04/12/2012

Le F-35 passe les 5’000 heures de vol !

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FORT WORTH, Texas,  le programme Lockheed-Martin F-35 « Lightning II »  a dépassé les 5’000 heures de vol le mois dernier. Cette étape a été franchie par le développement combiné des F-35 de démonstration (SDD) et  les aéronefs volant à Edwards Air Force Base, en Californie et Naval Air Station Patuxent River, Maryland, ainsi que ceux d’Eglin Air Force Base, en Floride. 

 

Pour dépasser ce chiffre, les trois variantes de l’avion ont été mises à contributions, soit : le F-35A conventionnel (CTOL), la variante  F-35B à décollage court / atterrissage vertical (STOVL) et  la version F-35C (navale), pour la réalisation de cet objectif. Depuis le premier vol du programme en décembre 2006, les F-35 ont volé 3’464 fois. Ce total comprend :  91 vols à partir de l'appareil d'essai d'origine, AA-1, 2.510 vols d'essai SDD et 863 vols pour les modèles de production.

 

Les pilotes & mécaniciens de F-35 satisfaits : 


 

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Pour la première fois, des pilotes de F-35 donnent leurs impressions sur la machine, celle-ci semble plutôt les satisfaire.

Les premières réactions des pilotes de l’US Air Force et de la maintenance du Lockheed- Martin F-35 « Joint Strike Fighter»  de la base aérienne d'Eglin, en Floride, déclarent que l’avion est plus performant que ses prédécesseurs à un stade de développement similaire.

 

Si, le F-35 est à ses balbutiements, l’avion se révèle déjà être relativement stable d'un point de vue de la maintenance, explique le Col Andrew Toth, commandant de l'Escadre de chasse 33 et d’ajouter : « Le système se comporte tout de suite tel qu’annoncé, (bien que) de temps en temps, nous avons quelques problèmes avec elle sur le terrain», dit-il. Toutefois, les problèmes sont rencontrés sont généralement facilement corrigés au sol simplement en redémarrant un logiciel par exemple.

 

Une fois le F-35  en l'air, nous ne rencontrons que peu de problèmes, avec les divers systèmes de l’avion, le moteur Pratt & Whitney F135 donne pleine satisfaction.

 

Le Sgt Skyler DeBoer, un mécanicien au sein de la 33e Escadre de chasse, qui a  notamment l’expérience de mise en oeuvre du Lockheed-Martin F-22 « Raptor » et du  F-117 « Nighthawk » déclare : « En comparaison avec le F-22, ce programme est en avance sur les logiciels", «Lockheed a fait de grands progrès avec cet avion.»

 

En outre, les revêtements de furtivité du F-35 sont beaucoup plus faciles à travailler que ceux utilisés sur le « Raptor », et ceci bien que les réparations du revêtement sont moins élevées et nombre du fait que sur le F-35 plusieurs fixations et panneaux d'accès ne sont pas enduits de ce matériaux, ce qui réduit la charge de travail des équipes de maintenance.

 

En effet, selon Lockheed-Martin, certains panneaux du F-35 ont été cuits directement avec la peau composite et non plus ajoutée comme une peinture. Ce qui signifie que la signature furtive du JSF est moins facilement dégradable.


 

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Photos : 1 F-35B STOVL  2 F-35A CTL en ravitaillement en vol avec KC-10A 3 F-35B STOVL @ Lockheed-Martin

L’A350 destiné aux essais en vol est assemblé !

 

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Airbus a terminé avec succès l'assemblage structural principal et raccordement des systèmes du premier A350 XWB « MSN-002 » destiné aux essais en vol. L'avion est représenté ici sur ses roues pour la première fois sortant  de la halle de production (Station 40).

 

 

 Les travaux de montage effectués dans la station 40 comprenaient la mise sous tension électrique une fois le montage du fuselage de l'avion et des ailes effectué. La prochaine étape consistera à

tester le système hydraulique de l'aéronef. L’avion sera complet d’ici la fin de l’année.

 

Selon le calendrier réactualisé, le premier vol du « MSN-002 » est  prévu à la mi-2013.

 

 

Rappel :

 

L’A350 XWB est la toute nouvelle famille de gros-porteurs de moyenne capacité d’Airbus. Ces appareils très efficients présentent les toutes dernières innovations en termes d’aérodynamique, de conception et de technologies avancées, pour atteindre une réduction de la consommation de carburant et des coûts d’exploitation allant jusqu’à 25 pour cent par rapport aux avions actuels de la même catégorie. Plus de 70% de l’A350 XWB est réalisé à partir de matériaux avancés combinant des composites (53%), du titane et des alliages d’aluminium de nouvelle génération. Le fuselage plus léger, entièrement nouveau et innovant en CFRP (matériaux composites à base de fibre de carbone) entraîne une consommation de carburant inférieure et facilite la maintenance. L’A350 XWB tire profit de la grande expertise d’Airbus en matière d’introduction de matériaux composites dans la structure de ses appareils.

La famille A350 XWB se compose de trois versions passagers qui affichent de véritables capacités de long-courriers et une autonomie de quelque 15 580 km/8 500 nm. Dans une configuration tri-classe standard, l’A350-800 offrira 270 sièges, l’A350-900 et l’A350-1000 pouvant accueillir 314 et 350 passagers respectivement.

 

Photo: le second exemplaire de l’A350XWB destiné aux essais en vol @ Airbus

 

 

 

 

13:01 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : a350xwb, airbus a350, airbus, a350 avia news |  Facebook | |

03/12/2012

Les Gripen E pourront voler au biocarburant !

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Les avions de combat n’ont pas jusqu’à présent, été développés avec des caractéristiques propres à la protection de l’environnement, mais avec l’avènement des essais en de biocarburant dans le civil, les militaires s’y intéressent aujourd’hui. En avril 2010, l’US Navy a fait voler un F/A-18F « Super Hornet » (expérience baptisée Green Hornet). Ce vol fut suivi par un A-10 de l’USAF.

 

Le succès du moteur GE F-414:

 

Le «Green Hornet» est doté d’une motorisation de type General-Electric F-414, qui parfaitement fonctionné avec du biocarburant. Préalablement, le motoriste General Electric a procédé à près, de 500 heures de tests sur les divers composants moteurs et une série de 20 heures d’essais avec les réacteurs du Super Hornet, le GE F414. Les essais ont par ailleurs, confirmé en plus du CO2, que combiné à d’autres efforts « vert » qui comprennent l’adjonction d’une tuyère à chevrons, où chaque lobe dentelé pénètre dans ou hors du flux primaire et génère un flux secondaire,  permet de  réduire le bruit du moteur. Les tests ont montré une réduction de 3 décibels. 

 

Cette technologie compose le moteur du Gripen E soit la version GE F-414G. En conséquence, le constructeur Saab en collaboration avec le Gouvernement Suédois et le Laboratoire Autorité Air Force Research aux États-Unis préparent l’adaptation de biocarburant sur l’avion suédois, dans le but de pouvoir permettre à ses utilisateurs d’opter  pour une utilisation plus respectueuse d’une flotte d’avions de combat.

 

En parallèle, cette  stratégie vise à soutenir et à développer les conditions pour la technologie environnementale. Dans l'ensemble, la stratégie suédoise comprend 400 millions, divisé par 100 millions d'euros par an sur la période 2011-2014. La stratégie inclut le support pour l'innovation et la promotion des exportations. L'ambition du gouvernement est de créer les conditions pour le développement du secteur de la technologie suédoise en matière d’environnement et contribuer ainsi à un meilleur environnement en Suède et dans le monde. Car, pour la Suède, il devient également possible de partager se savoir faire avec les futurs acquéreurs potentiels du Gripen E. 

 

Appliquées aux aéronefs militaires comme le Gripen E, cela peut accroître la capacité en réduisant la dépendance aux combustibles fossiles par des sources étrangères et de la volatilité liée aux conduites de carburant et de transport.

 

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Biocarburant, quelles origines ?

 

Le Biocarburants utilisé ne doit pas être un substitut aux cultures de céréales, ni provenir de la culture de plantes ayant un besoin excessif en eau. Les études du Laboratoire Autorité Air Force Research se dirigent vers un biocarburants dont les origines sont : les huiles de friture usagées, le composte, les algues et la Cameline. 

 

L'Administration suédoise du matériel de défense (FMX) est chargée de négocier des contrats pour un programme en collaboration avec les USA visant à démontrer l’utilisation d’un biocarburant respectant ces critères très strictes, pour permettre une utilisation à terme sur le Gripen E. 

 

 

Le motoriste General-Electric dispose aujourd’hui d’un carburant « bio » qui répond aux exigences des moteurs militaires, le SB JP-8. La défense suédoise veut désormais coopérer avec l'armée américaine à propos de la prochaine étape qui prévoit la certification de ce carburant utilisé dans les moteurs d'avions militaires.

 

Il est prévu que le constructeur Saab puisse prochainement faire voler le Gripen NG avec ce carburant pour ensuite pouvoir le proposer à la Flygvapnet et à la Suisse.

 

Proposer le Gripen E en conformité avec du biocarburant, devient un argument complémentaire, pour d’éventuels clients en association avec la  faible consommation de carburant de la famille des monomoteurs Gripen associé au mode «SuperCruise» du F-414G.

 

Liens sur le dossier Gripen E, programme d’armement : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/tag/avia+news+gripen+e

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2012/11/20/le-gripen-...

 

 

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Photos : 1 Gripen NG à Emmen en Octobre 2 Tuyères du F414G EPE qui équipent le Gripen NG @ Armasuisse 3 vue d’artiste du Gripen E suisse @Peter Vanstigt

 

 

 

Mise à niveau des Eurofighter de la RAF !

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Dans le cadre du programme connu sous le nom de « Rénovation 2 », 43 Eurofighter Typhoon II de la Royal Air Force ont été mis à niveau. Ces appareils de la Tranche 1 sont dorénavant au standard Block5.

 

La modernisation de ces appareils comprend :l'installation d’un système Forward Looking Infra-rouge (FLIR) d’une amélioration de la capacité air-air et de la mise en place d'une capacité air-surface et la capacité d'utiliser le module désignateur laser pour le tir de bombes guidées.

 

 

Martin Taylor, directeur de BAE Systems Combat Air Support a déclaré: "Ce programme de mise à niveau donne à la flotte de la Royal Air Force, bien supérieur à ce qui était disponible à ce jour ».

 

Ce programme de modernisation d’une durée de six ans été mené par 160 employés travaillant

en étroite collaboration avec la Royal Air Force, le  Ministère de l'équipe de la Défense de gestion de flotte.

 

Selon le programme, le dernier avion à être restituée à la Royal Air Force  est le  Typhoon no : BS23 (numéro de queue ZJ932). L'avion est entré en service à l'origine au sein du  3e Escadron le 10 Novembre 2006. Il sera maintenant destiné à opérer au sein de l’Escadron 11 de Coningsby.

 

 Photo : le dernier eurofighter de la RAF ayant été modernisé @Eurofighter

 

 

02/12/2012

Premier vol réussi du drone NEURON !

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Istres, France, le 1er décembre 2012, le drone de démonstration européen de combat furtif (UCAV) a effectué avec succès son premier vol depuis la base d’essais de la société Dassault Aviation, en collaboration avec les équipes d’essais en vol de la Direction générale de l’armement (DGA).  Parti depuis la base aérienne de Istres (Bouches-du-Rhone), le NEURON a viré plein ouest pour évoluer au-dessus du delta du Rhône avant de  revenir à son point de départ et atterrir samedi à 8h45 à Istres après 25 minutes de vol sans aucune difficulté, mais avec plusieurs mois de retard sur le calendrier prévu.


Le NEURON poursuivra ses essais en France jusqu'en 2014, date à laquelle il sera envoyé en Suède, à Vidsel, pour une série de tests à caractère opérationnel. Il rejoindra ensuite le polygone de Perdadesfogu (Italie) pour d'autres essais, notamment de tirs et de mesure de furtivité.

Le NEURON :

Lancé en 2005 par la DGA, maître d’ouvrage, le programme NEURON sous la maîtrise d'œuvre de Dassault Aviation, le programme a été construit pour fédérer les compétences et les savoir-faire d’ Alenia Aermacchi (Italie), Saab (Suède), EADS-CASA (Espagne), HAI (Grèce), RUAG (Suisse) et Thales (France).
D’une longueur de 10 mètres, pour une envergure de 12,5 mètres et un poids à vide de 5 tonnes, l’avion est propulsé par un moteur Rolls-Royce Turbomeca «Adour».

Sa signature radar est équivalente à celle d’un moineau, grâce notamment à la forme de l'appareil, son revêtement de surface et l'intégration des antennes dans le fuselage. Le démonstrateur doit être en mesure d’efffectuer de façon autonome, une mission de détection de localisation et de reconnaissance de cibles, en échappant aux radars et larguer une bombe depuis une soute intégrée au fuselage.

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Une  Coopération  européenne efficace :

 

En fonction des objectifs ainsi fixés par la DGA, Dassault Aviation, a confié environ 50 % de la valeur des travaux à des partenaires européens, choisis à l’issue d’une sélection sévère, basée sur les critères suivants :

 

  • l'excellence et les compétences :

 

L'objectif de ce projet n'est pas de créer de nouvelles capacités technologiques en Europe, mais de tirer le meilleur bénéfice des niches existantes.

 

  • la compétitivité :

 

Ce projet à l'ambition de trouver de nouveaux moyens de réduction des coûts. Chaque partenaire, en complément de son excellence technologique, est invité à contribuer au projet en apportant le meilleur rapport coût - efficacité.

 

- l'engagement budgétaire de chaque gouvernement :

L’une des conditions fixées par la DGA française implique que chaque pays participant au programme NEURON devra contribuer à son financement. Pour plus de souplesse, il n'est pas prévu d'appliquer dans ce programme un principe de « retour sur investissement géographique». Ce point a été négocié au niveau des gouvernements des pays partenaires.

 

Méthodes de travail collaboratif

Capitalisant sur l’expérience acquise au cours de projets récents, l'installation en plateau physique a été progressivement allégée au cours de l'année 2009 pour évoluer vers un travail en plateau virtuel avec tous les partenaires industriels (Alenia Aeronautica, SAAB, EADS CASA, HAI et RUAG). Cet outil offre à l'ensemble des équipes, la possibilité de travailler simultanément, en toute sécurité et en temps réel, à partir de la même base de données informatique et ce, quel que soit le lieu d’exécution des travaux.

Les buts communs : 

 

Le programme NEURON est le premier démonstrateur de technologie d’avions de combat sans pilote européen. Le but étant de réunir le meilleur de chacun afin de pouvoir contrer l’industrie Américaine, et pouvoir développer à terme un Drone de combat furtif. En effet, ces quinze dernières années, le développement d’aéronefs sans pilote fut particulièrement fulgurant. 

Ce type d’engins est destinés à des missions de pénétration à grande vitesse afin de traiter, avec l’homme dans la boucle décisionnelle, un objectif dans la profondeur. 

En ce début de nouveau millénaire, l’industrie aéronautique militaire européenne doit faire face à quatre grands défis :

 

a)     Le développement des ses compétences stratégiques.
b)    Le maintien des ses pôles d’excellences.
c)     Le maintien du plan de charge de ces ateliers de production et d’études.
d)    Maintenir une indépendance industrielle militaire de qualité.

  

NEURON est un démonstrateur technologique dont l’objectif n’est pas de répondre dans l’immédiat à un besoin militaire, mais de démontrer la maturité et l’efficacité de solutions technologiques et de capacités industrielles dont bénéficie l’Europe. Il s’agit entre autre de valider certaine technologies en faisant appel à un système d’avionique modulaire fiable, basé sur des calculateurs embarqués faisant eux même appel à des logiciels de haut niveau.

 

 

 

Les objectifs de démonstrations sont :

 

a)     L’exécution d’une mission air-sol, insérée dans un réseau de commandement, communication, contrôle, renseignement.
b)    La réalisation d’une plate-forme furtive, tant dans le domaine de la signature radar que celui de la signature infrarouge.
c)     Le tir d’armements air-sol à partir d’une soute interne avec délai très courts.
d)    Assurer la modularité de la soute pour l’armement et/ou du matériel de reconnaissance.
e)     Validé les systèmes de télé pilotage et de maintenance.

 

Il est clair qu’à travers ces missions. Le but est de démontrer la validité de commandement et de contrôle d’un aéronef sans pilote d’une taille équivalente à celui d’un avion de combat, avec tous les modes de secours nécessaires assurant la sécurité requise. Ce système aérien d’un nouveau genre, devra être capable d’échanger des informations avec l’ensemble de la bulle aéroterrestre.

 

Les scénarios qui seront validés sont : 

a) Mission subsonique air-sol. La distance franchissable au cours de cette mission n’est pas considérée comme paramètre critique.
b) Insertion dans l’espace aérien d’un polygone d’essais.
c)  Tir d’un armement air - sol à partir de la soute après désignation externe de l’objectif.


 

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Photos : Le NEURON lors de son premier vol @ Dassault Aviation