS-39 Gripen E/F sonnera le glas de cette spécificité de notre pays.

 

L’arrivée du futur jet de combat se fera dans un contexte ou il faudra donc augmenter le nombre de pilotes professionnels et compenser le départ des derniers miliciens. En effet, jusqu’au départ à la retraite des Hornet les trois escadrilles continueront de fonctionner en appuis des deux escadrilles prévues sur Gripen.

 

Quelle solution :

 

Une proposition encore à l’étude vient d’être rendue public ce matin sur l’aérodrome de Meiringen. Le chef du Département de la défense (DDPS) Ueli Maurer qui vient de recevoir pour une visite de travail  son homologue suédoise Karin Enström estime qu’il serait possible de recevoir en prêt une dizaine d'avions de combat Gripen C/D suédois, qui se ferait pour une période transitoire. Cette solution pourrait permettre de former les pilotes et de remiser les  F-5, ce qui éviterait leur entretien toujours plus coûteux.

 

Cette solution permettait d’assurer la formation de nouveaux pilotes militaires professionnels  de 2016 à fin 2017. Les Gripen E/F devant être livré dès 2018.

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Photos : 1 F-5 Tiger II @ David Studer 2 Gripen F et Gripen D @ SAAB