10/02/2017

Des B-1B pour contrer la Chine dans le Pacifique !

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L’US Air Force vient de déployer quatre bombardiers Rockwell B-1B « Lancer » sur la base aérienne d’Andersen sur l’île de Guam dans le Pacifique. Ces appareils sont en provenance de la base aérienne de Dyess et appartiennent au 7ème Bomber Wings.

Imposer une présence :

Cette rotation doit durer environ six mois, l’US Air Force a considérablement renforcé sa présence dans la région avec des déploiements réguliers de bombardiers stratégiques en vue d’accentuer la dissuasion dans la région. Le 10 août dernier, un B-1B et un Boeing B-52H et un Northrop-Grumman B-2 ont sillonnés simultanément la région pour marquer le renouveau de la présence US.

L’US Air Force tente ainsi de faire face à l’augmentation des patrouilles des bombardiers chinois Xian H-6K sur les territoires et îlots revendiqués par Pékin en mer de Chine. Une action qui démontre non seulement le rejet chinois de la décision du CPA, mais sa détermination dans la région. Dans un communiqué, Pékin a expliqué que la Chine respectait la liberté de navigation et de survol dans la zone contestée. Par contre le pays restera intraitable en ce qui concerne ses revendications et les installations implantées sur plusieurs îles de la région.

Une zone à risques :

L'archipel des Spratleys, soit plus de 100 îlots, récifs et atolls situés à mi-chemin entre le Vietnam et les Philippines constituent l'une des zones les plus disputées en raison de son importance militaire stratégique. Les Chinois y mènent actuellement d'énormes opérations de remblaiement, transformant des récifs coralliens en ports et en infrastructures diverses. Plusieurs pays voisins ont également développé des avant-postes dans la zone, à des échelles diverses, y compris le Vietnam avec 48 avant-postes, les Philippines avec huit, la Malaisie avec cinq et Taïwan avec un. Les pays de la région redoutent une action de force de la part des chinois.

Le B-1B : 

Le premier exemplaire a été livré le 29 juin 1985 à l'US Air Force. Le B-1B n’a cessé d'évoluer pour répondre aux exigences d'un champ de bataille en évolution rapide. Capable de remplir une mission nucléaire comme un bombardier classique, il est également capable d’effectuer mission d'appui au sol classique.

Développé par la firme Rockwell à partir de 1974, le B-1B Lancer est un bombardier à long rayon d’action et utilisant des ailes à géométrie variable. C’est l’Administration dirigée par le président Reagan, qui en 1981 le développement de cet avion. Le premier B-1B est sorti d’usine en septembre 1984 et le premier avion fût livré au 96e Bomb Wing à Dyess AFB au Texas. Commandé à 100 exemplaires à l’époque, le Lancer subit plusieurs améliorations pour  l’adapter aux multiplications des menaces.

 

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Photos : 1 B1-B @ Stuart Freer 2 le B-1B Lancer @ USAF

09/02/2017

Nouvelle prolongation des A-10 !

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Washington, l’année dernière, l'US Air Force avait annoncé un nouveau sauvetage pour la flotte de Fairchild République A-10 «Thunderbolt II» avec une prolongation de celui-ci jusqu’en 2021. Hors, selon le dernier rapport disponible, les A-10 pourraient bien rester en service jusqu’en 2025 voir plus.

La secrétaire de la Force aérienne Deborah Lee James a annoncé que la retraite de la flotte des A-10 serait retardée une fois de plus. Le secrétaire de la Défense Ashton Carter a annoncé que la production d'aile continue pour venir rééquiper et maintenir l’avion le plus longtemps possible. Selon Boeing, il serait même possible de maintenir les A-10 jusqu’en 2040 ! Sans confirmer cette option, le chef de l’Air Combat Command le Genéral Herbert Carlisle a déclaré que les nouvelles ailes rendraient l'avion viable pour l'avenir aussi longtemps que le service a besoin d'eux.

Sans préciser exactement une date butoir, le Genéral Herbert Carlisle annonce que l’Air Force va continuer à utiliser les A-10 durant les années 2020 à 2030. La prochaine échéance pour décider du retrait de l’avion n’interviendra pas avant 2025.

Pour l’US Air force, il est maintenant évident que seul six escadrons de F-35 seront réellement opérationnels à partir de 2022 et que le maintien de huit escadrons de A-10 est aujourd’hui clairement une nécessité.

Historique :

Le 6 mars 1967, l’US Air Force proposa à 21 constructeurs de lancer une étude pour son programme Attack-Experimental ou AX d'avion d’attaque peu coûteux. Six compagnies répondirent à l'appel, dont Fairchild et Northrop, qui reçurent des contrats pour construire des prototypes. Le premier vol du prototype YA-10A de Fairchild a eu lieu le 10 mai 1972. Le 10 janvier 1973  le A-10 est déclaré vainqueur de la compétition face au Nothrop A9 Les premiers A-10A ont été livrés en octobre 1975 à la base de l’USAF de Davis-Monthain, dans l’Arizona. 714 appareils (dont un biplace) furent construits pour l’USAF entre 1975 et 1984. L’A-10 « Thunderbolt II » a cependant été assez mal accueilli dans les forces aériennes américaines, les autorités avaient plus confiance dans les F-16 et F-15.

 

 

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Photos : l’A-10 semble avoir encore un petit avenir @ USAF

 

B777 & B787 au menu de Singapore Airlines !

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Seattle, la compagnie Singapore Airlines a annoncé son engagement pour l’achat de 20 B777-900 et 19 B787-10 « Dreamliners ». Le transporteur national singapourien a également annoncé son réengagement pour sa commande précédente portant sur 30 B787-10.

 

"Singapore Airlines est un client de Boeing de plus de 50 ans et nous sommes honorés qu'ils ont choisi le B777X et B787-10 pour étendre la future flotte de gros porteurs.» , a déclaré Kevin McAllister président de la division avions commerciaux de Boeing.

Le B777X :

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Le programme B777X a été lancé au salon aéronautique de Dubaï, le mois dernier où il a recueilli un nombre record de 259 commandes et engagements pour 95 milliards de dollars au prix catalogue. Le B777X est actuellement le plus grand lancement de produit dans l'histoire de l’aviation commerciale.  Le B777-8X, une version allongée du B777-200ER (69,5m), il sera un concurrent direct de l’A350-900, avec 353 sièges. La seconde version de la gamme, le B777-9X (407 sièges), sera quant à elle une version allongée du B777-300ER (76,4m), les deux possédant un rayon d’action approchant les 15 ‘000 km. Leur particularité provient des ailes qui seront en matériaux composite, plus légers et engendrant une moindre consommation de carburant. Boeing exploite ainsi ce qu’il fait déjà avec le «Dreamliner».Boeing réfléchit également à une version à très long rayon d’action, le B777-8LX, d’une portée de 9’480 miles nautiques, soit 85 de plus que le B777-200LR actuel, ce qui permettrait, par exemple, de relier Londres à Sydney sans arrêt dans le sud-est asiatique. 

Le B787-10 :

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Le B787-10 est le troisième membre de la famille « 787 ». L’avion conserve 95 % des éléments de communs aux trois appareils. Mais le B787-10 est plus grand et dispose de plus de sièges et de capacité de chargement.

Lancé en juin 2013 au salon du Bourget, le nouveau B787-10 élargit et complète la famille «787» : il transportera de 300 à 330 passagers dans un rayon d’action de 11’910km et couvrira plus de 90 % des lignes desservies par les bi-couloirs à travers le monde. Le B787-10 sera également 25 % plus économe en carburant que les actuels avions de dimensions équivalentes et plus de 10 % moins gourmand que tout ce que propose la concurrence pour l’avenir.

Le B787-10 disposera de l’aménagement intérieur hors du commun de la famille «787». Ses passagers bénéficieront de technologies qui rendent les vols plus agréables : des hublots plus grands avec variateur de luminosité, un air plus sain, une hygrométrie accrue, une pressurisation de la cabine plus confortable, des coffres à bagages plus volumineux, un éclairage par LED apaisant et un vol moins sujet aux turbulences.

 

Photo B777-900ER de Singapore Airlines @ Weimeng

08/02/2017

L’IIiouchine Il-38N entre en service !

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La marine russe a commencé à recevoir ses avions de patrouille maritime Il-38N modernisés. L’occasion pour le bureau d'études Iliouchine d’en dire un peu plus sur cette mise à jour à mie-vie. Au total se ont 30 appareils qui sont concernés par cette modernisation.

A ce jour, huit avions de type IL-38N ont été livrés à la marine russe. Le dernier appareil n° RF-755 345 a été réceptionné le 31 janvier dernier sur la base de Yeisk sur la côte de la mer Noire. L’Il-38N est considéré comme le premier avion de type ASW indigène capable de vols de longue durée sur l'océan.

Avec un poids de 68 tonnes, l'Il-38 a un équipage de sept hommes et peut franchir jusqu’à 9,500 km (5,126nm). L’appareil est spécialisé dans la recherche simultanée de cibles aériennes et maritimes. En outre, l'appareil peut définir des champs de mines et effectuer la recherche et de sauvetage.

Modernisation des Il-38N: 

Les IIiouchine Il-38 de patrouille maritime reçoivent le nouveau radar de mission «Novella» P38. Ce système a été conçu par la société Leninets à Saint-Pétersbourg et il est un dérivé du «Sea Dragon»  destiné à la Marine indienne. Le système Novella» est censé suivre 32 cibles simultanément (navires, sous-marins et aéronefs) dans un rayon de 320 km, avec détection de cibles aériennes jusqu'à 90 km.

Contrairement au «Sea Dragon», le «Novella» dispose d'un module de reconnaissance électronique non exportable. Le coeur du système est basé sur des ordinateurs numériques modernes. Les opérateurs de consoles qui disposent d’écrans LCD qui permettent d’obtenir la situation tactique. Le système comprend également un détecteur d'anomalie magnétique très sensible NV3, un système d’imagerie thermique NV5 à haute résolution et divers autres capteurs. L’avion emporte des bouées passives omnidirectionnelles RGB-41 et des bouées passives directionnelles RGB-48.

La recherche et le développement ont commencé dans les années 1980. L'ambitieux programme a connu des retards répétés et plusieurs révisions de la spécification originale, poussés par la nécessité d'ajouter de nouvelles technologies qui sont devenues disponibles au cours du temps. On notera que l’Inde n’a finalement accepté que 8 avions IL-38 «Sea Dragon» en 2010, pour finalement se tourner vers le Boeing P-8I «Poseidon» américain. L’arsenal de l’IL-38N se compose de torpilles, mines, grenades sous-marines et des ainsi que des bombes guidées PL250-120 « Zagon ».

L’IIliouchine Il-38 :

L'Iliouchine Il-38 «May» est un avion russe de lutte anti-sous-marine et de patrouille maritime développé dans les années 1950 à partir de l’IIliouchine Il-18 civil. Il fut conçu suite à une demande de l'AVMF (l'aéronavale soviétique) pour une version armée du Il-18 en avion de patrouille maritime. Le premier prototype vola pour la première fois le 27 septembre 1967 en pleine Guerre froide contre les États-Unis sur la presqu'île du Kamtchatka. L'Il-38 est l'équivalent soviétique du Lockheed P-3 «Orion» américain. Son armement consiste en 5 ‘000 kg en soute de bombes, de torpilles, de mines.

 

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Photos : l’Il-38N de la marine russe @ Alexey Mityaev

Nouvel avion de combat : regain d’intérêt !

 

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A quelques mois du lancement officiel du programme d’acquisition d’un nouvel avion de combat pour notre pays, on peut déjà noter un regain d’intérêt de la part des avionneurs.

Dassault se prépare à la compétition :

Ce matin à Berne, l’avionneur français Dassault Aviation a officiellement annoncé l’ouverture prochaine d’un bureau de liaison. Cette phase est la première en vue d’une participation au renouvellement des flottes d’avions combat Northrop F-5 E/F « Tiger II » et Boeing F/A-18 C/D « Hornet ».

Les prétendants :

La relance du projet d’un  nouvel avion de combat annoncée le 24 février 2016 par nouveau ministre de la Défense Guy Parmelin avec le lancement des travaux préparatoires prévus pour l’évaluation d’un nouvel avion de combat. Un crédit EEP (études de projets, essais et préparatifs d'achat) pour l'acquisition d'un nouvel avion de combat sera soumis au Parlement en cette année.

Dès l’annonce du projet, l’avionneur suédois a communiqué de son côté qu’il serait opérationnel dès le mois de mai 2016 avec son bureau à Berne. Airbus DS a suivi au printemps et les deux avionneurs étaient déjà en présent l’été dernier au meeting aérien de Möllis avec le Gripen C et un Eurofighter T1 en démonstration. Durant l’été c’est l’avionneur américain Lockheed-Martin qui a présenté dans son F-35, lors d’une soirée dans un grand hôtel de la capitale.

Dassault, dont on attendait une prise de position depuis quelques semaines vient de confirmer son intention de concourir.

L’autre avionneur américain Boeing se tient pour l’instant en retrait avec le F/A-18 E/F « Super Hornet » est attend d’en savoir un peu plus sur les modalités concernant les Offsets et les possibles demandent de participation de l’industrie suisses dans le développement futur de l’avion.

La compétition devrait donc démarrer avec :

  • JAS-39 Gripen E de Saab.
  • L’Eurofighter T3 d’Airbus DS.
  • Le F-35A “Lightning II“ de Lockheed-Martin *.
  • Rafale F-3R de Dassault Aviation.

En attente : Le F/A-18 E/F « Super Hornet » de Boeing

*A noter que Lockheed-Martin propose également le F-16 « Viper » depuis peu pour les clients qui ne désirent pas le F-35. Une contre-offre pourrait donc être faite avec cet appareil le cas échéant.

Une compétition intéressante :

La future évaluation des appareils va donc s’effectué avec les standards les plus élevés avec un nouveau venu, le F-35. Contrairement à 2008, les avionneurs disposent tous d’éléments très proches de ce qui pourra être livrés en 2025. Si l’on ajoute le « Super Hornet », nous aurons alors un très large choix. Cependant, ce choix peut tout aussi se réduire comme peau de chagrin. En effet, si notre pays demande une participation pour l’industrie avec engagement en vue du développement de l’avion , les concurrents américains pourraient donc quitter la compétition prématurément comme Boeing au printemps 2008.

Il faut pour l’instant compter sur une grande inconnue, le montant dont pourra disposer l’armée pour cet achat. Rappelons que les Forces aériennes ont besoin de 50 à 55 appareils. Dans l’idéal, il faudrait compter sur un budget de l’ordre de 9 à 10 milliards de nos francs. La réalité des finances pourrait nous ramener à une fourchette comprise entre 5,8 à 7 milliards pénalisant du même coup les appareils les plus chers.

Fourchette de prix de base en chf (ces chiffres peuvent évolués et ne tiennent pas compte des ristournent, ni de l'évolution du taux change)

F-35A : 110 à 115 millions + env 10 millions pour le réacteur (prix séparé).

Eurofighter T3 : 105 à 110 millions.

Rafale F-3R : 103 à 108 millions.

Gripen E, Super Hornet : 90 à 95 millions.

F-16Viper : 85 à 88 millions.

Pour le prix total, il faudra ajouter 300 millions pour l’adaptation des infrastructures, sauf pour les avions les plus petits, Gripen E, F-16. Ajoutez les coûts pour l’armement air-air, air-sol, pièces détachées, moteurs de réserve et APU, simulateurs, nacelles reco et de désignation laser, formation.

Le choix de l’avion prendra également en compte les coûts de maintenance moyens de l’avion sur l’ensemble de la durée de service.