10/03/2020

COVID-19, assemblage des F-35 stoppé au Japon !

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L’avionneur Lockheed-Martin a fermé son installation d'assemblage final et de contrôle (FACO) des F-35 à Nagoya, au Japon, du 9 au 13 mars en raison du coronavirus. Selon LM, une pause peut être absorbée dans les marges de calendrier existantes de Mitsubishi Heavy Industries (MHI) et de Lockheed-Martin sans aucun problème.  

Toujours selon Lockheed-Martin aucune autre perturbation de la chaîne d'approvisionnement n’est prévue pour l’instant. En ce qui concerne l’approvisionnement de pièces, celles-ci continuent d’arriver normalement.

Et l’Italie :

Jusqu’à aujourd’hui, les employés de Lockheed-Martin de Cameri, en Italie, continuent de se présenter au travail, mais que les employés potentiellement infectés par le virus ont été dirigés vers l'auto-quarantaine. Par contre, des dispositions ont été prises afin de limiter les déplacements. La nouvelle décision de la quarantaine généralisée dans le pays pourrait par contre obliger une fermeture provisoire des installations prochainement.

500 ème F-35 :

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Au chapitre des bonnes nouvelles Lockheed-Martin a livré le 500 ème F-35, la flotte dépassant également la barre des 250’000 heures de vol. Le 500ème exemplaire livré est un F-35A qui servira au sein de la Vermont Air National Guard,  

Sur les 500 appareils livrés à ce jour, 354 sont des F-35A, 108 sont des F-35B avec une capacité de décollage / atterrissage vertical (STOVL) et 38 sont des F-35C pour les opérations la marine américaine.

Bien que le programme atteigne son rythme, il souffre toujours de problèmes. En janvier, le bureau du directeur des tests et évaluations opérationnels du ministère de la Défense a publié un rapport au congrès indiquant que le F-35 avait encore 873 déficiences.

Les problèmes du F-35 comprennent 13 déficiences de catégorie 1. Ces problèmes « peuvent entraîner la mort ou des blessures graves ; peuvent causer des pertes ou des dommages importants à un système d'arme ; restreindre de façon critique les capacités de préparation au combat de l'organisation utilisatrice; ou entraîne un arrêt de la chaîne de production ", selon la définition de l'US Air Force (USAF).

Les lacunes du F-35 sont aggravées par des problèmes de maintenance qui ont entravé le taux de capacité de mission de l’avion en dessous de l’objectif de 80% du DoD. Le taux de capacité de mission est le pourcentage d'aéronefs capables d'exécuter au moins une mission, à l'exclusion des aéronefs en maintenance ou en réparation majeure.

Photos : 1 F-35A 2 Le 500ème F-35A @ LM

 

09/03/2020

Nouveau système de charge pour le « Wildcat » !

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Leonardo a dévoilé son système d’emport de charge qui équipera les hélicoptères maritimes de la Royal Navy AW159 « Wildcat » HMA2 du Carrier Strike Group 2021.

La division britannique de la société italienne a installé les premières ailes de production au cours de l'activité d'engagement du UK Naval Engineering Science & Technology (UKNEST) à bord du deuxième porte-avions de classe Queen Elizabeth HMS Prince of Wales le 2 mars.  Les nouvelles ailes d’emport de charge et leur conception aérodynamique créaient 360 kg de portance, améliorant ainsi considérablement l'endurance de l'hélicoptère en plus de la charge.

Les ailes en alliage d'aluminium et en fibre de carbone composite permettent de transporter un mélange d'armes pour une variété de scénarios de protection des forces. Cela comprend une charge complète de missiles léger air-surface Thales Martlet et jusqu'à quatre missiles antinavires MBDA « Sea Venom », ou un mélange de deux « Sea Venom » et 10 Martlet. L’hélicoptère peut emporter des torpilles anti-sous-marines BAE « Stingray » et de charges de profondeur Mark 11.  

AW159 Lynx Wildcat :

L’AW159 Lynx « Wildcat » est prévu pour remplacer les Lynx de première génération, ce nouvel hélicoptère multi-rôle de six tonnes, est commandé à 62 exemplaires par le ministère britannique de la Défense. Le premier a été livré à la fin de 2011.

Doté de deux turbines Rolls-Royce Honeywell CTS800 de nouvelles générations capables d’offrir 12 % de puissance supplémentaire, face aux anciens modèles. Le poste de pilotage comprend un système entièrement intégré d’affichage, utilisant quatre écrans 10x8 pouces. Les capteurs disposés dans le nez comportent une imagerie TV/IR couplé avec un désignateur laser. La version maritime dispose d’un radar Selex-ES Galileo 7400E actif sur 360 degrés. L'AW159 intègre un système d'alerte de missiles, des détecteurs d'alerte radar et un système de distribution des contre-mesures. En outre, il dispose d’une palette complète en matière d’armement soit : des mitrailleuses, torpilles, grenades sous-marines et pourra également tirer la future arme de surface a guidage autonome (FASGW).

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Photos : AW159 Wildcat avec ses ailes de charge @ Leonardo

 

 

08/03/2020

Les J-10 propulsés par des réacteurs chinois ! 

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La Chine a commencé à installer des moteurs de série Shenyang-Liming WS10B Taihang fabriqués localement sur les avions de combat CAC J-10C « Dragon Véloce ». Jusqu’ici l’avion était motorisé par un Liulka Saliout AL-31FN d’origine russe.

Cette révélation a été réalisée par l’intermédiaire de la télévision publique China Central Television (CCTV) qui a montré des images d’un Chengdu Aircraft Industries Company (CAIC) J-10C nouvellement équipé d’un moteur WS10B. Les premiers commentaires parlent d’un avion prêt à être livré et faisant partie du quatrième lot de production de J-10C pour la PLAAF.

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Moteur Shenyang-Liming WS10 : 

Le Shenyang Liming WS-10 nom de code Taihang, est un turboréacteur conçu et construit en République populaire de Chine. Le WS-10A est déjà utilisé pour alimenter le J-11B et le J-16. Il est prévu dans sa version WS10B pour propulser le Chengdu J-10. Le projet WS-10 tient ses racines dans le premier turboréacteur WS-6, qui a été abandonné au début des années 1980. Le développement du WS-10 a commencé en 1987 par le Shenyang Aeroengine Research Institute ( Institut 606) de la China Aviation Industry Corporation et était basé sur le noyau des moteurs CFM International CFM56 importés des États-Unis en 1982. Ce noyau lui-même dérivant des moteurs General Electric F101. Le WS-10 d'origine manquait des performances nécessaires aux chasseurs à réaction modernes et n'a jamais été utilisé pour propulser un avion. Le design a été modifié et une version améliorée, le WS-10A, a été testée sur un prototype de chasseur Shenyang J-11 en 2002.

En 2005, il a été signalé que, selon des sources russes familières avec le projet de développement du turboréacteur WS-10A en Chine, le WS-10A était en cours de développement pour être légèrement plus puissant que le Saturn Lyulka AL-31. Les sources ont noté que la Chine rencontrait des problèmes pour atteindre les objectifs de réduction de poids des compresseurs primaires et secondaires du WS-10A et avait des problèmes pour répondre aux exigences de poussée. Il a également été déclaré que la technologie chinoise de vectorisation de poussée était en cours de développement pour le WS-10A. Les médias chinois ont également rapporté en 2005 que le WS-10A avait terminé les tests d'endurance de 4 mois et que le moteur avait ensuite été certifié pour la production en 2006.

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Le WS-10A aurait une poussée de 13’200 kg (29 100 lb) et un rapport poids poussée de 7,5: 1, ce qui le rend comparable au turboréacteur AL-31F. Le WS-10A a été présenté pour la première fois en public au salon aéronautique de Zhuhai 2008. La conception du WS-10A se compose d'un compresseur haute pression à 7 étages, d'une chambre de combustion annulaire courte avec un atomiseur à jet d'air et des pales de refroidissement à film d'air. Il s'agit du premier turboréacteur de production en provenance de Chine à disposer d'aubes de turbine à base de nickel monocristallin, qui permettent des températures d'admission plus élevées et une poussée du moteur plus élevée. Le WS-10A a également été équipé d'un système FADEC (Full Authority Digital Engine Control). Une buse de commande de vecteur de poussée asymétrique (TVC), similaire à la buse TVC du moteur russe AL-31F-TVN, a également été signalée instalée en cours de test.

Le 2 avril 2009, le directeur de l'AVIC (Aviation Industry Corporation of China) Lin Zuoming a déclaré qu'il y avait des problèmes avec les procédures de contrôle de la qualité sur la ligne de production WS-10A, ce qui signifie que le turboréacteur Taihang n'était toujours pas de qualité satisfaisante. Il a déclaré que la résolution de ces problèmes serait une étape clé. En plus d'une mauvaise qualité de construction, les moteurs souffraient d'une mauvaise fiabilité, les moteurs chinois ont duré 30 heures à la fois contre 400 pour les originaux russes. Malgré les problèmes d'AVIC concernant le contrôle de la qualité, la production en série des moteurs de la série WS-10 contribuerait considérablement à l'amélioration des capacités industrielles chinoises. 

La situation globale s'était régulièrement améliorée à la fin de 2009, après quoi le WS-10A se serait avéré suffisamment mûr pour propulser l'avion J-11B Block 02. Fin 2013, le moteur WS-10A amélioré a atteint un nouveau niveau de maturité et de performances, il a propulsé le J-16 tout au long de son programme d'essais en vol et maintenant le J-16 commence à atteindre l'IOC et à commencer la production de petits lots.

Des dérivés du WS-10 sont en cours de développement, comme une variante de turboréacteur à dérivation élevée pour propulser de gros avions de transport et une variante de turbine à gaz marine pour propulser des navires. La variante WS10B du J-10 dispose d’un vecteur de poussée avec une poussée plus élevée (132 kilonewtons (30 000 lbf). Il semble qu'une mise à niveau encore plus puissante avec une poussée plus élevée (155 kilonewtons (35 000 lbf)) désigné WS-10G, était également en cours de test.

CAIC Jian J-10 : 

Initialement le projet du J-10 de la CAIC (Chengdu Aircraft Industrial Co) devait permettre à la Chine d’obtenir un appareil équivalent aux MiG-29 et Sukhoi 27 russe. Mais voyant le développement croissant d’avions de hautes technologies, dit multi-rôle en Occident (F/A-18, Rafale, Gripen, Typhoon II), le programme évolua vers un avion pouvant soutenir la comparaison. Mais les ingénieurs chinois se heurtèrent rapidement à des problèmes techniques insurmontables et durent faire appel à des entreprises étrangères pour mener à bien un tel projet. Le Pakistan tout d’abord, qui livra une cellule de F-16 A/B, puis le constructeur Israélien IAI qui venait d’abandonner son projet LAVI et qui accepta de vendre un peu de technologie à la Chine. Ce transfert de technologie a été particulièrement limité et ne touchait pas à des éléments sensibles ! Sans oublier, un peu d’espionnage industriel en Europe notamment.

Le premier prototype effectua son vol inaugural à la mi-1996, le second prototype, dont on ne connaît pas exactement la date du premier vol, fut perdu fin 1997, semble-t-il à cause d’une panne des commandes de vol électriques. C’est à partir de 1998 que la version dite officielle, du J-10 commença ses essais en vol. Il faudra attendre le 29 décembre 2006 pour la Chine reconnaisse officiellement l’existence de cet avion.La première escadrille de transformation sur le Jian-10 commença sa transition en 2003 au centre de formation et d'expérimentation de Guangzhou, mais de façon pénible car la dizaine de machines ne disposaient pas de radar.  Fait incroyable, le J-10 ne dispose pas d'aérofrein, mais utilise un bon vieux parachute de freinage, lors de l'atterrissage.A ce jour, environ 300 exemplaires du Jian-10 « Dragon véloce » ont été construit.

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Photos : 1 & 4 J-10C @ PLAAF 2 J-10C doté du WS10B @ CCTV 3 le WS10B @ AVIC

 

07/03/2020

Connectivité accrue sur les Learjet !

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Bombardier Aviation apporte une connectivité plus rapide à sa flotte d’avions d’afffaires Learjet déjà en service, ce qui témoigne de son engagement soutenu envers cette plateforme légendaire. Le système Internet 4G air-sol de dernière génération de Gogo Business Aviation, Gogo AVANCE L5 est offert en option sur les avions Learjet neufs depuis l’an dernier.

Bombardier offre maintenant aux clients le système sans fil 4G en cabine hautement performant par modification en rattrapage pour les avions Learjet 40, Learjet 45, Learjet 70 et Learjet 75 déjà en service. Les clients peuvent faire installer le système dans tous les centres de service et établissements de service agréés de Bombardier aux États-Unis.

Le nouveau service 4G beaucoup plus rapide utilise le système Gogo AVANCE L5, léger et compact, relié au réseau terrestre Gogo Biz 4G de plus de 250 tours, assurant une connectivité fiable sur la partie continentale des États-Unis et de grandes zones du Canada et de l’Alaska. Conçu spécialement pour les avions d’affaires, le système permet la diffusion audio et vidéo en continu, ainsi qu’une navigation plus rapide sur le Web, ce qui améliore grandement l’expérience de l’utilisateur comparativement à la technologie antérieure.

La marque phare Learjet est synonyme d’excellence en aviation, avec plus de 2’000 avions Learjet en service dans le monde entier. Cette flotte témoigne de la longévité et de la fiabilité de cette plateforme, alors que le tout nouveau Learjet 75 Liberty annonce un avenir solide pour les meilleurs avions légers du monde.

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Photos : 1 Learjet 75 2 Intérieur @ Bombardier

06/03/2020

L’U-2 voit encore mieux !

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L'US Air Force en collaboration avec Collins Aerospace Systems, et Lockheed Martin Skunk Works® ont récemment terminé les tests en vol et déploiement de la dernière variante du capteur SYERS (Collins Aerospace Senior Year Electro-Optical Reconnaissance System), SYERS-2C, sur le U-2 « Dragon Lady ».

Cette étape importante permet à l’ensemble de la flotte de U-2 d’être dotée de la dernière version en termes de capacité électro-optique / infrarouge de premier plan. Cette nouvelle capacité offre des performances optiques accrues et un suivi à longue portée très précis pour une détection supérieure des menaces dans une large gamme de conditions météorologiques.

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Le capteur SYERS-2C à haute résolution spatiale à 10 bandes offre une capacité inégalée de trouver, suivre et évaluer des cibles mobiles et fixes. Développé avec des normes de systèmes de mission ouverts pour permettre le commandement, le contrôle et l'échange de données avec des plateformes de 5e génération, le capteur est devenu un atout essentiel pour les commandants de théâtre, apportant des avantages uniques aux opérations interarmées à travers l'espace de bataille.

Complément du nouveau radar :

L’arrivée du système SYERS-2C vient complémenter celle du nouveau radar ASARS-2B.  Ce nouveau radar à longue portée fournit aux opérateurs des données de renseignement, de surveillance et de reconnaissance sur des cibles fixes ou mobiles. Un tel radar est capable de fonctionner par tous les temps, ainsi que le jour ou la nuit, contrairement aux caméras espions optiques classiques.

Le Lockheed-Martin U-2 « Dragon Lady » :

Le Lockheed U-2 est un avion de reconnaissance à haute altitude qui fut utilisé intensivement durant la Guerre Froide pour observer les territoires de l’ex-URSS. La caractéristique principale de l'U-2 est sa capacité à voler à haute altitude (70 000 pieds, soit environ 21 000 mètres, deux fois plus haut que les avions de ligne) pour être hors de portée des défenses anti-aériennes. Il dispose d'un important rayon d'action, mais d'une vitesse relativement limitée.

Techniquement, l'U-2 pourrait être considéré comme un "planeur propulsé" en raison de ses énormes ailes qu'on retrouve sur les planeurs. L'atterrissage et le décollage de cet avion étaient très délicats : en effet, le Lockheed U-2 dispose d'un train avant et d'un train arrière en tandem (à l'inverse des autres avions qui ont deux trains arrière et un train avant), auxquels sont rajoutées des roulettes de stabilisation aux extrémités des deux ailes. Ces roulettes tombent au décollage, allégeant l'avion, mais rendant l'atterrissage d'autant plus difficile et impose que du personnel au sol intervienne à chaque atterrissage.

Les premiers vols d'espionnage du Lockheed U-2 ont lieu en 1956. Testé depuis la Zone 51. Le premier objectif était de repérer et de photographier les sites de missiles stratégiques intercontinentaux dans le cadre des programmes de reconnaissance aérienne.

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Photos : 1 U-2 « Dragon Lady »@ USAF 2 image SYERS-2C@ Collins 3 Cockpit @ USAF