02/12/2012

Premier vol réussi du drone NEURON !

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Istres, France, le 1er décembre 2012, le drone de démonstration européen de combat furtif (UCAV) a effectué avec succès son premier vol depuis la base d’essais de la société Dassault Aviation, en collaboration avec les équipes d’essais en vol de la Direction générale de l’armement (DGA).  Parti depuis la base aérienne de Istres (Bouches-du-Rhone), le NEURON a viré plein ouest pour évoluer au-dessus du delta du Rhône avant de  revenir à son point de départ et atterrir samedi à 8h45 à Istres après 25 minutes de vol sans aucune difficulté, mais avec plusieurs mois de retard sur le calendrier prévu.


Le NEURON poursuivra ses essais en France jusqu'en 2014, date à laquelle il sera envoyé en Suède, à Vidsel, pour une série de tests à caractère opérationnel. Il rejoindra ensuite le polygone de Perdadesfogu (Italie) pour d'autres essais, notamment de tirs et de mesure de furtivité.

Le NEURON :

Lancé en 2005 par la DGA, maître d’ouvrage, le programme NEURON sous la maîtrise d'œuvre de Dassault Aviation, le programme a été construit pour fédérer les compétences et les savoir-faire d’ Alenia Aermacchi (Italie), Saab (Suède), EADS-CASA (Espagne), HAI (Grèce), RUAG (Suisse) et Thales (France).
D’une longueur de 10 mètres, pour une envergure de 12,5 mètres et un poids à vide de 5 tonnes, l’avion est propulsé par un moteur Rolls-Royce Turbomeca «Adour».

Sa signature radar est équivalente à celle d’un moineau, grâce notamment à la forme de l'appareil, son revêtement de surface et l'intégration des antennes dans le fuselage. Le démonstrateur doit être en mesure d’efffectuer de façon autonome, une mission de détection de localisation et de reconnaissance de cibles, en échappant aux radars et larguer une bombe depuis une soute intégrée au fuselage.

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Une  Coopération  européenne efficace :

 

En fonction des objectifs ainsi fixés par la DGA, Dassault Aviation, a confié environ 50 % de la valeur des travaux à des partenaires européens, choisis à l’issue d’une sélection sévère, basée sur les critères suivants :

 

  • l'excellence et les compétences :

 

L'objectif de ce projet n'est pas de créer de nouvelles capacités technologiques en Europe, mais de tirer le meilleur bénéfice des niches existantes.

 

  • la compétitivité :

 

Ce projet à l'ambition de trouver de nouveaux moyens de réduction des coûts. Chaque partenaire, en complément de son excellence technologique, est invité à contribuer au projet en apportant le meilleur rapport coût - efficacité.

 

- l'engagement budgétaire de chaque gouvernement :

L’une des conditions fixées par la DGA française implique que chaque pays participant au programme NEURON devra contribuer à son financement. Pour plus de souplesse, il n'est pas prévu d'appliquer dans ce programme un principe de « retour sur investissement géographique». Ce point a été négocié au niveau des gouvernements des pays partenaires.

 

Méthodes de travail collaboratif

Capitalisant sur l’expérience acquise au cours de projets récents, l'installation en plateau physique a été progressivement allégée au cours de l'année 2009 pour évoluer vers un travail en plateau virtuel avec tous les partenaires industriels (Alenia Aeronautica, SAAB, EADS CASA, HAI et RUAG). Cet outil offre à l'ensemble des équipes, la possibilité de travailler simultanément, en toute sécurité et en temps réel, à partir de la même base de données informatique et ce, quel que soit le lieu d’exécution des travaux.

Les buts communs : 

 

Le programme NEURON est le premier démonstrateur de technologie d’avions de combat sans pilote européen. Le but étant de réunir le meilleur de chacun afin de pouvoir contrer l’industrie Américaine, et pouvoir développer à terme un Drone de combat furtif. En effet, ces quinze dernières années, le développement d’aéronefs sans pilote fut particulièrement fulgurant. 

Ce type d’engins est destinés à des missions de pénétration à grande vitesse afin de traiter, avec l’homme dans la boucle décisionnelle, un objectif dans la profondeur. 

En ce début de nouveau millénaire, l’industrie aéronautique militaire européenne doit faire face à quatre grands défis :

 

a)     Le développement des ses compétences stratégiques.
b)    Le maintien des ses pôles d’excellences.
c)     Le maintien du plan de charge de ces ateliers de production et d’études.
d)    Maintenir une indépendance industrielle militaire de qualité.

  

NEURON est un démonstrateur technologique dont l’objectif n’est pas de répondre dans l’immédiat à un besoin militaire, mais de démontrer la maturité et l’efficacité de solutions technologiques et de capacités industrielles dont bénéficie l’Europe. Il s’agit entre autre de valider certaine technologies en faisant appel à un système d’avionique modulaire fiable, basé sur des calculateurs embarqués faisant eux même appel à des logiciels de haut niveau.

 

 

 

Les objectifs de démonstrations sont :

 

a)     L’exécution d’une mission air-sol, insérée dans un réseau de commandement, communication, contrôle, renseignement.
b)    La réalisation d’une plate-forme furtive, tant dans le domaine de la signature radar que celui de la signature infrarouge.
c)     Le tir d’armements air-sol à partir d’une soute interne avec délai très courts.
d)    Assurer la modularité de la soute pour l’armement et/ou du matériel de reconnaissance.
e)     Validé les systèmes de télé pilotage et de maintenance.

 

Il est clair qu’à travers ces missions. Le but est de démontrer la validité de commandement et de contrôle d’un aéronef sans pilote d’une taille équivalente à celui d’un avion de combat, avec tous les modes de secours nécessaires assurant la sécurité requise. Ce système aérien d’un nouveau genre, devra être capable d’échanger des informations avec l’ensemble de la bulle aéroterrestre.

 

Les scénarios qui seront validés sont : 

a) Mission subsonique air-sol. La distance franchissable au cours de cette mission n’est pas considérée comme paramètre critique.
b) Insertion dans l’espace aérien d’un polygone d’essais.
c)  Tir d’un armement air - sol à partir de la soute après désignation externe de l’objectif.


 

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Photos : Le NEURON lors de son premier vol @ Dassault Aviation 

 

 

01/12/2012

Catapultage réussi du X-47B !

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Patuxent River, Maryland, Naval Air Systems Command, l’un des deux prototypes de drone X-47B fabriqué par Notrhrop-Grumman à réussi cette semaine son premier de catapultage depuis le  sol. Cette réussite ouvre la voie aux essais en mer, avec le second prototype qui est, quant à lui, arrivé à bord du porte-avions USS Harry S.Truman.

 

Essais de catapultage:

 

La campagne d’essais de catapultage au sol sert à vérifier la capacité structurelle du drone à résister au lancement à l’aide d’une catapulte à vapeur standard utilisée sur les porte-avions de l’US Navy et de supporter les rigueurs d’un emplois sur ce type de bâtiment de surface.

 

Puis, viendra avec le second démonstrateur les premiers catapultages à partir de l’USS Harry S. Truman et les vérifications du systèmes de contrôle permettant un appontage automatique du drone. 

 

Depuis la naissance de l'aviation navale, les ingénieurs se sont appuyés sur les pilotes d'essais expérimentés pour aider à évaluer les qualités de vol des avions à décoller et atterrir sur un porte-avions, aujourd'hui, l'équipe de tests de la Marine se repose uniquement sur des données pré-programmées et automatisées qui ont été intégrées dans les ordinateurs du drone. 


 

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A bord du porte-avions : 

 

Pendant que les essais de catapultage au sol se poursuivent, le second démonstrateur du X-47B va effectuer toute une série de tests durant trois semaines, afin de valider son intégration à la nouvelle plateforme. Il sera opéré à distance par un système de commandes portatif. Les essais de décollages et d’appontages auront lieu en 2013, au plus tôt. Les essais de ravitaillement en vol autonome devraient eux avoir lieu en 2014. 

 

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Le drone X-17B : 

 

 Le drone  présente une configuration en pointe de flèche, sans queue. L'angle du bord d'attaque est de 55° et celui du bord de fuite de 35°. Le train d'atterrissage est rétractable tricycle avec une roulette de nez. La configuration comporte 6 surfaces de contrôle : 2 ailerons et 4 inlaids (des petits volets à proximité des extrémités d'ailes).

Le moteur, un Pratt & Whitney JT15D est installé sur le dos de l'avion, l'entrée d'air avec une structure en serpentin destinée à réduire la signature radar. Par contre, pour des raisons de coût, la tuyère d'éjection est simple, sans réduction de signature radar ou infrarouge.

L'avion a été construit sur la base de Mojave en matériau composite par Burt Rutan Scaled Composites, la société aéronautique de Burt Rutan. Cette société dispose de l'expérience nécessaire pour construire un avion dans ces matériaux avec un coût maitrisé.

 

Photos : 1 & 2 Catapultage depuis le sol  3 sur le porte-avions USS Harry S. Truman @USNavy

11:45 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : x-47b, northrop-grumann, drone, usan, x-47b avia news |  Facebook | |

30/11/2012

Premier Global 6000 Pour NetJets !

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Bombardier Aéronautique a annoncé qu’elle a livré le premier biréacteur Global 6000 à configuration Signature Series de NetJetsmd dans le cadre d’une cérémonie spéciale au Centre de finition Global de Bombardier à Montréal; le premier biréacteur s’apprête maintenant à entrer en service.

 

« La remise des clés du biréacteur à NetJets au salon de la NBAA, il y a quelques semaines seulement, a marqué un grand moment qui incarne le partenariat que nous construisons », a déclaré Steve Ridolfi, président, Bombardier Avions d’affaires. « Aujourd’hui, NetJets est indiscutablement devenue membre de la famille de Bombardier Avions d’affaires. Nous nous efforçons d’atteindre l’excellence, et non seulement nos clients s’y attendent, mais ils l’exigent. Ce biréacteur Global 6000 constitue une preuve supplémentaire de l’excellence dont notre Centre de finition Global est capable. »

Jordan Hansell, président et chef de la direction de NetJets, a ajouté : « C’est le premier des 670 avions entièrement nouveaux que nous avons commandés. Nous avons réussi à vendre toutes les parts de cet avion Global 6000 et nous en prenons livraison avec enthousiasme, car cette livraison inaugure le renouvellement de l’ensemble de notre flotte, qui commence aujourd’hui. Nos clients s’attendent aux meilleurs produits possibles du chef de file mondial de l’aviation privée et nous sommes convaincus que le biréacteur Global 6000 Signature Series dépassera leurs attentes exigeantes. »

 

 

Avion Global 6000 :

 

 La cabine sans rivale du biréacteur Global 6000 et ses niveaux de confort combinés à une douche où l’on peut se tenir debout (en option) et le poste de pilotage Bombardier Vision signifient qu’aucun autre biréacteur d’affaires authentique ne s’en approche sur le plan de l’autonomie à grande vitesse et sur le plan du confort du voyageur. Offrant le confort ultime en cabine, cet intrépide biréacteur peut relier Montréal à Dubaï sans escale avec huit passagers et de trois à quatre membres d’équipage.

 

 

Avions NetJets Signature Seriesmc : 

 

NetJets a récemment lancé les avions NetJets Signature Seriesmc – de nouveaux avions destinés à la flotte de NetJets qui sont personnalisés de la conception à la production et qui comprennent des technologies évoluées de poste de pilotage et de cabine pour assurer un niveau maximal de sécurité, de fiabilité et d’efficacité opérationnelle, ainsi que des systèmes de divertissement en vol évolués et des designs de cabine personnalisés. Les avions NetJets Signature Seriesmc comprennent, entre autres, des biréacteurs de la gamme Global de Bombardier, ainsi que des séries Challenger 300 et Challenger 605.

 

Photo : Global 6000 NetJets @ Bombardier

18:37 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : global 6000, bombardier aerospace, netjets |  Facebook | |

29/11/2012

Premier vol d’un Jaguar indien modernisé !

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Bangalore, Inde, Hindustan Aeronautics Limited (HAL) réalisé avec succès le premier vol d’un avion SEPECAT Jaguar avec avionique modernisée. Le programme de modernisation des avions de combat Jaguar de l’IAF vient de passer à le phase III (Darin III), celle-ci comprend une remise à jour de l’avionique des appareils, la phase IV concernera la remotorisation (voir lien).

 

La conception du programme Darin III comprend l’intégration d’une modernisation de l’ordinateur de mission avec de nouvelles fonctions pour le guidage GPS, le remplacement de l’instrumentation classique par deux nouveaux écrans multifonctions et d’un HUD de dernière génération. 

 

Ces modifications sont effectuées au sein des installations de Hindustan Aeronautics Limited (HAL) par sa division Combat System & Design Centre (MCSRDC). Les essais en vol sont sous la direction du vice-maréchal de l'air Nambiar Raghunath, responsable au sein de l’IAF du Testing Aircraft System (ASTE) en collaboration avec HAL.

 

Les détails de la modernisation :

 

La mise à jour intègre donc la  nouvelles avionique  «state-of-the-art», y compris l'architecture informatique de Mission (MC), le système d'instruments de vol (EFIS), ainsi que système d’enregistrement vidéo Solid State Digital Système Data Recorder (SSDVRS), les fonctions supplémentaires permettant le guidage de bombe  avec système  de positionnement inertiel (INGPS), le pilote automatique, radar et RWR. La mise à jour couvre également le système cartographie de navigation, le système de protection de guerre électronique.

Le cockpit est doté de deux écrans EFIS  et d’un nouvel HUD à affichage tête haute.

 

 

Le Jaguar en Inde :


 

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L’Inde est le plus gros client à l'export pour le Jaguar franco-anglais. Démarchée dès 1968, l'Inde signa finalement en avril 1979 une commande pour 130 Jaguar, incluant un contrat de fabrication sous licence pour 95 exemplaires et un transfert de technologie. La Royal Air Force devait former les premiers pilotes de la Force aérienne indienne et louer à l'Inde 20 appareils, en attendant qu'elle reçoive ses Jaguar (nommés localement Shamsher, soit "épée de justice"). 

 

Un premier escadron indien fut déclaré opérationnel en septembre 1980, suivi d'un second un an plus tard, après l'arrivée des 38 exemplaires fabriqués par la SEPECAT. La production locale, confiée à Hindustan Aeronautics Ltd, commença par l'assemblage à partir de pièces fournies avant de se poursuivre par une fabrication entièrement indienne à l'exception des réacteurs. Au total, cinq escadrons furent équipés progressivement de 1980 à 1991, dont l'un reçu 12 Jaguar IM destinés à l'attaque maritime que l'Inde est le seul pays à avoir mis en service.

 

Lien sur la  futur remotorisation des Jaguar indiens : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2012/10/23/l-inde-va-...

 

 

 

Photos : 1 Le premier Jaguar modernisé au standard Darin III 2 Jaguar  Reco indien@ IAF

Corsair : l’esprit « pirate » du groupe TUI !

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Moribonde il y a quelques années avec sa flotte de Boeing 747-300 qui était connue pour la déserte des îles caraïbes françaises en charter, Corsair a, au fil des mois, évolué son approche commerciale et sa flotte d’appareils.

 

Symbole de ce changement, la compagnie vient de recevoir cette semaine, son tout nouvel appareil un Airbus A330-300 flambant neuf, une première pour la compagnie.

 

Corsair reste toutefois un membre à part dans le groupe TUI, en gardant une main mise sur sa communication, ses aménagements et surtout la magnifique nouvelle livrée apposée sur ses appareils.

 

Il y a deux mois déjà, la société avait présenté son nouvel aménagement intérieur qui en dehors de sa beauté bleue, engage un positionnement surprenant, par sa configuration.

 

La compagnie a effectivement misé sur moins de sièges et plus de confort dans toutes ses classes proposées, en se positionnent donc sur un créneau de compagnie régulière et non sur l’image qu’elle véhiculait depuis des années.

 

Depuis la prise de ses fonctions, le PDG, Pascal de Izaguirre, semble bien arriver à gommer l’image « carter / low –cost » , tout en maitrisant les coûts de fonctionnement  de la compagnie.

 

Corsair s’engage donc dans un chemin élégant pour ses passagers et s’oriente, avec maîtrise, sur une formule différente par rapport à ses concurrents.

 

Cela risque bien de séduire le voyageur soucieux de son confort (même en classe économique) et attentif à la qualité des services à bord, le tout inclus dans un tarif raisonnable pour chaque bourse.

 

Paul Marais-Hayer pour avia news, Paris


18:45 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : a330-300, corsair, airbus |  Facebook | |